Vendredi 5 décembre à 18h30
Dialogue entre Yvon Quiniou
et Patrice Cohen-Seat
Présentation de leur livre :
Vices ou vertus
Ed. M-Editer
Yvon Quiniou n’a cessé de partager son temps entre l’enseignement, le travail philosophique et, pour une part, l’engagement politique. Longtemps membre du PCF où il a eu des responsabilités, il continue à revendiquer des convictions communistes et collabore occasionnellement à L’Humanité. Il a écrit dans de nombreux journaux et revues : Le Monde, La Pensée, Raison présente, Politique aujourd’hui, L’enseignement philosophique, Revue M. Il fait partie du comité de rédaction de la revue Actuel Marx, qu’il a contribué à fonder.
Longtemps la distinction entre le bien et le mal, les vertus et les vices, s’est présentée comme absolue, tranchée par la volonté de Dieu, l’ordre de la Nature, le cours de l’Histoire ou encore l’essence de l’Homme. Aujourd’hui, le désenchantement du monde, l’évolution des techno-sciences, la libéralisation des mœurs et les horreurs historiques du dernier siècle semblent avoir irrésistiblement brouillé les notions mêmes du bien et du mal, la frontière entre elles devenant toute relative jusqu’au fond des consciences auxquelles on intime maintenant de « ne surtout pas juger ». Il est donc urgent de penser à nouveaux frais « les vices et les vertus », dans leur distinction et leur articulation, si l’on veut échapper aux violences de la décivilisation collective et de la démoralisation personnelle.
et
Communisme : l’avenir d’une espérance
Ed. Calman-Levy
Patrice Cohen-Séat est l’un des principaux dirigeants du Parti communiste français, codirecteur de la campagne présidentielle de Marie-George Buffet en 2007. Il revient ici sur l’échec de la gauche et la « bérézina communiste » de 2007 qui pose la question de la place de son parti dans la société française. Il assume sans détour sa responsabilité.
Mais surtout, il ouvre en grand l’analyse de la « crise historique de la gauche ». Qu’est-ce que « la gauche » ? D’où vient « la chute de l’ange communiste » ? Où va le Parti socialiste ? Il pousse la réflexion sur les « points chauds » de l’histoire de la gauche et du communisme, et propose une critique de fond de notions comme égalitarisme, collectivisme, étatisme, internationalisme, révolution… Il réexamine à cette lumière certaines questions politiques au cœur de l’actualité : l’assistanat, la fiscalité, la réduction du temps de travail, l’Europe, la mondialisation, les délocalisations, la pénalisation de l’usage des drogues…
Sa thèse est que le communisme s’est politiquement construit comme le contraire du capitalisme alors que la réalité, selon Marx lui-même, appelait à le dépasser en allant plus loin dans tous les domaines : liberté, égalité, efficacité, solidarité… Il ouvre alors des pistes pour une nouvelle conception de cette espérance d’émancipation humaine qui a pris le nom de « communisme ». N’esquivant aucun tabou, il tente de définir les conditions nécessaires d’un tournant vital pour la gauche, et pour le Parti communiste, dont il remet tout en question.