Sciences humaines & sociales

  • André Comte-Sponville L'amour la solitude L'amour, la sexualité, le désespoir, la solitude, la sagesse. Pour André Comte-Sponville, proche en cela des dizaines de milliers de lecteurs qui ont plébiscité son oeuvre, la philosophie n'a d'intérêt que si elle reste au contact de la vie vécue, de l'expérience quotidienne, qu'elle nous aide à éclairer et à approfondir.
    Dans ces entretiens avec une romancière, un poète et un jeune philosophe, il aborde en toute liberté les grands thèmes qui charpentent son oeuvre, n'hésitant pas à dévoiler son parcours personnel pour montrer comment une existence peut être illuminée par la pensée des grands auteurs. Et c'est finalement une invitation à partir nous-mêmes à leur rencontre, de façon à la fois intime et libre, qui nous est faite dans ce petit livre, depuis longtemps devenu un best-seller.

  • À l'amour et au « Je t'aime » - qui réduit l'autre à n'être qu'un objet et fait de la passion un événement qui s'usera -, François Jullien entend substituer, dans ce livre, l'intime. Qu'est-ce à dire? Que l'intime, précisément, abolit la frontière entre l'autre et soi. Qu'il fait basculer un dehors indifférent dans un dedans partagé. Qu'il vit des « riens » du quotidien, en y découvrant les vertus de l'être auprès. Telle est sa façon - via saint Augustin, Rousseau et Stendhal - de se débarrasser de l'éternel du « coeur » humain. Comment l'Europe s'y est-elle prise pour transporter cet intime de Dieu à l'humain ? Et peut-on - doit-on - fonder une morale sur ce sol ?

  • S'il me fallait, aujourd'hui, désigner un texte de voltaire, un seul, et le recommander à qui en serait encore au point où j'en étais il y a trente ou quarante ans, s'il me fallait convaincre un lecteur qui n'aurait pas compris l'urgence de se plonger dans ce flot de mots dont, comme l'enfer selon saint bonaventure, on ne sait jamais s'il est trop brûlant ou trop glacé, c'est ce petit texte que je choisirais.

  • La psychanalyste dénonce le silence entourant les effets psychologiques de la crise économique et sociale déclenchée en 2008.

  • >Marcel Rufo Tout ce que vous ne devriez jamais savoir sur la sexualité de vos enfants Nous mettons au monde des petites filles et des petits garçons, mais nous sommes bien les seuls à le savoir. Car les bébés, eux, ignorent qu'ils ont un sexe. Ils vont le découvrir et se l'approprier peu à peu, à travers des expériences fondamentales qui les amèneront d'une sexualité infantile, faite essentiellement de sensorialité, à la sexualité agie de l'adolescence.
    Premier sourire, allaitement, apprentissage de la propreté, traversée de la période de l'oedipe, phase de latence, puberté, premières relations sexuelles... Marcel Rufo retrace les moments forts de ce passionnant parcours et les conquêtes qui s'y rattachent, sans oublier tout ce qui peut entraîner des troubles dans le développement de l'identité sexuelle de l'enfant - attouchements, viol, mais aussi maladie ou handicap. Enfin, il répond aux questions très précises que les parents se posent : Est-il normal qu'un enfant se masturbe

  • Dès 1929, Krishnamurti (1895-1986) s'est lancé dans des prises de parole publiques à travers le monde. Sa bataille ? Réfléchir à la manière d'accéder à la vérité de la vie en se libérant de ses entraves - l'accumulation de l'instruction, de la mémoire, des traditions et systèmes de pensée. Se délivrer de l'esprit statique, du connu, permettrait à chaque homme et à chaque femme de devenir l'architecte d'une société nouvelle.
    1968, aux États-Unis, c'est l'année de l'élection de Nixon, celle aussi de l'assassinat de Martin Luther King, et la quatrième année consécutive de guerre au Vietnam. Partout, l'american way of life est remise en doute. S'inscrivant dans ce contexte, Krishnamurti part à la rencontre des étudiants américains. La question qu'il leur pose, en substance, reste aujourd'hui encore d'une pressante actualité : comment penser une révolution qui ne soit pas sanglante, une « révolution fondamentale » qui naîtrait en chaque individu ?

  • La joie est au désir ce que la vérité est à la raison : une nécessité et une exigence.
    En la plaçant au centre de sa réflexion, Nicolas Go ne fuit pas les tourments du monde, bien au contraire, puisque la joie assume à la fois la finitude, la barbarie et le mal, dressant devant les déchaînements de la violence sa puissance silencieuse, rappelant la perfection dont l'homme est capable. C'est qu'elle est liberté et sagesse, rire aussi, source enfin de toute création. Loin de tout repli nihiliste, de tout quiétisme égoïste, de toute lamentation impuissante, se dessine alors une authentique voie d'humanité.

  • Il y a eu George Sand, la femme libérée ; Gabrielle Chanel, l'émancipée ; Margaret Mitchell, la scandaleuse. Aujourd'hui, il y a : Lisbeth Salander, la guerrière, Marissa Mayer, la mère et chef d'entreprise accomplie. À l'image d'une société en pleine mutation depuis un siècle, les femmes sont devenues des mutantes. Cependant, leur transformation n'est pas totalement achevée car, si leur représentation a changé, cela ne va pas sans difficultés et sans contradictions.
    Dans cet essai brillant et novateur, la psychanalyste Marie-Laure Susini retrace et questionne l'évolution qui a vu le patriarcat s'écrouler. Face à ce bouleversement, quel est l'avenir de la femme ? celui de l'homme ? Et si on songeait plutôt à leur avenir commun ?
      Un livre enjoué sur le destin de l'émancipation féminine. Revigorant. Marianne. 

  • Jean-Marie Pelt
    L'Avenir droit dans les yeux

    « J'ai le fort sentiment qu'en économie comme en écologie, les choses s'aggravent. Concernant l'état de la planète, le constat est évident.
    Je me sens aussi décalé par rapport à la culture dominante telle que la reflètent les médias : je n'y retrouve pas les valeurs qui sont les miennes (humanisme, respect, solidarité, spiritualité...).
    Le capitalisme, sous couvert de libéralisme et de mondialisation, étale jour après jour ses excès et ses scandales. La puissance absolue de l'argent qui imprègne toute notre société s'étend désormais aux objets culturels que sont les productions des lettres et des arts. Va-t-on
    privatiser demain l'éducation, la Sécurité sociale oe...
    C'est tout cela et bien d'autres choses encore que j'évoque dans ces entretiens avec Martine Leca, résolument projetés dans le futur. »
    J.-M. P.

    Dire des choses graves avec humour et profondeur sur notre époque et notre avenir, tel est le propos de ce livre du « Monsieur Plantes » français, l'un des plus sages et des plus savants de nos défenseurs de l'environnement.

  • Les philosophes, disait robert Musil, sont des êtres violents qui, faute d?avoir une armée à leur disposition, se soumettent le monde en l?enfermant dans un système. il peut aussi leur arriver de vouloir atteindre leurs objectifs en devenant les conseillers d?un prince. ils s?exposent, en ce cas, à de pénibles frustrations car le prince (« bon » roi ou « méchant » tyran) n?a que faire des conseils d?un naïf philosophe.
    Si je reviens ici sur les temps forts de cette histoire (Platon et Denys, Descartes et Christine, Voltaire et Frédéric, Heidegger et Hitler, etc.), ce n?est pas pour inviter les philosophes à s?éloigner de la politique. C?est, au contraire, pour tenter d?instituer, entre le pouvoir et la pensée, un véritable dialogue. encore faut-il, pour que celui-ci soit possible, que soit reconnue la nature paranoïaque de la démarche philosophique.
    C. D.

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