Fabrice Flipo

  • L'enjeu de l'écologie est d'actualité, et même pressant. Le climat change, les ressources s'épuisent, et plus le temps passe plus les sombres prédictions du Club de Rome, dans les années 1970, se vérifient. En conséquence, la question rencontre de plus en plus d'intérêt. Les thèses sont nombreuses, et à les lire, on ne peut se départir d'une impression de flou, voire d'éparpillement, sinon de contradiction. L'écologie politique est-elle progressiste ? Est-elle réactionnaire ? Est-elle libertaire ou autoritaire ? De quoi parle-t-on exactement ?
    Fabrice Flipo propose d'organiser la discussion, et relier entre eux les fils épars de l'analyse, empirique et théorique. Le fil conducteur ? L'écologisme et sa réception, depuis que ce courant est apparu, dans les années 1960. Se détachent quatre grands enjeux portés par l'écologie politique et qui expliquent son caractère scandaleux : les droits de la nature, les cadres de la démocratie moderne, la critique de la consommation et le « réenchantement du monde ».
    Pour résumer l'argument, l'écologie politique se définit non par la protection de l'environnement mais par une remise en cause du mode de vie moderne, en tant qu'il n'est pas généralisable.
    Cherchant à déconstruire ce modèle qui se présentait comme universel, et qu'elle rencontre comme un obstacle, l'écologie politique se trouve aux côtés de mouvements tiers-mondistes, pour qui la modernité n'a jamais eu l'évidence universaliste qu'elle s'octroyait généreusement. Et comme une critique ne vaut que si elle débouche sur du positif, Fabrice Flipo montre comment la question de l'émancipation s'en trouve reconfigurée.

  • Le terme de décroissance, volontairement provocateur, met l'accent sur l'urgence d'un constat : une croissance infinie de la production et de la consommation matérielles ne saurait être tenable dans un monde fini. Cette idée, d'abord repoussée avec effroi ou moquée, fait tranquillement son chemin.
    Ce livre revient sur les grandes raisons pour lesquelles la croissance doit être mise en cause en tant que point central des politiques contemporaines : rétablir un dialogue global des cultures et un authentique universalisme ; sauver la démocratie ; sauver les écosystèmes ; stopper la fuite en avant mortifère dans l'extractivisme ; arracher nos vies à la folie consumériste.
    À l'heure de l'isolationnisme, des guerres et des réfugiés climatiques, la perspective d'une décroissance est plus que jamais porteuse de paix et de partage.
    Fabrice Flipo se livre à une critique complète et actualisée des politiques de croissance ; et tandis que beaucoup n'envisagent encore la décroissance que sous l'angle de l'effondrement, il s'autorise à explorer un avenir possible et même souhaitable que les critiques habituelles de la croissance laissent en grande partie de côté, et qui passe par une décroissance du PIB.
    Il montre également que le problème principal des politiques de croissance est d'assécher le débat public en le réduisant à une suite de débats gestionnaires sur les moyens, évacuant les fins ; ainsi la décroissance est notre seule chance de mettre fin aux inégalités et aux oligarchies.
    La décroissance est aussi une réponse à la crise de sens que traversent les sociétés industrialisées. Que peut signifier une vie passée à avoir toujours plus (de titres, diplômes, d'argent, de choses) alors que l'harmonie avec la nature, les êtres humains et les autres êtres vivants passe plutôt par la pratique de la méditation et de l'écoute ?
    L'ouvrage aborde ensuite les alternatives ouvertes par les différentes composantes de la décroissance : ressources spirituelles et consom'action, modes de vie écologiques, démocratie radicale et désobéissance, investissement éthique et solidaire, réemploi et « provincialisation de l'Europe » afin de sortir de l'ethnocentrisme.

  • Prendre au sérieux la question écologiste conduit à renouveler radicalement notre philosophie politique. La critique sociale s'en trouve redéfinie, la modernité technologique déconstruite. Pas moins. Car c'est à une véritable révolution culturelle dans la façon de concevoir l'avenir de nos cités humaines qu'invite ici Fabrice Flipo. Avec trois figures centrales dans cet effort de reconstruction philosophique : Jean-Paul Sartre, Jean Baudrillard et Ivan Illich.

  • Le développement économique mondial de la société thermo-industrielle repose sur une réalité physique que l'on a longtemps eu du mal à saisir et qui peut être résumée à une accélération vertigineuse des flux de matières utilisées pour alimenter l'activité humaine.
    L'extractivisme décrit cette logique de prélèvement massif de ressources venant alimenter la machine économique.
    Utilisé de manière critique au tournant du XXIe siècle par des chercheurs et des militants d'Amérique du Sud pour décrire le phénomène d'exploitation intensive et généralisée de la nature dont ils étaient témoins sur leurs territoires, le terme d'extractivisme tend par la suite à se généraliser à l'ensemble des projets d'exploitation industrielle de la nature. Projets qui ignorent aussi bien l'épuisement des ressources que les impacts destructeurs d'un point de vue social et environnemental. Cette logique d'extraction de valeur à des fins d'accaparement ou de dépossession, peut s'appliquer à l'exploitation de ressources sous toutes ses formes : force de travail, savoirs (data mining), connaissances autochtones (biopiraterie), etc.

  • La fin du marxisme en tant qu' « horizon de notre temps » a ouvert une période souvent appelée « postmoderne » caractérisée par une prolifération d'approches ayant souvent en commun une défiance envers toutes les formes de totalisation, en raison d'un lien supposé avec le totalitarisme. Cette période couvre approximativement les années 70 à 2000. On observe alors un attrait renouvelé de la synthèse, pour diverses raisons : l'expérience totalitaire n'est plus aussi centrale, pour les nouvelles générations ; la multiplication des approches et la déconstruction généralisée a aussi fait perdre le sens global de notre époque, débouchant sur ce qu'Alain Caillé a appelé le parcellitarisme ; l'émer- gence des anciens pays en développement sur la scène internationale apporte un regard neuf et partiellement extérieur à l'Occident mettant en lumière ce que cette zone culturelle a de particulier, mettant à mal l'universalisme revendiqué.
    Un travail antérieur sur l'écologisme nous avait amené à questionner l'enjeu de l'émancipation sous un angle décalé, par rapport aux deux grandes idéologies de référence en la matière que sont le libéralisme et le marxisme. Nous avions en particulier mis l'accent sur le rapport ambigu entre science et religion. Les écologistes accusent les modernes de religio- sité et de foi dans le progrès, et en retour les modernes accusent les écologistes de comportement religieux. La question s'était déjà posé à propos du marxisme : est-il une foi ? Comment peut-il être à la fois une foi et une science ? N'est-ce pas plutôt le libéralisme qui entretient une confiance toute religieuse dans son ordre propre (thème du fétichisme) ?
    Nous avions été à esquisser un cadre théorique s'appuyant principalement sur Sartre et Whitehead, principalement la Critique de la Raison Dialectique (1960) et Processus et réalité (1929), avec quelques autres auteurs comme Serge Mos- covici ou Ernesto Laclau.
    Le projet de ce nouvel ouvrage est à la fois de proposer un bilan synthétique de la question de l'émancipation, à l'époque de la mondialisation et de la crise écologique. Il procède en trois étapes : un bilan du libéralisme, dans sa critique du conservatisme (thèse) ; un bilan des marxismes et post-marxismes, dans leur critique du libéralisme (antithèse) ; et une troisième partie de synthèse, se situant dans le prolongement théorique de l'ouvrage sur l'écologisme, où nous proposons de réarticuler des concepts tels que religion, politique, science, culture et sacré, afin d'éclairer d'un jour nouveau la question de l'émancipation.
    Notre analyse tourne autour de la difficulté que rencontrent les sociétés à maîtriser ce que Sartre appelle le quasi-souverain, qu'il faut entendre au sens général d'une asymétrie entre individus, quant à la praxis. Le quasi-souverain est « le pouvoir », au sens commun du terme. Il se manifeste par sa capacité d'engendrer « l'obéissance » ou plus simplement de bloquer les alternatives à la synthèse qu'il propose - ou impose. Nous soutenons qu'il s'agit de la forme générale de l'alié- nation, dont le conflit entre capital et travail est un cas particulier. Nous proposons une réinterprétation de différents concepts : autorité, communauté, domina- tion, pouvoir notamment. Les conclusions auxquelles nous aboutissons rejoignent Gramsci et d'autres pour qui l'émancipation réside dans le fait d'agir en vérité, cette vérité étant ce qui fait autorité, collectivement, et génère un ordre concret qui est celui de la liberté.
    Quels sont les enjeux ? Ils sont nombreux, citons-en quelques-uns :
    - la mise en évidence de la centralité et en même temps de l'ambiguïté de ce que Sartre appelle le « quasi-souverain », habituellement qualifié de « pouvoir », fournissant une nouvelle interprétation de la « servitude volontaire » ;
    - une définition précise des rapports entre science comme domaine de l'expérience et au moins trois manières de comprendre le religieux, suggérant quelques explications concernant le caractère inévitablement millénariste des mouvements révolutionnaires (la raison doit errer pour être créatrice) ;
    - insistance notamment sur la Philosophie de la Nature de Hegel, en tant qu'elle porte le moment romantique de la création radicale (« divine »), et non pas le moment du déterminisme comme on le pense trop souvent en sciences humaines ;
    - l'ouvrage montre l'ambiguïté de la science, qui peut être émancipatrice mais aussi castratrice, en tant que l'expérience, c'est aussi le passé, qui nie qu'il puisse y avoir création véritable (pas de « miracle », « there is no alternative », répétition du même cadre, qui discipline le changement) - la réhabilitation d'une sorte de droit à l'expérimentation tous azimuts, contre les pensées « réactionnaires de gauche » ou d'extrême-gauche, dont les pratiques autoritaires ne sauraient être émancipatrices ;
    - une réinterprétation du totalitarisme et des dérives post-révolutionnaires, sans condamnation des luttes révolutionnaires (au contraire) ; une réinterprétation des différentes positions marxistes, entre le 19e et le 20e siècle, par rapport à la « prise de pouvoir », leurs forces et leurs faiblesses ;
    - une ontologie sociale postmoderne mais pas relativiste, ou plus exactement a-moderne, tiers- mondiste, prenant acte de la sociologie des sciences, des théo- ries de la reconnaissance, de la lutte des classes mais articulant de tout dans un cadre conceptuel unique. C'est une partie d'un travail plus large étayé notam- ment sur une connaissance de l'Inde qui reste implicite dans cet ouvrage mais sera explicité dans un autre à venir sur Louis Dumont (rédaction largement achevée) ;
    - une explication du recours constant, en philo politique, à l'état de nature ;
    - identification du conservatisme, qui est le véritable adversaire de l'émancipation, le libéralisme pouvant être un allié de circonstances (le libéralisme pouvant aussi être conservateur).

  • La crise démocratique contemporaine est largement avérée. Elle se manifeste principalement par l'abstention lors des scrutins, un défaut important de confiance envers les élites et des votes se dirigeant vers les extrêmes, par exemple l'élection de Donald Trump ou le niveau élevé du Front national. Une telle situation demande de revenir sur certains grands repères.
    L'objectif de Fabrice Flipo est d'éclairer les débats contemporains avec les auteurs classique de philosophie et de sociologie politiques, de manière à ce que « l'honnête homme » puisse mieux comprendre et situer les partis politiques dans une perspective plus large pour éviter les pièges de la rhétorique habituelle : séduire, discréditer, faire peur, dire ce que le public a envie d'entendre...
    L'originalité de cet ouvrage est de concilier la rigueur de la recherche et un ancrage fort dans les grands débats contemporains pour aider chaque individu dans ses choix.

    - Le libéralisme est-il le laisse-faire ?
    - Le socialisme est-il forcément paternaliste ?
    - Les courants minoritaires sont-ils de véritables idées politiques ?
    - Tous les courants sont-ils compatibles avec la démocratie ?
    - L'espace international est-il vide d'idées politiques ?
    - La Constitution française - Qu'est-ce qui est politique ?

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  • Cet ouvrage expose de manière claire et structurée les différents points de vue sur le développement durable. La présence de citations et de documents permet d'expliciter les points débattus.Une conclusion élargit le débat en anticipant sur l'évolution future du thème, les rapports de force et la tendance.

  • L'écologie politique interroge : est-elle de gauche, est-elle de droite ? De quoi est-elle le nom ? Andrew Dobson indiquait que les analyses de l'écologisme lui assignent quatre positions possibles : un nouvel ordre global (symbolisé par le rapport Brundtland), un autoritarisme centralisé (la « tragédie des communs » de Garrett Hardin), la commune autoritaire (Goldsmith en est fréquemment le symbole) et un anarchisme égalitaire et participatif.

    A-t-il raison ? Trois conclusions émergent : le risque d'un « écofascisme » qui n'aurait rien d'écologiste, si les enjeux écologiques ne sont pas pris au sérieux ; l'apport de l'écologisme à une critique émancipatrice de la modernité, ne se confondant pas avec un antimodernisme rétrograde ; et la difficulté manifestée par les analystes comme par les acteurs, pour saisir ce courant.

    L'écologie autoritaire interroge et examine la façon dont l'écologisme se confronte à ses autres aspects idéologiques, dans le contexte français : libéralisme, socialisme et conservatisme.

  • 2020 est l'année de la sobriété numérique?: entre la Feuille de route sur l'environnement et le numérique du Conseil national du numérique, l'avis du Sénat et le rapport du Shift Project, le sujet n'a jamais été aussi présent. Le déploiement de la 5G est interrogé, voire contesté?: ne va-t-il pas accélérer le déluge de données?? La sobriété n'est-elle pas devenue un impératif?? N'implique-t-elle pas de questionner la 5G, voire d'enclencher une dénumérisation?? Cela revient-il à adopter le «?modèle Amish?», comme l'a dit l'exécutif?? Le numérique n'a-t-il pas connu des gains phénoménaux en matière d'efficacité énergétique, depuis l'ENIAC en 1945 qui consommait 150?kW, pour guère plus de 5?000 opérations par seconde?? N'est-il pas une troisième révolution industrielle, inéluctable, voire même un stade supérieur de l'humanité?? N'est-il pas aussi une très bonne manière de devenir milliardaire?? Cet ouvrage montre que oui, le numérique suit une trajectoire écologique et énergétique inquiétante?: c'est le secteur dont l'empreinte environnementale croît le plus vite. Oui, le numérique s'est «?imposé?». Mais quand, comment, pourquoi, par qui?? Le lecteur trouvera des réponses dans ce travail fouillé de philosophie sociale, qui poursuit plusieurs buts distincts?: définir le numérique, qui s'avère dépendre plus de la logistique que de Gutenberg?; montrer comment nous sommes devenus dépendants du numérique, en explorant les rapports du Credoc, de Xerfi ou de l'Arcep?; détailler les enjeux écologiques du numérique, au sein d'un cadre théorique dérivé de James C. Scott, autour du concept de «?schème étatique?»?; analyser le positionnement de divers acteurs dans ce qui fait l'historicité contemporaine?; théoriser ce que sont les modes de vie et comment ils évoluent, avec une thèse forte?: c'est «?l'effet de réseau?» qui caractérise l'historicité humaine, un enjeu mésosociologique qui braque le projecteur sur les architectures de choix, à rebours des débats qui opposent les petits gestes et la révolution.

  • La numerisation du monde : un désastre écologique Nouv.

    Le mythe de l'immatérialité du numérique est enfin en train de s'effondrer. Il s'avère que ce secteur est le plus mauvais élève de tous, notamment sur le plan des émissions de gaz à effet de serre :
    Pire que l'aviation, à tous points de vue. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et quelles en sont les conséquences ? En s'appuyant sur une étude exhaustive des rapports scientifiques sur le sujet, Fabrice Flipo définit avec précision les enjeux de la numérisation du monde et ses implications écologiques - énergétiques, climatiques et matérielles. Il rapproche le numérique de la logistique et explique ce qu'il faut comprendre lorsqu'il est question de « plateformes ».
    Il décrit comment les modes de vie ont évolué, sous la pression conjointe des entreprises et de l'État. Les consommateurs sont manipulés, canalisés vers des besoins qu'ils n'avaient pas, au nom du progrès et de la compétitivité. Il esquisse également une théorie nouvelle du changement social et politique. Renvoyant dos à dos « petits gestes » et « révolution », il montre que tout se joue, dans le numérique comme ailleurs, dans l'affrontement entre réseaux de différentes natures.

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale. Si la récupération des idéaux des mouvements sociaux semble si facile,

    c'est peut-être parce que leurs fondements sont compatibles avec « l'esprit »

    de la société libérale. La question est traitée ici par Fabrice Flipo sous l'angle du rapport entre altermondialisme et

    libéralisme. Le mouvement altermondialiste est-il une forme de libéralisme?

    La question est pertinente parce que c'est dans un contexte de libéralisme

    économique - ou encore de néolibéralisme - qu'émergent les NMSE.

    Quant au mouvement altermondialiste, il semble nettement apparenté à

    un libéralisme politique de conception lockéenne, mais aussi fortement

    opposé au néolibéralisme. La réflexion de l'auteur sur les défis que cette
    />
    position implique alimente généreusement les interrogations de l'ouvrage

    concernant les différentes directions empruntées par les NMSE ainsi que

    leur cohésion. Plus largement, la pertinence des considérations sur le

    mouvement altermondialiste pour l'étude des NMSE est évidente dans

    un contexte où les mouvements sociaux semblent prendre de plus en

    plus d'espace à l'échelle planétaire : tous tentent de combler le déficit

    qu'accusent les États en matière de régulation et de contrôle des firmes

    transnationales.

  • The book examines ecological issues such as climate change and biodiversity, articulating local and global scales, and short and long term perspectives, questioning what "development" and "progress" are. The goal is to show how diverging points of view are conflictingly articulated to one another, in a political ideology perspective. This perspective, which is close to the main actor's point of view, allows displacement of the usual analysis, and offers a new synthesis.

  • Cet ouvrage expose de manière claire et structurée les différents points de vue sur le développement durable : où va le progrès ? Qu'est-ce que le développement durable ? Quels sont les grands débats du développement durable ? Agir ou subir ? La présence de citations et de documents permet d'expliciter les points débattus. Une conclusion élargit le débat en anticipant sur l'évolution future du thème, les rapports de force et la tendance.

  • Comme les autres équipements techniques, les infrastructures numériques consomment de l'énergie, produisent des déchets et font l'objet d'une maintenance. Cet ouvrage fait le point sur les connaissances dans ce domaine de consommation d'énergie souvent mal connue et s'interroge sur une meilleure façon de la gérer. Ecologie des infrastructures numériques analyse les dispositifs et les réglementations mis en place pour mieux maîtriser la production de déchets du secteur des TIC et étudie leurs conséquences sur les modes de fabrication. Ce livre compare la gestion de la consommation d'énergie des infrastructures numériques en France, Italie et Sénégal et analyse les évolutions institutionnelles de ces pays dans ce domaine, au regard des enjeux du développement durable et des objectifs initiaux des réglementations.

  • Les typologies des Smart Cities sont multiples : tantôt, ce sont des villes nouvelles entièrement régulées par le numérique, tantôt, des formes plus éclatées, qui créent de nouvelles formes d'urbanité numérique ou favorisent une expansion de celle-ci dans les territoires ruraux. Une promesse de progrès (social, économique, écologique, etc.) se trouve toujours à la clé.

    Qu'en est-il réellement ? Les villes dites "smart" construisent des réseaux d'activités qui soutiennent de nouvelles formes d'entreprises et organisations, indéniablement, et le numérique occupe une place centrale dans l'ordre des moyens. Ce maillage d'activités est à l'échelle de la globalisation des échanges, tout en étant inscrit dans les territoires; il est marqué par une relation différente au temps et à l'espace, dont les moyens de communication sont des relais d'innovation (média sociaux, etc.). Mais il y a loin de la promesse à la réalité. Les cas abordés dans ce recueil montrent que les systèmes d'information sont moins évidents à utiliser ou à mettre en oeuvre que dans les slogans. Les métiers évoluent, les territoires se transforment, mais le résultat reste, au mieux, ambigu en termes de progrès.

    Les articles de ce volume ont l'ambition d'observer la transformation des organisations classiques ou leurs formes émergentes pour dresser un état des lieux de cette "intelligence" à l'oeuvre dans les territoires.

    Ce 11e volume de la revue MTO "Smart Cities : vers de nouvelles organisations ?" est publié avec le soutien financier de la Région Occitanie.

  • Aux quatre coins du monde, nous assistons à l'heure actuelle à des mouvements de contestation qui donnent matière aux réflexions sur les expérimentations, mises en récits, historiographies, théorisations des faits révolutionnaires. Comment penser au présent les ruptures et continuités de la première révolution prolétarienne ? Peut-on nouer des actes et des durées ? À quelles conditions nouer tempo de l'événement et temps longs du changement historique ? Comment lier micro-histoire et grands récits ?

    1917/2017 : un peu plus de cent ans après la double révolution russe (celle de février et celle d'octobre), cet ouvrage propose un dépaysement théorique et géographique sur ce qui fait "événement" révolutionnaire.

    Le parti pris des auteur-es a consisté à se décentrer du geste commémoratif pour ponctuer des perspectives issues des lieux où elles résonnent aujourd'hui entre espérances et ressouvenirs.

    Politistes, philosophes, sociologues nous invitent à une circulation en "terrain révolutionnaire", au vif de l'enquête et de l'archive, de la mémoire et de l'actuel.

  • L'écologie d'aujourd'hui est plurielle. Mais quels sont les véritables clivages qui se cachent derrière la valse des étiquettes, entre décroissance, écosocialisme, buen vivir, croissance verte ou développement humain durable ?
    Face à ces différentes approches, les enjeux liés à l'urgence écologique restent quant à eux les mêmes :
    Réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, risque nucléaire, stérilisation des sols, pollutions et impacts sur la santé, réduction de la biodiversité, accroissement des inégalités.
    Les divergences d'analyse et les différentes solutions préconisées par les grands acteurs de l'écologie politique aujourd'hui en France menacent-elles la sortie de crise ? Sont-elles facteurs de division stérile ou au contraire vecteurs de démocratie fertile ? Et en quoi dessinent-elles les contours de différents modèles de « transition écologique » ?
    Universitaire, élue, syndicaliste, les trois auteurs de cet ouvrage collectif confrontent les points de vue existants et reviennent sur les grandes questions qui traversent l'écologie politique aujourd'hui : le rapport au marché et au secteur privé, les questions d'emploi et d'activité, l'approche par la consommation ou la production, la place de la science, et enfin l'articulation entre Europe, État et décentralisation.

  • Un livre sans équivalent, qui brise les malentendus et les préjugés les plus répandus sur la décroissance, et s'efforce de faire naître un débat sérieux et argumenté.0500 C´est ce qui rend si précieux ce livre sans équivalent, qui brise les malentendus et préjugés les plus répandus sur la décroissance, et s´efforce de faire naître un débat sérieux et argumenté à son propos.

    1. Que signifie « décroissance » ?
    2. La décroissance, une idée neuve ?
    3. Pourquoi pas le « développement durable » ?
    4. La décroissance, est-ce la fin du progrès scientifique et technique ?
    5. La décroissance est-elle malthusienne ?
    6. La décroissance, privation ou joie de vivre ?
    7. La décroissance, c´est la récession et le chômage ?
    8. La décroissance concerne-t-elle les pays du Sud ?
    9. La décroissance n´implique t-elle pas une vision dirigiste et autoritaire de la politique ?
    10. Que signifierait concrètement une politique de décroissance ?0300 La décroissance désigne une mouvance intellectuelle et militante qui estime que la crise climatique et les impasses du modèle capitaliste ne pourront être surmontées qu'au prix de l'abandon du modèle de développement productiviste et de ses fondements : le culte fétichiste  de la croissance et la croyance aveugle dans les bienfaits des progrès technoscientifique. « Doux rêve », « dangereuse utopie »,  « projet réactionnaire », on a tout entendu à propos de la décroissance, qui suscite souvent une condescendance amusée ou une méfiance instinctive de la part du monde politique traditionnel ou du monde intellectuel.C'est ce qui rend si précieux ce livre sans équivalent, qui brise les malentendus et préjugés les plus répandus sur la décroissance, et s'efforce de faire naître un débat sérieux et argumenté à son propos.La table1. Que signifie « décroissance » ? (Où l'on tente de déterrer quelques racines conceptuelles d'une vaste mouvance hétéroclite)2. La décroissance, une idée neuve ? (Où l'on montre que dans un monde nouveau et souvent inquiétant, certains ne se contentent pas des vieilles formules réchauffées)3. Pourquoi pas le « développement durable » ? (Où il est utilement rappeler le sens d'une expression dont il est fait usage de façon fréquente et inconsidérée)4. La décroissance, est-ce la fin du progrès scientifique et technique ? (Où il apparaît que le retour à la bougie n'est pas le modèle en vogue même chez les radicaux irresponsables)5. La décroissance est-elle malthusienne ? (Où il est montré que, contrairement aux apparences, le sinistre pasteur Malthus n'est pas la tasse de thé des objecteurs de croissance)6. La décroissance, privation ou joie de vivre ? (Où l'on se demande sérieusement si les habitants des États-Unis sont vraiment plus heureux que ceux du Bhoutan)7. La décroissance, c'est la récession, le chômage, la fin de l'économie de marché ? (Où il est montré qu'il est impudent d'accuser les dissidents de vouloir propager les maux distillés par le système qu'ils critiquent)8. La décroissance concerne-t-elle les pays du Sud ? (Où il apparaît que la mondialisation aurait meilleure allure si l'« Occident » prenait au sérieux les choix de vie des « sous-développés »)9. La décroissance n'implique t-elle pas une vision dirigiste/autoritaire de la politique ? (Ou l'on se rassure, aucune prise du Palais d'hiver ne se profile à l'horizon de la décroissance)10. Que signifierait concrètement une politique de décroissance ? (Où les choses se compliquent encore et où lecteurs et lectrices devront eux-mêmes poursuivre l'histoire0300La décroissance désigne une mouvance intellectuelle et militante qui estime que la crise climatique et les impasses du modèle capitaliste ne pourront être surmontées qu'au prix de l'abandon du modèle de développement productiviste et de ses fondements : le culte fétichiste  de la croissance et la croyance aveugle dans les bienfaits des progrès technoscientifique. « Doux rêve », « dangereuse utopie »,  « projet réactionnaire », on a tout entendu à propos de la décroissance, qui suscite souvent une condescendance amusée ou une méfiance instinctive de la part du monde politiq

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