Pierre Rosenberg

  • Le Louvre est une machine à remonter le temps où il suffit de parcourir quelques centaines de mètres pour traverser les siècles. On entre par la Pyramide et l'on se retrouve en un instant aux pieds des solides tours bâties par Philippe Auguste. Feuilleter ce Dictionnaire amoureux, c'est découvrir ou redécouvrir avec un oeil indiscret des générations d'artistes et d'oeuvres d'art. C'est aussi apprendre comment Dominique Vivant Denon a inventé un musée moderne.
    Qui mieux que Pierre Rosenberg pour découvrir et aimer un lieu magique, une authentique "ville d'art" dans la ville ? "L'homme à l'écharpe rouge" prend le lecteur par la main pour lui raconter tel peintre, lui décrire tel tableau, lui glisser anecdotes et détails piquants...
    Cet ouvrage est une invitation à un vagabondage érudit et curieux à travers le plus grand musée du monde.

  • Ce troisième album des Carnets de Chantilly est consacré à Nicolas Poussin (Les Andelys, 1594 - Rome, 1665) et reproduit la totalité de la collection du musée Condé, la plus importante en France après celle du Louvre, sept tableaux et trente-six dessins originaux, accompagnée d'une chronologie et de notices détaillées par Pierre Rosenberg, spécialiste de l'artiste.
    Ces oeuvres sont représentatives du style de ce remarquable dessinateur qu'est Poussin, le plus grand artiste français du XVIIe siècle : on y trouve de superbes lavis mythologiques de la jeunesse de l'artiste (Acis et Galatée, Mars et Vénus, Daphné et Pénée), mais aussi deux études pour L'Adoration des Mages, tableau peint en 1633 par Nicolas Poussin et conservé aujourd'hui à Dresde, des copies d'après l'antique (Statue équestre de Marc Aurèle, Études d'après la Colonne Trajane) ou les maîtres de la Renaissance comme Jules Romain ou Polydore de Caravage, et des paysages appartenant à la dernière manière de l'artiste.
    Ces dessins proviennent en majorité de la collection de Frédéric Reiset acquise en 1860 par le duc d'Aumale (1822- 1897), donateur de Chantilly à l'Institut de France en 1886, mais certains avaient appartenu auparavant à de grands collectionneurs comme Pierre Crozat, Pierre-Jean Mariette, Dominique Vivant-Denon ou Sir Thomas Lawrence.

  • Le Midas, une oeuvre de jeunesse de Poussin (1594-1665) peinte à Rome vers 1626, compte sans nul doute parmi les chefs-d'oeuvre du musée Fesch. Si l'on ignore à ce jour les conditions dans lesquelles le cardinal put entrer en possession du tableau, on en sait en revanche bien plus sur son sujet et ses propriétaires successifs. Il appartint d'abord à un marchand de tableaux génois, Giovanni Stefano Roccatagliata, puis à un noble escroc palermitain, Fabrizio Valguarnera. Celui-ci échangeait des diamants qu'il avait volés en Espagne contre des tableaux parmi lesquels notre Midas. Dénoncé, Valguarnera fit l'objet en 1631 d'un procès retentissant. Il devait, dès 1632, mourir en prison dans des conditions obscures.
    Tout ce qu'il toucherait se transformerait en or, tel est le voeu formulé par le roi Midas. Son souhait est exaucé mais, bientôt manquant mourir de faim et de soif, il exprime une seconde requête : être démis du pouvoir maléfique qui lui avait été accordé. Sur le tableau d'Ajaccio, Midas, qui a perdu son pouvoir, se lave dans les eaux du Pactole qui désormais charrie des paillettes d'or. Midas a désiré et obtenu la richesse. Elle aurait pu lui être fatale. Il rêve et s'interroge sur la vanité des biens de ce monde. Devant lui, à genoux à ses pieds, un adolescent, surpris et fasciné, découvre au creux de sa main des paillettes d'or...
    Pierre Rosenberg

  • En amérique seulement

    Pierre Rosenberg

    • Skira
    • 5 Octobre 2006


    L'actuel président du Musée du Louvre présente et commente une sélection de cent peintures européennes remarquables, du XVe au XXe siècle, conservées dans des musées américains. Avec pour chaque oeuvre, son identification, sa datation, son histoire et les conditions de son entrée dans la collection dont elle fait partie.



  • Ce volume réunit tous les écrits de P. Rosenberg sur les relations artistiques entre la France et l'Italie aux XVIIe et XVIIIe siècles. La nature de ces textes est variée : attributions inédites, nouvelles personnalités artistiques, fortune et rayonnement de peintres italiens en France, influence d'une capitale artistique italienne sur un artiste français, politique culturelle des deux pays...


  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et d'un collectionneur que rendent cet ouvrage et l'exposition qui l'accompagne. Georges de Lastic (1927-1988) appartenait à cette génération qui portait le connoisseurship à son plus haut niveau et fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des XVIIe et XVIIIe siècles. Nommé en 1955 conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris, il se consacre à la mise en scène de peintures animalières et plus particulièrement celles du peintre des chasses royales, Desportes, qu'il connaissait si bien. Ces lieux sont alors d'importants chantiers muséographiques où son talent de décorateur trouvera à s'exercer. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie une ambiance chaleureuse avec un accrochage dense et des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux. Héritier en 1970 du château de Parentignat, son " petit Versailles auvergnat ", il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose également les fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, Georges de Lastic parvient à réunir un admirable ensemble de portraits de Nicolas de Largillierre, Pierre Mignard et Hyacinthe Rigaud, de tableaux animaliers de François Desportes, de natures mortes de Meiffren Conte et Jean-Baptiste Oudry. L'exposition, présentée conjointement à Senlis et Paris, sera ensuite proposée sous une forme différente au musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et collectionneur éblouissant que rendent cette exposition et cet ouvrage. Appartenant à la génération du connoisseurship porté à son plus haut niveau, Georges de Lastic fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des xviie et xviiie siècles. Sa nomination en 1955 au poste de conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris comble sa passion pour les peintres animaliers et les arts dérivés de la chasse. Ces lieux sont alors de véritables chantiers muséographiques et lui permettent d'exprimer son grand talent de décorateur. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie les ambiances chaleureuses avec des accrochages denses sur des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux.
    Héritier en 1970 du château de Parentignat, son « petit Versailles auvergnat », il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose aussi des fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, il acquiert des oeuvres majeures, en particulier des portraits de Hyacinthe Rigaud, Jean-François de Troy, Pierre Mignard et Nicolas de Largillierre, des tableaux de chasse et des nature mortes de François Desportes et de Jean-Baptiste Oudry, des éléments de décor comme les panneaux de l'hôtel Lambert par Eustache Le Sueur.

  • Le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie et la Bibliothèque de Besançon possèdent un ensemble exceptionnel d'oeuvres de l'un des artistes français les plus célèbres du XVIIIe siècle : Jean-Honoré Fragonard (Grasse, 1732 - Paris, 1806).
    C'est grâce à la générosité de deux collectionneurs : Pierre Adrien Pâris (1745-1819), architecte, qui avait connu Fragonard, et Jean Gigoux (1806-1894), peintre, qu'une centaine de dessins, peintures et pastel constituent l'un des plus important fonds consacré à cet artiste.
    Le bicentenaire de sa mort est l'occasion de présenter du 8 décembre 2006 au 5 mars 2007 «Les Fragonard de Besançon », exposition qui réunit pour la première fois la totalité des oeuvres de l'artiste conservées à Besançon.
    Le catalogue, confié à Pierre Rosenberg de l'Académie française, ancien Président Directeur général du musée du Louvre et éminent spécialiste de Fragonard, comportera une étude sur l'histoire de chaque oeuvre et procédera à une réévaluation scientifique de toutes les attributions, anciennes ou récentes.

  • Possédant l'une des plus belles et des plus complètes collections du monde, le Louvre fait régulièrement l'objet de très nombreux ouvrages, tout particulièrement pour ses peintures.
    Cependant, « ce livre occupe une place assez particulière », comme l'écrit Pierre Rosenberg dans sa préface. « Ne visant en aucune façon à l'exhaustivité, il se propose simplement d'aider les lecteurs à se repérer dans le dédale de l'histoire de la peinture européenne, comprise entre les Primitifs italiens du XIIIe siècle et Delacroix et Ingres au XIXe siècle. Pour cela, il adopte un parti original, qui consiste à regrouper et à commenter des oeuvres autour de thèmes variés (il peut s'agir d'un pays et d'une époque, par exemple les peintres français des années 1620-1650 ; ou d'un sujet iconographique, la Crucifixion, l'histoire de saint Jean-Baptiste, ou simplement la lecture ; ou encore d'une école : les suiveurs de Caravage en Italie, en France, en Hollande). » Valérie Mettais ne s'arrête pas là, puisqu'elle propose également de brèves notices sur certains maîtres particulièrement importants et bien représentés dans les collections du Louvre : Léonard de Vinci, Raphaël, Poussin, Rembrandt.

    Un tel parti écarte la monotonie d'un sommaire strictement chronologique ou d'une plate description, salle par salle. L'intérêt du lecteur est à chaque fois avivé par une approche différente, et les regroupements qui s'effectuent entre les notices et les thèmes lui donnent les bases d'une connaissance sérieuse de l'histoire de la peinture ancienne.
    Écrit dans un style vif et limpide, ce livre constitue, en même temps qu'une très bonne présentation des peintures du Louvre, une mine d'informations sur la vie des artistes, leurs commanditaires, les techniques de peinture, l'usage des oeuvres et l'histoire des idées.

  • La chronologie de son oeuvre, l'évolution et la transformation de sa pensée permettent de pénétrer les intentions de ce grand créateur qui s'est voulu ambigu et ne s'est jamais livré.

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