Farhad Ostovani

  • Cet ouvrage constitue le catalogue de l'exposition Ostovani au musée d'art et à la médiathèque Pierre Fanlac de Périgueux, du 15 octobre 2020 au 4 janvier 2021.

  • Farhad Ostovani écrit en persan, en anglais, en français (ces 3 langues peuvant être à l??uvre au sein d?un même texte), tout dépend de la disposition psychologique du moment, mais aussi du sujet évoqué.
    C?est que ces textes sont fortement autobiographiques :
    Ils disent sa vie dans ses souvenirs, ses sentiments et ses impressions des moments les plus déterminants.
    Sont ainsi évoqués les jardins et les maisons de son enfance en Iran, paradis perdu, les magnolias du jardin de ses parents exilés aux États-Unis, les premières rencontres avec Yves Bonnefoy et quelques des livres réalisés avec lui, les auditions de diverses interprétations des Variations Goldberg, une sculpture de Bacchus admirée à Nervi, etc. En cela ils parlent de son ?uvre peinte ? le choix des sujets de son art n?est jamais anodin mais relève toujours d?un moment de vie essentielle ; c?est bien de là que ces dessins et peintures tirent leur densité. Ne se limitant pas à l?aspect extérieur des choses, l?artiste cherche bien à signifer leur présence.

  • Primavera Nouv.

    Primavera

    Farhad Ostovani

    Il est une chose primordiale que les sonnets donnés à lire dans le présent ouvrage et que les oeuvres picturales qui les accompagnent ont en partage. C'est l'expérience d'un salut : celui, d'abord, qu'accorde la femme aimée au poète au seuil de la Vita Nova qui l'achemine vers la béatitude, et dont la voie de transmission privilégiée, récurrente dans l'ensemble du recueil, est celle de la vue.
    Dans le travail de Farhad Ostovani, nulle thématique amoureuse ne vient étayer sa recherche poursuivie dans l'ordre du visible, ni horizon chrétien corroborer le salut qui lui échoit.
    Mais ce salut est celui qu'adresse à quiconque veut bien y prêter attention, la terre en son éveil. De telle sorte que les sonnets de Dante, qui épousent les rythmes du coeur, revivent les soubresauts d'une âme aussi éprise qu'inconsolée, sont rendus à leur simplicité par le peintre dans cette nouvelle suite d'oeuvres, qui ne leur projette pas l'ombre du massif épique de la Comédie, mais qui recueille de ces sonnets la réserve de méditation sur ce qui fait signe dans l'ordinaire des jours.
    Que peint alors, au juste, Farhad Ostovani ? Disons que lorsque les déterminations spatiales ont été abandonnées et que le regard s'est ainsi simplifié, ce qui affleure et se donne, soudain ou peu à peu, c'est non pas un objet, mais l'apparaître comme tel, en son acte d'apparaître.

  • C'est en 1994, dans une galerie parisienne où il expose une série de Montagnes, que le peintre d'origine iranienne Farhad Ostovani fait la connaissance de Bernard Blatter, alors directeur du musée Jenisch de Vevey, en Suisse.
    Des affinités communes apparaissent très vite : la poésie de l'ancien Iran, la musique de Bach et, surtout, un même regard sur l'art et sur le monde, regard empreint d'humilité, laissant une grande place au silence.
    Cette rencontre est le début d'une amitié de vingt-cinq ans, interrompue en 2009 par la mort de Bernard Blatter.
    Ce livre en retrace l'histoire privée et en recueille les fruits sur le plan artistique et critique.
    Il s'ouvre sur une évocation, par Farhad Ostovani luimême, de ses nombreuses et fructueuses rencontres avec un homme qui l'aura soutenu jusqu'au terme de sa vie. Bernard Blatter y apparaît non seulement comme le directeur d'une institution qui aura accueilli plusieurs expositions du peintre, mais aussi sous les traits d'un mécène, d'un amateur éclairé, engagé et généreux, qui aura eu à coeur d'ouvrir autant de portes que possible à celui qui le perçoit comme un « grand frère ». Ce témoignage est rédigé dans le ton de noble simplicité qui transparaissait déjà dans Le Jardin d'Alioff (L'Atelier contemporain, 2018).

  • En 2008 le peintre Farhad Ostovani découvre une sculpture de Bacchus dans un jardin à Nervi - bien que fort endommagée, c'est un émerveillement pour l'artiste qui réalisera une suite de plus de 40 oeuvres : des portraits de ce jeune homme peints et dessinés sur une base photographique.
    Cet ouvrage réunit l'ensemble des oeuvres réalisées, ainsi que, en sus d'un texte de l'artiste contant son rapport à ce Bacchus, deux essais d'Alain Lévêque et Madeleine- Perdrillat.

  • Ceci n'est pas un chant, mais un ouragan qui remue le coeur et l'esprit en un concert de notes discordantes, qu'il faut entendre comme une matière en fermentation à la recherche tumultueuse de sa forme dont rien ne dit qu'une fois prise elle aura une vertu apaisante ni qu'elle en sera pour autant arrêtée, ainsi qu'il en va d'un cahier de brouillon, plein de ratures et d'ajouts, que le scripteur surpris par la mort eût laissé ouvert sur la page inachevée.

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