• Et le bien dans tout ça ?

    Axel Kahn

    • Stock
    • 10 Mars 2021

    «Sois raisonnable et humain !» m'a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d'Ariane qui m'a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l'aspect. J'en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d'un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j'ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j'ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la «voie bonne» en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine...

    La route a déjà été longue, semée d'embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j'avais, comme Thésée, mon fil d'Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L'ai-je toujours tenu ? ».

    Axel Kahn

  • Chemins

    Axel Kahn

    Marcher n'est pas une activité pour Axel Kahn, c'est une manière d'être. Il se définit comme un homme qui marche, un chemineau de la vie. Au rythme de son pas, sur les chemins et les sentiers, sur les pavés parfois, il a pensé, cherché, douté, le cas échéant, trouvé. Il a aimé, aussi, passionnément. Son ouvrage est un hymne à l'esprit, à la beauté et à la liberté. Un hymne à l'amour. L'existence d'un homme en chemin, au fil de ses souvenirs de l'enfance à la vieillesse.
    Cent cinquante ans après Julien et André dans Le Tour de la France par deux enfants, Axel Kahn, marcheur obstiné et attentif, peint de ce pays un tableau émerveillé mais lucide.

  • Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre ici randonneur de haut niveau, capable d'avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France, de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Itinéraire buissonnier qui le conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce livre est tout à la fois un carnet de voyage drôle et rêveur, une sorte de manuel d'histoire, où remontent à notre mémoire certains lieux historiques, ainsi qu'une réflexion sur l'état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. C'est aussi l'occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui racontent chacun un bout de la France d'aujourd'hui, celle dont on n'entend jamais parler.

  • Au printemps 2014, Alex Kahn s'est une nouvelle fois lancé dans une traversée de la France en diagonale. De la côte atlantique (la pointe du Raz en Bretagne) à la côte méditerranéenne (Menton).
    Ce périple diffère du premier, en 2013, par la difficulté de l'épreuve physique. Le généticien de renom a parcouru, souvent en dehors des sentiers balisés, 2 057 km, gravi 43 000 m... et autant en descente ! Un « voyage au bout de soi ».
    Les régions arpentées cette année-là lui sont apparues moins éprouvées par les crises que celles de son précédent circuit, leur dynamisme mieux conservé et semblant aller de pair avec l'attachement des habitants à l'identité de leurs territoires.
    Comme Pensées en chemin, Entre deux mers est un récit de voyage passionnant, celui d'un marcheur épris de beauté et d'humanité. Le témoignage d'Alex Kahn est riche de réflexions politiques sur la France réelle - celle des gens -, ses difficultés, mais aussi ses atouts et ses espoirs.

  • Comment devient-on humain ? Le succès des précédents titres de l'auteur au catalogue, avec Pensées en chemin et Entre deux mers qui totalisent plus de 50 000 ex vendus. Le talent de conteur d'un grand scientifique. " Une passionnante fable scientifique, qui mêle fiction et réflexion ", Marianne.

  • Jean Kahn-Dessertenne, enseignant et philosophe, se donne la mort à cinquante-quatre ans le 17 avril 1970 en se jetant d'un train. Il laisse une lettre à son fils Axel, qu'il dit « capable de faire durement les choses nécessaires », avant une injonction finale qui changera la vie d'Axel : « Sois raisonnable et humain ! ».
    Quarante-sept ans après, ce dernier obéit à l'injonction paternelle, durement, en donnant la parole à son père. Dans les instants qui précèdent le saut mortel, la vie de Jean défile à vive allure : ses engagements politiques, ses tumultueuses relations aux femmes, son souci de sa relation à ses fils, son itinéraire intellectuel. Sont ainsi évoqués en toile de fond l'essentiel de l'histoire de la France au XXe siècle, la place qu'y prirent la bourgeoisie, le communisme et de Gaulle, les crises et ébranlements de tous ordres, économiques, guerriers, littéraires et personnels. Le sourire et la dérision ne disparaissent pas toujours à l'heure de mourir, Jean en témoigne. Cependant, Axel Kahn a surtout écrit là un récit vibrant et déchirant.

  • Raisonnable et humain ?

    Axel Kahn

    • Nil
    • 12 Février 2004

    " A sa mort, mon père m'a laissé une lettre.
    Avec cette ultime injonction : "Sois raisonnable et humain !" C'était il y a trente-trois ans, mais ces mots ne m'ont jamais quitté. Quelles sont les choses nécessaires, et au nom de quoi le sont-elles ? Que signifie être raisonnable, quelle est la source de la raison ? Comment pourraiton ne pas être humain quand on est un homme, et comment devrait-on l'être ? Suis-je raisonnable et humain ? " L'homme rêve de posséder tous les pouvoirs, de dominer la nature, à commencer par la sienne.
    Il y parvient presque. Fort de cette omnipotence, comment peut-il déterminer ce qu'il convient de faire tout en restant " raisonnable et humain " ? Axel Kahn s'arme de tous les outils théoriques - génétique, neurobiologie, métaphysique, philosophie - pour confronter ses actes au précepte de son père. Dans une brillante approche pluridisciplinaire, il s'interroge sur l'homme, son environnement et le monde animal, la vie et la mort, le déterminisme et la liberté, le progrès et la raison.
    Axel Kahn prouve encore une fois, par ce nouvel essai lumineux, qu'il est possible d'être à la fois érudit et accessible.

  • Il n'y a pas d'humanité sans échange entre les hommes, cela ne fait aucun doute. C'est pourquoi le partage, le troc et le commerce ont joué depuis les origines un rôle si essentiel dans l'édification des sociétés humaines. Jusqu'au XVIIe siècle, on a généralement pensé que l'on pouvait garantir conjointement la satisfaction des besoins individuels et des besoins collectifs.
    Mais quand la pensée libérale est née, au XVIIIe siècle, elle s'est fondée sur une conception pessimiste de la nature humaine : les êtres humains sont fondamentalement égoïstes et ils visent avant tout la maximisation de leur profit.
    Comment une société d'êtres égoïstes peut-elle défendre l'intérêt général ?
    À partir de là, deux courants du libéralisme économique se sont opposés, celui pour lequel les vices privés conduisent à eux seuls aux vertus publiques et celui qui juge indispensable l'intervention d'un régulateur garant du bien commun. Axel Kahn explique comment le succès, dans les années 1980, de la première ligne, a plongé le monde dans la crise ; il fait le pronostic que, sans réhabilitation du concept d'intérêt général, cette crise sera fatale au libéralisme.

  • Le célèbre généticien, aujourd'hui président de l'université Paris-V, revisite dans ce nouvel ouvrage les fondements de sa réflexion éthique, à la lumière de sa propre vie. Il prévient d'emblée que l'éthique c'est [sa] " deuxième nature " et qu'il est " incapable d'être politiquement correct ".
    " Tu sais, Axel, un petit garçon bien ne peut pas dire ça. " En citant cette phrase prononcée par son père, après qu'il eut, enfant, proféré une injure raciste, Axel Kahn nous fait découvrir, par des éléments biographiques fondamentaux, comment s'est forgée ce qu'il nomme son " édification morale ". Nous comprenons mieux l'influence de sa famille et d'un père adoré, de ses frères, mais aussi d'une mère dont il découvrit la grande intelligence. vers la fin de sa vie. Nous mesurons aussi l'influence d'une éducation chrétienne, puis de son engagement communiste (" camarade docteur ", années 60-80). Ainsi que de son engagement tout court, en tant que médecin, notamment au service des urgences, et lors de son service militaire en Afrique.
    Face à la marée montante du phénomène de " génétisation " et de " biologisation " de la société, il faut offrir un rempart solide. Médecin devenu chercheur, puis personnalité scientifique très médiatique, Axel Kahn continue, à sa manière, d'être un rebelle, et de cultiver son indépendance d'esprit. Son opposition à un certain discours scientiste, son affirmation que " la valeur scientifique d'une innovation ne la justifie pas sur le plan moral " (clonage thérapeutique), lui a certainement barré les portes de l'Académie, nous confie-t-il. En revanche, cela lui gagné le coeur des innombrables lecteurs et auditeurs de ses multiples conférences. En tant qu'intellectuel, il sait la responsabilité qu'il continue d'avoir en répondant aux questions très diverses qui inquiètent nos contemporains : faut-il condamner des mères porteuses ? comment lutter contre la " marchandisation " du corps humain ? que penser de l'euthanasie ?... Au nom de la " réflexivité " (on ne fait pas à l'autre ce qu'on ne voudrait pas qu'on vous fasse à vous-même), son credo ne varie pas : " Ce qui m'importera toujours, c'est l'importance de l'autre, le combat pour la promotion de l'homme, contre sa stigmatisation. "

  • De mai à août 2013, Axel Kahn a parcouru seul plus de deux mille kilomètres à pied, de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Son itinéraire buissonnier l'a conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pendant sept cents kilomètres.

    Son livre, qui est le récit de ce périple, peut se lire à plusieurs niveaux. Comme un récit de voyage, passionnant, drôle, rêveur, où nous sont contées les anecdotes d'un périple haut en couleurs. Il peut aussi se lire comme un livre d'histoire où remontent à notre mémoire quelques-uns des lieux célèbres du passé de la France : Vézelay ou Conques, par exemple. Mais il peut également se lire comme une réflexion sur l'état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. Pour désigner cet état, Axel Kahn emploie le mot de « sécession » : « J'appelle ainsi la rupture d'une partie de la population avec la vie politique ordinaire, l'apparente rationalité de son discours et ceux qui le tiennent ».
    Toutes les étapes de ce périple sont émaillées de rencontres avec des « anonymes », au gîte du soir.

  • Axel Kahn explore à la suite de Pascal les deux infinis de l'homme, ce qui fait sa misère et sa grandeur. Vérité, Beauté, Liberté, Bonheur, Mort : l'auteur considère les grandes questions philosophiques à la lumière de la science moderne.
    " Nous sommes, en tant qu'Homo sapiens, d'une affligeante banalité biologique. Sur le plan génétique, notre proximité avec les grands singes est considérable ; elle atteint 98,7 % avec le chimpanzé et est encore de 80 % avec la souris et de 50 % avec la levure. " De tels chiffres éclairent d'un nouveau jour le questionnement philosophique sur ce qui fait la spécificité de l'être humain...
    Avec L'homme, ce roseau pensant..., Axel Kahn clôt la trilogie qui a fait sa renommée littéraire et son succès, entamée avec Et l'homme dans tout ça ? suivi de Raisonnable et humain ? (plus de 35 000 exemplaires chacun). Comme toujours, son approche pluridisciplinaire est brillante, à la fois érudite et accessible au commun des lecteurs.
    Axel Kahn, le plus connu et le plus médiatique des généticiens français, est une personnalité scientifique de premier plan, un expert reconnu dans le monde entier. Sa recette ? Il rend son lecteur intelligent.

  • Les innombrables questions que soulève dans nos sociétés l'avènement du génie génétique ne se posent nulle part avec autant d'acuité que dans le champ de la médecine humaine.
    Axel Kahn, médecin, chercheur à l'INSERM, membre du Comité consultatif national d'éthique, fait le point sur la dimension éthique de ces problèmes en s'appuyant sur des exemples, parfois saisissants, que le lecteur n'oubliera pas de sitôt. Axel Kahn est également président de la Commission du génie biomoléculaire instituée auprès du ministre de l'Agriculture, et cette position en fait un observateur et un acteur privilégié des débats relatifs au développement des biotechnologies dans le secteur de l'agriculture au sens large.
    Ses analyses rigoureuses sur les enjeux environnementaux, sociaux, économiques et juridiques de ce développement sont prolongées par une postface dans laquelle Guy Paillotin, président de l'INRA, aborde d'un point de vue pratique le problème des conditions de l'acceptation sociale des techniques, en particulier celles issues des biotechnologies. Une actualité brûlante confère une singulière résonance à cette réflexion en forme de plaidoyer humaniste pour une recherche plus respectueuse de la relation entre l'Homme et la Nature.

  • L'ultime liberté ?

    Axel Kahn

    • Plon
    • 16 Octobre 2008

    " Aux partisans d'une euthanasie revendiquée comme la liberté ultime d'une personne soucieuse de sa dignité, je demande si la meilleure manière de respecter cette liberté n'est pas de rétablir les conditions d'un choix authentique. A leurs adversaires, je rétorque qu'un discours basé sur la valeur de la vie en soi établie en dehors du sujet ne saurait avoir de valeur universelle. Je me suis engagé dans ce débat car il me semble qu'une question aussi grave que celle-là mérite d'être traitée sans simplisme polémique. Elle relève de la tragédie au sens propre du terme, c'est-à-dire d'un ensemble de situations auxquelles il n'y a pas de solutions heureuses. En définitive, je propose que l'on sorte d'une opposition manichéenne primaire entre deux extrêmes irréconciliables : d'une part, l'ultime liberté de mourir dans la dignité ; d'autre part, le caractère sacré de la vie à tout prix, quelles qu'en soient les conditions et le sentiment de la personne concernée. " AXEL KAHN.

  • Etre précis, efficace et spécifique, détruire la cible sans dommages collatéraux. Telles pourraient être résumées les ambitions de la thérapie ciblée des cancers dont cette collection se propose d'établir la chronique.
    Ce premier volume rapporte l'histoire du concept, de sa validation et des premiers succès historiques de la thérapie ciblée du cancer.
    Nous y trouverons :
    - la fresque de l'évolution des connaissances sur les cancers et leur traitement
    - les circonstances qui ont mené au développement du premier anticorps monoclonal antitumoral, le marqueur CD20 des lymphocytes B
    - les conditions d'émergence et de développement de l'hormonothérapie
    - la mise au point du premier anticorps dirigé contre un oncogène, la protéine ErB2 hyperexprimée dans les cancers du sein
    - la saga du traitement des leucémies à promyélocytes par l'acide rétinoïque, puis l'arsenic
    - l'extraordinaire coup de tonnerre que constitua la synthèse et la démonstration de l'efficacité de l'imatinib, inhibiteur de tyrosine kinase actif dans la leucémie myéloïde chronique
    - enfin, l'aventure de l'approche anti-angiogénique dans le traitement des tumeurs solides.
    Ainsi, seront installées les bases de l'approche thérapeutique ciblée des cancers qui sera développée dans les volumes suivants.
    Le prochain tentera de répondre à la question : une cible en cancérologie, qu'est-ce-que c'est oe

  • Entre deux mers

    Axel Kahn

    Comme en 2013, Axel Kahn a parcouru au printemps 2014 la France en diagonale. Cette fois, il a marché depuis la Pointe du Raz, en Bretagne, jusqu'à Menton et la Méditerranée. Tout diffère cependant entre ces deux périples, à commencer par la difficulté du second, comparable à une véritable épreuve physique. Il a parcouru, souvent hors tout chemin balisé, 2 057 km, et, surtout, gravi 43 000 m... et descendu autant ! Cette marche solitaire a été un vrai « voyage au bout de soi ». Les régions traversées cette année sont apparues moins éprouvées par les crises que celles du nord-est de la France, leur dynamisme mieux conservé semblant aller de pair avec la vigueur de l'attachement des habitants à l'identité de leurs territoires.


    Comme Pensées en chemin, Entre deux mers est un récit de voyage passionnant, poétique et drôle, celui d'un marcheur épris de beauté.

  • Axel, le médecin biologiste, engagé depuis longtemps dans la réflexion éthique, Jean-François, le journaliste, homme de média et agitateur d'idées. Ils sont frères mais se connaissaient peu avant ce livre. Elevés l'un et l'autre dans la religion catholique, ils sont devenus farouchement agnostiques, mais demeurent tous deux obsédés par la quête de sens. Ils croisent ici leurs souvenirs, avec la tendresse de l'éloignement et la lucidité des intellectuels qu'ils sont : deux enfances séparées à cause de la guerre, une adolescence dans la France de la TSF et de la reconstruction, le couple de leurs parents et leur frère Olivier, les premiers choix politiques, les grandes désillusions de l'âge adulte.Mais le genre humain n'est pas leur ennemi, tout au contraire. Même si on ne croit ni au Grand Horloger de l'univers, ni à la Rédemption, ni non plus aux lendemains qui chantent, la place est immense pour l'engagement de deux hommes qui n'ont pas cessé de croire qu'aujourd'hui peut être meilleur qu'il n'est, et demain meilleur qu'aujourd'hui : à la condition d'oser le vouloir. Etre capable d'enthousiasme, voilà qui les réunit, qu'il s'agisse de dire leur émotion devant un air d'opéra, leur admiration devant le personnage de De Gaulle, leur goût pour la cuisine - qu'ils font eux-mêmes-, ou de célébrer les grandes avancées de la démocratie.Dégrisés des illusions confortables, sans concession pour les mensonges d'où qu'ils viennent, ils montrent que le métier d'homme n'est pas un vain mot.

  • La salamandre est un symbole d'immortalité : son corps peut s'autorégénérer. L'homme pourra-t-il, lui aussi, reconstituer un jour naturellement tout ou partie de son organisme ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou des organes entiers et vivre éternellement ? L'apparition de techniques scientifiques ultramodernes laisse penser que la régénération d'une partie du corps humain est désormais possible. Mais les questions soulevées, d'ordre scientifique autant qu'éthique, demeurent nombreuses.
    Axel Kahn, personnalité scientifique mondialement reconnue, et Fabrice Papillon, journaliste spécialisé des questions de génétique, font la synthèse des avancées dans un domaine encore méconnu du grand public, mais qui mobilise et fait jubiler toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice.

  • Et l'homme dans tout ça ?

    Axel Kahn

    • Nil
    • 2 Mars 2000

    Copernic a chassé l'Homme du centre de l'Univers, Lamarck et Darwin du sommet de la création, notre société a tendance à le chasser du coeur de ses projets.
    Il n'est pourtant pas utopique de concilier le progrès, créateur de richesses, les avancées scientifiques et les logiques économiques avec l'humanisme. Axel Kahn ouvre un débat majeur sur le devenir de l'Homme : les biotechnologies, le clonage humain, l'assistance médicale à la procréation, les essais sur l'être humain, la place de notre espèce dans la nature, le déterminisme et la liberté, le racisme, la sexualité...
    Au-delà de l'éclairage décisif porté sur ces différentes questions, la réflexion claire et passionnée menée ici incite chacun de nous à un nécessaire sursaut moral : dissociée des valeurs éthiques, au premier rang desquelles la solidarité, la maîtrise croissante des mécanismes de la vie par la science et les forces du marché constitue bel et bien une menace pour l'humanité.

  • L'homme, ce roseau pensant

    Axel Kahn

    Pourtant, seul parmi les êtres vivants, l'Homme s'interroge sur sa nature et sur la valeur de ses actes. La question du " propre de l'homme ", au coeur de la problématique philosophique depuis des millénaires, est ici revisitée à l'aide des données croisées de la théorie de l'évolution, de la génétique et des sciences cognitives. A travers cette approche pluridisciplinaire, Axel Kahn nous livre son analyse, à la fois érudite et accessible à tous.

  • La salamandre symbolise l'immortalité. Cet animal a en effet été extraordinairement gâté par la nature : son corps peut s'autorégénérer. Saurons-nous un jour percer son secret ?
    L'organisme de ce batracien aux couleurs chatoyantes est capable de recréer des membres tels que ses pattes ou sa queue, voire des portions d'organes comme son oeil ou son coeur. Malheureusement, la nature n'a pas cru bon de doter l'homme de tels pouvoirs.

    L'homme pourra-t-il, lui aussi, régénérer naturellement tout ou partie de son corps si complexe ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou même des organes entiers ? Les paralytiques pourront-ils remarcher, et les manchots recouvrer leur bras ? Et, si l'on pousse plus loin, pourrons-nous vivre éternellement ?
    L'apparition de techniques scientifiques ultramodernes, telles que la génomique, la thérapie génique, la biologie cellulaire ou le clonage thérapeutique, laissent penser que la régénération d'une partie du corps humain est désormais chose possible. Ce livre novateur et à la pointe des dernières découvertes fait la synthèse des avancées dans un domaine encore méconnu du grand public, mais qui mobilise - et fait jubiler - toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice (toutes les méthodes qui permettront de " réparer " l'homme).

  • Une interrogation « sur la vie bonne et les valeurs qui la fondent », c'est-à-dire un périple intérieur, un voyage au fond de soi passionnant et insatisfaisant, une aventure dévorante et nécessairement inaboutie, au final une exploration de l'âme à l'issue de laquelle nous pouvons mesurer l'être que nous sommes à celui que nous aurions voulu être. Voilà ce qu'est l'éthique, que le généticien Axel Kahn, dans ce dialogue avec le journaliste Denis Lafay, met à l'épreuve des faits : - libéralisme, capitalisme, Europe, démocratie, entreprise, progrès scientifique, intelligence artificielle, création artistique, écologie, mort, vie, spiritualité, guerre... Une lumineuse plongée dans son exigence d'être, qui constitue pour tout lecteur en cheminement éthique un exceptionnel éclairage.

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