La machine sanitaire est-elle devenue folle ? Depuis mai 2009, les autorités sanitaires, sous l’impulsion des gouvernements, ont mis en place un dispositif exceptionnel et jamais vu de lutte contre la pandémie de grippe A, comprenant des campagnes de vaccination urgentes et massives. La gravité de la menace justifie-t-elle tant d’alarmes et de frais ? Les effets réellement constatés de la grippe A tendraient plutôt à démentir cette escalade. Mais comment en est-on arrivé là ? Dans son essai paru aux éditions Xenia, Bernard Dugué présente une vision dépassionnée qui contredit l’hystérie ambiante. Plutôt que de verser dans la théorie du complot, Bernard Dugué livre une interprétation sociologique du système sanitaire. Puis il propose une analyse philosophique de la peur diffuse qui fait désormais partie de notre quotidien. Et dont les puissances (de la politique ou de l’argent) savent jouer comme d’un instrument.
Bernard Dugué a été enseignant-chercheur à Bordeaux 2. Docteur en pharmacologie, docteur en philosophie, il est l’auteur de 750 chroniques sur le média citoyen Agoravox et de l’ouvrage philosophique L’expressionnisme, prolégomènes à une métaphysique des temps nouveaux, paru aux éditions l’Harmattan.
La partie visible des dents occupe un espace de premier plan par leur aspect esthétique, leur activité masticatoire et les douleurs qu’elles procurent.
Elles ne sont pas là uniquement pour sourire et mastiquer. Les plus récentes découvertes scientifiques et les observations de cliniciens avertis en dévoilent progressivement une face cachée qui explique leur participation au fonctionnement harmonieux du corps et de l’esprit.
Elles sont impliquées dans les maux de tête, les douleurs vertébrales, cervicales, le mal de dos, le lumbago ; elles sont susceptibles de perturber les muscles et articulations à tous les niveaux du corps ; leurs indispositions sont souvent à l’origine d’un mauvais sommeil, de fatigue chronique, de troubles des yeux, du nez, de la gorge, de perturbations des grands appareils, digestif, respiratoire, urinaire et cardiaque, de la tête aux pieds.
Dans la recherche de la cause de ces handicaps une hypothèse doit être formulée plus souvent : “les dents sont peut-être en cause”. Certes tout ne vient pas d’elles mais cette hypothèse conduira fréquemment à la résolution de problèmes physiques et mentaux jusque-là anonymes, incontrôlés, certainement à leur soulagement, à la guérison peut-être.
Né étapes graphiques en mai 1994, étapes: fête cette année ses 15 ans. A cette occasion, le magazine revient sur plus de 170 numéros qui ont jalonné son parcours et ont contribué à définir les contours d’une culture visuelle mondiale.
A travers plusieurs thématiques : histoire, géographie, portraits, logos, expériences… Un condensé des artistes fondamentaux des 15 ans est réuni ici avec en regard des contributions originales de graphistes et auteurs contemporains. Il s’agit à la fois de montrer l’évolution et le chemin parcouru tout en apportant un regard neuf et critique.
Qui peut croire que le menu traditionnel d’une brasserie (lapin en gibelotte, tripes, fricassée de champignons, etc.) remonte à la Renaissance, où il constituait alors le quotidien des miséreux ? Ce que l’on considère comme la bonne cuisine bourgeoise est en réalité, à ses origines, la cuisine du pauvre. Les goûts changent : de populaires, certains plats deviennent raffinés, tandis que d’autres disparaissent des cartes et des cuisines. D’autres encore, telle la poule au pot, entrent dans la légende.
Madeleine Ferrières propose ici, à partir de sources culinaires inédites, une généalogie des racines de la cuisine française. Elle restitue une culture de table pour partie oubliée. Plus qu’une simple histoire des habitudes alimentaires, c’est une analyse - toute de saveurs et d’odeurs - de notre cuisine nationale qui est menée.
Madeleine Ferrières
Spécialiste de l’histoire de l’alimentation, elle est l’auteur de l’Histoire des peurs alimentaires (Seuil, 2001 et “Points Histoire”, 2006), traduit en anglais et en italien. Elle est professeur d’histoire moderne et chercheur à la Maison méditerranéenne des scienbces de l’homme, à Aix-en-Provence.
Après l’ouvrage Allô mon corps… fondements de la psychanalyse corporelle, l’ensemble des psychanalystes corporels en activité aujourd’hui viennent partager avec vous leur recherche et leurs questionnements. S’appuyant sur une méthodologie précise et sur vingt-cinq années de pratique, cette nouvelle technique d’investigation du passé et cette autre approche de l’intériorité humaine convient le lecteur à plonger dans les origines mêmes de notre personnalité, et à entrevoir les grandes crises et épreuves qui nous sont offertes.
La psychanalyse corporelle vérifie et complète abondamment ce que les illustres précurseurs de la psyché humaine ont exploré, mais avec une pertinence et une profondeur de revécu en séances jamais atteintes, semble-t-il, par aucune autre méthode. Et avec un concept révolutionnaire qui lui est propre : dans nos histoires personnelles, quelles qu’elles soient, il n’y a toujours ni bourreau ni victime…
Auteurs : Bernard Montaud - I. Barsamian - B. Berte - C. Berte - A. Chapus - R. Chapus - D. David - JC. Duret - C. Guijaro - JL. Kopp - JM. Lasbouygues - M. Toulotte - JC . Winkel
Macias Möll est un horloger infirme. Tous les soirs, vers six heures, quand il a fini de réparer les montres, il se rend sur place et dévale une pente avec son fauteuil roulant. Parfois, sous les acclamations des enfants, il bat son record de vitesse… mais alors, inexplicablement, des enfants disparaissent…
Mécanique littéraire à la Borges ? Réflexion métaphysique sur le temps ? Ou parabole sur le destin tragique de l’Argentine ? On ne sait pas très bien par quel bout prendre ce livre étrange, et c’est là, justement, ce qui fait sa force. La grande pureté de la narration, réglée comme une horloge, contraste avec la complexité, la profondeur d’un propos déroutant dont le questionnement perdure une fois le livre refermé. Une chose est sûre, en tout cas : dès les premières lignes - on pourrait même dire dès le titre, tautologie faussement limpide qui dévoile toute la quintessence du roman -, BANEZ empoigne le lecteur d’une main ferme, sans jamais lui révéler sa véritable destination. Dispersés çà et là par une plume alerte et joueuse, les stéréotypes du roman policier (un juge, un flic, des soupçons, des indices) balise son parcours de repères ambigus ; mais d’autres signes le poussent vers des pentes bien plus vertigineuses…
Agent d’une force obscure qui le dépasse, l’horloger Möll rejoint d’autres figures de ce fantastique sud-américain - le Morel de Bioy Casares, par exemple - au charme si subtil et si pernicieux.
Nous disposons aujourd’hui de tous les outils nécessaires pour résoudre la crise du climat. Seule manque la volonté politique.
Bien comprise, la crise du climat est une opportunité sans précédent de s’attaquer à plusieurs causes persistantes de souffrance et de pauvreté longtemps négligées, et d’offrir aux futures générations une vie meilleure - du moins davantage de réussite dans la recherche du bonheur.
Choisir, maintenant rassemble en un lieu unique l’ensemble des solutions aujourd’hui existantes afin que, tous ensemble, nous résolvions cette crise. Je souhaite décider les lecteurs à l’action, pas seulement sur une base individuelle, mais comme acteurs des processus politiques par lesquels chaque pays, et le monde dans sa globalité, doit faire les choix qui importent.
Selon un vieux proverbe africain, “si tu veux aller vite, pars seul ; si tu veux aller longtemps, partez ensemble”. Nous devons, tous ensemble, aller loin… et vite. Nous pouvons résoudre la crise climatique. Ce sera difficile, bien sûr, mais si nous décidons de le faire, nul doute que nous réussirons.
Enigmes, jeux d’esprit et devinettes pour doper vos neurones
de Jeremy Stangroom
Ed. Milan . 14,50 euros
Dans son enfance, Albert Einstein invente une énigme redoutable et prédit que seulement deux pour cent de l’humanité serait à même de la résoudre. Cette énigme, qui nécessite une stricte application de la logique, oserez-vous l’affronter ?
Vous trouverez dans ces pages quelques-unes des devinettes les plus fascinantes jamais imaginées. Que vous réfléchissiez au “dilemme de la bibliothécaire”, au problème de la Belle au bois dormant” ou que vous vous attaquiez à “l’erreur de la parieuse”, ce livre donnera du grain à moudre à vos cellules grises et, de bout en bout, ne cessera de solliciter votre capacité à trouver des solutions… et fera peut-être de vous le nouvel Einstein du XXIème siècle !
La nature est sans prix puisque sans elle nous ne serions pas. Elle nourrit, guérit et offre mille services gratuits dont nous n’avons même pas idée.
Les sols de la mer régressent et on pêche des poissons des profondeurs à 40 ans, alors qu’ils ne se reproduisent qu’à 50. Les populations d’abeilles s’effondrent, compromettant la pollinisation et donc la production de fruits et légumes. Partout les ressources se raréfient et ce qui était gratuit devient soudain payant.
Face à notre gloutonnerie, la nature peine à suivre. Si tous les Terriens vivaient comme les Américains, il faudrait quatre planètes pour répondre à leurs besoins. Or nous n’en avons qu’une : la nôtre.
Dans ce nouvel ouvrage riche de savoureuses anecdotes, Jean-Marie Pelt, en humaniste, et sans jamais sombrer dans le pessimisme ambiant, plaide pour la sauvegarde d’une biodiversité qui, par la palette des ressources qu’elle nous procure, est une véritable “assurance vie” pour l’humanité.
Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l’Université de Metz et Président de l’Institut européen d’écologie. La plupart de ses livres sont publiés aux Editions Fayard.
Pourquoi les marmottes ne fêtent pas le nouvel an ?
et autres questions amusantes de sciences à Noël
Christian Camara et Claudine Gaston
Ed. Ellipses . 14 euros
Bientôt Noël ! et avec lui le jour de l’an : des heures passées à table, une nuit entière à se trémousser, sans oublier le décor, la neige, le froid, le sapin ! et le Père Noël, bien sûr. Pas question de louper la fête, mais pourquoi ne pas y mettre un peu de science - d’humour aussi - en se demandant pour quelle raison les sapins perdent leurs aiguilles seulement sur la moquette, d’où viennent les bulles de champagne, comment frise le bolduc, d’où les flocons tiennent leur forme si étrange… ?
Offrez-vous les réponses à ces questions indispensables et à bien d’autres encore. Et puis, vous saurez pourquoi personne n’a jamais rencontré de marmottes à un réveillon.
Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2006, la ville de Bordeaux représente l’un des plus beaux ensemble européens de grande architecture classique. La Bourse des Gabriel, le Grand-Théâtre de Victor Louis comptent parmi les plus célèbres réalisations du XVIIIème siècle. Mais ces monuments grandioses ne doivent pas faire oublier les innombrables immeubles, les églises, les hôtels particuliers qu’on ne se lasse pas d’admirer jusque dans le moindre détail. Ce ne sont, le long des rues, que façades de pierre blonde sculptées de masques et d’ornements, ferronneries superbement ouvragées, portes colossales aux lourds marteaux d’argent mat, églises dont la pénombre abrite des décors de la Renaissance ou de chatoyants autels baroques. Pour la première fois, un livre d’art illustre abondamment ces richesses et donne au lecteur les clés pour reconnaître les styles, pour discerner les évolutions. Aux côtés de monuments encore existants, l’on découvrira des merveilles disparues comme le mythique Château-Trompette, l’une des plus belles forteresses de France, achevée par Vauban.
Bordeaux, cependant, ne se réduit pas à une magnifique collection d’édifices. Son agencement spectaculaire, ses perspectives théâtrales, la longue harmonie de ses quais sont en soi un chef-d’oeuvre d’architecture, une oeuvre de l’esprit. Presque entièrement recréée entre le XVIè et le XIXè siècle, cette cité a été pensée en profondeur - et tout d’abord rêvée - par des urbanistes de génie. Ces hommes ont contribué à l’invention de la ville et de la vie modernes. Leur action était fondée sur la Raison, sur le Progrès. Mais leur modernité n’allait pas sans la beauté. Ils ne concevaient pas de construire, si ce n’était pour embellir. Et pour bâtir un nouveau monde, ils puisaient dans l’Antiquité, comme à une source toujours jaillissante, les secrets d’une splendeur qu’ils pensaient intemporelle. C’est en cela qu’ils étaient des classiques. Bordeaux résulte de leur foi dans la puissance de l’art.
Une histoire juridique et éthique de la photographie
de Daniel Girardin et Christian Pirker
Ed. Actes Sud/ Musée de l’Elysée . 45 euros
Depuis son invention en 1839, la photographie est au centre de nombreuses controverses et de procès retentissants. L’image se place en effet au coeur des enjeux éthiques ou strictement légaux qui ont été menés aux XIXè et XXè siècles. Symbole de liberté d’expression et de droits individuels, mais aussi de pouvoir et d’argent, la photographie est confrontée régulièrement aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle a suscité dans le monde de l’art, de la politique, de la science, du journalisme, de la mode ou de la publicité des débats passionnés qui se sont souvent terminés devant les tribunaux. Une majorité de grands photographes ont été entraînés dans des procédures judiciaires ou des controverses qui eurent un impact important sur leur carrière. Le livre présente un large choix de photographies, célèbres ou méconnues, qui ont fait l’objet de procès ou de polémiques, des débuts de la photographie jusqu’à l’art contemporain. L’ensemble permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps et d’envisager les débats actuels d’un oeil critique.
Ce livre unique, à la croisée des arts et des sciences, propose pour la première fois l’exceptionnel fonds documentaire constitué par Rodolphe Archibald Reiss, criminaliste suisse d’envergure internationale et fondateur de l’Institut de police scientifique de l’université de Lausanne au début du XXème siècle. L’ouvrage présente une large sélection d’images de son oeuvre photographique qui en compte des milliers et témoigne de sa maîtrise technique et de son sens artistique. Les nombreuses et diverses applications que Reiss tire de la photographie vont de la médecine à la criminalistique en passant par l’archéologie, l’architecture et le reportage de guerre. Le théâtre du crime lève le rideau sur l’oeuvre d’un véritable pionnier.