Institut Recherche Developpement

  • Puisées dans les trésors de la littérature mondiale, les citations qui composent cet ouvrage laissent entendre les voix de poètes, de philosophes, de romanciers et d'artistes comme autant de témoignages sur la diversité et la complexité des liens qui, depuis la nuit des temps, unissent les humains à la Nature. De splendides illustrations, elles aussi issues de toutes les cultures et civilisations de l'humanité, viennent en contrepoint de ces paroles, publiées ici en français, en anglais, mais aussi dans leur langue d'origine. En ces temps de bouleversement du climat et de menaces fortes sur la biodiversité, chaque lecteur, d'où qu'il vienne, pourra avec ce recueil porter un autre regard sur l'environnement qui l'entoure et y trouver force et inspiration pour nouer des relations plus harmonieuses et responsables avec la Nature.

  • La compréhension de l'épidémiologie d'une maladie infectieuse ou parasitaire passe par la connaissance du fonctionnement des populations vivantes concernées. L'utilisation de marqueurs génétiques et des outils de la génétique des populations permet d'avoir accès, à travers des méthodes indirectes, à des informations clés sur les agents pathogènes et leurs vecteurs : biologie, mode de reproduction, écologie, déplacements, taille des populations... De telles informations peuvent ainsi permettre d'évaluer les risques d'invasions ou d'épidémies, de préciser le potentiel de diffusion de gènes de résistance et d'anticiper les stratégies de lutte. Ce manuel didactique présente les principales méthodes de la génétique empirique des populations et les modèles de base utilisés, avec l'application à des cas concrets analysés pas à pas. Pour cette 2e édition, revue et augmentée, certaines approches ont été améliorées et un « guide de survie » a été ajouté en fin de volume. Ce manuel sera un auxiliaire précieux pour les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels de santé qui veulent maîtriser les bases de la génétique des populations et l'utiliser comme outil d'analyse.

  • Dans un monde désormais confronté à la menace des changements climatiques et de pandémies comme celle de la Covid 19, en lien avec la destruction des milieux naturels, comment la recherche aide-t-elle à relever le défi mondial de la préservation de la biodiversité ?

    Destiné à un large public, cet ouvrage est composé de textes courts et illustrés, accessibles à tous, qui chacun présentent une recherche s'inscrivant dans les grands thèmes du présent : changements climatiques, maladies émergentes transmises par les animaux, utilisation des sols, déforestation, espèces invasives, systèmes alimentaires durables... Il montre comment cette biodiversité que l'on veut préserver ne peut être appréhendée hors des liens qui l'unissent avec les sociétés humaines qui vivent avec, l'utilisent, la gèrent, la détruisent et la protègent parfois. Il témoigne aussi de l'engagement des scientifiques pour une science capable de produire des savoirs utiles et mobilisables, une science de la durabilité, qui puisse rendre la Terre durablement vivable.

  • Longtemps perçue comme un gros village, réceptacle des migrations rurales, la capitale du Mali est devenue une métropole illustrant remarquablement la croissance démographique et l'étalement spatial des grandes agglomérations ouest-africaines. Avec trois décennies de recul, ce livre-atlas met en lumière ces enjeux et les processus de renouvellement de la population bamakoise : le poids désormais décisif des jeunes ; l'impact de flux résidentiels redistribuant familles et demandes de logement au-delà du district urbain ; le déplacement des fortes inégalités d'accès au sol vers les périphéries de l'agglomération.

    S'appuyant sur une combinaison de données censitaires, d'enquêtes quantitatives et d'observations recueillies jusqu'à la fin des années 2010, l'ouvrage montre comment les pratiques des habitants en matière de logement, de migration et de mobilité urbaine impriment des discriminations croissantes dans ce cadre expansif. La trajectoire de la ville se lit au fil de plusieurs générations qui ont marqué l'histoire des quartiers, densifié les lignées de propriétaires, forgé de nouveaux besoins dans les plus récents fronts de peuplement.

    Prendre le pouls de la transition urbaine oblige à déconstruire les visions simplistes, opposant émigration et immigration, croissance spontanée et urbanisme réglementaire, une ville « prédatrice » et une campagne « spoliée », sans pour autant négliger leurs échos dans les représentations locales et les modèles globalisés de gouvernance urbaine. Véritable manuel d'investigation, ce livre rappelle donc la nécessité d'une connaissance précise des cycles d'expansion urbaine et des acteurs de cette double fabrique, sociale et territoriale. Il donne à voir l'agglomération de Bamako à la fois dans sa dimension régionale et dans l'intimité de ses quartiers.

  • Depuis les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) et après plus d'une décennie de transferts de compétences, la Nouvelle-Calédonie dispose d'une autonomie élargie. Le processus d'autodétermination dans lequel elle est lancée prend tout son sens à partir de 2014, avec l'organisation de référendums portant sur la question de l'indépendance. La période qui débute est donc capitale pour son avenir.
    En parallèle de cette dynamique institutionnelle et identitaire, singulière et émancipatrice, le contexte économique a également évolué. L'exploitation des énormes réserves de nickel a suscité récemment la construction et la mise en service de deux grandes usines métallurgiques, l'une dans le sud, l'autre dans le nord, en plus de celle de Nouméa. Une nouvelle ère économique et sociale débute-t-elle ?
    Ecrit à une époque charnière de l'histoire néo-calédonienne, ce livre est un outil pour comprendre un territoire en profonde mutation. Les principaux mécanismes socio-spatiaux à l'oeuvre aujourd'hui y sont analysés avec discernement et pédagogie. Les questions d'inégalités, de disparités ou d'aménagement sont les fils conducteurs de cette réflexion. Une attention toute particulière est portée au "rééquilibrage", à ses enjeux et ses conséquences.
    Richement illustré, cet ouvrage dévoile avec clarté le destin peu commun de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française. Il passionnera tous ceux qui s'intéressent aux évolutions de l'Océanie et de la France d'outre-mer.

  • Avec une préface de Francis Hallé.

    Écosystèmes majeurs dans la lutte contre le réchauffement climatique, hauts lieux de biodiversité, les forêts tropicales humides abritent en ce début de XXIe siècle plus de 700 millions de personnes.

    Considérées tantôt comme gardiennes de la forêt, tantôt comme responsables de la déforestation, ces populations forestières font l'objet de nombreuses idées reçues. Mais qui sont-elles véritablement, et comment vivent-elles dans le monde contemporain ?

    Des derniers peuples chasseurs-cueilleurs aux migrants sans terre, des cultivateurs aux planteurs de caoutchouc en passant par les exploitants de palmier à huile et les forestiers, cet ouvrage décrit la réalité de ces populations dans toute leur diversité. Il met en lumière la richesse de leurs rapports à la forêt, de leurs représentations, de leurs pratiques et de leurs usages. Il illustre la façon dont elles s'inscrivent dans la globalisation, et comment le marché mondial et les politiques publiques affectent leurs modes de vie. Enfin, il souligne l'impact du changement global et des mécanismes financiers qui en résultent sur les modes de gestion des forêts tropicales et sur le devenir des populations forestières.

    Panorama inédit des forêts tropicales d'Amazonie, d'Afrique centrale, d'Asie du Sud-Est et de Madagascar, cet ouvrage réunit les textes d'anthropologues, d'écologues, de géographes, d'économistes... Il s'appuie sur une iconographie riche et originale, au plus près des populations et du terrain.

  • En Afrique de l'Ouest, la pêche, surtout développée à l'échelle artisanale, est une activité importante pour de nombreuses populations de l'intérieur et des zones côtières. Elle leur fournit emplois et revenus, tout en contribuant à la sécurité alimentaire des pays. Cependant, la pêche artisanale est très peu prise en considération par les opérations de recensement qui sont périodiquement conduites par les services statistiques nationaux. L'une des conséquences est qu'elle parvient difficilement à trouver sa place au sein des politiques de développement. Prenant la mesure de cette situation, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a lancé depuis 2012 de grandes enquêtes déployées sur les huit pays de cette zone économique. Cet atlas présente l'essentiel des indicateurs obtenus à partir de ces enquêtes, que ce soit de façon directe ou par estimation. Il décrit les équipements et activités de pêche, les poissons capturés, la chaîne de traitement des produits après la capture, sans oublier les conditions de vie des pêcheurs dans leurs sites d'habitat. Les indicateurs, présentés sous forme de graphiques, cartes et tableaux, sont accompagnés d'analyses rédigées par les experts internationaux et les experts des administrations nationales qui ont conçu et réalisé ces enquêtes.

    Les décideurs publics et les opérateurs du développement trouveront dans cet atlas des informations pertinentes et actualisées susceptibles de guider leurs politiques et leurs actions. Les scientifiques et les étudiants du supérieur pourront tirer parti des connaissances inédites mises à disposition ainsi que des méthodologies décrites. Enfin, les lecteurs intéressés par la forte culture de la pêche développée par les populations des côtes, fleuves et lacs d'Afrique de l'Ouest y découvriront cette tradition, décrite de manière accessible et richement illustrée.

  • Le lac Tchad et son avenir sont au coeur des préoccupations politiques régionales et internationales. Cet espace vital, à la charnière de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, a longtemps fasciné, depuis les géographes arabes au Moyen-Âge jusqu'aux explorateurs européens du xixe siècle. Il suscite aujourd'hui des interrogations fortes sur l'environnement, l'eau, le climat et le développement régional. Le lac Tchad va-t-il s'assécher ? Quelles seraient alors les conséquences pour les 13 millions d'hommes qui en dépendent, sur un rayon de 300 km ?
    Les discours publics qui traitent de l'avenir du lac Tchad, le plus souvent alarmistes, sont dans l'ensemble sources d'une grande confusion et entretiennent une image brouillée de la situation. Une connaissance précise des réalités est pourtant nécessaire pour construire une vision partagée de cet avenir et adopter une stratégie qui permette de relever les défis du développement durable du lac.
    La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) a commandé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) une expertise collégiale sur la préservation et le développement du lac Tchad. Cette expertise, réalisée par un collège d'experts pluridisciplinaire et paritaire Nord-Sud, recense les connaissances actuelles sur le lac et identifie les différents choix politiques susceptibles de stimuler son développement. Elle aboutit à une série de recommandations utiles aux décideurs politiques en matière de soutenabilité environnementale, de sécurité alimentaire et d'emploi.

  • Langue de France, l'arawak participe au patrimoine immatériel français.
    Il a donné son nom à la famille à laquelle il appartient : arawak désigne la langue et le peuple qui la parle et aussi l'ensemble de langues largement disséminées sur le continent américain qui lui sont apparentées. L'arawak est une langue transfrontalière. Aux quelque 1 500 Arawak établis en Guyane française, il convient d'ajouter les Arawak du Surinam mais surtout ceux du Guyana, ainsi qu'un nombre indéterminé de locuteurs en Guyane vénézuélienne, sans oublier la diaspora arawak en Europe, en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
    Parlé sur un territoire morcelé et dépourvu d'un programme d'enseignement adapté, l'arawak doit pouvoir être transmis aux nouvelles générations. Cet ouvrage livre ainsi pour la première fois l'ensemble des données lexicographiques existantes sur cette langue amérindienne de Guyane.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide, la première région exportatrice au monde de cette graine de très haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Plus qu'un simple cas de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, cet ouvrage abondamment illustré rend compte des transformations en cours et cherche à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • Des liens étroits rattachent depuis plus de deux siècles les droits français et égyptien, en particulier depuis l'adoption de codes d'inspiration française sous le règne d'Ismail (1863-1879). Le mode de raisonnement juridique et l'organisation des juridictions sont aujourd'hui encore très semblables dans les deux pays. Ils disposent que le pouvoir judiciaire est tenu, dans un Etat de droit, de garantir à ses citoyens le droit à un procès équitable et dans un délai raisonnable. Ce droit, reconnu par les instruments internationaux de protection des droits de l'homme, a été consacré par les constitutions égyptiennes successives.

    Or, depuis de nombreuses années, la Cour de cassation d'Egypte ne semble plus en mesure de respecter le droit à être jugé dans un délai raisonnable. Quelle est dès lors l'utilité d'une justice équitable et indépendante si le justiciable est contraint d'attendre près de dix ans avant de voir justice faite ? La juridiction suprême ayant la charge d'unifier la jurisprudence peut-elle supporter une situation à ce point dégradée ? L'amélioration des délais tient à des points de procédure, à des mécanismes de filtrage, mais également à des questions d'organisation du travail, de bonne diffusion de la jurisprudence, qui interrogent bien au-delà les capacités de régulation du système judiciaire.

    La présidence de la Cour de cassation d'Egypte a souhaité, via une expertise collégiale originale rassemblant magistrats et chercheurs, bénéficier des connaissances scientifiques et techniques disponibles et de recommandations qui éclairent sous un jour complet la situation difficile de cette instance.

  • Les pays en transition vers l'économie de marché que sont le Cambodge, le Laos et le Vietnam n'échappent pas au mouvement d'urbanisation accélérée que connaît actuellement l'ensemble de l'Asie du Sud-Est. Ils rencontrent cependant des problèmes particuliers, tant sur le plan du fonctionnement que des modes de développement urbain, du fait même de l'ambiguïté de leurs structures politico-administratives. L'ouvrage met ainsi en évidence la spécificité des processus d'urbanisation en cours, les logiques d'action qui les portent et les solutions originales proposées par les pouvoirs publics dans des villes telles que Phnom Penh, Vientiane, Hanoi et Hô Chi Minh-Ville. A travers les exemples de Bangkok et de Chiang Mai, le modèle d'urbanisation thaïlandais, emblématique du libéralisme économique, est examiné en contrepoint.
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    Pour chaque pays, les processus et dispositifs opérationnels sont analysés selon trois entrées :
    La gouvernance et la planification urbaine et territoriale ;
    Les questions foncières ;
    Les enjeux environnementaux et de conservation du patrimoine dans la mutation urbaine.

    En reconnaissant la transition urbaine comme un vecteur majeur de la transformation économique et sociale, l'ouvrage propose ainsi une lecture inédite de la reconfiguration des liens entre société et territoire à l'oeuvre dans les pays anciennement sous économie administrée.

  • Le futur de l'Afrique de l'Ouest dépend de la capacité du secteur de l'agriculture à s'adapter pour garantir la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique et de croissance démographique. Pour faciliter cette adaptation, la recherche a déployé d'importants efforts pour améliorer les connaissances sur les mécanismes climatiques et leurs impacts sur les systèmes agropastoraux. Or, ces avancées issues de la recherche ne sont que rarement prises en compte dans la planification et la prise de décision.

    Partant de ce constat, un projet de recherche "Agriculture et gestion des risques climatiques : outils et recherches en Afrique", soutenu par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international est mené entre 2016 et 2018 dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Il a pour objectif d'élaborer des outils efficaces de gestion du risque climatique pour les agriculteurs, en co-construisant avec des réseaux de chercheurs et d'acteurs directement impliqués dans l'accompagnement de l'agriculture des stratégies innovantes basées sur les résultats de la recherche.

    Cet ouvrage restitue les principales avancées de cette recherche-action sur trois thématiques prioritaires : les services climatiques pour l'agriculture, la gestion des ressources en eau et l'intensification écologique. Il permet aux acteurs du secteur agricole (organisations paysannes, filières, secteur privé agricole, banques de développement agricole, fournisseurs d'intrants, services agricoles et de météorologie) de s'approprier de nouvelles connaissances et de nouveaux outils pour une meilleure prise en compte des risques climatiques dans la gestion des systèmes de production.

  • A l'heure où le développement durable est désormais ancré dans de multiples sphères scientifiques, économiques et politiques, cet ouvrage interroge les spécificités avérées ou supposées de ce concept dans les petits espaces insulaires (PEI).
    Suite aux objectifs fixés lors du Sommet de la Terre de Rio (1992) renouvelés lors de la Conférence de Maurice (2005), les thèmes du tourisme durable, des ressources côtières et marines, de la biodiversité, de l'énergie et des changements climatiques en milieu insulaire s'inscrivent en effet parmi les préoccupations permanentes des gouvernements concernés et des organisations internationales. Loin de présenter un modèle générique ou une solution unique, cet ouvrage collectif analyse les possibilités de préserver ces espaces fragiles en fonction de leurs spécificités physiques, géographiques, politiques, socio-économiques, culturelles...
    Les entrées de l'ouvrage sont multiples, consacrées à des terrains et des problématiques variés et complémentaires. Des Açores à la Réunion, des Antilles aux Baléares, qu'elles soient riches ou pauvres, situées au Sud ou au Nord, indépendantes ou reliées à une lointaine métropole, les îles sont ici décrites dans toute leur variété, apportant des éléments concrets de réflexion sur les perspectives de mise en oeuvre du développement durable dans les PEI.

  • La globalisation des politiques environnementales ne produit pas les mêmes effets dans tous les pays du Sud. Dans le même temps persiste la difficulté à penser de façon renouvelée les relations entre nature et société, entre conservation et développement, ce dont témoigne Rio + 20, la conférence des Nations unies pour le développement durable tenue en juin 2012.

    Dans ce contexte, Madagascar, pays fortement engagé dans une démarche de conservation de son patrimoine forestier, s'avère un cas d'école emblématique. Quels acteurs contrôlent les modalités de production et de mise en oeuvre des projets de valorisation de la forêt ? Par quelles institutions ces projets sont-ils financés ? Quelles retombées en termes de lutte contre la pauvreté peut-on en attendre ?

    A travers un regard géopolitique partagé, les auteurs de cet ouvrage, issus de disciplines et d'horizons divers, interrogent le processus de construction des politiques environnementales et analysent les relations entre science, politique et société, alors que s'est progressivement imposée une vision de plus en plus marchande de la nature.

    Cette publication s'adresse à tous ceux - chercheurs, étudiants, praticiens du développement et décideurs - qui explorent pistes et retours d'expériences sur les relations entre géopolitique et environnement.

  • Ravageurs des cultures et des stocks alimentaires, réservoirs de maladies de l'homme et du bétail, les rongeurs sont aussi une composante majeure de la biodiversité. Or aucun ouvrage de synthèse récent ne leur a été consacré pour l'Afrique sahélo-soudanienne, où ils sont omniprésents. Basé principalement sur les collectes et études menées depuis plus de trente ans par l'Institut de recherche pour le développement et le Muséum national d'histoire naturelle, cet ouvrage fait le point sur les 66 espèces de rongeurs présentes dans six pays caractéristiques de cette zone : la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

    Après une présentation générale de la zone géographique étudiée, l'ouvrage traite de la biogéographie et de l'écologie des espèces, de leur implication dans les problèmes de santé humaine, des dégâts causés aux cultures et aux stocks, ainsi que de leur systématique évolutive. Pour chacune des espèces, une fiche compile les informations disponibles dans les rubriques suivantes : taxonomie, description, écologie, reproduction et abondance, biométrie, distribution. Des clés de détermination au niveau famille/sous-famille, puis genre/espèce sont intercalées et illustrées par des dessins. En intégrant les révisions systématiques fondées sur la caryologie et les analyses ADN, les auteurs apportent des informations à la fois complètes et actualisées pour chaque espèce de ce groupe d'intérêt majeur en Afrique.

    Des photographies originales et une bibliographie de plus de 500 références complètent l'ouvrage.

  • Ses étés chauds et secs et ses hivers humides, le milieu méditerranéen marque la transition entre domaine tempéré et tropical. Il trouve son expression la plus emblématique autour de la Méditerranée mais on le rencontre également en Californie, au Chili, en Afrique du Sud et en Australie méridionale.
    Pour rendre compte de toute la diversité des paysages méditerranéens en fonction de l'altitude, de l'exposition, de la proximité maritime, l'ouvrage présente les caractéristiques du milieu méditerranéen dans ces cinq régions : composition de la couverture végétale, structure, étagement altitudinal, associations dominantes, relations avec les autres éléments du cadre physique et humain. Alors que la déprise rurale sur la rive nord du bassin méditerranéen vide les campagnes et qu'une intense surexploitation menace la rive sud et le Chili central, à l'heure où se développent au contraire en Californie, en Australie du Sud et dans la région du Cap des aires protégées abritant une exceptionnelle biodiversité, la gestion de ce milieu fragile s'impose désormais comme un enjeu environnemental majeur.
    Dans une perspective d'amélioration de la gestion de l'espace méditerranéen, cet ouvrage propose ainsi une synthèse biogéographique remarquablement documentée et richement illustrée. Enseignants, étudiants, géographes, naturalistes, chercheurs, décideurs, responsables en charge de la gestion de l'environnement y trouveront à la fois un ouvrage de référence et une invitation à la découverte approfondie du milieu naturel méditerranéen.

  • Les domaines de la santé et de l´environnement ont longtemps été considérés, tant par les décideurs que par les scientifiques, comme des réalités disjointes. Il a fallu attendre les dernières décennies pour que soit reconnu et que se concrétise le lien entre environnements et santé avec la création d´agences spécialisées. Qu´il s´agisse de foyers de maladies parasitaires ou de pollution atmosphérique, les situations d´exposition à un risque sanitaire lié à l´environnement relèvent de facteurs particuliers : épidémiologiques, géographiques, politiques, et bien évidemment sociaux. À partir de zones géographiques situées tant au Sud qu´au Nord, les auteurs de cet ouvrage présentent un large éventail de configurations dans lesquelles s´exprime la complexité des relations entre santé et environnements dans leur rapport avec les groupes humains. Ils mettent l´accent sur l´importance de la perception et de la pratique des acteurs (des décideurs aux bénéficiaires des mesures, en passant par les médecins) pour penser le risque sanitaire selon les milieux. Ils soulignent tout l´intérêt de l´apport des sciences sociales et des pratiques interdisciplinaires dès lors qu´il s´agit d´envisager les relations entre un pathogène et l´homme. Chacune des approches s´attache ainsi à éclairer les différentes facettes du risque environnemental, depuis le comportement des individus jusqu´aux politiques nationales, en invitant le lecteur à se départir de toute vision déterministe et simplificatrice.

  • C'est après la Seconde Guerre mondiale que la recherche française sur les pays tropicaux se structure selon un nouveau dispositif institutionnel. Dès 1946, Madagascar fait partie des pays précurseurs disposant d'un centre de recherche (l'IRSM, Institut de recherche scientifique de Madagascar), de moyens logistiques et humains pour mener à bien ses objectifs scientifiques et de développement. Depuis, l'IRSM a été intégré à l'Orstom (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer), devenu IRD (Institut de recherche pour le développement) en 1998, et le partenariat avec les chercheurs et universitaires nationaux s'est considérablement élargi.


    À travers différents parcours de recherche, cet ouvrage dresse, soixante-cinq ans plus tard, un bilan du chemin parcouru et dessine un panorama de l'évolution des connaissances dans les principaux domaines investis par l'IRD et ses partenaires : géographie, anthropologie, économie, démographie, santé, hydrologie, pédologie, minéralogie, océanographie, botanique et travaux sur les substances naturelles. Ainsi, des acteurs malgaches et français de la recherche nous livrent leur vision de l'évolution de leurs disciplines et nous présentent les modalités scientifiques et institutionnelles de leur collaboration.


    La production scientifique analysée permet par ailleurs de redonner vie à des travaux anciens peu accessibles. Outre les bibliographies propres à chaque chapitre, l'ouvrage est accompagné d'un DVD comprenant plus de 3 000 références issues de la base documentaire Horizon Pleins Textes de l'IRD, dont 1 800 disponibles en version intégrale (fichiers PDF) couvrant la majeure partie des travaux réalisés à Madagascar par l'IRD et ses partenaires malgaches.

  • L'initiative de la Grande Muraille Verte (GMV), projet transcontinental, est une réponse de l'Afrique à la désertification, à la pauvreté et au changement climatique. Elle repose sur une approche concertée, multisectorielle, mettant en synergie des actions de lutte contre ces trois fléaux majeurs pour le continent africain. La particularité de la GMV est, tout en créant et consolidant une ligne de défense par des activités de reboisement et d'aménagement, de contribuer efficacement au développement intégré des zones rurales et d'aider à la lutte contre la pauvreté dans le cadre d'un développement durable.


    Il s'agit de l'installation et de la mise en valeur intégrée d'espèces végétales à valeur économique adaptées aux terres arides et aux particularités locales, de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices de revenus. La GMV intègre ainsi plusieurs systèmes d'utilisation des terres, notamment des formations naturelles, des plantations artificielles anciennes ou nouvelles, des unités agro-sylvo-pastorales, des zones de parcours villageoises ou intercommunautaires, des parcs animaliers, des réserves communautaires et des couloirs de migration de faune.


    Cet édifice transcontinental est une référence de modèle d'intégration sous-régional mettant en exergue une initiative originale initiée par des pays fortement assujettis aux phénomènes de désertification et de changement climatique. Il constitue un Modèle Multisectoriel de Développement Intégré des Zones Arides (MDI/ZA), dédié à la lutte contre les effets et l'avancée de la désertification, à la restauration et la mise en valeur des zones dégradées et au mécanisme de développement propre dû à sa forte capacité de séquestration de carbone.


    L'ouvrage vise un large public, notamment les scientifiques, enseignants, décideurs, techniciens chargés de la mise en oeuvre de la GMV, et permet d'apprécier l'originalité du projet dans son approche concertée et multisectorielle et ses résultats dans le développement intégré des zones arides à semi-arides.

  • Depuis plusieurs décennies, sous l´effet du défrichement, du surpâturage et de la pression démographique, les milieux naturels et les aires cultivées des régions semi-arides sont soumis à d´importantes dégradations. Malgré la mise en oeuvre des grands projets de lutte antiérosive depuis les années 1950, les espaces ruraux nord-africains ont notamment connu d´importantes baisses de productivité accompagnées d´une augmentation du risque de ruissellement et d´érosion des versants. Devant ce constat et face à la nécessité d´optimiser concrètement la gestion de l´eau et de restaurer la fertilité des terres, l´amélioration des techniques traditionnelles est la voie recommandée dans cet ouvrage pour mettre en oeuvre des projets intégrés de développement en milieu rural. Soutenue par le réseau érosion de l´AUF, l´équipe franco-marocaine de géographes, d´agronomes et de forestiers réunie pour cet ouvrage a analysé une trentaine de techniques traditionnelles de gestion de l´eau et des sols au Maroc. Testées dans différentes zones agro-écologiques et en tenant compte des facteurs économiques et humains, les techniques paysannes de lutte antiérosive sont présentées et commentées à la lumière des derniers acquis scientifiques. À partir de ces expériences, l´ouvrage propose des combinaisons de techniques traditionnelles de gestion des sols, optimisées et adaptées aux conditions locales. Il s´adresse aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs, mais également aux ONG et aux décideurs en charge des programmes de développement rural au Maghreb et dans les régions semi-arides.

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