Pu De Grenoble

  • François Huet : militaire et résistant, homme de convictions.
    Son destin le conduisit à traverser la période guerrière de la France, de l'entre-deux-guerres jusqu'à la fin de la colonisation. Saint-cyrien, il participa à la pacification du Maroc où il sera influencé par Lyautey pour qui être respecté, c'est être exemplaire. En mai 1944, il sera chef militaire du Vercors où 4 000 hommes combattirent 15 000 Allemands.
    Homme de réflexion, il commandera l'École de guerre mais restera un homme de terrain (Suez, bataille d'Alger). Il n'oubliera jamais ses engagements moraux lorsqu'il fut confronté à la question de la torture.
    Contributeur des nouvelles doctrines autour du nucléaire, il fut aussi partisan d'une défense européenne.

  • Un manuscrit inédit, oublié depuis 75 ans révèle la vision pétainiste d'une femme sur la guerre.
    Cet ouvrage est le journal intime de Monique Guyot (1906-2001).
    Ce document inédit nous livre les réflexions et les jugements d'une femme âgée de 38 ans en 1944.
    Dans sept petits cahiers d'écolier, elle décrit les années difficiles de l'Occupation à la Libération de la France dans le Vercors et la région de Grenoble.
    Profondément bouleversée par une Résistance qui l'inquiète et des Allemands qu'elle rejette, son journal devient un moyen pour exprimer ses peurs et ses espoirs. Monique Guyot écrit pour comprendre un monde qui lui échappe, crier ses frustrations, compenser l'impossible dialogue avec son frère résistant.
    Son journal, imprégné de ses idées pétainistes, est un autre regard sur l'Histoire.
    Philippe Laborie raconte l'histoire de ce manuscrit qu'il présente, met en lumière, éclaire avec d'autres éléments, compare à ce qu'ont écrit ses contemporains, et ce faisant, il fait oeuvre d'historien.

  • On a longtemps cru que les seules photographies en couleur de la guerre avaient été faites par André Zucca, un photographe à la solde des Allemands. Or à Lyon, pendant la guerre, Paul-Émile Nerson, photographe, juif de surcroît, a photographié la ville avec une pellicule couleur. Ces images, jamais publiées, ont été retrouvées, et nous livrent aujourd'hui un témoignage exceptionnel en couleur sur les années noires.
    Au-delà de la ville de Lyon, c'est la vie sous l'Occupation que Paul-Émile Nerson nous décrit à travers ses images, habitées par la présence de Suzanne Perné, sa compagne, l'amour de sa vie, témoignant d'un quotidien rendu incroyablement proche par la magie de la couleur. Le livre présente toutes ses photos couleurs, mais aussi les nombreuses images noir et blanc qu'il a faites pendant cette période.

  • Cet ouvrage est une synthèse, un véritable travail d'histoire sur les FPT (Francs-tireurs partisans) dans le département de l'Isère.
    Comment le mouvement des FTP, le plus grand mouvement de résistance en France, était-il structuré en Isère ?
    Qui en était les principaux acteurs ? Quelles actions a-t-il mené avant et au moment de la Libération? Quels liens politiques avait-il avec le parti communiste clandestin ? Quelles relations entretenait-il avec les FTP-MOI (main d'oeuvre immigrée) ?
    L'accent est mis sur des acteurs, chef locaux, qui ont marqué le mouvement : Marco Lipszyc, chef militaire des FTP en Isère, Antoine Polotti, chef politique des FTP, etc. Et un témoignage de première main de Simone Devouassoux, encore en vie, qui a joué un rôle important dans la diffusion du journal clandestin Les Allobroges.

  • Cet ouvrage est le résultat d'un travail de mémoire effectué depuis plus de 30 ans par les anciens et leurs enfants du Lycée polonais Cyprian Norwid de Villard de Lans. Il couvre la période de 1940 à 1946.
    A partir de témoignages et d'ouvrages historiques polonais, l'association souhaite faire connaître au grand public comme aux historiens, étudiants, chercheur, un pan peu connu de l'histoire de la Résistance et des relations entre la France et la Pologne.
    L'ouvrage présente des descriptions historiques, des explications spécifiques et des témoignages d'acteurs directs.

  • Cet ouvrage relate l'histoire de la Résistance dans un maquis alpin, la Chartreuse, de 1943 à 1944. Au centre de ce maquis, la ville de Voiron, qui a été autant une ville de résistants qu'une ville de miliciens. Les deux se côtoyaient parfois au sein du conseil municipal...
     Pour la première fois, un livre permet de dessiner les principaux contours de cette période trouble, et de lever le voile sur un maquis dont les actions restent encore méconnues à ce jour.
     L'auteur s'appuie sur la consultation de nombreux documents d'archive et sur les témoignages oraux de ceux qui ont participé à l'histoire de ce maquis.

  • Cet ouvrage a deux facettes. Côté pile, c'est le récit d'un maquisard qui, au sortir de la guerre, en 1945, couche ses souvenirs sur le papier : c'est La vie inimitable, un témoignage passionnant, émouvant et drôle, aux qualités littéraires indéniables, qui raconte de l'intérieur la vie de ces maquisards de l'ombre, ces jeunes hommes engagés aux côtés de la Résistance dans les maquis du Trièves et du Vercors, en 1943 et 1944. Côté face, c'est l'histoire d'un manuscrit inédit, oublié pendant 70 ans, exhumé par la fille de l'auteur, archiviste et historienne, qui a décidé d'entreprendre le travail de présentation et d'annotation du texte original afin que le lecteur d'aujourd'hui puisse découvrir toute la force historique de ce témoignage.
    />  L'ouvrage d'Yves Pérotin a la puissance du vécu, l'intensité de la mémoire, la vivacité du souvenir encore chaud. Le travail d'Anne Pérotin-Dumon le resitue dans la trame de la grande histoire, tisse les passerelles avec les événements documentés, retrouve la trace des compagnons, documente les photos.
     L'ensemble présente une qualité rare : il montre les deux faces d'une même médaille, celle de ces combattants anonymes qui ont écrit, ensemble, l'Histoire glorieuse que nous célébrons aujourd'hui.

  • Cet ouvrage est le témoignage de Jacques Maréchaux, membre de la Compagnie Stéphane, créée en 1943 par Étienne Poiteau dit « Le Capitaine Stéphane ».
     Pendant deux ans, la Compagnie Stéphane multiplie coups de main et embuscades en Oisans, Chartreuse, Belledonne et dans les Préalpes. Composée essentiellement de jeunes hommes réfractaires du Service du travail obligatoire, elle comptera jusqu'à 136 hommes, entraînés de manière intensive et très bien organisés.
     Compagnie Franche, c'est-dire composée de petits groupes francs agissant chacun de son côté pour mener le combat (techniques de Guérilla), elle mènera des opérations couronnées de succès avec très peu de pertes humaines, ce qui ne sera pas souvent le cas des autres groupes de résistants.

  • Ce « roman historique » est entièrement basé sur l'expérience que vit l'auteur, Imré Boc, en 1944 à Grenoble, tandis qu'il est membre des Francs-Tireurs et Partisans - Main-d'oeuvre immigrée (FTP - MOI), pendant les dernières semaines qui précèdent la Libération (22 août 1944, à Grenoble) et celles qui suivirent.

  • Une traversée de siècle : la vie droite du bâtonnier Pierre Guy (1893-1984) Nouv.

  • L'un des volets de la politique antisémite mise en oeuvre par l'Etat français entre 1940 et 1944 contre les Juifs de France fut l'organisation de leur dépossession.
    Da le cadre de la politique d'"aryanisation" économique, les entreprises, commerces biens immobiliers furent systématiquement spoliés par l'action des administrations françaises sur l'ensemble du territoire. Cet ouvrage, qui conclut les travaux de la Commission d'enquête mise en place par la ville de Grenoble sur la spoliation des Juifs sous Vichy, s'attache à mettre en lumière ce processus tel qu'il s'est déroulé dans le département de l'Isère et répondre à un certain nombre de questions: quelle fut l'ampleur des biens touchés? Quelles furent les conséquences de cette politique d'exclusion pour les victimes, alors que parallèlement se mettait en place la "solution finale"? Comment, enfin, s'effectuèrent, après la libération, les restitutions ordonnées par la République?

  • On a beaucoup parlé du Chambon-sur-Lignon, rien n'a jamais été écrit sur Dieulefit.
    À Dieulefit, deux femmes sont à l'origine de la Résistance: Marguerite Soubeyran et Jeanne Ramier. Marguerite Soubeyran, fondatrice de l'école de Beauvallon avec Catherine Krafft, responsable de cette école pendant la guerre avec Simone Monnier, accueille dès 1939 des Allemands juifs, des enfants juifs et des intellectuels réfugiés. L'école de la Roseraie, avec Pol Arcens, prolonge l'oeuvre de Beauvallon.
    Jeanne Barnier, secrétaire de la mairie de Dieulefit, devient une virtuose des faux papiers dès janvier 1941 et permet le sauvetage d'un grand nombre d'" exclus ". Dieulefit est une "terre d'asile" pour plus de mille cinq cents réfugiés, juifs en majorité, et l'unanimité des habitants explique le succès de cette aventure. A l'automne 1943, Emmanuel Mounier fonde à Beauvallon une " Université libre" où se retrouvent intellectuels, poètes, peintres, musiciens, journalistes.
    Dieulefit devient "une des capitales intellectuelles de France". Marguerite Soubeyran crée en février 1943 le premier maquis des réfractaires au STO; les parachutages sont nombreux, et les protestants participent aux équipes de réception. En août 1944, Marguerite Soubeyran fait partie du Comité local de Libération. Durant cette période, Dieulefit a été en même temps "un nid de Juifs et de terroristes" et une "oasis de paix" car il n'y a jamais eu d'intervention allemande, ce qui constitue ce que l'on appelle généralement le " miracle dieulefitois".

  • " Nous avons été jetés hors de la guerre.
    Combien de jours, de mois, d'années peut-être, allons-nous rester en dehors de tout ce qui vit, loin de ceux qui agissent, qui produisent, qui combattent, qui aiment ? " (Westphalenhof, 26 octobre 1940). Après une évasion manquée de son premier camp de prisonniers en Pologne, A. Le Ray est transféré à Colditz, " Sonderlarger ", Centre international d'internement renforcé. Le récit de sa captivité et de son évasion est, en dehors de son intérêt captivant, le témoignage à vif des hasards d'une destinée d'homme : action, suspense, réflexion et humour s'y entremêlent.
    Premier évadé de la forteresse de Colditz, A. Le Ray peut reprendre sa place au combat de la France. Il entre dans la Résistance en 1943 pour devenir le premier chef militaire du Vercors puis Commandant des FFI de l'Isère. En avril 1945, il forma la 7e demi-brigade de chasseurs alpins qu'il conduisit à l'assaut des crêtes de Maurienne et du mont Cenis. Cet ouvrage palpitant, édité en 1976 par les éditions Arthaud et réédité à l'occasion du 60e anniversaire de la Libération, retrace le parcours étonnant d'un homme à qui l'éducation, la qualité et les circonstances ont permis de devenir acteur d'une histoire que d'autres subissaient passivement.
    Personnalité reconnue et respectée, le général Le Ray fut le fondateur de l'Union des troupes de montagne, il est l'un des artisans du rapprochement entre les adversaires d'hier au sein de la Fédération internationale des soldats de montagne.

  • Aspect des persécutions antisémites longtemps resté dans l'ombre, les spoliations se sont retrouvées, à la fin des années 1990, au centre d'un questionnement international.
    À la suite de la mise à l'index de la Suisse, notamment en raison de l'attitude de ses banques face à la question des comptes en déshérence, c'est l'ensemble des pays européens qui a été amené à se pencher sur son passé. De nombreuses commissions d'historiens ont été mises en place afin de lever les zones d'ombre et de répondre aux interrogations. En France, les travaux menés par la commission Mattéoli, complétés par des études régionales, ont permis de mettre en lumière ce que furent les spoliations, mais également le processus de restitution, entamé dès la Libération.
    Reprenant les actes d'un cycle de conférences organisé à Grenoble, à l'initiative de la Commission grenobloise d'enquête sur les spoliations de biens juifs, faisant intervenir des historiens ayant travaillé au sein de différentes commissions, cet ouvrage présente les divers aspects de la politique de spoliation, le " vol légalisé " mis en oeuvre par Vichy et les Allemands en France, ainsi que la manière dont se déroulèrent restitutions et indemnisations, des lendemains de la guerre à nos jours.
    Mais il replace également le sujet dans un cadre international, et présente pour la première fois une bibliographie exhaustive sur la question.

  • Des hommes se sont octroyé le droit de décider seuls du sort de l'humanité en l'expurgeant de ce qui ne correspondait pas à leur idéal.
    La déportation fut leur arme majeure. En Isère, elle toucha des Juifs, qu'ils décidèrent, parmi tous les autres, d'exterminer, des résistants, des otages et des détenus de " droit commun ", soit, au total, ,quelque 2600 victimes. Analysant les conditions de leur arrestation, cet ouvrage tente de citer le nom de chacune d'entre elles, pour rendre l'hommage qui leur est dû, en ce 60e anniversaire de la libération des camps ; mais aussi pour garder en.
    Mémoire qu'aucun peuple n'est à l'abri du désastre moral collectif dans lequel l'Allemagne nazie et les collaborationnistes français sombrèrent dans les années 1940.

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