Jeudi 16 octobre à 18h
Les espagnoles
9 - 23 octobre 2008
Du 9 au 23 octobre 2008, Lettres du monde 2008 / Les espagnoles invite à découvrir l’Espagne par la diversité et la richesse de sa littérature. Rencontres d’auteurs, de traducteurs, d’illustrateurs, lectures, lectures et musiques, lectures et films, près de 60 moments proposés pour les petits et les grands lecteurs, à l’occasion de Lire en fête, dans des bibliothèques et des librairies, mais aussi des cinémas, des centres culturels, des écoles ou à l’université, à Bordeaux et dans d’autres villes de la Gironde et de l’Aquitaine.
Dans le cadre de Lettres du monde 2008 Les espagnoles
Rencontre
José Carlos Llop,
romancier de la mémoire
Rencontre animée par Olivier Mony, journaliste et écrivain.
Traduction par Andrès Imbernon.
Comme Proust et Modiano, deux figures admirées, José Carlos Llop, poète de Majorque, cherche avant tout à créer un univers et des atmosphères qui parlent d’un monde qui fut, suggèrent le poids du passé et la perte de l’innocence. La famille – dont il dit qu’elle est le vrai roman de l’individu, les souvenirs de l’enfance, de l’adolescence et de la jeunesse, sont les domaines privilégiés d’un écrivain qui dans chacun de ses romans tente de réveiller les fantômes de l’histoire et déchiffrer le silence des générations qui l’ont précédé.
Pour son roman Le Rapport Stein (2008), il reçoit, avec son traducteur Edmond Raillard, dans le cadre de Lettres du monde 2008, le prix Écureuil de littérature étrangère 2008.
À lire, traduits par Edmond Raillard et publiés aux éditions Jacqueline Chambon : Parle-moi du troisième homme (2005), Le Messager d’Alger (2006) et Le Rapport Stein (2008),
José Carlos Llop
José Carlos Llop est né en 1956 à Palma de Majorque. Il a reçu le prix des Meilleures nouvelles publiées en Espagne en 1999 et a fait paraître six recueils de poésie, un Journal et plusieurs romans, dont deux ont été publiés par nos éditions : Parle-moi du troisième homme, en 2005, et Le Messager d’Alger en 2006. Les deux ont reçu un accueil enthousiaste de la critique française.
Le rapport Stein
Ed. Jacqueline Chambon . 13,80 euros
Un passé lourd de menaces qui assombrit le présent et bouche l’avenir donne aux romans de Llop un ton inimitable. Le monde extérieur y est aussi opaque que les consciences et l’ombre de la guerre civile disqualifie d’avance l’innocence, fût-elle enfantine. Nous sommes en Espagne, à la fin des années 1960, dans une ville portuaire de province. Le héros, un adolescent trop sensible, se sent prisonnier d’un monde où les adultes paraissent condamnés à la culpabilité, à l’extravagance et au déclassement. Chez ses grands-parents, où il vit, l’atmosphère est aussi étouffante qu’est délétère celle du collège de jésuites qu’il fréquente. Jusqu’au jour où apparaît Stein, un nouvel élève dont la liberté d’allure et la désinvolture font souffler sur la classe un merveilleux vent de modernité et d’esprit d’aventure.
La critique espagnole a comparé Le Rapport Stein au Grand Meaulnes et aux Désarrois de l’élève Törless.