Le voyage des grands hommes

Le Voyage des grands hommes
Ed.Viviane Hamy . 18,15 euros

de François Vallejo

Faites grimper le fantasque Grimm, le facétieux Diderot et l’austère Rousseau dans un navire. Installez à la cambuse un inénarrable valet cousin de Figaro. Mettez le cap sur l’Italie. Laissez-vous porter par le délicat roulis d’une langue digne des grands maîtres du dix-huitième siècle. Confiez la barre à François Vallejo, l’un des auteurs français les plus originaux du moment : vous obtenez ce Voyage des grands hommes, fantaisie philosophique et réjouissante fable picaresque. Une croisière que vous n’êtes pas près d’oublier !

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Le Théorème de Roitelet

Le théorème de Roitelet
Ed. Albin Michel . 21,50 euros

de Frédéric Cathala

Peut-on mettre la guerre en équation ? Ordonner le grand pandémonium de 14/18 selon les lois de la raison et des mathématiques ? C’est ce que tente de faire le colonel Roitelet, dans ce premier roman burlesque et iconoclaste. Mais la tempête de l’Histoire, l’ouragan de la folie des hommes n’auront de cesse de brouiller ses calculs. Cathala, fait rare dans la littérature française, explore des contrées insolites où le rire le dispute à la tragédie.

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Un doux parfum de mort

Un doux parfum de mort
Ed. Phébus . 7,50 euros

de Guillermo Arriaga

Quand Ramón Castaños découvre, dans un champ de sorgho, le cadavre de la jeune et belle Adela, il est loin de se douter que tout le village de Loma Grande va l’investir d’une mission écrasante : celle de venger la victime… Un bled perdu au fin-fond du Mexique ; une ambiance à couper au couteau – et pas seulement à cause de la moiteur tropicale. Scénariste inventif et imprévisible de 21 grammes, de Trois enterrements et de Babel, l’auteur excelle dans cette peinture d’un petit groupe humain rongé par la peur et la haine. Arriaga, un Simenon mexicain !

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L’homme aux yeux gris

L’Homme aux yeux gris
Ed. Seuil . 22 euros

de Petru Dumitriu

À Tolède, au XVIéme siècle, les parents d’Archange périssent sur le bûcher parce qu’ils sont juifs. Commence alors pour le jeune homme une longue errance à travers l’Orient et l’Europe, jusqu’à Venise où Le Titien immortalise ses traits. Ballotté par les vents de l’Histoire, enchaîné à son douloureux destin d’apatride, Archange connaîtra les galères, les batailles, les neiges de Moscovie et les masque mortels de la Sérénissime. Le grand écrivain roumain Petru Dumitriu a écrit directement dans notre langue ce somptueux roman picaresque, dont le style fera pâlir de jalousie bien des écrivains français de souche.

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La Révolution

La Révolution (4 volumes)
Ed. Phébus . T1 11,90 ; T2 13,50 ; T3 12,90 ; T4 11,90 euros

de Robert Margerit

Limoges, 1789 : séduit par les idées nouvelles, un groupe de jeunes gens va gagner Paris et se précipiter dans la tourmente révolutionnaire. Ils croiseront tous les grands acteurs de l’Histoire, seront de tous les combats, toutes les grandeurs et toutes les horreurs de ce temps. La France tient là son Guerre et paix ! Difficile de comprendre pourquoi une fresque aussi splendide, où le travail colossal de l’historien et le souffle épique du romancier se mêlent dans une parfaite osmose, n’a pas encore touché le grand public malgré la réédition courageuse de Phébus. Paru pour la première fois en 1963, et couronné par le Grand prix de l’Académie Française, La Révolution a pu être taxé alors de « classique » – au sens péjoratif du terme. Classique, oui, par sa façon opiniâtre de résister au temps (bien mieux que certaines œuvres dites « modernes ») et d’emporter le lecteur dans un torrent romanesque le long des berges de l’Histoire !

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La Molvanie

La Molvanie
Ed. Flammarion . 15 euros

de Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch

Connaissez-vous la Molvanie ? Dans cette ancienne république socialiste, tout est laid, minable, vieillot, insalubre… et purement imaginaire ! Une bande d’hurluberlu australien nous a concocté cette hilarante parodie de guide de voyage, mêlant l’esprit potache au nonsense, et agrémentant le tout d’une pointe de pataphysique. Politiquement très incorrect, La Molvanie est aussi une pierre dans le jardin de ces « nouveaux touristes » qui trouvent pittoresque la misère humaine…

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Nous étions les Mulvaney

Nous étions les Mulvaney
Ed. Stock . 12 euros

de Joyce Carol Oates

Les Mulvanney incarnent le rêve américain : famille unie comme les doigts de la main, réussite sociale due au travail et au mérite, propriété magnifique où s’ébattent librement les chevaux, amour, tendresse et générosité à tous les étages… Jusqu’au drame de la Saint-Valentin 1976. Dix ans avant Les Chutes (prix Fémina étranger 2005), Oates explorait déjà les fêlures et les paradoxes de l’Amérique. Une somptueuse et crépusculaire saga.

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La soupe de kafka

La Soupe de Kafka
Ed. Flammarion . 12 euros

de Mark Crick

Un grand cuisinier ne se contente pas de suivre les recettes. Et pour réussir un pastiche littéraire, il ne suffit pas d’imiter les tics des grands auteurs : il faut connaître parfaitement leur univers. Mark Crick a longtemps fréquenté Kafka, Proust et Borges. Ses pastiches sont des exercices d’admiration qui nous procurent, pour le même prix, de savoureuses recettes… Faites des confitures avec Virginia Woolf ! Goûtez au gigot d’agneau façon Raymond Chandler ! Brillant, drôle et roboratif !

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Le gouverneur

Le Gouverneur
Ed. Le Temps qu’il fait . 11 euros

de Leonid Andreev

Le Gouverneur a fait réprimer dans le sang une manifestation. Il sait qu’il n’échappera pas à la vengeance des révolutionnaires. On peut lire ce récit stupéfiant de maîtrise comme un prélude littéraire à la Grande Révolution de 1917. Mais il est avant tout une réflexion implacable sur le destin, la mort, et l’impuissance humaine. Ne sommes-nous pas tous les « gouverneurs » velléitaires de nos propres vies, empêtrés dans nos contradictions, et guettés par une vengeance qu’aucun atermoiement ne pourra éluder ?

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Sunset song

Sunset song
Ed. Anne-Marie Métaillé . 10,50 euros

de Lewis Grassic Gibbon

Chris Guthrie est viscéralement attachée à son lopin de terre hostile, dans une vallée reculée des Highlands. Sa sensualité s’éveille au rythme de la nature sauvage ; mais, à la veille de la Grande Guerre, sa curiosité, son intelligence hors du commun lui font percevoir les signes avant-coureurs de ce crépuscule qui guette le monde archaïque de la petite paysannerie écossaise. Ce récit brut, charnel, envoûtant, n’est pas un roman comme les autres, mais une expérience littéraire inédite, d’où se dégage l’un des plus beaux personnages féminins de la littérature britannique.

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La main qui écrit

La Main qui écrit
Ed. Plein Chant . 12 euros

de Michel Ohl

Michel Ohl n’écrit plus, mais sa main continue sur sa lancée, toute seule, calligraphiant d’une belle écriture écolière les délires et les cauchemars d’un cerveau en stand by. Elle va de l’avant, rature ses coquilles, intègre ses lapsus dans la trame d’un récit oulipien jusqu’à la contrainte finale – la dernière page du cahier. Sous la férule d’un maître d’école impitoyable qui manie l’encre rouge avec un plaisir pervers, elle saisit la main du lecteur et l’entraîne au pays des morts.

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Bartleby

Bartleby
Ed. Amsterdam . 13,50 euros

de Herman Melville

illustré par Jean-Claude Götting, Amsterdam.

Cela semblait un défi impossible ! Donner un visage à celui qui n’en a pas : Bartleby, le clerc nihiliste, retranché derrière son légendaire « J’aimerais mieux pas… » Götting le relève avec brio. Il a parfaitement saisi l’atmosphère pré-kafkaïenne du récit de Melville, cette étrangeté radicale qui n’en finit pas de nous interpeller. Dans le domaine de la littérature illustrée, les réussites sont rares. En voici un exemple.

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En philo dans le texte

15 02 2007

Jeudi 15 février de 18h à 20h

Nietzsche et l’humain

La philosophie a t-elle quelque chose à nous dire ? Allons y voir et demandons le lui ! C’est la démarche que propose « en philo dans le texte ».

De quoi s’agit-il ? De lecture. Avec une volonté de contact aussi direct que possible avec la pensée des philosophes. Texte en main, sans mise en condition préalable, sur de courts extraits, se poser la grande question : de quoi s’agit-il ? Y réfléchir ensemble. Lorsque le besoin s’en fait sentir, éclairer le texte par son contexte, mais seulement si c’est nécessaire. Priorité exigeante au texte lui-même. Ensuite, seulement ensuite, lorsque tous s’accorderont sur le message délivré par le texte, commentaire libre de la parole philosophique.

Qu’attendre d’un tel exercice ? Une meilleure oreille, un œil plus clairvoyant. Entendre du texte tout ce qu’il dit. Ne pas inventer dans le texte ce que son auteur n’y a pas inscrit. S’il nous arrivait (il nous arrivera sûrement) de lire entre les lignes, nous souvenir que ces propos intercalaires sont de notre fonds. Mesurer alors avec rigueur leur rapport avec le texte initial.
Cette exigence ne sera pas prosternation idolâtre devant le philosophe qui nous parle. Si grand, si subtil ou si génial soit-il, c’est son avis seulement qu’après tout il nous délivre, sur lequel il appartient à tout un chacun de donner à son tour le sien. Du moins sera-ce à bon escient, en connaissance de cause, sans précipitation ni confusion, non par ouï dire ou sous influence indue de la mode ou de l’opinion commune.

Textes présentés par
Bernard Dugué. Docteur en philosophie.

Renseignements 0556379317 ou 0557968034
ou bdugue@wanadoo.fr






Guide des énergies vertes pour la maison

Guide des énergies vertes pour la maison
Ed. Terre vivante . 22 euros

de Patrick Piro

Pourquoi aujourd’hui choisir les énergies renouvelables pour son domicile ? Et pour produire quoi : du chauffage, de l’eau chaude sanitaire, de l’électricité ? Peut-on devenir autonome en énergie ?
Faut-il préférer le solaire, le bois, la géothermie, l’éolien, la petite hydraulique, le biogaz ? Quel est l’intérêt de vendre de l’électricité “verte” au réseau ?
Lorsque l’on ne peut pas en produire, peut-on agir en privilégiant ceux qui en fournissent ?

Filières, professionnels, prix, aides de l’Etat ou des régions : résolument pratique, cet ouvrage de base fournit toutes les clés pour devenir producteur et consommateur d’énergies renouvelables à la maison.

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Serge Sanchez

13 02 2007

Mardi 13 février de 18h à 20h

Serge Sanchez

François Augiéras
Le dernier primitif

Ed. Grasset . 20,90 euros

François Augiéras

Par un de ces pressentiments dont il était coutumier, François Augiéras (1925-1971) avait deviné que sa notoriété serait posthume. La publication de sa première biographie devrait donner lieu à une reconnaissance attendue. Lorsque naît François Augiéras, le 18 juillet 1925 à Rochester, aux Etats-Unis, son père, professeur de musique, est mort depuis trois mois des suites d’une opération. Rentré en France avec sa mère, il passe quelques années à Paris, puis c’est le départ vers le Sud-Ouest, lieu d’origine de sa famille paternelle. Augiéras fera du Périgord magique, haut-lieu de la préhistoire, une terre spirituelle. Sous l’Occupation, il s’enrôle dans un camp de jeunesse. On joue du pipeau. On danse autour du feu. On rend un culte aux forces de la nature, ce qui convient au nomade qu’il sera toujours. N’ayant guère la fibre maréchaliste, il finit par devenir acteur dans un théâtre de marionnettes ambulant puis moniteur pour jeunes délinquants… En 1944, il s’engage dans la marine à Toulon. On l’envoie en Algérie et le désert le révèle à lui-même. Deux ans plus tard, il se rend chez son oncle, le colonel Augiéras, personnage excentrique, qui vit dans un musée fortifié en plein Sahara. Avec cet oncle, il découvre l’homosexualité. De cette rencontre, naît Le Vieillard et l’Enfant, livre publié à compte d’auteur sous le pseudonyme d’Abdallah Chaamba et envoyé à des correspondants choisis. Parmi eux, André Gide. Augiéras le rejoindra en Sicile, puis à Nice. Deux entrevues émouvantes, ultime et brève incandescence amoureuse dans l’existence du vieil écrivain qui meurt quelques mois plus tard. François a à peine vingt-cinq ans. En maraude sur les chemins du monde, Augiéras séjourna ensuite au mont Athos et envisagea de s’y faire moine. C’est là qu’il approfondit sa connaissance des icônes, avec ce fond d’or qu’on retrouvera dans ses propres peintures. Car on sait peu qu’il fut aussi peintre. Ses oeuvres, aujourd’hui très recherchées par certains collectionneurs - on pourrait presque dire des initiés- sont imprégnées d’un mystère sacré, au même titre que certaines oeuvres d’art primitif, d’Océanie ou d’Afrique. Nomade, aventurier, barbare d’Occident, comme il se nommait lui-même, Augiéras finira à l’asile, parmi les « vieux, les indigents, les idiots du village ». Parachevant l’existence d’un artiste maudit, artiste païen en quête de dépassement spirituel, il meurt au CHU de Périgueux d’une crise cardiaque, en décembre 1971, à quarante-six ans seulement. « Ma plus belle oeuvre d’art, serait-ce ma vie ? » se demandait François Augiéras. Epopée drôlatique, à la fois grandiose et misérable, son existence prend souvent des allures de légende ; traversée de flamboiements, de magie, comme celle d’un Van Gogh ou d’un Rimbaud, c’est une passionnante aventure spirituelle. Sa biographie se lit comme un livre d’aventures.

réserver : François Augiéras

Présentation assurée par Jacques Monférier

Rencontre organisée dans le cadre de l’exposition consacrée � l’oeuvre de François Augiéras qui aura lieu au Forum des Arts & de la Culture de Talence du 7 février au 6 mars.