Arlette Lebigre

  • Au matin du 24 août 1665, dans le Paris du début du règne de Louis XIV, le lieutenant criminel Tardieu, un des premiers magistrats de la capitale, et sa femme sont assassinés dans leur hôtel de la Cité par deux jeunes à la dérive qui ont vainement essayé de leur extorquer un peu d'argent. L'argent, les époux Tardieu n'en manquent pourtant pas... Riches à millions (en francs-or), ils vivent comme des gueux, avares à rendre jaloux Harpagon en personne. De quoi tenter le diable dans une ville où la violence et l'insécurité sévissent en permanence. Pas de police organisée - elle le sera quelques mois plus tard -, une justice dont la rigueur ne parvient pas à masquer l'impuissance, l'argent-roi pour les uns, la misère noire pour les autres, il n'en fallait pas plus pour ajouter une page particulièrement spectaculaire à l'histoire criminelle du XVIIe siècle.

    Des documents d'archives, Ariette Lebigre a fait surgir tout le Paris de l'époque. Centré sur la Cité et le Palais de justice, il déborde de vie et de saleté, danse à la fête et applaudit aux exécutions capitales, craint Dieu et adore l'argent. Un Paris haut en couleur et tout en contrastes, qu'Ariette Lebigre nous convie à revisiter en alliant l'érudition au talent.

    Ariette Lebigre est docteur en droit, licenciée ès lettres et agrégée des Facultés de droit. Professeur aux universités de Paris-XI et de Clermont-Ferrand-I, elle s'est spécialisée dans l'histoire du droit pénal et des institutions judiciaires du XVIe au XVIIIe siècle. Elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal en collaboration avec André Laingui, Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle, La Révolution des Curés, La Princesse Palatine, La Justice du Roi et L'Affaire des Poisons.

  • Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le « bel air » et de voir des visages nouveaux.La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'« intime conviction » du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice.Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité « sans amour et sans haine », comme on dit aux Assisses.Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Éditions Albin Michel.

  • Les « envahisseurs » sont déjà parmi nous ! Sur ce thème, écrivains de science-fiction et auteurs de séries télévisées brodent depuis des décennies. Or voici qu'un éminent scientifique se penche sur cette hypothèse moins invraisemblable qu'il n'y paraît.
    Jean-Pierre Petit, directeur de recherche au CNRS, a méthodiquement étudié documents et témoignages disponibles comme il l'avait déjà fait pour son Enquête sur les OVNI. Sans parti pris, il a remonté la piste des Ummites, mystérieux extra-terrestres dont les premières manifestations ont filtré dans la presse espagnole au cours des années 50.
    À sa profonde surprise, les textes ésotériques des Ummites révèlent, lorsqu'ils sont bien décodés, des informations scientifiques d'une telle précision et d'une telle nouveauté que l'idée même d'un canular ne tient pas.
    Au fil d'un récit digne d'une enquête policière se pose une question capitale : et si vraiment, soucieux de ne pas perturber nos structures terriennes, des êtres dotés d'une intelligence comparable à la nôtre nous observaient, nous étudiaient, cherchaient même à nous communiquer leur savoir ?

  • Surpopulation, violence, risques liés à la présence de détenus atteints de troubles mentaux, évasions spectaculaires : on croirait lire le sommaire d'une enquête sur les prisons de France en ce début de XXIe siècle. Or ceci se passe au début du XVIIe et, sans un certain Barthélémy Dumont, nous n'en saurions rien.
    Qui est Barthélémy Dumont ? Un de ces inconnus de l'histoire rencontrés au hasard des archives et dont le témoignage est d'autant plus précieux qu'il n'était pas destiné à la postérité. En charge, de 1608 à 1625, de la Conciergerie du Palais de justice de Paris, il a été confronté aux mêmes problèmes que n'importe quel directeur d'établissement pénitentiaire actuel. plus quelques autres qui ont disparu.
    Car, à l'époque et si incroyable que cela puisse paraître, on entre à la Conciergerie comme dans un moulin, on en sort presque aussi facilement. Une masse bigarrée de prisonniers allant du sorcier de village au prince polonais en passant par Ravaillac. Des personnels en nombre dérisoire, dépourvus de toute formation et payés au rabais. La hantise des catastrophes (incendies, inondations) qu'il faut gérer avec les moyens du bord. Surtout, le contrôle tatillon de la justice qui ouvre une enquête au moindre incident.
    C'est d'ailleurs grâce à ce contrôle que Barthélémy Dumont et, avec lui, la vie au quotidien de la Conciergerie sont sortis de l'oubli. De là, ces Mémoires qu'il aurait pu écrire et qui jettent un coup de projecteur inattendu sur la plus célèbre prison de l'Ancien Régime.

  • Au matin du 24 août 1665, dans le Paris du début du règne de Louis XIV, le lieutenant criminel Tardieu, un des premiers magistrats de la capitale, et sa femme sont assassinés dans leur hôtel de la Cité par deux jeunes à la dérive qui ont vainement essayé de leur extorquer un peu d'argent. L'argent, les époux Tardieu n'en manquent pourtant pas... Riches à millions (en francs-or), ils vivent comme des gueux, avares à rendre jaloux Harpagon en personne. De quoi tenter le diable dans une ville où la violence et l'insécurité sévissent en permanence. Pas de police organisée - elle le sera quelques mois plus tard -, une justice dont la rigueur ne parvient pas à masquer l'impuissance, l'argent-roi pour les uns, la misère noire pour les autres, il n'en fallait pas plus pour ajouter une page particulièrement spectaculaire à l'histoire criminelle du XVIIe siècle.Des documents d'archives, Ariette Lebigre a fait surgir tout le Paris de l'époque. Centré sur la Cité et le Palais de justice, il déborde de vie et de saleté, danse à la fête et applaudit aux exécutions capitales, craint Dieu et adore l'argent. Un Paris haut en couleur et tout en contrastes, qu'Ariette Lebigre nous convie à revisiter en alliant l'érudition au talent.Ariette Lebigre est docteur en droit, licenciée ès lettres et agrégée des Facultés de droit. Professeur aux universités de Paris-XI et de Clermont-Ferrand-I, elle s'est spécialisée dans l'histoire du droit pénal et des institutions judiciaires du XVIe au XVIIIe siècle. Elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal en collaboration avec André Laingui, Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle, La Révolution des Curés, La Princesse Palatine, La Justice du Roi et L'Affaire des Poisons.

  • La justice du roi

    Arlette Lebigre

    Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se

  • Paris, 1652 : la Fronde, qui dure depuis quatre ans, a cessé d'être un jeu de princes, une « guerrette » de privilégiés, et les combats déchirent le royaume.
    Dans la capitale, saignée à blanc, où affluent des hordes de réfugiés, trois amis, Portal, magistrat, Villedieu, gentilhomme, et Blancheroche, musicien, imaginent un stratagème pour obliger Mazarin à quitter la France et mettre fin au conflit. Mais l'affaire tourne mal et les assassinats mystérieux se succèdent, ponctués par les airs de vielle d'un étrange mendiant. Entre une leçon de clavecin et un concert de luth, Blancheroche devra démêler les fils d'une dangereuse cabale.
    Des débuts d'un jeune musicien italien nommé Lulli aux bonnes oeuvres de Vincent de Paul, des harangues de Condé aux folles cavalcades de la Grande Mademoiselle, Meurtres sous la Fronde, évocation fastueuse et érudite d'une période mal connue de l'histoire de France, fait revivre l'atmosphère enfiévrée d'une ville infestée d'espions et traversée d'ombres furtives.
    Historienne et juriste, ancien professeur à l'université de Clermont-Ferrand, Arlette Lebigre s'est imposée au fil de ses ouvrages (La Justice du roi, L'Affaire des poisons, Les Dangers de Paris au XVIIe siècle et La Princesse palatine) comme un des meilleurs spécialistes du XVIIe siècle. Meurtres sous la Fronde est son deuxième roman, après Meurtres à la cour du Roi-Soleil.

  • 13 mai 1588, un roi traqué par l'émeute s'enfuit de Paris pour n'y plus revenir. 22 mars 1594, un autre roi se glisse furtivement dans la capitale qui le repousse depuis six ans. Que cache ce vide historique entre le dernier des Valois et le premier des Bourbons ? Pourquoi tant de haine contre Henri III ? Pourquoi cette résistance désespérée à Henri IV ? Une réponse : la révolution.Révolution insolite, prêchée par des chefs religieux fanatiques et démocrates qui, une main sur l'Évangile, l'autre sur le mousquet, mettront le pays à feu et à sang pour défendre une double cause : la foi catholique, la souveraineté du peuple. Révolution née de l'exaspération de la passion religieuse, mais aussi du refus d'un pouvoir politique sans contrôle et de la prise de conscience des injustices sociales. Révolution populaire, certes, mais voulue et menée par des intellectuels, hommes d'Église et hommes de loi, transfuges de la haute bourgeoisie et étudiants contestataires.On est très loin des clichés si souvent plaqués sur ce « temps des troubles » - Henri III le dégénéré, Henri de Guise le héros, Henri IV le libérateur. Le vrai visage du drame est à chercher ailleurs, dans les rues et les églises, à la Sorbonne et à l'Hôtel de Ville, chez tous ceux qui en furent les témoins et parfois les victimes. Six ans de violence, de complots et d'assassinats, des foules en délire, des dizaines de milliers de morts : avec deux cents ans d'avance, Paris s'offre sa première grande fête révolutionnaire.Arlette Lebigre, née en 1929, docteur en droit, licenciée ès lettres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'Université de Paris XI. Spécialisée en histoire du Droit et des Institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe s.), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit Pénal (en collaboration avec André Laingui, 1979) et « Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle », 1976.

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