Claude Grignon

  • Introduction, par Claude Grignon et Louis Gruel PREMIÈRE PARTIE La vie matérielle, par Claude Grignon Chapitre I - La question du logement Chapitre II - Alimentation et santé DEUXIÈME PARTIE Le coût de la vie étudiante, par Jean-Claude Eicher et Louis Gruel Chapitre I - Le problème du financement Chapitre II - Ressources et dépenses TROISIÈME PARTIE Conditions d'études, manières d'étudier et pratiques culturelles, par Bernard Lahire Chapitre I - Les manières d'étudier Chapitre II - Lecture et pratiques culturelles QUATRIÈME PARTIE Les parcours des étudiants, par Pierre Cam Chapitre I - Les cycles courts Chapitre II - Les parcours à l'université Questionnaire Liste des figures

  • Face à la culture populaire, les intellectuels tombent fréquemment dans deux écueils symétriques. Célébrant l'authenticité des goûts du peuple et la richesse inaperçue de ses pratiques, par opposition aux faux-semblants des pratiques cultivées, certains oublient que la culture populaire est une culture socialement dominée et, au nom du relativisme, versent dans le populisme. D'autres, n'envisageant la culture des classes populaires que sous les traits du manque, peinent à s'extraire de leur propre légitimisme et cèdent au misérabilisme. Telle est la critique que les auteurs adressent notamment à Pierre Bourdieu, dont ils furent tous deux de proches collaborateurs, en engageant un dialogue exigeant avec ses travaux.
    C'est à éviter ces deux biais à l'oeuvre dans la sociologie, la littérature ou la politique qu'invite cet ouvrage.

    Claude Grignon :
    Sociologue, directeur de recherche à l'INRA, il a notamment publié L'Ordre des choses (Minuit, 1971) et Sociologie et idéologie (Droz, 2008).

    Jean-Claude Passeron :
    Sociologue, directeur d'études de l'EHESS, il a coécrit avec Pierre Bourdieu Les Héritiers et La Reproduction (Minuit, 1964, 1971) et est également l'auteur du Raisonnement sociologique (rééd. Albin Michel, 2008).

  • Qui ne connaît pas Séraphin Poudrier, le célèbre avare de Sainte-Adèle, petite ville située au nord de Montréal ? Au Québec, son nom est même devenu synonyme d'avarice, au même titre qu'Harpagon ou Shylock. De 1951 à 1970, Claude-Henri Grignon, créateur du personnage, et Albert Chartier ont réalisé une page mensuelle dans le Bulletin des agriculteurs mettant en scène le petit monde de Séraphin Poudrier, célèbre personnage du roman, aujourd'hui devenu un classique, Un homme et son péché.

  • Une réflexion anthropologique, historique et sociologique sur l'alimentation, appréhendée comme le révélateur et le résultat des rythmes sociaux, ou du temps tel qu'une société le conçoit et l'utilise.

  • Un homme et son péché est sans doute le roman québécois qui a reçu la plus grande audience populaire; le nom même de son protagoniste est passé dans le vocabulaire pour désigner un avare. Pourtant, sa faveur menaçait d'éclipser le texte, puisque ce sont ses prolongements qui, pendant plus de cinquante ans, furent les mieux connus: à la radio, au cinéma, à la télévision L'édition critique permet de découvrir les aspects proprement littéraires de cette oeuvre en retraçant les circonstances de sa création, les modèles de ses personnages, sa réception auprès de la critique et surtout le travail énorme - mais encore insoupçonné - de correction et d'épuration apporté au texte par son auteur.
    Claude-Henri Grignon, écrivait René Garneau en 1936, est « l'un des rares écrivains de chez nous dont le style n'a heureusement aucune des qualités que notre critique officielle cherche chez un auteur. Il n'est pas élégant ni harmonieux. Il est brut, primitif, direct, elliptique, près des choses qu'il veut dire ».
    Antoine Sirois, spécialiste de littérature comparée, est professeur à l'Université de Sherbrooke. Yvette Francoli, chargée de cours à la même université et professeure au Cégep de Sherbrooke, prépare une bigraphie de Claude-Henri Grignon et une édition critique des Écrits critiques de Louis Dantin pour la Bibliothèque du Nouveau Monde.
    Prix Gabrielle-Roy pour la critique, 1987

  • Construction de modèles ou production de récits, axiomatisation formalisatrice ou restitution narrative ordonnée : les sciences sociales sont placées devant des choix qui dessinent entre elles des lignes de clivage fortes, mais non figées, et qui distinguent des positions théoriques au sein même des disciplines.
    Pour confronter leurs analyses et leurs styles de recherche, les historiens, anthropologues, sociologues, économistes et archéologues qu'a réunis le séminaire dont est issu ce livre ont placé au centre de leurs échanges un ensemble de questions d'épistémologie qui révèlent les difficultés communément rencontrées dans la pratique quotidienne du travail scientifique. Les sciences sociales ont-elles leur régime propre de scientificité, ou bien menacent-elles de verser dans l'essayisme si elles ne s'alignent pas sur le modèle des sciences physiques ? Y a-t-il des récits scientifiques ? Quels sont les rapports entre la preuve et la présomption, entre la vérité et la vraisemblance ? Peut-on mathématiser les faits humains au même degré que les phénomènes naturels ? Peut-on contrôler un raisonnement naturel en le modélisant ? Peut-on dissocier la formalisation logico-mathématique de l'axiomatique utilitariste et de l'individualisme méthodologique ? En quoi la construction de scénarios explicatifs fondés sur l'exploration des états possibles du monde se distingue-t-elle de la fiction littéraire ? Quelles analyses de la causalité prévalent aujourd'hui dans l'exploration des faits sociaux et de leurs diverses profondeurs temporelles ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répondent Maurice Aymard, Patrice Bertail, Pierre-André Chiappori, Jean-Claude Gardin, Jean-Yves Grenier, Maurizio Gribaudi, Claude Grignon, Michel Grignon, Giorgio Israel, Gérard Lenclud, Pierre-Michel Menger, Jean-Claude Passeron, Jean-Marc Robin, Florence Weber.

  • Les sciences de l'homme sont-elles des sciences, au même titre que les sciences de la nature ? Ne sont-elles pas plus proches de la philosophie ou de la littérature que de la physique ? La diversité des sciences compromet- elle l'unité de la science ? Affaiblit-elle l'opposition, brouille-t-elle la démarcation entre science et non science ? Les différences entre les disciplines tiennent-elles seulement à leurs méthodes, ou, plus profondément, à des styles de pensée différents, à des conceptions différentes de notions aussi fondamentales que la causalité ou l'explication ? Peut-on néanmoins trouver des traits spécifiques, communs aux différentes espèces de sciences, qui les distinguent des autres espèces de pensée ?
    Les questions d'épistémologie sont abordées ici dans une perspective nouvelle. Les chercheurs qui ont participé au séminaire dont ce livre est issu se sont efforcés d'y répondre, et au besoin de les reformuler, en comparant entre elles leurs pratiques de recherche ; à partir de l'examen des difficultés et des obstacles que ces pratiques rencontrent, ils ont mis en lumière et en question les options sous-jacentes sur lesquelles reposent leurs épistémologies respectives. Des mathématiques à la sociologie, de la physique à l'épidémiologie, de la chimie à la musicologie, de la neurobiologie à l'archéologie, on voit ainsi s'esquisser une nouvelle typologie des sciences.

  • À la fin de l´été 1889, une chaleur écrasante dessèche les Pays d´en Haut. Les colons qui aspirent à s´y enraciner ont du pain sur la planche et, très souvent, peu de ressources pour y arriver. Dans le Rang Croche d´une petite paroisse

  • Nous sommes à l´été 1890. Les conditions encore terribles de la colonisation se prêtent à la naissance et à la persistance d´animosités entre les colons. Une âme insuffisamment charitable, un esprit un peu trop chevaleresque, un ivrogne un peu trop loquace : les opportunités foisonnent pour la discorde de semer ses graines. Lorsque la mort elle-même visite les Pays d´en haut, ce n´est rien pour tempérer les caractères déjà échauffés. Un certain riche du rang Croche, tout occupé qu´il est à manigancer l´accroissement de sa propre fortune, devra composer avec des irritants qu´il ne parvient pas toujours à prévoir. Il semble que, même outre-tombe, on se soit donné le mot pour faire obstacle à ses projets.
    Cyprien Marignon arrivera-t-il à protéger ceux qu´il aime des tractations immorales de Séraphin Poudrier? Jérôme Chamereau oubliera-t-il enfin Julia Destreilles? D´où vient donc ce mystérieux foreman aux manières de gentilhomme, supervisant depuis peu le camp de la Rivière Rouge? La paroisse disposera-t-elle d´assez de bois pour se chauffer, l´hiver venu? Sans compter les élections municipales qui approchent...
    Suivez les péripéties de vos colons préférés dans ce second tome riche en rebondissements, en coups de théâtre, en conflits larvés et en guerres ouvertes!

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