Editions Des Regionalismes

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre.
    C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • Edité à l'origine en 1866, voilà un Armorial qui replace les communes, « jadis aussi fières de leurs libertés et de leurs privilèges que de leur vieil écusson », au centre de l'histoire héraldique de la Provence.
    Présentées chacune avec son blason dessiné et sa description suivant les règles de la science héraldique, les communes de la Provence retrouvent ici leurs véritables racines historiques.
    Un ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent à la connaissance de l'histoire de la Provence, à ses racines et à ses blasons, bien plus « parlants » que leurs modernes avatars : les tristes et uniformes logos...).

  • Paru en 1879, sous la plume d'Hilarion Barthéty, notaire et maire de Garlin en Béarn, voilà deux petites études sur les superstitions et la sorcellerie - alors monnaie courante en Béarn comme au pays Basque -, il y a un peu plus d'un siècle...
    « La superstition est une science à huis clos ... la superstition est un sanctuaire presque fermé, et c'est à la faveur de l'obscurité qui y règne que les naïfs sont trompés... » Cette définition due à l'abbé Dambielle pour sa Sorcellerie en Gascogne est bien de la même actualité pour Béarn et pays Basque.
    Les pratiques de sorcellerie et les superstitions populaires, présentées dans leur langue d'origine, donnent enfin la mesure de ce qu'elles étaient ancrées au plus profond des mentalités populaires de l'époque.

  • C'est une véritable encyclopédie que l'Histoire de Lyon et des provinces adjacentes (le titre originale en était Nouvelle Histoire de Lyon) : près de 2.000 pages agrémentées de plus de 2.300 illustrations qui jalonnent et éclairent cette oeuvre particulièrement ambitieuse. La première édition de cet ouvrage, pour ses trois premiers tomes (des origines aux Cent-Jours), date de 1895-1899. Le quatrième tome (qui couvre le XIXe siècle) ne fut publié qu'en 1939.
    Devenue difficilement trouvable, cette Histoire de Lyon méritait une nouvelle édition, entièrement recomposée, et qui se déclinera en 7 tomes. Et la ville et la région qui l'entoure (Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes) méritaient de retrouver cette oeuvre monumentale les concernant.
    Les deux premiers tomes (I-a et I-b) couvrent « l'Antiquité », des origines à la chute du royaume burgonde (534).

  • Il n était pas facile d'écrire l'histoire de la Cité de Liège. Cette grande ville n'a pas d'archives. Cinq catastrophes, marquées par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont anéanti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son passé. On se tromperait si l'on croyait trouver un dédommagement dans les sources narratives. Certes,l'historiographie du pays de Liège est, au moyen-âge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs liégeois ne se sont guère intéressés qu'à l'histoire des princes-évêques n'ont parlé de la Cité qu'à l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites.
    Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publiée en 3 tomes (1909-1910), la Cité de Liège au Moyen-Âge couvre la période allant des origines connues au début du XIVe siècle (tome Ier) ; le XIVe siècle (Tome 2) ; le XVe siècle (Tome 3), jusqu'à la destruction de la ville par Charles-le-Téméraire.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui.
    Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).

  • L'auteur a volontairement restreint son champ d'étude, pour éviter la confusion et ne donner au lecteur qu'une synthèse qui lui permettra d'avoir une vue d'ensemble et en même temps quelques idées précises sur le sport national basque. Il n'a qu'une prétention : celle d'apporter une contribution modeste à une oeuvre de plus large envergure : un seul désir, celui de mieux faire connaître les jeux de pelote basque ; une seule ambition, celle de les voir adoptés et pratiqués par tous ceux qui aiment à harmoniser la force physique par les disciplines athlétiques les plus parfaites (extrait de l'Avant-propos, édition originale de 1929).

  • Avant Stéphen Liégeard, on parlait de Provence maritime voire de Riviera lorsqu'on voulait parler de la bande littorale rocheuse, baignée par la Méditerranée, depuis l'embouchure du Rhône jusqu'aux frontières de la France et de la future Italie (de Nice à Gênes).
    Avec l'ouvrage qu'il fait paraître en 1887 - puis en 1894 (dans une version augmentée) -, il met à l'honneur une nouvelle expression qui connaîtra le succès que l'on sait : la Côte d'Azur !
    Son ouvrage est tout à la fois un vrai guide touristique et historique, un carnet mondain du high-life de la Côte d'Azur de la fin du XIXe siècle et une description poétique et littéraire de ce « pays de la mer bleue, du soleil et des fleurs... ».
    Un ouvrage à redécouvrir pour comprendre ce qu'était les prémices de la Côte d'Azur, il y a quelque 120 ans !

  • Le vin et son commerce ont tenu, au Moyen-Âge, une place inégalée.
    Mais, plus encore que le vin, c'est la ville de Bordeaux - et son vin -qui y ont tenu une importance à nulle autre pareille !
    A travers six études, Y. Renouard trace les grandes lignes du « grand commerce » du vin au Moyen-Âge et plus particulièrement celui des vins de Gascogne ; il évoque les conséquences de la conquête française de 1451 et 1453 pour ce commerce jusqu'alors si florissant ; il s'interroge sur ce qu'était le « vin vieux » au Moyen-Âge et enfin il mène une investigation rigoureuse, quasi policière, sur la capacité du tonneau bordelais, sujet a priori anodin, mais qui permet, une fois sa valeur établie, de pouvoir quantifier véritablement au plus juste quelle fut l'ampleur de ce commerce. Tels sont les sujets des articles de ce deuxième tome consacré à l'histoire de l'Aquitaine par l'un des plus grands médiévistes français du XXe siècle. Profonde érudition, synthèses éblouissantes, style limpide, un recueil passionnant.

  • Publié en 1875 dans le cadre des Recueils de travaux originaux ou traduits relatifs à la philologie et à l'histoire littéraire, ce 6e fascicule des études philologiques d'onomatologie normande, est plus simplement un dictionnaire des noms de famille exclusivement normands. Et l'auteur en étudie minutieusement l'origine linguistique au travers du dialecte normand - ancien et moderne - et de l'ancien français. Pour cela, il a investigué un nombre impressionnant d'archives ou de textes littéraires.
    Car il ne faut point oublier que le normand fut une langue écrite et « même comme ayant été le dialecte primordial de la langue d'oïl, et comme ayant, à ce titre, contribué, pour la plus large part, à la formation de notre langue nationale » (extrait de l'Introduction).

  • René Cuzacq fit paraître deux études sur le sujet, la première en 1941 et la seconde en 1951. Depuis plusieurs années ces deux études réunies en un seul volume étaient épuisées. Et l'auteur, un peu oublié depuis une quarantaine d'année.
    Pourtant l'histoire compliquée de ce couvre-chef - devenu incontournable dans l'Entre-deux-Guerres dans toutes les couches de la population, puis peu à peu abandonné - est tout à fait intéressante. Son origine pyrénéenne ne fait pas de doute mais ce sont les guerres carlistes, en Espagne, qui ont sans doute popularisé son nom de « béret basque ». Un petit ouvrage pour découvrir une foule d'informations et d'anecdotes sur un attribut vestimentaire qui reste très attaché à la « Vasconie ».
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  • C'est en faisant des recherches sur le cimetière israélite de Haguenau que nous avons eu l'idée d'écrire la monographie des Juifs de cette localité. Notre intention n'était pas d'aller plus loin.
    Mais une fois lancé dans les Archives, on s'y attache tellement que l'on éprouve de la peine à s'en séparer. Et c'est ainsi que nous sommes arrivé à faire l'histoire des Juifs d'Alsace. Si nous avons traité à part celle des Israélites de Haguenau, c'est que nous devions cette préférence à notre ville natale et nos ancêtres n'ont jamais été forcés de quitter Haguenau dont les magistrats ont toujours eu plus d'égards envers nos coreligionnaires que tous ceux des autres localités d'Alsace... (extrait de la Préface)

  • Il n était pas facile d'écrire l'histoire de la Cité de Liège. Cette grande ville n'a pas d'archives.
    Cinq catastrophes, marquées par les dates de 1212, de 1408, de 1467, de 1468 et de 1794, ont anéanti la plupart des documents qui auraient pu nous renseigner sur son passé.
    On se tromperait si l'on croyait trouver un dédommagement dans les sources narratives.
    Certes,l'historiographie du pays de Liège est, au moyen-âge, d'une richesse extraordinaire mais les chroniqueurs liégeois ne se sont guère intéressés qu'à l'histoire des princes-évêques n'ont parlé de la Cité qu'à l'occasion des conflits qui la mettaient aux prises avec le prince.
    Si la ville de Liège a perdu toutes ses archives, cela ne veut pas dire que toutes soient détruites.
    Les documents relatifs a sa vie intime, à sa comptabilité, aux séances de son Conseil communal, au fonctionnement de ses diverses institutions, sont peut-être irrémédiablement perdus, mais il n'en est pas de même grand nombre d'autres qui, à cause de leur caractère d'utilité quotidienne, ont été conservés ailleurs que dans le coffre de la Cité. Recueillir et classer tous ces documents épars était le premier travail qui s'imposait. Je ne m'y suis pas dérobé, et je crois avoir réuni à peu près tout ce qui existe... (extrait de la Préface, éd. orig. de 1909).
    Publiée en 3 tomes (1909-1910), la Cité de Liège au Moyen-Âge couvre la période allant des origines connues au début du XIVe siècle (tome Ier) ; le XIVe siècle (Tome 2) ; le XVe siècle (Tome 3), jusqu'à la destruction de la ville par Charles-le-Téméraire.
    Godefroid Kurth (1847-1916) né à Arlon (Belgique), professeur d'histoire médiévale à l'Université de Liège et historien. On lui doit de nombreux ouvrages historiques, notamment un La lèpre en Occident avant les Croisades ; Histoire poétique des Mérovingiens ; Clovis, le fondateur ; Notger de Liège et la civilisation au Xe siècle ; Études franques, etc. Mais la Cité de Liège au Moyen-Âge reste son oeuvre majeure, un classique par excellence pour comprendre et apprécier le passé de la prestigieuse et orgueilleuse capitale de la Principauté de Liège.

  • Chaque siècle a sa manière d'écrire l'histoire. Le Moyen Age nous a laissé ses chroniques naïves, dépourvues de critique, mais souvent pleines de charme. La Renaissance aimait le beau style, les récits épiques et les harangues solennelles à la manière de l'Antiquité. Avec le XVIIIe siècle naît la méthode philosophique; on disserte, on discute, on plie les faits suivant des théories construites à priori; on les coule, pour ainsi dire, dans un moule préparé d'avance.
    Notre époque a réagi contre ces divers systèmes ; i la naïve crédulilé des ancêtres, nous avons substitué une critique sévère et quelque peu portée vers le scepticisme. L'école moderne, ne cherche plus que la vérité pure et sans ornements ; elle discute les faits et non les idées.
    Les Chroniques d'Anjou et du Maine de Jehan de Bourdigné, rédigées pendant les premières années du XVIe siècle, appartiennent à la première manière, à celle du Moyen Age. La critique fait absolument défaut; les récits fabuleux et romanesques abondent ; la chronologie n'observe aucune règle. Mais il possède cependant une vaste érudition; il sait par coeur les chroniques et les légendes, surtout les plus apocryphes et les plus fabuleuses; il a même lu certains documents plus sérieux empruntés aux archives des couvents. Des auteurs plus récents ont éclairé de leur science bien des points douteux, mais sans remonter suffisamment aux sources. Enfin, de nos jours, un savant archiviste, M. Mabile, a porté la cognée à la racine de l'arbre et sapé par la base la vieille légende du comte Ingelger. Je me propose de résumer ici les travaux récents sur les comtes d'Anjou, et de soumettre à un nouvel examen leur histoire depuis les temps mérovingiens jusqu'à l'avènement des Plantagenêts...

  • Publié intialement en 1883, ces Récits sur l'Histoire de Lorraine sont l'occasion rêvée de s'initier sans difficulté à ce que fut l'histoire passée de cette ancienne Lotharingie (le royaume de Lothaire) - longtemps état souverain entre France et Saint-Empire romain germanique -, depuis ses origines jusqu'à son rattachement définitif au royaume de France, au XVIIIe siècle.
    Occasion de découvrir également les personnages lorrains, ou non, qui en ont façonné l'histoire : les ducs de Lorraine au premier chef et les ducs de Bar : René Ier d'Anjou également comte de Provence, René II, Charles IV, Léopold Ier, François III qui devient Empereur du saint-Empire ou encore Stanislas, ancien roi de Pologne et dernier duc ; la famille des Guises qui s'illustra particulièrement en Lorraine, mais aussi Charles le Téméraire, le terrible duc de Bourgogne qui ambitionnait d'annexer la Lorraine et vint mourir sous les remparts de Nancy ;
    Les fameux trois évêchés : Metz, Toul et Verdun, «tête de pont» de l'avancée française en Lorraine au XVIe siècle, ou encore le dessinateur Jacques Callot.
    Bref un beau tour d'horizon lorrain à ne pas manquer !

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans.
    Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol.
    Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • Pendant les siècles qui se sont écoulés entre le Moyen âge et la Révolution, quand les noms des rues avaient une signification et étaient une émanation du bon sens populaire et non le fait d'une décision administrative pour glorifier un événement ou un individu, si un nom changeait, c'est que la raison qui l'avait fait naître avait disparu. Depuis la chute du Capitoulat, depuis que pour maintenir la stabilité des noms imposés des plaques indicatrices furent apposées à l'entrée des rues, toutes nos municipalités ont été agitées de la fièvre de donner des noms nouveaux et de détruire ainsi, sans raisons, les vieux souvenirs du passé. Quelles qu'aient été les causes de ces changements, bons sens populaire ou décisions municipales, chaque fois qu'un ancien nom de nos rues a disparu, c'est un monument qui a été détruit, c'est une page de notre histoire locale qui a été déchirée. Ce sont ces pages déchirées que nous avons tâché de réunir, en puisant dans le trésor inépuisable de nos archives. A côté des vieux noms restitués, il nous a paru indispensable, pour compléter une vue d'ensemble et faire revivre les époques disparues, de rechercher les institutions et les monuments publics de chaque rue, et de grouper ceux de leurs habitants qui ont été plus ou moins les agents de la vie administrative, industrielle ou commerciale de notre cité, en assignant à chacun la demeure qu'il occupait. C'est ce que nous avons essayé de faire en fouillant dans nos vieux cadastres et registres municipaux (extrait de l'Introduction, édition originale de 1919.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui.
    Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.

  • Aquel libròt de cançons tiradas de dos recuèlhs vièlhs, editats en 1935 e 1945, barreja de cantas tradicionalas (Se canta, lo boièr) e de cantas de creacion recenta en lenga d'òc tal com la «Tolosena», la «Montalbanesa«, la «Carcassonesa» o lo subrebèl imne ariegés «Arièja, ò mon país».
    En tot 33 cançons coneissudas mai o mens, pel plaser de totis e per far clantir la lenga occitana per las velhadas o las fèstas de pertot.
    Ce petit recueil de chants tirés de deux recueils anciens, édités respectivement en 1935 et 1945, mêle des chansons traditionnelles (Se canta, lo boièr) et des chansons de création récente en langue d'oc comme la «Tolosena», la «Montalbanesa», la «Carcassonesa» ou encore le superbe hymne ariégeois «Arièja, ò mon país». En tout 33 chansons plus ou moins célèbres, pour le plaisir de tous et pour faire retentir la langue occitane dans les veillées, dans les fêtes, un peu partout.

  • Edité à l'origine en 1926, voici un petit ouvrage sur une des petites cités qui ont fait la renommé de l'Alsace : Kaysersberg.
    « Connaissez-vous ses rues dont les ondulations se jouent au plein soleil, où 1'ombre tour à tour s'y balafre en zig-zags? Nos pères avaient raison ; rien de plus fastidieux qu'une rue sans méandres. Pour peu que vous les aimiez, goûtez-en les détours. Vous y découvrirez des trésors inéffables : balcons croulants de fleurs, puits aux vieilles inscriptions, Croix de la Peste, ou restes de tours d'enceinte qui vous feront songer aux chaudes visions de Spindler et 1'aimer davantage.
    - La Weiss ? mais, la voici... elle coupe la ville en trois. Par son cours, d'abord, puis son canal ensuite qui lui ne respecte rien, s'engage sous les maisons, fore, creuse, traverse tout, au grand bien des moulins établis sur son cours... Mais, suivez-nous, mes bons amis... délaissez un instant ces vieux pignons pointus et ces encorbellements à la grâce irrésistible, oublions un moment ces trouées lumineuses au fond des ruelles sombres... suivez-nous aux Archives où les parchemins impériaux et royaux vous conteront les faits et gestes de notre vieille Cité. Ensuite, notre envol par la ville, jusques aux vignobles savoureux qui en forment les remparts... »

  • Parue initialement entre 1972 et 1982 en trois volumes, l'histoire de Lescar, des origines jusqu'au XIXe siècle reste l'ouvrage majeur du Docteur Labau. Lescar - l'ancienne Beneharnum détruite par les Normands - devint le siège d'un des deux évêchés du Béarn. Prenant, au fil des siècles, toujours plus d'importance, Lescar et sa cathédrale furent le lieu de sépulture des vicomtes de Béarn, devenus entre-temps comtes de Bigorre, comtes de Foix puis rois de Navarre. Les guerres de Religion et l'invasion du Béarn, au XVIe siècle, sous Jeanne d'Albret, marquent un premier coup d'arrêt avec le basculement du Béarn dans la Réforme.

  • Nul n'ignore que, dans notre vieille Europe, la France tient la première place dans l'art de la cuisine ; mais je voudrais, avec quelques documents, aider les amateurs du bien manger à donner à Lyon la place qui lui convient dans le calendrier gastronomique français. Ce lime sans prétention n'est ni un traité de cuisine ni un docte travail historique, c'est une sorte de Thésaurus à la bonne franquette où les gourmets de Lyon, au coin feu, à , l'heure paisible de la digestion, pourront évoquer leurs souvenirs et compléter leurs connaissances, où les gastronomes de partout auront peut-être capiteuse matière à réflexion, si pour leur malheur ils ignorent encore la cuisine lyonnaise.
    Que les techniciens me pardonnent si parfois mes recettes ne sont pas aussi précises qu'ils les désirées; la cuisine est un art, et c'est à leur subtile intelligence affinée par l'ardeur des fourneaux de faire le reste; j'ai écrit le thème, à eux de composer l'accompagnement... (extrait de l'Avis au lecteur, édition originale de 1928).

  • J'ai voulu faire profiter mes semblables de recettes simples et bonnes, qui se sont transmises depuis plusieurs générations dans les vieilles familles bourguignonnes, soucieuses de prendre une nourriture quotidienne agréable et soignée, mais sans prétention. On y trouvera aussi quelques recettes de choix, pour aider à accueillir les hôtes que l'on souhaite traiter, avec l'antique et somptueuse courtoisie française. [...] Ce ne fut point seulement la maîtrise de quelques traiteurs éminentsqui fit la renommée gastronomique de Dijon. Ce fut surtout l'excellence de la cuisine que préparaient dans les familles, soit d'expertes cuisinières de Cordons-Bleus soit même les maîtresses de maison, qui considéraient le devoir culinaire comme l'un des premiers de leur charge domestique. C'était alors le bon temps ; c'est pour qu'un tel temps revienne que j'ai recueilli ces petites formules que je vous offre. La précipitation de la vie contemporaine, la haine de l'effort et des soins attentifs, les cuissons industrielles, qui, comme la plupart des progrès tant célébrés, sont contraires, tout bien pesé, au bonheur des hommes, sont les causes de la décadence. [...] Si j'ai pu contribuer au bonheur de mon prochain, à la paix conjugale dont la mauvaise cuisine est un terrible ennemi ; si j'ai pu démontrer à quelques jeunes femmes que mes recettes l'emportent sur celles du Maître-queux du Radeau de la Méduse, sur lequel elles font volontiers une croisière, je serai heureux... (Extrait de la Préface de l'édition originale de 1936).

  • Il est vraisemblable que Jeanne d'Albret aurait paru plus grande si son fils avait été moins grand. Cependant, elle ne fut pas seulement la mère d'Henri IV : Jeanne incarna chez nous la Réforme, cette immense révolution, une des plus importantes dans ses prolongements que le monde ait connues et qui n'aurait pu avoir en France son puissant déroulement sans sa présence. Elle incarna aussi la survivance de nos libertés provinciales et particulièrement l'indépendance des régions gasconnes qui n'avaient pas eu de défenseur plus farouche depuis son ancêtre Gaston Fébus.
    Cette princesse de la Renaissance, amie des lettres et des arts comme sa mère, la Marguerite des Marguerites, écrivant et versifiant avec esprit, sévèrement honnête dans son comportement public, parfaitement pure dans sa vie privée, fut accusée de sectarisme et de sécheresse de coeur. Ce dénigrement systématique devait être très sensible à tous les Béarnais. La renaissance de nos vallées délaissées depuis des siècles date de son règne. Le Béarn lui doit une multitude de petits châteaux, qui portent tous l'empreinte de son caractère. Elle est considérée comme la patronne de ce pays. Les villages tirés de leur torpeur, repeuplés, réconfortés par une bonne législation, de nouvelles industries créées, le lit des rivières approfondi, nous lui devons tout cela.
    Et lorsque le promeneur passe sur certain vieux chemin solide et caillouteux, suivant le faîte des collines à perte de vue comme les routes romaines, le paysan consulté lui répond en langue d'oc : « Qu'ey lou cami de la reyne Yanne » (C'est le chemin de la reine Jeanne). Elle avait le sang ardent des seigneurs à la race desquels elle appartenait, ces Gascons turbulents et audacieux qui avaient remué la France pendant deux siècles. Elle les continua, ne craignant pas la bataille, sachant parler au peuple aussi bien qu'au soldat, toujours prête à risquer sa vie pour la religion, ses intérêts pour ceux de sa race. Plus tard, cette femme dont la vie fut un long drame fut peu défendue. Les biographies d'elle sont fragmentaires, incomplètes ou périmées. J'essayerai surtout, en utilisant des documents épars, édités ou inédits, de faire revivre la figure de celle que dépeignait ainsi d'Aubigné, qui l'avait connue : « Cette princesse n'avait de femme que le sexe, l'âme entière aux choses viriles, l'esprit puissant aux grandes affaires, le coeur invincible aux adversités. »

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