Littérature traduite

  • Beloved

    Toni Morrison

    " le 124 était habité de malveillance.
    Imprégné de la malédiction d'un bébé. " a bluestone road, près de cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flasques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée.
    Jusqu'au jour oú une inconnue, beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
    Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en grande-bretagne et aux etats-unis.

  • Dans ce recueil d'une quarantaine de textes écrits au cours des dernières décennies, Toni Morrison aborde de multiples questions tant politiques que sociales, artistiques, littéraires, linguistiques et esthétiques, en imaginant un avenir où la figure de l'exilé dans son propre pays n'existerait plus.
    Si nous sommes les « habitants moraux » du monde, notre humanité est parfois à reconquérir.
    Le regard que porte Toni Morrison sur des textes d'auteurs tels que Melville, Gertrude Stein ou encore Mark Twain, mais aussi sur le monstrueux Grendel de Beowulf ou les demi-soeurs de Cendrillon, étend la réflexion aux questions du mal, du paradis et du pouvoir illégitime qui, plus que jamais, déforment la langue pour faire de toute « différence » une effrayante altérité.
    Les vibrants hommages rendus à James Baldwin, à Martin Luther King, à divers peintres noirs américains ou encore aux victimes de l'attentat du 11 septembre 2001 évoquent brillamment le lien d'interdépendance qui unit toute société à ses artistes et écrivains. Parmi ces derniers, Toni Morrison est aujourd'hui de ceux qui savent le mieux rompre les silences de l'Histoire, nous dire de rêver pour mieux façonner la réalité, compter sur la mémoire pour se (re)construire et toujours garder à l'esprit qu'aucun traitement inhumain n'est parvenu à déshumaniser ses victimes. Ainsi nous fait-elle redécouvrir les sources premières de l'amour-propre, non sans affirmer sa foi dans les générations futures, en déployant un style dont la vigueur et l'audace ne cessent de nous éblouir.

  • Depuis sa publication en 1954-1955, Le Seigneur des Anneaux a enchanté des dizaines de millions de lecteurs dans le monde entier, et donné vie à la fantasy moderne, en racontant les aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l'Anneau forgé par Sauron, le Seigneur des Anneaux. Mais depuis quelques années, de nombreux lecteurs français et francophones souhaitaient qu'une nouvelle traduction, quarante ans après la première (1972), prenne en compte la meilleure version du texte anglais (débarrassé de ses coquilles depuis 2004) ainsi que toutes les découvertes permises par les publications posthumes de J.R.R Tolkien, proposées par son fils Christopher.
    C'est chose faite aujourd'hui, grâce à la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux, réalisée par Daniel Lauzon, qui a pu suivre, pour la première fois, toutes les indications laissées par l'auteur à l'intention des traducteurs du Seigneur des Anneaux. Dans le droit fil de sa retraduction du Hobbit en 2012, reconnue par les lecteurs de Tolkien comme la nouvelle traduction de référence, Daniel Lauzon a prêté une attention particulière au dynamisme du texte, à son énergie, aux différentes « voix » des personnages (on entend Gollum et Gandalf comme pour la première fois !), et veillé à rendre toute la poésie des chansons que comporte Le Seigneur des Anneaux.

  • Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan, avant de rencontrer l'Ent Fangorn ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit.

    Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J.R.R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien.

    Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

  • L'histoire se déroule dans l'Amérique des années 1950, encore frappée par la ségrégation. Dans une Amérique où le « White only » ne s'applique pas qu'aux restaurants ou aux toilettes, mais à la musique, au cinéma, à la culture populaire. L'Amérique de Home est au bord de l'implosion et bouillonne, mais c'est ici la violence contre les Noirs américains, contre les femmes qui s'exprime. Les grands changements amorcés par le rejet du Maccarthisme, par la Fureur de vivre ou le déhanché d'Elvis n'ont pas encore commencés. En effet, les Noirs Américains sont brimés et subissent chaque jour le racisme et la violence institutionnalisés par les lois Jim Crow, qui distinguent les citoyens selon leur appartenance « raciale ». Pour eux, le moindre déplacement, même le plus simple, d'un état à l'autre, devient une véritable mission impossible. En réponse à cette oppression, l'entraide et le partage ? facilités par l'utilisation du Negro Motorist Green Book de Victor H. Green qui répertorie les restaurants et hôtels accueillant les noirs dans différents états ? sont au coeur des relations de cette communauté noire dans une Amérique à la veille de la lutte pour les droits civiques.
    La guerre de Corée vient à peine de se terminer, et le jeune soldat Frank Money rentre aux Etats-Unis, traumatisé, en proie à une rage terrible qui s'exprime aussi bien physiquement que par des crises d'angoisse. Il est incapable de maintenir une quelconque relation avec sa fiancée rencontrée à son retour du front et un appel au secours de sa jeune soeur va le lancer sur les routes américaines pour une traversée transatlantique de Seattle à Atlanta, dans sa Géorgie natale. Il doit absolument rejoindre Atlanta et retrouver sa soeur, très gravement malade. Il va tout mettre en oeuvre pour la ramener dans la petite ville de Lotus, où ils ont passé leur enfance. Lieu tout autant fantasmé que détesté, Lotus cristallise les démons de Frank, de sa famille. Un rapport de haine et d'amour, de rancoeur pour cette ville qu'il a toujours voulu quitter et où il doit revenir. Ce voyage à travers les États-Unis pousse Frank Money à se replonger dans les souvenirs de son enfance et dans le traumatisme de la guerre ; plus il se rapproche de son but, plus il (re)découvre qui il est, mieux il apprend à laisser derrière lui les horreurs de la guerre afin de se reconstruire et d'aider sa soeur à faire de même.


    Home est le dixième roman de Toni Morrison. À travers l'histoire dure et torturée de ce jeune soldat, c'est un roman de la rédemption que nous offre ici l'auteur. Ce retour à l'Amérique du XX e siècle, avec une focalisation sur les années 1950, est un développement nouveau dans l'oeuvre de Toni Morrison, mais on retrouve pourtant les thèmes qui caractérisent son oeuvre. Elle laisse le lecteur découvrir ces années 1950 qui ne sont finalement que suggérées qu'à travers de petits indices. Elle laisse le souvenir de cette époque se reconstruire à travers les images distillées dans notre inconscient collectif. C'est encore et toujours dans la suggestion que l'art de Toni Morrison se révèle. Elle réussit à faire d'un roman finalement assez court une véritable oeuvre tout en subtilité, en vérités voilées qui se glissent progressivement jusqu'au lecteur avant d'exploser au grand jour.

  • Depuis sa publication en 1954-1955, Le Seigneur des Anneaux a enchanté des dizaines de millions de lecteurs dans le monde entier. Pourtant, cela fait quelques années que des lecteurs français et francophones réclament une nouvelle traduction, quarante ans après la première (1972), qui prenne en compte la version la plus à jour du texte anglais ainsi que toutes les découvertes permises par les publications posthumes de J. R. R Tolkien, proposées par son fils Christopher Tolkien. C'est chose faite aujourd'hui.
    La deuxième partie a pris fin alors que Frodo, piqué par Araigne, a été capturé et que son compagnon Sam désespère de le sauver pour continuer leur quête. Cette dernière partie raconte les stratégies de Gandalf et de Sauron, le Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et la fin de la grande Guerre de l'Anneau, à laquelle participent Aragorn, le futur Roi du Gondor, et ses compagnons Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, Merry et Pippin les Hobbits, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu.
    Ce troisième volume parvient à un équilibre parfait entre le souffle épique, l'émotion suscitée par les situations extrêmes, et les moments de contemplation de cet univers sorti de l'esprit de J.R.R. Tolkien, père fondateur de la fantasy moderne et inspiration directe pour Harry Potter et Game of Thrones.

  • Dalva

    Jim Harrison

    Dalva est le grand roman américain de jim harrison, son livre le plus abouti et le plus poignant depuis le fabuleux légendes d'automne, harrison nous donne ici un portrait mythique de l'amérique - du génocide de la nation indienne jusqu'aux séquelles de la guerre du viêt-nam et au cynisme des années 80 - en centrant son livre sur la vie tumultueuse et meurtrie d'une femme de quarante-cinq ans, dalva.
    A travers cinq générations de sa famille de pionniers, c'est le mythe du jardin d'eden, de l'innocence perdue que harrison met en scène avec ce sens de l'espace, cet extraordinaire lyrisme, cette violence et cette étrange pudeur qui lui sont propres. " comment, après avoir si bien commencé, avons-nous pu en arriver là ? " a cette question ô combien romanesque et melvillienne, jim harrison apporte avec dalva, son chef-d'oeuvre, une réponse éblouissante.

  • Ce livre présente un intérêt exceptionnel à plusieurs titres : c'est tout d'abord un témoignage unique sur la conduite des soldats soviétiques à la guerre et sur les rapports humains au sein de l'armée. C'est aussi la façon dont la population civile, le pays profond a vécu la guerre, et à cet égard, Les Cercueils de zinc est un document passionnant sur la révision morale et intellectuelle qui, au-delà du seul problème de l'Afghanistan, a déchiré le pays. C'est enfin une photographie étonnante de la mentalité russe, qui nous est offerte par une voix courageuse issue de la Perestroïka.
    Cette réédition est enrichie de trois textes dans lesquels l'auteur, après un bref « récit de plus en guise d'épilogue », revient sur le procès que lui valut la parution du livre en Biélorussie. Svetlana Alexievitch fut en effet violemment accusée d'avoir déformé et falsifié les récits des soldats et de leurs mères. Après quelques extraits de presse de l'époque, le procès est présenté sous forme de « chronique » des auditions, avec les témoignages de l'accusation et des défenseurs de Svetlana Alexievitch, et enfin le jugement rendu.
    Les accusations, particulièrement celles portées par les mères de soldats et par les témoins mêmes du livre, frappent par leur violence et jettent une lumière nouvelle sur le terrible chagrin de ses femmes pour qui plus s'éloigne dans le temps la guerre d'Afghanistan, plus la mort de leurs enfants engagés dans cette désastreuse entreprise semble absurde. Ces nouveaux textes révèlent à quel point ce livre a paru être une offense à tous ceux pour qui la vérité sans fard sur la guerre d'Afghanistan est un fardeau trop lourd à porter.

  • Premier récit publié par J.R.R. Tolkien, en 1937, cette histoire, inventée par l'auteur pour ses propres enfants, rapporte les aventures de Bilbo, un jeune Hobbit, héros malgré lui lancé en quête d'un trésor gardé par un dragon, en compagnie de Nains et du magicien Gandalf. Bien que destiné initialement à la jeunesse, ce texte a également enchanté des générations de lecteurs adultes, par son suspense, ses coups de théâtre, son humour, sa poésie. mais aussi parce qu'il introduit le lecteur dans un monde inventé par Tolkien, la Terre du Milieu, qui sert de décor à la plupart de ses récits (dont Le Seigneur des Anneaux) ; et parce qu'il présente des personnages appelés à connaître une grande postérité, dont les Hobbits, Gandalf et. l'Anneau.

    Cette édition est servie par une nouvelle traduction, assurée par Daniel Lauzon, traducteur reconnu des oeuvres de J.R.R. Tolkien depuis douze ans. Cette traduction inédite respecte les particularités du texte, son jeu avec les registres (du plus léger, au début du récit, vers des moments plus sombres, annonçant Le Seigneur des Anneaux qui prendra sa suite), la musicalité des chansons et des poèmes. Daniel Lauzon a également retraduit les noms anglais en respectant les indications données par Tolkien dans le Guide to the Names.
    Ce livre sera donc une redécouverte pour de nombreux lecteurs de Tolkien, qui ne juraient que par Le Seigneur des Anneaux et Les Enfants de Húrin, (roman qui a connu un grand succès en 2008). 75 ans après sa publication (en 1937 en anglais), on entend enfin la voix du Hobbit !

  • " le livre des contes perdus fut la première oeuvre majeure d'imagination entreprise par j.r.r.
    Tolkien. il entama ce travail en 1916-1917 à l'âge de 25 ans et l'abandonna de nombreuses années plus tard alors qu'il était encore inachevé. cette oeuvre expose la toute première conception des terres du milieu et de valinor puisque les contes perdus constituent la première forme de ce qui devait plus tard être nommé le silmarillion. implantés dans les légendes anglaises et présentant une très forte association avec l'angleterre, ces contes sont placés dans le cadre narratif d'un vaste voyage vers l'ouest qu'entreprend un marin du nom d'eriol (ou ælfwine) jusqu'à tol eressëa, l'ile solitaire, où demeurent les elfes ; d'eux, il apprend leur véritable histoire, les idées originales des dieux et des elfes, des nains, des balrogs et des orcs ; des simarils et des deux arbres de valinor ; de nargothrond et de gondolin ; de la géographie et de la cosmographie du monde inventé.
    Le livre des contes perdus sera publié en deux parties ; cette première partie renferme les contes de valinor, la deuxième inclura beren et luthien, turin et le dragon, ainsi que les seuls récits complets existants du collier des nains et de la chute de gondolin. chaque conte est suivi d'un bref commentaire sous la forme d'un essai, groupé avec des textes de poèmes associés, et chaque tome contient des informations extensives sur les noms et le vocabulaire des toutes premières moutures des langues elfiques.
    Les deux tomes du livre des contes perdus forment le premier volet de l'histoire des terres du milieu qui étend cette étude aux raffinements et élargissements ultérieurs de l'oeuvre imaginative de j.r.r. tolkien, présentant entre autres les longs lais de beleriand, l'ambarkanta ou forme du monde, le lhammas ou récit des langues ainsi que des annales, des cartes, et de nombreux écrits inédits reliant et éclairant les oeuvres précédemment publiées.

  • Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

    Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.



    « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et d'hyperréalisme dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative séductrice et poétique, voire toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture courageuse et sensuelle qui fait d'elle, sans doute, la plus grande romancière contemporaine. » Lisa Shea, Elle.

    « Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une oeuvre [...] au sein de laquelle elle ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque. Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d'oeuvre. » Jane Ciabattari, BBC.

  • Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

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  • En surface, Dans la maison rêvée pourrait être considéré comme un témoignage : Carmen Maria Machado a vécu avec une femme une intense histoire d'amour qui s'est peu à peu muée en une relation faite d'emprise et de brutalité. Mais comment analyser et comprendre son expérience sans récits antérieurs auxquels se raccrocher ? Il n'existe en effet que peu d'archives queer, et presque pas de témoignages sur le tabou de la violence conjugale au sein de couples homosexuels.
    Pour raconter ce qu'elle a vécu, Carmen Maria Machado a donc inventé une forme pyrotechnique qui n'appartient qu'à elle et qui étonnera plus d'un lecteur. En déroulant de courts chapitres dont chacun joue sur les codes d'un genre littéraire particulier (du roman fantastique à l'histoire horrifique en passant par... le livre dont vous êtes le héros), Dans la maison rêvée ne se contente pas de relater les faits d'une histoire singulière : il interroge aussi la force des clichés et des représentations, dissèque les mythologies qui fondent notre rapport aux autres, que celles-ci proviennent des contes de fées ou de la pop culture. Un récit nécessaire, furieusement innovant, et qui fait l'effet d'une détonation.

  • Dans les premières années du xixe siècle, loin des guerres de napoléon, au sud-ouest de l'angleterre, une fille de pasteur anglican, qui n'est ni très riche, ni très pauvre, ni savante, ni illettrée, qui n'a aucune aventure exceptionnelle, et qui n'épousera pas un lord, entreprend singulièrement de dire en prose de fiction quelque chose d'irracontable et de jamais encore raconté : comment une jeune fille, entre toutes les contraintes de la famille, du monde et des moeurs, devient une personne entière, autonome et invincible.
    Et ce faisant jane austen crée d'un seul coup une branche nouvelle, unique, étonnante, imprévisible du roman anglais, qui est surtout le roman des anglaises, avec sa prose silencieuse, énigmatique, la prose du non-dit, de la réticence, et de la retenue. ; celle qui, après elle s'avance vers sa floraison, peut-être ultime, en henry james et virginia woolf. orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de jane austen.
    Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique elizabeth bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux darcy ? si oui, en sera-t-elle aimée ? si oui encore, l'épousera-t-elle ? mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe. jacques roubaud.

  • Un don

    Toni Morrison

    « Situé deux cents ans avant Beloved, Un don évoque, dans la même prose lyrique et verdoyante qui caractérisait son précédent roman, le monde beau, sauvage et encore anarchique qu'était l'Amérique du XVIIe siècle. Toni Morrison a redécouvert une voix pressante et poétique qui lui permet d'aller et venir avec autant de rapidité que d'aise entre les mondes de l'histoire et du mythe, entre l'ordinaire de la vie quotidienne et le royaume de la fable... Un don, le récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés, est, dès à présent, à ranger aux côtés de Beloved, parmi les écrits les plus obsédants de Toni Morrison à ce jour. » (Michiko Kakutani, The New York Times) « La force épique avec laquelle Toni Morrison rend compte de l'espace et du temps surpasse encore le talent avec lequel elle décrit ses personnages. Elle excelle à trouver une forme de poésie dans ce monde colonial brutal et décousu, amenant son oeuvre au-delà de la simple dénonciation des infamies de l'esclavage et des difficultés d'être afro-américain. » (John Updike, The New Yorker)

  • " un jour j'ai sorti un livre, je l'ai ouvert et c'était ça.
    Je restais planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l'or à la décharge publique. j'ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculptée dans le texte. voilà enfin un homme qui n'avait pas peur de l'émotion.
    L'humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. j'avais une carte de la bibliothèque. je sortis le livre et l'emportai dans ma chambre. je me couchai sur mon lit et le lus. et je compris bien avant de le terminer qu'il y avait là un homme qui avait changé l'écriture. le livre était ask the dust et l'auteur, john fante. il allait toute ma vie m'influencer dans mon travail.
    " charles bukowski, 1979.

  • Chaque nuit, pecola priait pour avoir des yeux bleus.
    Elle avait onze ans et personne ne l'avait jamais remarquée. mais elle se disait que si elle avait des yeux bleus tout serait différent. elle serait si jolie que ses parents arrêteraient de se battre. que son père ne boirait plus. que son frère ne ferait plus de fugues. si seulement elle était belle. si seulement les gens la regardaient.
    Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'était son père et il était saoul elle faisait la vaisselle.
    Il la viola sur le sol de la cuisine, partagé entre la haine et la tendresse.
    Tout aurait pu être différent pourtant, si cholly avait retrouvé son père, si pauline avait eu une maison bien rangée comme elle les aimait, si pecola avait eu les yeux bleus.

    L'oeil le plus bleu est le premier roman de l'auteur de beloved et jazz, prix nobel 1993. publié aux etats-unis en 1970, il reparaît en france dans une traduction nouvelle de jean guiloineau.

  • Lorsque Jiselle, hôtesse de l'air, rencontre le beau pilote Mark Dorn, veuf et père de trois enfants, cela ressemble au début d'un conte de fées. Le passé compliqué de Jiselle, ses sentiments confus envers son père et son désir de plaire la poussent dans les bras de Mark. Il l'épouse, lui permettant de démissionner et d'oublier les mille tracasseries quotidiennes de son travail (accrues depuis l'apparition de la grippe de Phoenix qui rendait les passagers plus nerveux et les allers-retours continuels plus complexes). Au bout de quelques semaines, Jiselle se retrouve dans une ville inconnue : elle emménage dans le chalet de Mark et commence une nouvelle vie avec trois beaux-enfants à sa charge. Alors qu'elle s'évertue à gagner leur amour et à trouver sa place en tant que mère au foyer, Jiselle s'interroge sur la sincérité des sentiments de Mark à son égard. Elle s'inquiète des raisons pour lesquelles il l'a épousée et se demande s'il ne la considère pas plus comme une simple nounou que comme sa femme. En quelques mois, sa vie prend un tour dramatique. Jiselle a de plus en plus l'impression que les filles de Mark, avec lesquelles elle se trouve seule la plupart du temps - leur père étant souvent retenu en Allemagne - la détestent. La grippe de Phoenix, d'abord circonscrite à un périmètre maîtrisable, se transforme en épidémie et son quotidien devient une question de survie. Alors que les événements s'accélèrent autour d'elle, la vie que Jiselle pensait avoir choisie se trouve bouleversée. En effet, tandis que la mystérieuse maladie se répand rapidement à travers le pays, elle commence à se rendre compte que son mariage, ses beaux-enfants et leur monde parfait courent un terrible danger... Mais Jiselle s'endurcit et reprend confiance en elle grâce à la tendre relation qu'elle parvient finalement à construire avec les enfants de Mark. Rassurée, elle se découvre une force intérieure qui lui donne la stature d'une véritable héroïne alors même que le monde semble s'écrouler autour d'elle. Laura Kasischke a étudié à l'Université du Michigan, elle a gagné de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages de poésie ainsi que le Hopwood Awards; elle a également reçu la Bourse MacDowell. Ses poèmes ont été publiés dans de nombreuses revues. Ses romans La vie devant ses yeux et A suspicious river ont été adaptés au cinéma. Elle vit dans le Michigan, et enseigne l'art du roman au collège de Ann Arbor. " L'oeuvre de [Kasischke]...
    Nous dévoile un monde parallèle et nous permet d'y vivre. " New York Times Book Review " Dans ce septième roman, qui arrive à point nommé, Kasischke décèle la beauté au milieu de l'apocalypse. [...] Son penchant pour les histoires troublantes, mais prenantes, est à l'oeuvre. Tout comme sa facilité à manier la langue. Elle allie des images saisissantes, et parfois violentes, à une narration remarquablement détachée afin de créer un monde fictionnel dans lequel la terreur, la beauté et le chaos se côtoient. " (Publishers Weekly) " Entre un début obsédant et une fin fascinante, voici un conte sur la beauté, la résilience, l'amour, le sacrifice, et même la grâce, qui surgit aux endroits les plus improbables. Dans un monde vraiment `parfait', chaque livre que je lis devrait m'inspirer autant que celui-ci. " Katrina Kittle, auteur de The Kindness of Strangers " En un monde parfait nous offre une plongée étonnante et sensible au coeur de la nature humaine, tout en révélant un monde terrifiant, et pourtant crédible, que je n'avais encore jamais imaginé. Cette histoire à couper le souffle vous emportera rapidement. " Jessica Anya Blau, auteur de The Summer of Naked Swim Parties " [Kasischke] écrit avec une intensité empreinte d'une expérience du monde, avec une beauté fulgurante, mais aussi avec un humour sournois. [...] Nous sommes inexorablement entraînés vers une série de questions brûlantes, au premier rang desquelles : à quand la suite... ou n'est- ce qu'un espoir impossible ? " (Elle) " C'est un livre du Jugement dernier sous la forme d'un drame familial finement observé, montrant comment les relations dysfonctionnelles évoluent et s'adoucissent face à une menace effrayante. Le lecteur parviendra peut-être à se défaire de l'impression qu'un sort a été tout à la fois jeté et brisé. " (Los Angeles Times) PAGE 1

  • " En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange... " qui alterne chronique du quotidien et méditation transcendante.
    Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne , Bernardo Soares. Sans ambition terrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée, attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de " l'infiniment petit de l'espace du dedans ", Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasser et, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou les mystiques atteignent la plénitude " parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ". Il se construit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que le monde réel.

    Le livre de l'intranquillité est considéré comme le chef-d'oeuvre de Fernando Pessoa.

    Après le succès considérable de la première édition française, parue en deux volumes (1988 et 1992), puis de la seconde édition, intégrale, en un volume (1999), nous présentons aujourd'hui cette troisième édition, entièrement revue et corrigée, d'après le dernier état de l'édition portugaise (8e édition, 2009), publiée par Richard Zenith. Celui-ci a en effet introduit de nouvelles et nombreuses modifications, rectifiant ainsi les multiples erreurs de lecture qui entachaient l'édition portugaise originale (parue en 1982) ; figurent en outre dans le présent volume de nombreux inédits retrouvés par Richard Zenith depuis la première publication au Portugal. L'ordre des textes adopté ici, comme auparavant dans la 2e édition, diffère de l'ordre suivi dans la 1ère édition, pour obéir à une organisation thématique, mais plus dynamique et plus fidèle, dans la mesure du possible, à la chronologie des différents fragments. Enfin, la traduction proprement dite a fait à son tour l'objet d'une nouvelle révision approfondie par la traductrice elle-même, qui s'est efforcée de rendre, avec le maximum de transparence, la force poétique et dramatique de ce texte, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

  • Mortepeau Nouv.

    Récit de la chute et de la décadence d'une famille, Mortepeau est un conte noir. Lucas, un jeune homme, s'adresse à son père décédé et enterré dans le jardin familial. Autrefois, il était luxuriant et entretenu par Josephina, sa mère passionnée de botanique. Dorénavant, il n'est plus que mauvaises herbes et désolation. Si la famille en est arrivée là, c'est à cause de deux hommes mystérieux invités dans la maison, bouleversant son équilibre et la précipitant vers sa fin.
    Avec Mortepeau, Natalia García Freire nous offre un premier roman gothique qui n'est pas sans rappeler Shirley Jackson ou Daphné du Maurier. Elle y sonde de sombres dynamiques de pouvoir dans une langue envoûtante, proche de la prose poétique - dans un univers qui n'appartient qu'à elle.

  • 2666

    Roberto Bolano

    2666 est le dernier roman écrit par roberto bolano.
    Il a été publié de manière posthume en 2004 et aussitôt salué par la critique internationale. de l'europe en ruines jusqu'au désert du sonora à la frontière du mexique et du texas, hanté par les meurtres non résolus de centaines de femmes, 2666 offre un parcours abyssal à travers une culture et une civilisation en déroute. l'entreprise de bolano est ambitieuse. embrassant tous les genres, du vaudeville au récit de guerre, en passant par le policier, le fantastique et le comique, 2666 étreint la littérature et incarne ce qu'elle a de plus essentiel : relever le défi de dire l'horreur, la mort, l'absence de sens, mais aussi l'amour.
    "qu'est-ce qui fait une écriture de qualitéoe savoir s'immerger dans la noirceur, savoir sauter dans le vide et comprendre que la littérature constitue un appel fondamentalement dangereux. " (roberto bolano, discours d'acceptation du prix romulo gallegos, 1999)

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