Julliard

  • Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.
    À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

  • Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d'exercer, un geôlier s'amenuisant à l'ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. À travers leur quête de dignité, le martyre d'une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des taliban. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l'amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu'est-ce qu'un miracle dans un pays où « les liesses sont aussi atroces que les lynchages » ?
    Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans des sociétés musulmanes déchirées entre féodalisme et modernité.

  • L'attentat

    Yasmina Khadra

    Amine, chirurgien israélien d'origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d'origine et son peuple d'adoption, et s'est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu'il adore. Jusqu'au jour où, au coeur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l'attentat, avec pour tout réconfort l'espoir de trouver le soir l'apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n'est pas là. C'est à l'hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu'il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement, il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l'accuse elle, Sihem, d'être la kamikaze. Amine ne peut tout d'abord admettre que sa femme, qui n'a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l'impossible quand il reçoit le mot qu'elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s'efforce de rencontrer tous ceux qui l'ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu'il ne peut entendre. En retraçant le cheminement cauchemardesque de cet homme confronté à l'intolérable qui le frappe au plus intime de son être, Yasmina Khadra aborde avec beaucoup de brio un des sujets le plus douloureux de notre époque et nous livre un roman d'une incroyable audace.

  • « Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu'il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s'était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l'abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t'arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu'à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu'il te suffit d'un sourire pour les tenir à distance ? ».
    Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu'au jour où l'outrage s'invite à leur table. Dès lors, Driss n'a plus qu'une seule obsession : identifier l'intrus qui a profané son bonheur conjugal.


  • yasmina khadra nous offre ici un grand roman de l'algérie coloniale (entre 1936 et 1962) - une algérie torrentielle, passionnée et douloureuse - et éclaire d'un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu'on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d'un même pays.


  • Khalil

    Yasmina Khadra

    Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.
    Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
    Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie.

  • À l'heure où le régime castriste s'essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
    Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

  • Yasmina Khadra nous entraîne avec ce nouveau roman dans le gouffre irakien.
    Son héros, un Irakien de vingt ans, né dans un village au milieu des sables où perdure depuis toujours un mode de vie archaïque, avait espéré faire des études à Bagdad. Depuis que l'invasion des troupes américaines l'a renvoyé dans son bled, il végète en écoutant palabrer les gens du village. Il y a ceux qui regrettent Saddam, ceux qui espèrent tout des Américains, et les tenants du radicalisme islamique... Un jour, à la suite d'un attentat, les G.I's. débarquent en force et contraignent les habitants à sortir de chez eux. Aux yeux du jeune homme, ils commettent l'irréparable en jetant hors de son lit son père, à demi nu. Pour un garçon élevé comme il l'a été, le spectacle de son père humilié est absolument insupportable. À cet instant, l'image qu'il a de lui-même est irrémédiablement détruite.
    La descente aux enfers d'un jeune homme broyé par le terrorisme.
    Fuyant son village, dérivant jusqu'à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans ressources, sans repères, miné par l'humiliation, il devient une proie rêvée pour les islamistes radicaux. Recruté, manipulé, il sera conduit à se sacrifier pour une cause à laquelle il n'a jamais cru...

  • " Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
    Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. " Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

  • Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu'un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l'Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d'avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d'un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes.
    Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d'allonger d'un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C'est ainsi qu'il attira l'attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les couurs purs, il détestait la violence et rêvait d'amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée.
    Il nourrit d'abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l'initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l'homme d'affaires qui comptait l'emmener jusqu'au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s'épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel.
    Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s'aiment... Dans une superbe évocation de l'Algérie de l'entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu'une éducation sentimentale, le parcours obstiné d'un homme qui n'aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin.

  • L'équation africaine

    Yasmina Khadra

    Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu'au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir. Afin de l'aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d'affaires versé dans l'humanitaire, lui propose de l'emmener sur son voilier jusqu'aux îles Comores, pour les besoins d'une bonne cause. Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l'angoisse de sa captivité. Une détention à l'issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c'est le début d'une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c'est aussi pour Kurt le début d'une grande histoire d'amour. L'amour d'une femme ayant voué sa vie à panser la douleur des réfugiés du Darfour. En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions - tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d'un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s'ouvrir à la réalité d'un monde jusqu'alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux pires calamités.

  • Une jeune fille est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, dans les environs d'Alger. Une femme intègre mène l'enquête. Elle ignore qu'elle va devoir affronter un homme qui fait partie de ceux qui contrôlent l'Algérie d'aujourd'hui. Intouchables, maîtrisant tous les secteurs de la vie du pays, on ne les cite jamais, mais tout le monde les connaît. La seule évocation de leur nom provoque la terreur. Le combat implacable de cette femme exceptionnelle va la conduire au coeur des dérives d'une nation livrée aux prédateurs, aux opportunistes et aux puissants. Avec autant d'amour que de justesse, le plus célèbre des écrivains algériens nous dévoile la part obscure de cette nation et de son peuple. Ce pays magnifique, conçu pour le rêve, est atrocement défiguré par la cupidité insatiable des décideurs et de leurs complices que rien n'arrête : ni les lois ni les crimes les plus abominables.
    Pour notre plus grand plaisir, Yasmina Khadra a choisi de renouer avec un genre qui l'a révélé au monde entier. Qu'attendent les singes ? réunit toutes les caractéristiques du roman noir : critique sociale virulente, réquisitoire contre le crime organisé et atmosphère suffocante. On y retrouve aussi toute la puissance et la verve de l'écriture de Yasmina Khadra. Derrière l'intrigue très efficace se cache une dénonciation sévère des dysfonctionnements de la société algérienne contemporaine, qui rend aussi hommage aux citoyens anonymes ne demandant qu'à voir leurs institutions assainies et l'avènement d'un pouvoir démocratique enfin établi.

  • Par quel cheminement aberrant un homme ordinaire peut-il, sans crier gare, sombrer dans l'horreur de la folie ? C'est ce glissement inexorable que nous décrit Yasmina Khadra à travers l'histoire de Nafa Walid, un jeune acteur qui rêvait de gloire et de pactole avant de se réveiller au coeur même du cauchemar.
    A quoi rêvent les loups est aussi l'histoire terrible d'une nation inattentive à la dérive des êtres et des choses jusqu'au jour où le ciel lui tomba sur la tête.

  • L'écrivain

    Yasmina Khadra

    • Julliard
    • 11 Janvier 2001

    Depuis la partition, au début de 1997, le morituri.
    Yasmina khadra n'a pas cessé de susciter des interrogations en france, en europe et dans le monde arabe. dans son pays, notamment, la presse unanime a loué son authenticité de romancier et de témoin de la tragédie algérienne.
    Aujourd'hui, yasmina khadra a enfin le pouvoir de décliner son identité, et de lever le voile sur un mystère qu'il na pas voulu.
    L'ecrivain est le récit de cette fatalité.

  • Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé " le Musicien " parce qu'il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s'initie à la philosophie des Horrs. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu'à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu'une affection, souvent plus profonde qu'il n'y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d'ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s'avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n'en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l'esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horrs contrastent avec la violence et l'individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l'univers des clochards en un monde hautement poétique, où l'onirisme surgit derrière les détritus. On l'aura compris, L'Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu'il livre n'est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pascelles que l'on croit. Et l'enfer, lui, n'est jamais où on l'attend.

  • De loin ghachimat est presque une image d'epinal avec couchers de soleil sur les montagnes.
    De près, ghachimat est un village comme les autres : on s'y côtoie depuis l'enfance, on se jalouse. on s'affronte en secret pour obtenir la main d'une fille. on étouffe sous le joug d'une tradition obsolète. on ne s'émeut guère des événements qui embrasent la capitale. qui n'a rein à se reprocher peut dormir sur ses deux oreilles, se dit-on. ceux qui ont été abattus n'étaient pas tous des anges. mais il suffit du retour au pays d'une enfant fanatisée pour que les habitants de ghachimat basculent dans le crime collectif, portés par le ressentiment et la rancoeur, pour que des garçons bien tranquilles deviennent des tueurs en série.
    Le printemps n'émerveillera ni les bêtes ni les hommes. les coquelicots évoqueront des boursouflures écorchés. l'aile gauche du cimetière atteindra bientôt les murailles d'en face. tous les jours, un convoi ira confier son cher disparu à une terre devenue charnier. avec les agneaux du seigneur, on entre insensiblement dans la réalité du drame algérien qui semble pourtant défie l'analyse et la raison.

  • Cousine K

    Yasmina Khadra

    Elle était ce que Dieu, dans Son immense générosité, pouvait concevoir de mieux.
    Si j'étais parvenu à la mériter, j'aurais été le plus heureux des hommes. Niais le Diable la voulait pour lui tout seul. Depuis, mes jours me sont devenus étrangers et mes nuits des concubines ingénues. Enfermé dans sa solitude et hanté par les souvenirs douloureux dé son enfance, un homme se souvient. Un roman poignant et dérangeant qui décrit de l'intérieur le mécanisme qui pousse un être simple à la folie meurtrière.
    Après, entre autres, A quoi rêvent les loups, L'Ecrivain et Les Hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra continue d'explorer la part sombre de l'âme humaine. Son oeuvre est appréciée d'uni vaste public dans suie douzaine de pays.

  • L'imposture des mots

    Yasmina Khadra

    Lorsqu'en janvier 2001 Yasmina Khadra publie L'Ecrivain et révèle sa véritable identité - il est commandant dans l'armée algérienne et s'appelle Mohammed Moulessehoul -, il ne s'attendait pas à devoir rendre des comptes sur son passé d'officier supérieur.
    Yasmina Khadra a décrit mieux que quiconque les mécanismes de l'intégrisme qui menace notre monde et des organisations politico-financières qui détruisent son pays. Pourtant on lui demande de renier une institution dont il explique justement dans L'Ecrivain le rôle capital qu'elle a joué dans son existence. Face à cette déconvenue, Yasmina Khadra a réagi en écrivain. Sans aigreur ni amertume, il a choisi de raconter son désarroi à ses lecteurs, les seuls interlocuteurs qui lui paraissent dignes de le juger.
    On croise dans son livre Nietzsche, Kateb Yacine, ses maîtres de toujours. Mais aussi ses propres personnages qui le persécutent : Zane, l'abominable nain des Agneaux du Seigneur, Salah l'Indochine, l'immonde recruteur du GIA d'A quoi rêvent les loups et le regretté commissaire Llob. Et surtout, au-delà de la confrontation avec la réalité du monde de l'édition jusque-là un peu mythifié, Yasmina Khadra se retrouvera face au commandant Moulessehoul.
    Lequel lui rappellera que, dans le jeu cruel qui a opposé le militaire et l'écrivain, il n'est pas facile de savoir qui a eu le plus à perdre. Avec humour, lucidité et courage, Yasmina Khadra nous donne ici l'un des textes les plus surprenants de ces dernières années.

  • La part du mort

    Yasmina Khadra

    En voulant empêcher la justice algérienne de gracier un dangereux psychopathe, le commissaire Llob va devoir se plonger dans l'histoire tragique de son pays et remonter jusqu'à cette nuit du 12 au 13 août 1962, où furent massacrées des familles de harkis.
    S'enchaînent alors manipulations, meurtres et intimidations jusqu'à la révélation de l'enjeu véritable de ce complot diabolique. A travers ce roman terrible et fascinant, Yasmina Khadra poursuit son implacable autopsie de la société algérienne.

  • Depuis plus de quinze ans, Yasmina Khadra explore inlassablement l'histoire contemporaine et l'affrontement meurtrier - à ses yeux incompréhensible- entre l'Orient et l'Occident. Sans répit, il milite pour l'intelligence et le triomphe de l'humanisme. Le souffle romanesque qui traverse ses romans, et son style plein de trouvailles linguistiques, où le français est sans cesse enrichi par la langue et la culture arabes, donnent à son oeuvre une dimension universelle.
    Les Agneaux du seigneur (1998) Sous couvert d'une intrigue policière du désormais célèbre commissaire Llob, Yasmina Khadra dresse le portrait d'une société algérienne dominée par le mal. Avec cette chronique imaginaire d'un paisible village de montagne, happé par l'engrenage meurtrier, on comprendra comment des garçons tranquilles deviennent des tueurs en série. Yasmina Khadra prouve que, si le drame algérien résiste aux analyses et au manichéisme, il peut trouver une explication dans la fiction.
    À quoi rêvent les loups (1999) À travers l'itinéraire de Naja, un personnage d'autant plus terrifiant qu'il est un jeune homme ordinaire que tout va pousser à devenir un intégriste islamiste et un monstre, Yasmina Khadra décrit avec un réalisme méticuleux l'évolution tragique et sanglante de la société algérienne depuis la fin des années 80.
    Les Hirondelles de Kaboul (2002) Dans la capitale afghane de l'an 2000, alors que les talibans font régner sur le pays un régime atroce, quatre personnages inoubliables survivent dans des conditions morales et matérielles abominables. La lapidation d'une femme adultère va faire basculer le destin de tous les protagonistes dans la tragédie. Un geste atroce... et l'acte d'amour désespéré d'une de ces femmes que Yasmina Khadra a baptisées les "hirondelles de Kaboul ".
    L'Attentat (2005) Amine, chirurgien israélien d'origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d'origine et son peuple d'adoption. Il s'est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu'il adore. Jusqu'au jour où, au coeur de Tel Aviv, un kamikaze se fait exploser dans un restaurant. C'est à l'hôpital qu'il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement, il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme, mais on l'accuse elle, Sihem, d'être l'auteur de cet effroyable attentat terroriste.
    Les Sirènes de Bagdad (2006) Un jeune Irakien, né dans un village au mode de vie archaïque, voit son père jeté dans la rue à demi nu par des GI. Le spectacle d'une telle humiliation détruit irrémédiablement l'image que ce garçon avait de lui-même. Sans repères ni ressources, miné par la honte, il devient une proie rêvée pour les Islamistes radicaux, et décide de se sacrifier pour la Cause. Une descente aux enfers dans le gouffre irakien.

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2015 des éditions Julliard : - Anne Akrich, Un mot sur Irène - Yasmina Khadra, La dernière nuit du Raïs - Philippe Jaenada, La petite femelle

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2016 des éditions Julliard : - Yasmina Khadra, Dieu n'habite pas la Havane - Lionel Duroy, L'Absente - Fouad Laroui, Ce vain combat que tu livres au monde - Jacques A. Bertrand, Biographies non autorisées - Michèle Sarde, Revenir du silence

empty