Jacques Sargos

21 12 2006

Jeudi 21 décembre de 18h à 20h

Bordeaux, vu par les peintres
Ed. L’Horizon chimérique . 50 euros

de Jacques Sargos

Bordeaux vu par les peintres

Bordeaux vu par les peintres révèle l’histoire d’une cité millénaire à travers des peintures, des dessins et des gravures.

Ces oeuvres d’art font dévouvrir une ville inconnue et disparue. Un bordeaux gallo-romain, orné par les Piliers de Tutelle ou par l’immense amphithéâtre du Palais Gallien. Un Bordeaux du moyen âge, enfermé dans ses murailles, rempli d’églises et de couvents.

De superbes tableaux ressuscitent l’un des plus beaux ports d’Europe au XVIIIe siècle, avec ses palais et ses façades éclatantes de blancheur. L’effervescence des quais, l’âge d’or des voiliers sur la Garonne revivent sur des toiles impressionnistes.

On retrouve une population cosmopolite qui s’est fondue dans un véritable “creuset” bordelais. Des images montrent les négociants des Chartrons, les travailleurs du port ou les Gascons sur les marchés. Des personnages mythiques apparaissent, comme l’intendant Tourny qui dessina la ville moderne, comme le galant maréchal de Richelieu, prince libertin qui imposa le Grand-Théâtre, ou comme les Girondins, acteurs majeurs de la Révolution.

Toute une civilisation défile à travers des chefs-d’oeuvre signés de Goya, Manet, Boudin, Toulouse-Lautrec, Odilon Redon, André Lhote, Albert Marquet, Oskar Kokoschka, etc. Des artistes moins connus s’avèrent essentiels pour Bordeaux : Pierre Lacour ou Léo Drouyn, Gustave de Galard, Georges de Sonneville, Jean Dupas, René Buthaud et bien d’autres…

360 pages entièrement illustrées en couleur, accompagnées de textes bien documentés et d’anecdotes, retracent l’épopée d’une capitale, de la Burdigala antique au Bordeaux Art déco.

Rencontre animée par Rodolphe Martinez. Journaliste France Bleu Gironde

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Fête des marionnettes…

20 12 2006
Mercredi 20 décembre à 16hPierre et le loup, conte musical de Prokofiev.

Version burlesque.

Suivi de jeux interactifs de marionnettes pour les enfants.

Animations assurées par Chris

Association Ciné Coop France 05 56 80 87 55






Jean-Pierre Xiradakis

20 12 2006

Mercredi 20 décembre de 11h à 13h

Jean-Pierre Xiradakis en dédicace à la Librairie Georges

Bordeaux, l’héritière
Ed.Féret . 45 euros

de Jean-Pierre Xiradakis,
Pierre Chavot et Patrick Cronenberger

Bordeaux l'héritière

Avec son patrimoine embelli, Bordeaux est une séduisante cité baignée par la Garonne, miroir de ses façades emblématiques. Pour autant, Bordeaux n’est pas figée dans la splendeur de ses pierres. Si elle est dépositaire de biens ancestraux, d’un héritage architectural et historique incomparable, elle dispose également d’un patrimoine culturel et humain rare, gage de son dynamisme renouvelé et de sa modernité. Bordeaux n’a jamais cessé d’accueillir les populations diverses. A l’image du flux et du reflux de l’Océan, elles sont arrivées par vagues successives, se sont implantées en se regroupant par affinité ou en se mêlant, presque toujours dans la direction de leurs origines. De cette “marqueterie ethnique et sociale” apparue au fil du temps, se dégagent une âme, un esprit, une identité, que Bordeaux, l’héritière vous propose de découvrir.

Jean-Pierre Xiradakis, figure réputée de la gastronomie, amoureux de Bordeaux, a transmis sa passion à Pierre Chavot. Ils ont arpenté la ville et conçu un livre qui ne ressemble à aucun autre, décrivant les grands quartiers bordelais, ceux qui reviennent toujours comme ceux qui sont trop souvent oubliés. Ils ont donné la parole aux rues, aux monuments, aux gens tels qu’on ne les voit jamais.

Parce qu’une ville se déguste à pied, le nez en l’air pour humer les parfums, parce qu’il faut avoir le coeur en alerte, parce qu’un quartier est chaleureux et accueillant, Bordeaux, l’héritière n’est pas un livre d’histoire, un traité d’architecture ou un guide, mais tout cela à la fois. Ce livre se réapproprie Bordeaux de l’intérieur, en poussant les portes, en rencontrant ses habitants. Il vous offre les clés de la ville et plus encore…

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Le pur-sang arabe

Le pur-sang arabe
Histoire, mystère et magie

Actes Sud . 45 euros

Conçu par Hosseïn Amirsadeghi avec des textes de Peter Upton

Photographies de Rik van Lent, père et fils

Pur sang arabe

Cet ouvrage nous permet de découvrir la relation, quasi spirituelle, entre les Arabes et leurs chevaux ainsi que la fascination éprouvée de tout temps et en tout lieu pour cette noble race du désert, la plus pure d’entre les créatures.

Peter Upton est écrivain et artiste. Fondateur de l’Association pour l’histoire du pur-sang arabe, il nous raconte son histoire, riche en légendes et en mythes, de l’époque du roi Salomon jusqu’à nos jours, et nous explique l’origine véritable de cette race. Le récit se poursuit avec le rôle de ce cheval dans la conquête musulmane et souligne l’importance accordée par l’islam au “plus noble de tous les animaux”. Le destin étroitement imbriqué des chrétiens et des musulmans est souligné par de nombreuses anecdotes, à la fois légendaires et avérées, et par ces personnages fascinants et ces aventuriers hauts en couleur, arabes comme européens.

Si l’accent est mis sur la péninsule arabique, cet ouvrage s’attarde également sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient dans son ensemble et aborde, pour les deux derniers siècles, chaque continent et pays où les qualités exceptionnelles du pur-sang arabe ont été reconnues à leur juste valeur.

Un nombre impressionnant d’illustrations, une liste exhaustive des organismes oeuvrant pour le pur-sang arabe, un glossaire de termes arabes, un rappel des principales tribus bédouines et des lignées ainsi qu’une bibliographie complètent l’ouvrage.

Hosseïn Amirsadeghi est un journaliste iranien, également homme politique, producteur de films et éditeur.

Rik van Lent, père et fils, sont des photographes de réputation internationale.

Philippe Deblaise, romancier et libraire spécialisé de la littérature équestre, est aussi un éleveur passionné du pur-sang arabe, à Gémozac en Charente-Maritime.

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Découvrez le roman “Boire et Déboires en Val de Loire”


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Découvrez le roman Boire et déboires en Val de Loire d’une manière tout � fait originale..

Grâce au concept innovant DivvaPrint de l’agence Amanager.net., vous pouvez parcourir des extraits du livre en feuilletant virtuellement les pages,
découvrir l’histoire et vous imprégner du style des auteurs,…

Boire et Déboires en Val de Loire

Vous êtes séduit ?
Nous attendons vos remarques.

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Boire et déboires en Val de Loire


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Le vin & le cigare


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Librairie Bordeaux : les livres des éditeurs régionaux sur Bordeaux


Librairie Bordeaux : les livres des éditeurs régionaux sur Bordeaux
La librairie Georges à Talence met en avant cette année pour Noël, les éditeurs de livres qui ont pris pour thème Bordeaux.
Venez fureter pour cette fin d’année dans notre librairie et découvrez les meilleures sélections d’idées-cadeaux autour de Bordeaux.






Monsieur Mouch

16 12 2006


Monsieur Mouch

Samedi 16 décembre de 16h à 17h

A découvrir absolument :

Monsieur Mouch

conteur bio

Contes pour adultes et enfants.

monsieurmouch.free.fr






Dictionnaire des mobiliers…

Dictionnaire des mobiliers et des objets d’art
du Moyen Age au XXIe siècle

Ed. Le Robert . 42 euros

de Aurélia et Anne Lovreglio


Dictionnaire des mobiliers

3000 articles détaillés présentent dans leur contexte artistique et historique : meubles et objets d’art ; ornements et décors ; techniques, outils et matériaux utilisés ; architectes, ébénistes, designers… Et aussi les mots de la brocante et les termes courants dans le langage des ventes aux enchères.

800 photographies, provenant des plus belles collections, sont réunies pour la première fois dans un ouvrage : les meubles présentés, oeuvres de grands ébénistes d’autrefois mais aussi les designers d’aujourd’hui, appartiennent aux grands musées, à des galeries d’art, des antiquaires, des collections privées…

70 dossiers illustrés apportent un éclairage particulier sur : les styles français depuis le Moyen Age jusqu’au XXIe siècle ; les productions régionales ; les influences étrangères originales ; les personnalités marquantes ; les principaux meubles.

L’ouvrage de référence qui donne une réponse précise aux questions que se pose tout chineur, amateur d’art et d’antiquités.

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Cachettes

Cachettes
Lieux de paix et d’épanouissement
et leurs créateurs

Ed. Actes Sud . 39 euros

de Lene Ostenfeldt

Photographies de Lars Ranek


Cachettes

Cachettes raconte la belle vie, celle qui se vit loin des sentiers battus. Ces lieux sont des maisons, des cabanes, des cavernes, dans lesquelles leurs propriétaires se retirent pour trouver la paix, le calme et la place pour chacun de s’occuper de choses qui le passionnent. L’opportunité nous est donnée de découvrir différents styles de vie - à travers les entretiens, les choix très personnels qui les ont engendrés.

Visitez par exemple une cabane dans un arbre, une remise bleue, un jardin luxuriant, un vieux bus hippie, une maison “boîte” d’architecte, un bateau sur le canal, une chapelle reconstruite, le pavillon d’un château ou une ancienne ferme en Suède.

Ce livre est truffé de détails, d’inspiration, de conseils et de bonnes idées pour la maison et le jardin.

Cachettes est un livre sincère et authentique, sans mises en scène artificielles. Un beau livre, qui évoque le joie de vivre et l’inspiration. Environ deux cent photos des quatre saisons, toutes de sensibilité, l’illustrent.

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Découvrez le livre “Le Vin & Le Cigare”


Découvrez le livre “le vin et le cigare”…

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Grâce au concept innovant DivvaPrint de l’agence Amanager.net., vous pouvez parcourir des extraits du livre en feuilletant virtuellement les pages,
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A bientôt pour de nouvelles expériences en ligne ….






Alain Coustou

14 12 2006

Jeudi 14 décembre de 18h à 20h

Alain Coustou

Né en 1940, Alain Coustou a partagé sa carrière universitaire entre l’Afrique – il a été un des fondateurs du Centre Universitaire de Douala – et les universités de Bordeaux 1 puis de Bordeaux 4, où il est Maître de conférences et membre du Conseil Scientifique. Il est également chercheur associé à l’UMR (Unité Mixte de Recherche CNRS/Université de Bordeaux) des Sciences de l’Environnement.

Il s’est notamment spécialisé dans les relations entre activités humaines et environnement, ce qui l’a amené à se pencher sur l’évolution et les conséquences de la dérive climatique. Sa compétence dans l’utilisation de modèles complexes permettant de traiter des situations à nombreuses variables lui permet aujourd’hui d’apporter un éclairage nouveau sur la question de l’emballement de l’effet de serre.


Terre fin de partie ?

Terre, fin de partie
La dérive climatique, un risque majeur

Ed. EONS . 14,80 euros

Nous savons tous que le climat se dégrade lentement. Mais peut-on parler de risque de catastrophe quand la plupart des prévisions font état d’une hausse de la température moyenne du globe de « seulement » un et demi à six degrés au cours de ce siècle ?
Jusqu’à présent, chacun ou presque s’en est tenu à sa spécialité : les émissions de gaz carbonique provenant des activités humaines ; le rôle du méthane provenant des activités agricoles ; l’évolution du niveau des océans ; les variations de l’activité solaire… D’où la sous-estimation de la gravité de la situation.
Mais qu’en serait-il si nous prenions en compte la totalité de ces éléments, des effets de synergie entre eux et des phénomènes de rétroaction avec le milieu naturel ?
Je vous propose de découvrir en particulier le risque majeur, et jusqu’ici pratiquement occulté, que font courir à la Terre la disparition accélérée de la banquise boréale et les gigantesques gisements d’hydrates de méthane qui tapissent les bordures océaniques. Ces gisements sont susceptibles de se gazéifier en augmentant formidablement l’effet de serre dès lors que la température océanique monterait de quelques degrés.

Heureusement, des solutions techniques existent et pourraient être mises en œuvre, sans que nous soyons pour autant obligés de renoncer à notre civilisation ni à notre confort, et sans remettre en cause ce qui devrait constituer le développement durable.
Nous n’avons seulement plus le droit ni de tergiverser, ni de commettre de nouvelles erreurs, car sinon, demain, il serait rapidement trop tard pour nous-même et pour nos enfants.

réserver : Terre fin de partie
La dérive climatique, un risque majeur

Talence, le 14 décembre 2006

Tout le monde a entendu parler de la tendance au réchauffement due à l’accroissement de l’effet de serre. En 2001, la plupart des gouvernements de la Terre ont approuvé le protocole de Kyoto, destiné à réduire très légèrement (5,5% environ) l’émission de gaz à effet de serre dans les pays industriels à compenser ainsi partiellement l’accroissement de ces mêmes émissions par les nouveaux pays industriels. Un objectif bien modeste face à l’enjeu que représente l’avenir de notre planète…
Or une simple stabilisation de l’émission des gaz à effet de serre risque d’être insuffisante pour empêcher une dérive climatique qui pourrait s’avérer catastrophique à très brève échéance (vers 2050), deux générations tout au plus ! Donc pendant notre durée de vie ou celle de nos enfants et pas à l’horizon 2100 !

Je vais essayer de résumer simplement l’essentiel de ce qui risquerait malheureusement d’advenir, à défaut d’une prise de conscience suffisante et de mesures adéquates :
Il est fort probable que la dérive climatique, d’abord lente et irrégulière s’accélérera progressivement si rien de sérieux n’est entrepris pour réagir.
La banquise polaire arctique a perdu près de 50% de son épaisseur en 40 ans, de la décennie 1960 à la décennie 2000. Ainsi réduite, amincie et fragmentée, elle n’a plus qu’à peine un peu plus de 1,5 mètre d’épaisseur en moyenne ! Par ailleurs, en 2005, la superficie estivale de la banquise (area) s’est réduite d’environ 600 000km² par rapport à l’année précédente. La même situation s’est reproduite en 2006 et la superficie (area) de la banquise est actuellement (début décembre 2006) inférieure d’environ 500 000 Km² à ce qu’elle était l’an passé à la même date. Ce qui signifie qu’elle se retrouvera à la fin de cet hiver encore plus amincie et fragilisée sur une part non négligeable de sa surface. Et ce n’est pas tout : fin août 2005, pour la première fois, les passages nord-est et nord-ouest à travers l’Arctique se sont trouvés pratiquement libres de glaces, en avance sur toutes les prévisions officielles. Et cette situation s’est renouvelée à la fin de l’été 2006. La banquise ne couvrait alors plus que 5,5 millions de Km² contre 8,5 en moyenne avant l’an 2000. Dans une vingtaine d’année, l’essentiel de la banquise pourrait ainsi avoir disparu en été.
Simultanément, on a constaté au cours de l’été 2005 une considérable accélération du dégel du permafrost en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada. Pour la seule Sibérie occidentale, dont la température moyenne s’était accrue de 3°C en quarante ans, un million de km²� (!) de ces terres jusque l� “éternellement” gelées ont commencé à dégeler, transformant la toundra en “fontaine de carbone” (CH4). Un phénomène qui avait commencé à prendre de l’ampleur voici 3 ou 4 ans et qui s’est trouvé considérablement aggravé par la transmission en profondeur des calories par les eaux de dégel réchauffées par le soleil estival. La reprise sur des superficies considérables de la fermentation bactérienne (réaction exothermique) qui s’ensuit empêche maintenant ces sols de regeler en profondeur, même durant le glacial hiver sibérien.
Plus au sud, la température des eaux de surface de l’Atlantique, de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique augmentait en 2005 de 2°c par rapport à l’année précédente, et la chaleur latente provoquait une arrivée précoce et un renforcement de la saison des cyclones… Un phénomène qui ne s’est pas renouvelé dans cette région en 2006 en raison de l’apport exceptionnel de sable et de poussière du Sahara par les vents, mais qui a alors touché le Pacifique, de l’Australie aux Philippines.
Un second seuil de l’évolution climatique est donc probablement maintenant enclenché, caractérisé par l’importance des rétroactions « positives » de la nature au réchauffement en cours.

Vers la fin de l’été 2025, à quelques années près, l’essentiel de la banquise arctique pourrait avoir disparu, bien plus tôt que ne le prévoyaient les climatologues officiels. D’où accélération de la montée en température des eaux, dès que le « glaçon » aura fondu dans le « verre d’eau », d’autant plus que les rayons du soleil ne seront plus alors réfléchis par les glaces (l’albédo des eaux libres est de seulement 20% contre 80% pour la glace).
A la suite de cette disparition estivale, un réchauffement de l’eau de l’océan glacial arctique et du nord de l’atlantique de seulement 1 à 3 degrés pourrait suffire à gazéifier progressivement les immenses gisements de clathrates – molécules de méthane enrobées dans de la glace d’eau - qui tapissent ces océans et particulièrement les contreforts des plateaux continentaux. Et cela sans compter le méthane et le gaz carbonique qui commencent à être libérés par le dégel du permafrost de Sibérie et d’Alaska. Or, à masse égale, le méthane est 23 fois plus « efficace » à l’échelle du siècle que le gaz carbonique comme gaz à effet de serre et est déjà responsable de 18% de l’accroissement de la température mondiale. D’où une accélération de plus en plus rapide du réchauffement, au fur et à mesure que des gisements de clathrates plus nombreux se gazéifieraient.
Même la fonte progressive et déjà enclenchée des glaces du Groenland risque de n’y rien changer. L’affaiblissement du Gulf Stream, qui refroidira les hivers européens, ne nous assurera - si ce scénario s’avère exact - qu’un sursis de quelques années.

On invoque souvent le « principe de précaution » à propos de risques infiniment moins menaçants. Ce principe est parfois invoqué pour des choses susceptibles de rendre malade une personne sur un million et pour des éventualités improbables, aboutissant ainsi à des mesures parfois ridicules et dommageables pour de nombreuses personnes (Pensez à l’invraisemblable interdiction de vente dont ont été victimes pendant des mois les ostréiculteurs d’Arcachon à la suite du ridicule « test de la souris »).� Ne serait-il pas par contre judicieux de l’appliquer ici pour réagir contre cette situation autrement plus grave ? D’abord en menant sans délai les études plus complètes indispensables, par exemple sur les clathrates et la « bombe à retardement » qu’ils constituent.� Ensuite en prenant les mesures indispensables pour réduire réellement les émissions de gaz à effet de serre, pour économiser énergie et matières premières et pour protéger notre environnement.
Il y a d’autant plus urgence que s’ajouteraient, dans la pire des hypothèses, les remontées de gaz carbonique des océans, entraînées par le méthane redevenu gazeux comme cela s’est produit lors du drame du lac Nyos au Cameroun en 1986, la réduction de l’albédo (taux de réflexion des rayons solaires) des surfaces dégagées de glaces, la diminution de la photosynthèse en raison des incendies de forêt qui se multiplieraient avec la généralisation future de la canicule, la bombe à retardement que constituent les gaz fluorés utilisés dans les systèmes de réfrigération (climatiseurs, frigos, congélateurs…) et certaines applications industrielles (électronique, électrolyse de l’aluminium, etc.), de 1300 � 23900 fois plus « efficaces » que le gaz carbonique pour l’effet de serre, etc. Et la liste est loin d’être close.
Quand aux effets contraires, il ne faut pas trop compter dessus si ce scénario s’enclenche : la réserve de glace du Groenland est beaucoup trop faible pour contrecarrer sérieusement le processus de réchauffement et une augmentation de l’albédo terrestre par les nuages risquerait d’être longtemps trop limitée pour apporter une compensation. Si d’ailleurs il devait en être autrement, cela pourrait signifier qu’une évaporation importante des océans aurait commencé, ce qui augmenterait la pression barométrique, elle-même source de chaleur. Et de plus la vapeur d’eau est elle aussi un très efficace gaz à effet de serre…

En tout cas, les études, si elles sont indispensables, ne suffiront évidemment pas.
Alors comment agir pour éviter que la Terre risque de devenir un enfer peut-être mortel pour nous, pour nos enfants et pour de nombreuses espèces animales et végétales?
D’abord que chacun fasse son possible, notamment en ce qui concerne les nécessaires économies d’énergie. Ensuite, comme le demande Nicolas Hulot, faire d’une politique de lutte réellement efficace contre l’effet de serre le critère principal des choix politiques (Bush, avec son refus obstiné de la ratification des accords de Kyoto prend le risque de condamner peut-être à mort nos enfants et la vie sur la Terre). Il faut que les scientifiques et les associations qui mènent déjà le combat pour la lutte contre l’effet de serre intensifient leur action. Il faut aussi que les industriels et les autorités qui disent se préoccuper de notre avenir poussent en avant les vraies solutions techniques pour garantir notre avenir et le développement durable.
Un des débuts de solution possible pourrait être ainsi de produire de l’énergie électrique à bas coût et totalement non polluante, sans déchets de quelque sorte que ce soit, en utilisant des sources d’énergie naturelles et renouvelables, et même avec la possibilité de réduire la pollution d’autres activités en réutilisant leurs calories perdues. Ce n’est pas une utopie : les tours aérogénératrices, dont le brevet a été récemment déposé par ses deux concepteurs, Paul Alary, vice-président de l’Action pour le Développement Durable (ADD), et moi-même, peuvent contribuer à la solution, parmi toutes les idées que pourront avoir industriels, scientifiques, particuliers et associations. Dans le combat pour l’environnement, nous pouvons tous faire quelque chose et chacun a besoin des autres acteurs pour être efficace.
Que sont les tours aérogénératrices ? Il s’agit d’une structure optimisée pour obtenir massivement de l’énergie à partir de la combinaison de plusieurs forces et effets naturels (effet de serre, effet Venturi, force de Coriolis, effet cheminée, éventuellement le vent) et de la récupération de basses calories fournies par la géothermie ou issues d’activités industrielles et de centrales électriques, augmentant sérieusement la production de ces dernières tout en réduisant leur pollution. Si l’on sait qu’actuellement dans le monde plus de 60% de l’électricité est produite par les énergies fossiles qui constituent la source principale d’émission de gaz à effet de serre, cette technologie nouvelle pourrait apporter une contribution essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique.
Des possibilités existent également dès maintenant dans d’autres domaines, tels le transport terrestre (véhicules électriques, moteur à air comprimé, pile à combustible, biocarburants, réorganisation des systèmes de transport…)
Les solutions techniques existent donc. Il est seulement nécessaire de tout faire, chacun à son niveau pour ne plus perdre de temps, car il y a urgence absolue.

Ces idées, les faits sur lesquels elles s’appuient, les prévisions auxquelles elles amènent, ont été développées dans un ouvrage de synthèse: “Terre, fin de partie ?”, publié par les éditions Eons (collection « Eons Dossiers »).

Alain Coustou
Maître de Conférences à l’Université Montesquieu-Bordeaux 4
Chercheur associé à l’UMR Université-CNRS des Sciences de l’Environnement






Fête des marionnettes…

13 12 2006

Mercredi 13 décembre à 17h

Pierre et le loup, conte musical de Prokofiev.

Version burlesque.

Suivi de sculptures de ballons et de jeux pour enfants.

Animations assurées par Chris & Virginie

Association Ciné Coop France 05 56 80 87 55






Fulvio Caccia

12 12 2006

Mardi 12 décembre de 18h à 20h

Fulvio Caccia

Fulvio Caccia a publié chez Triptyque plusieurs recueils de poésie, dont Irpinia (1983), Scirocco (1985) et Lilas (1998). En 1994, il obtenait le Prix du Gouverneur général du Canada pour Aknos (Guernica) et publiait la même année un recueil de nouvelles, Golden Eighties (Balzac éditeur). Le secret, son troisième roman, termine une trilogie comprenant La ligne gothique (2004) et La coïncidence (2005) déjà parus chez Triptyque.

Le secret
Ed. Triptyque

Le secret

L’un des plus célèbres écrivains de Ramontel est retrouvé mort, plume à la main, la tête posée sur les pages annotées d’un mystérieux document. C’est la première victime d’une série qui en comportera plusieurs. Pourquoi donc le manuscrit en question porte-t-il la poisse à ceux qui le lisent ? Incapable d’y répondre, son auteur, Richard Killroy, conseiller dans une société de renseignements stratégiques, cherche à s’en débarrasser à tout prix. Mais les événements lui échappent et l’objet de malheur revient sans cesse le hanter. Que faire ? Le détruire ? Peine perdue. Et si le secret qu’il contient avait quelque chose à voir avec ces faits divers qu’il pourchasse comme un entomologiste ou encore avec la brusque disparition de Jonathan Hunt, le cerveau de l’agence de renseignement ? Pourquoi lui a-t-on demandé, � lui, de le retrouver ? À près de vingt ans de distance, le secret finira-t-il par être dévoilé ? Comment ? Et par qui ? Peut-être vous ? Mais attention ! On ne sait jamais ce qui peut arriver à ceux qui tournent les pages d’un livre…

« …Mike Belleville était mort tout bonnement d’une crise cardiaque. Les policiers avaient dû défoncer la porte pour entrer chez lui. Ironie suprême pour un anarchiste qui avait toujours honni les forces de l’ordre. On le trouva affalé sur l’écritoire, le stylo à la main, le répondeur clignotant � côté de lui : la mort l’avait foudroyé en pleine écriture. “Devine sur quoi il travaillait à cet instant ?” La voix de Gaspard s’était fait plus aiguë, coupante. Il y eut un long silence au bout du fil, puis cette phrase surprenante, anodine même, qui continue encore de résonner à mes oreilles. “Il annotait ton manuscrit !” ».

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Didier Dubrana

9 12 2006

Samedi 9 décembre de 17h à 19h

Arts et secrets d'humanité

Arts et secrets d’humanité

Ed. Calmann Lévy . 38 euros

Riche de 300 000 pièces de tous ordres, le musée du quai Branly n’en expose qu’une partie. Une trentaine, montrée dès l’ouverture, a fait l’objet d’analyses scientifiques précises au Centre de recherche et de restauration des musées de France. Cette expertise souligne l’importance accordée à ces peintures, pierres, masques, statues et parures.
C’est donc une histoire secrète des arts océaniens, africans et amérindiens que ce beau livre révèle en explorant leurs dimensions scientifiques, ethnologiques et artistiques.

présenté par

Didier Dubrana

Biologiste de formation, Didier Dubrana se tourne vers le journalisme scientifique pour intégrer la rédaction de Sciences et Vie. Tour à tour rédacteur en chef adjoint de Science et Vie et de Sciences et Avenir, il se spécialise dans le journalisme d’investigation. Son goût pour la vulgarisation scientifique l’amène à réaliser de nombreux reportages pour l’émission E= m6 (M6) ainsi que des documentaires scientifiques. Le dernier en date consacré aux arts premiers a été diffusé sur Arte lors de la semaine d’ouverture du Quai Branly. Du côté de l’édition, c’est la science qui l’amènera à l’art lors de l’écriture d’un livre consacré aux techniques d’analyse scientifique des œuvres d’art intitulé « Histoire secrète des chefs-d’œuvre ». Il publie dans la foulée un parcours scientifique au Louvre. Il est aujourd’hui responsable de la communication à l’Inserm (Institut national de la recherche médicale).

réserver : Arts et secrets d'humanité






Ousmane Sow

Ousmane Sow
Ed. Actes Sud . 46 euros

Photographies Béatrice Soulé
Auteurs
Jacques A.Bertrand
Germain Viatte
Emmanuel Daydé
Lawrence Rinder


Ousmane Sow

Enfin une rétrospective complète de l’oeuvre d’Ousmane Sow, de l’atelier aux expositions.Enfin une rétrospective complète de l’œuvre d’Ousmane Sow, de l’atelier aux expositions.

Cet ouvrage nous plonge dans l’univers d’Ousmane Sow ; dans l’intimité de sa maison et de son atelier de Dakar, ou aux Fonderies de Coubertin, il nous propose de vivre la naissance des œuvres, sculptures originales ou bronzes, et d’entrer ainsi au cœur de la création, tout au long d’un ” travail de mémoire ” initié par Béatrice Soulé.

On y retrouvera les œuvres qui constituent ses séries les plus connues : les Nouba, les Masaï, les Zoulou, les Peul, et la Bataille de Little Big Horn, que plus trois millions de visiteurs purent découvrir à Paris, en 1999, sur le Pont des Arts.
On y découvrira également l’œuvre de Victor Hugo, des œuvres inédites, et celles de ses oeuvres en cours de réalisation : une re-création de petites sculptures Nouba, et les prémices de la naissance de la nouvelle série qu’il va consacrer aux hommes qui ont compté pour lui, de Nelson Mandela � Mohamed Ali, en passant par le Général De Gaulle ou Martin Luther King.

Comme elle a pu le faire dans les deux films qu’elle a réalisé sur son œuvre (films réunis dans un DVD distribué par Actes Sud), Béatrice Soulé invite le lecteur à la suivre également dans l’atelier d’Ousmane Sow à Dakar et aux Fonderies de Coubertin où elle nous propose de vivre la naissance des œuvres, originales ou bronzes.
C’est également la première fois que l’on poussera les portes de la maison de l’artiste à Dakar, une maison qu’il considère comme une œuvre à part entière.

Avec l’irruption de ses Noubas au milieu des années 1980, Ousmane Sow replace l’âme au corps de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe. En passant d’un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn, aux ultimes guerriers d’un même soleil. Des peuplades d’Afrique aux Indiens d’Amérique, il recherche le fluide de ces hommes debout. Comme s’il s’agissait pour lui d’offrir en miroir à ces ethnies nomades, fières et esthètes, cet art sédentaire qui leur fait défaut : la sculpture.

Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, l’artiste expose six ans plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel en Allemagne. Puis, en 1995, au Palazzo Grassi, à l’occasion du centenaire de la Biennale de Venise. Son exposition sur le Pont des Arts au printemps 1999 attira plus de trois millions de visiteurs. Depuis, son œuvre a été exposée dans une vingtaine de lieux, dont le Whitney Museum à New York.

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