Flies France

  • Le Brésil est le plus grand pays d'Amérique du Sud et le seul en Amérique où l'on parle principalement le portugais. De plus, suite à la forte immigration venant des quatre coins du globe, la nation brésilienne est l'une des plus multiculturelles. Historiquement, sa découverte par les navigateurs portugais au XVIe siècle, transforma radicalement tant son paysage naturel qu'humain. Ce livre est composé de contes et des légendes étiologiques d'un Brésil multiculturel, ces derniers sont marqués par le christianisme catholique et l'usage de la langue portugaise, même si on est loin du portugais du Portugal. Les gens qui racontent ces histoires sont des hommes et des femmes qui appartiennent essentiellement aux communautés paysannes blanches et métisses. Géographiquement, ils habitent, en grand majorité, sur la côte atlantique du pays.
    Le fleuve Amazone, l'un des plus grands au monde, capte l'attention populaire, tout comme ses affluents. Des zones arides, comme celles de la région du Nordeste qui a accueilli dès le début des colons européens, ont amené leurs habitants à créer des récits étiologiques pour expliquer la cause de ses longues sécheresses. D'autres communautés, comme les gitans et les « Espagnols » y figurent également. De plus, certains métiers traditionnels, donnant naissance à des archétypes sociaux, comme les pêcheurs, les forgerons, les charpentiers et les lavandières, sont sujets à explication. Enfin on retrouve des textes expliquant l'existence de la mort, de la misère ou de l'envie dans le monde. Le Nouveau Monde se distingue par une diversité zoologique et botanique remarquable. La plupart des bêtes de ces histoires était connue en Europe : le chien, le chat, le rat, l'âne, la mule, le porc. D'autres, originaires des continents américain et africain, vont s'ajouter : le tyran-quiquivi, le vanneau-téro, le troglodyte familier, le cassique ou encore l'urubu. Dans ce pays qui a été, dès les premiers temps de la colonisation, le terrain d'une monoculture intensive, celle de la canne à sucre, on ne pouvait manquer l'explication de l'un de ses dérivés les plus célèbres : la cachaça, ou eau-de-vie de canne.

  • L'univers merveilleux des Tsiganes ne ressemble à aucun autre Les gens du voyage du monde entier content volontiers et de manière fort poétique la naissance de l'univers. Ainsi l'inimitié du soleil et des nuages s'explique par la dispute entre deux frères : le Roi Nuage et le Roi Soleil. Seul le courage de la Mère du Soleil permit de libérer l'astre pris en otage par son frère perfide. Ces incarnations poétiques des astres et des éléments n'hésitent pas à descendre sur terre et parfois même tombent amoureux des humains. Et lorsque la reine des neiges épouse un Tsigane qui sait allumer le feu de la passion dans son coeur glacé, elle donne naissance à une vingtaine de beaux enfants qui sont à l'origine de tous les hommes blonds.
    Tout aussi romantique est l'origine du violon, l'instrument de musique qui sait si bien parler de l'amour et de la détresse, de la joie et de la mort. Outre ces thèmes, et à la différence de tous les autres peuples, les gens du voyage s'interrogent longuement sur leurs propres origines : sur leur pays d'origine et la raison de sa disparition, sur la naissance des différentes tribus qui sillonnent depuis la nuit des temps les cinq continents, sur leur mode de vie nomade. Des histoires fort amusantes fournissent des explications à l'absence d'une écriture ou d'une église propres aux Tsiganes : l'une et l'autre ont été mangées par mégarde.
    Nous avons ajoutés de nouveaux contes à la première édition épuisée depuis plusieurs années.

  • Les Lapons, ou les Same comme ils se nomment, ne sont que 100.000 aujourd'hui, répartis entre le nord de la Scandinavie et le nord de la Russie, si près de l'Arctique que les Européens imaginent que Père Noël habite dans leur pays. Les Lapons, eux, ne croient pas au Père Noël. En revanche ils gardent leurs croyances ancestrales et vénèrent l'aurore boréale, le Soleil et la Lune, ainsi que le Dieu du tonnerre qui combat les trolls maléfiques.
    Ils racontent encore de nos jours des quantités d'histoires sur les terribles ogres-stalos qui attaquent les humains mais qui sont finalement vaincus à cause de leur bêtise.
    Dans les légendes apparaissent également des chamanes qui en accédant aux divinités et aux esprits peuvent aider les gens à combattre les revenants et à soigner les maladies dues à la sorcellerie.
    Depuis la nuit des temps, les Lapons, peuple nomade, vivent de l'élevage de rennes et de la chasse. Et les animaux qu'ils connaissent si bien apparaissent souvent dans les contes et légendes. On apprend notamment comment à l'aube des temps les rennes appartenaient à la fille du Soleil, tandis que les gobelins souterrains disposaient de toutes les richesses de la terre. Des contes merveilleux riches en rebondissements racontent comment ces cadeaux précieux ont étaient donnés aux Lapons et pourquoi ils n'ont pas pu les conserver.

  • De la Russie, on connaît essentiellement la magnifique collecte d'Alexandre Afanassiev. Mais il ne comporte presque pas de contes étiologiques. Ce donc un joli bouquet de contes cueilli à d'autres sources que nous propose ici Galina Kabakova. Les histoires sont étonnamment variées : certains sont des récits émouvants quasiment romantiques, comme « Ivan et Marie » ou « De vient le sarrasin », véritablement épiques et tragiques comme « Le tabac ». Outre les thèmes classiques (pourquoi la mer est salée ; pourquoi la lune brille la nuit et ne rencontre jamais le soleil ; d'où viennent les hommes et les femmes), les conteurs russes ont un penchant particulier pour des thèmes originaux : d'où viennent la vodka et les tavernes ;
    Comment le diable a créé le tabac ; pourquoi les routes sont si mauvaises ;
    Comment les hommes ont appris à enfiler les pantalons.
    Dans ces récits hauts en couleurs, les diables de tout poil n'ont pas le dernier rôle : tantôt épiant le démiurge, tantôt l'aidant dans sa tâche, tantôt s'immisçant parmi les hommes, ils se retrouvent souvent victimes de leurs propres ruses. Ils participent à l'équilibre du monde et certains d'entre eux, sous forme d'esprits, vivent aux côtés de l'homme.
    La première édition du livre, parue en 2006, est épuisée depuis longtemps.
    La nouvelle édition comporte de nouveaux contes et légendes.

  • Héros, saints chrétiens, paysans, princesses, fées, vache blanche, porc noir, saumon de la Connaissance, trèfle, pomme de terre, citrouille d'Halloween, harpe vivante... font l'âme de l'Irlande, cette contrée des merveilles où les antagonismes sont faits pour s'entendre. Où l'Histoire et l'imaginaire, le temps des demi-dieux et celui des saints se juxtaposent. Où l'extraordinaire et le banal se lancent des piques. Où la poésie et le sarcasme se mélangent.
    La première partie offre des extraits des grands cycles mythologiques gaéliques, tels que le Lebor Gabala Erenn, qui relate les invasions mythiques successives de l'Irlande, remonte à l'époque médiévale et s'est transmis par voie orale jusqu'au VIIIe siècle, date à laquelle les clercs en ont couché les chroniques par écrit tout en le remaniant afin qu'elles soient en phase avec les préceptes de l'Église catholique. On y trouve des récits qui parlent de l'origine des personnages mythiques (« La Première Fois qu'on entendit parler du Leprechaun ») ou de sites : « La Fondation d'Emain Macha, l'ancienne capitale d'Ulster », « Qu'est-il arrivé au pont bâti entre l'Irlande et l'Ecosse ? »).
    La seconde partie est consacrée aux contes, récitations et témoignages qui, à partir du XIXe siècle, furent collectés auprès des paysans irlandais. Les contes d'origine chrétienne y sont fréquents. Y figurent également des légendes mettant en scène les saints majeurs : sainte Brigitte, à ne pas confondre avec la déesse Brigit, ou saint Patrick, bien que sa vie soit intimement liée à la période préchrétienne. Dans cette seconde partie, les contes des origines sont suivis d'autres contes, qui en reprennent les sujets. Par exemple, à ceux sur l'origine des fées succèdent contes et témoignages présentant leurs pouvoirs ou la façon de se protéger de leurs rosseries.
    D'autres thèmes chers aux coeurs irlandais n'ont pas droit à leur conte des origines. Ainsi, la pomme de terre, bien que la croyance veuille que les premières se soient échouées sur le littoral d'Erin après le naufrage de l'Invincible Armada dont les bateaux en transportaient à son bord, aura, à la place, droit à un poème en son honneur, lequel dit tout de l'enthousiasme qu'elle suscite.

  • Toutes ces histoires, recueillies récemment dans le Sud marocain, donnent une image du monde assez cohérente, poétique et ludique, perpétuée pendant des siècles par la tradition orale qui n'est pas près de disparaître. L'inspiration islamique marque par son empreinte l'univers merveilleux où les oiseaux dissertent à volonté sur l'amour et la fidélité autour d'une fontaine dans un jardin parfumé.
    On apprend aussi que l'amour et la folie sont inséparables parce que, lors d'une querelle, Folie rendit Amour aveugle, et le juge condamna Foie à guider éternellement Amour.
    Ce volume joue beaucoup sur les relations texte/image : les illustrations originales représentent la transcription calligraphique de contes qui forme un dessin évocateur. Réalisées par un artiste marocain, elles égayent ces histoires parfois amusantes, parfois tristes, mais toujours pleines d'humour.
    Les contes ont été enregistrés et présentés par Najima THAY THAY, Najima THAY THAY, professeur des universités et ex-secrétaire d'État chargée de la lutte contre l'analphabétisme, a publié chez l'Harmattan Au pays des ogres et des horreurs.
    La première édition, chaleureusement accueillie par la critique et les lecteurs, est épuisée depuis plusieurs années.

  • Le nouveau volume de la collection " Aux origines du monde " amène le lecteur sur l'île mystérieuse de Bornéo, où l'exploratrice Mady Villard s'était installée au début des années 1970. Dans la partie montagneuse de l'île, qui appartient à la Malaisie, elle a été accueillie par " des hommes aux longues oreilles et au coeur gros comme ça ". Elle raconte cette aventure humaine chez les les chasseurs de têtes dans le récit publié en 1975 et qui a rencontré un vif succès auprès du public. Les anciens des quatre peuples (les Kelabits, les Kadazans, les Muruts, les Punans ) qu'elle fréquentait lors de ses longs séjours au Bornéo, lui ont livré des secrets ancestraux y compris sous forme de contes et de mythes. Pendant toutes ces années ils sont restés dans ses archives mais la rencontre avec Magali Tardivel-Lacombe, jeune femme passionnée par le merveilleux, l'a incité à sortir ces trésors du fond du tiroir. Ensemble elles ont mis en forme et annoté ces vingt-six récits issus du patrimoine oral du Bornéo. Chaque récit est l'occasion de découvrir, en filigrane, une coutume, une croyance, un animal. Il est question de parangs affûtés, de veillées autour de la lampe à dammar, de chasses au sanglier, d'esprits de la forêt. Au milieu de la jungle, on croise des fois le dragon du Mont Kinabalu, l'esprit mangeur d'hommes ou même le crocodile blanc de la rivière Pegalan.

  • Paradoxalement, on connaît souvent mieux l'univers merveilleux des peuples lointains, tels les Japonais ou les Inuits, que de nos voisins immédiats comme s'ils étaient privés d'imagination. Or, il n'en est rien. Chaque région en a des florilèges qu'elle raconte dans sa propre langue. Ainsi, la grande passionnée du conte espagnol, Caterina Valriu, qui parcourt son pays natal en collectant et racontant les histoires merveilleuses, a sélectionné pour nous plus de 150 récits sur le thème des origines. Ils étaient contés à l'origine en espagnol, catalan, galicien et basque.
    Dans cette sélection, on rencontre à plusieurs reprises le très populaire roi Jaume I - le roi Jacques le Conquérant - vénéré encore aujourd'hui comme le vainqueur des Maures. D'autres contes déclinent de manière originale des motifs universellement connus : ainsi, un riche héritier en quête d'une fiancée capable de partager son amour pour les coutumes anciennes (qui nous fait immédiatement penser à Don Quichotte), parcourt le monde entier et accède au royaume au-delà des nuages. Il finira par y trouver sa dulcinée et par la même occasion enseigner aux habitants de ce pays merveilleux un peu paresseux l'art de travailler le fer et la pierre, de construire des moulins. C'est l'origine du tonnerre ou des éclairs qui parviennent jusqu'ici-bas.
    De même, dans cet univers fabuleux où les hommes et les animaux parlent encore la même langue, on fait connaissance avec l'homme qui négocia l'allongement de sa vie mais . aux dépens des différents animaux qui lui cédèrent chacun quelques années de leur pénible existence. Un marché dont nous profitons encore aujourd'hui !
    L'AUTEUR : Caterina Valriu, professeur de littérature orale à l'Université des îles Baléares, écrivain et conteuse.
    Elle travaille sur le culte des saints, les traditions du carnaval, et sur les rapports entre les contes populaires et la littérature pour enfants. L'ILLUSTRATEUR, Josep Torres, est considéré comme le plus prometteur parmi les artistes catalans de sa génération. C'est sa première publication en France.

  • Les Contes et légendes du Bénin apportent des réponses aussi drôles que poétiques aux questions Pourquoi dit-on, en Afrique, que le lièvre est l'animal le plus rusé ? Pourquoi le chimpanzé a-t-il les fesses dures comme la pierre ? Pourquoi le caméléon change-t-il de couleur ? et bien d'autres encore. 40 histoires qui mettent en scène toute une ribambelle d'animaux : la chèvre qui déjoue la machination de la stupide hyène, l'aigle qui aide son amie la tortue à voler, l'araignée acariâtre prise à son propre piège...
    Mais les humains ne sont pas en reste ! Un paysan trouve une graine qui parle, des coépouses se jalousent jusqu'à commettre l'irréparable, un petit garçon futé déjoue les plans d'un ogre - sans oublier Yôgbo le goinfre, que rien n'arrête dans sa course avide et boulimique. Mais Dadassègbo, le créateur de l'univers, intervient parfois pour redresser un tort. Car les contes, au Bénin comme ailleurs, trouvent toujours le moyen de glisser quelques conseils de bonne conduite, destinés aux enfants et aux adultes.

  • Ce recueil est le fruit d'une rencontre entre deux conteurs de cultures différentes. Françoise Diep, conteuse du Sud de la France, fait la connaissance, lors d'un festival de conteurs, d'un jeune comédien burkinabé, François Moïse Bamba. Il n'est qu'à ses débuts mais il sait déjà transporter les auditeurs loin de la scène, jusqu'au fin fond de cette brousse où l'on rencontre aussi bien des panthères et des lions que des génies. Françoise Diep décide de se rendre dans le pays sénoufo, où François Bamba est né, pour recueillir un répertoire original, transmis encore aujourd'hui, dans les cases, les ateliers ou sur les places de villages, par les hommes et les femmes pratiquant des métiers aussi divers que tailleur d'habits, cordonnier, mangeur de feu, ferrailleur, footballeur, mère de famille ou vendeuse de bananes... Souvent proches de mythes, les contes sénoufo nous racontent comment les humains ont appris à dominer les animaux ; d'où vient le pouvoir des chasseurs ; comment les premiers paysans ont commencé à faire des sacrifices dans les champs et pourquoi les hommes permettent aux sorciers de vivre dans les villages. Plusieurs histoires expliquent sur un mode dramatique ou humoristique pourquoi les jumeaux ne naissent plus attachés et depuis quand les seins ne peuvent plus être décrochés du corps. Ces contes, forts et sans concessions, sont en même temps toujours teintés d'humour, voire même de crudité, ponctués de chants. Ils véhiculent une grande vitalité et une profonde humanité.
    L'ouvrage est épuisé depuis trois ans et régulièrement réclamé.

  • Si la Chine, avec sa culture millénaire, attire autant les lecteurs, il est quasi impossible de trouver sur le marché un livre de contes chinois. A travers ce livre, le lecteur pourra se familiariser avec les contes des Han, ethnie majoritaire en Chine, et des nombreuses minorités culturelles (qui peuvent compter des millions de personnes) qui peuplent l'Empire du Milieu, dont Tibétains, Mongols, Tatars.

  • Autrefois, il y a très très longtemps, un énorme dragon habitait dans une montagne.
    Couvert d'écailles plus grandes que celles d'un poisson, il avait trois têtes, des ailes rouges, des épines sur le dos et des ongles sur la queue et sur les genoux : il portait un grand collier. Il était si horrible que celui qui le voyait de loin se faisait la peur de sa vie. L'abominable dragon quittait sa grotte pour s'allonger sur la route ; à peine quelqu'un prenait cette route qu'il ouvrait grand sa gueule, inspirait le passant et l'avalait.
    Hommes ou bétail, peu importe. ce monstre pompait tout ; et comme il était insatiable beaucoup avaient péris dans ses entrailles. Les gens comprirent qu'il allait les manger tous et se mirent d'accord pour envoyer une personne à sa grotte pour son repas de soir : il mangerait la victime et ne sortirait plus jusqu'au lendemain. Ils espéraient qu'il aurait la flemme et n'irait pas chercher ses victimes au village, mangerait moins et que d'ici là un chevalier se manifesterait et le tuerait.
    Ils réalisèrent leur plan. Tous les matins ils envoyèrent une personne à la grotte qui disait des prières en attendant l'apparition du dragon.

  • L'anthologie offre un voyage insolite dans le monde imaginaire des héritiers de la grande civilisation de l'Amérique préhispanique. Il révèle que les adorateurs du soleil n'ont pas disparu sans laisser trace, exterminés par les conquistadors avides de leurs trésors. Leurs mythes continuent de vivre, transmis oralement de génération en génération chez quelques 28 peuples mayas dispersés dans cinq pays d'Amérique centrale. Imprégnée également par la culture chrétienne, cette mythologie engendre des récits étonnants où le soleil et ses péripéties amoureuses occupent une place aussi importante que les créatures de la nuit peuplant les montagnes. Cette parole des conteurs transcrite avec un grand respect perpétuant la tradition séculaire intègre tout naturellement les faits de la vie moderne. Ainsi, les divinités locales, les Seigneurs des montagnes qui entourent le village demandent, d'une part, aux villageois de respecter certains rites avant de cultiver le maïs sur les coteaux et, d'autre part, aux ingénieurs de faire des sacrifices pour obtenir l'autorisation de construire des routes. A l'exception de quelques extraits du « Popol Vuh», recueil des mythes mayas rédigé au XVIe siècle, tous les autres textes ont été recueillis récemment et n'ont jamais été traduits en français.

  • Au printemps, quand les feuilles n'ont pas encore poussé sur les arbres, quand l'herbe n'est pas encore sortie de la terre, le maître de la montagne pousse un cri.
    Et puis aussi en automne, quand l'herbe finit de se dessécher, qu'elle se recroqueville, quand les feuilles des arbres jaunissent et tombent, que les oreilles de la montagne commencent à écouter, alors il pousse un autre cri. (conte chor).

  • Ce florilège de mythes, de contes et de légendes permet de pénétrer dans l'univers poétique de l'Empire du Soleil Levant. Les uns nous traitent de sujets fondamentaux telles que l'origine du Japon et de ses dieux, des temples et des fêtes, tandis que d'autres s'intéressent aux questions plus futiles : pourquoi la langouste est pliée en deux, la méduse est molle et la tortue a des marques... A la fin du livre, dans la postface, l'auteur cherche à répondre à la question que se poseront nombre de lecteurs : quelle est la spécificité du conte japonais...
    La presse a salué les trois premières éditions vite épuisée en quelques mois : " Un petit bijou ", " Un beau livre ", " Une introduction colorée à la culture populaire japonaise ".

  • Un jour un coq et un canard allèrent se promener au bord du fleuve.
    Tout en marchant, le coq se vantait de sa beauté. il se moquait du canard : "avec tes pattes qui ressemblent à des feuilles d'arbre ! et ta démarche dandinante, ah ! ridicule !" le canard répondait : "tu as une paire d'ailes magnifiques ! avec elles, tu peux voler ! et haut !" le coq ne voulait pas avouer sa faiblesse. il prit son élan, afin d'atteindre l'autre rive du fleuve, et de montrer ainsi ses capacités.
    Au beau milieu du fleuve, il tomba. comme il ne savait pas nager, il sombra, coula, criant "au secours !" le canard vint à sa rescousse. alors, il lui dit : "c'est grâce à ces vilaines pattes que je t'ai sauvé. " le coq resta coi, rougit de honte. depuis lors, les coqs n'osent plus se vanter, et ont la crête rouge.

  • Comment on enfilait autrefois les pantalons. Autrefois, on ne savait pas mettre les pantalons. Une vieille cousit un jour un pantalon pour son homme, mais voilà, il ne savait pas quoi en faire. Il monta sur sa clôture et essaya de sauter dans les jambes du pantalon, mais il atterrit à côté, arrachant le pantalon des mains de la vieille qui le tenait. Maugréant, il grimpa à nouveau sur la clôture et réessaya, mais sans plus de succès, trois fois en tout. Au même moment, un autre vieux passa par là et demanda : " Que faites-vous donc ? " " On a cousu ce pantalon, mais pas moyen de le passer " " Allons donc, il faut s'allonger pour le mettre. " La vieille fit s'allonger le vieux et lui enfila le pantalon sur les jambes. C'est la bonne méthode, alors qu'en sautant une clôture, on n'y arrive pas.

  • Ce recueil, qui tend à présenter le plus largement possible rassemble des mythes d'origine des Amérindiens du Nord, des contes et légendes des fameuses nations cherokee, sioux, apache ou algonquine ou des méconnus Koasati, Tsetsaut ou Lillooet, collectés par des femmes et des hommes soucieux que ne se perde pas une vision du monde différente de celle des Blancs. L'univers des peuples premiers d'Amérique du Nord est ici balayé, dans une version française fidèle à ses sources, du sud au nord et d'est en ouest, des Etats-Unis au Canada, pour mieux faire découvrir l'âme indienne longtemps bafouée, un mode de vie, poétique, guerrier, mystique, bref vivant, intimement lié à la nature éclatante, où l'humain, aucunement prédominant, est un animal comme les autres. Nous avons fait attention à éviter des textes déjà publiés en français chez d'autres éditeurs en privilégiant des histoires inédites, mystiques et merveilleuses, humoristiques ou mélancoliques mais toujours inspirées de la sagesse séculaire.

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