• L'alpiniste

    Bernard Amy

    « Aussi longtemps qu'on a besoin de semelles et de rocher pour escalader, on ne sait rien de cet art. Le véritable grimpeur n'a besoin ni d'artifice, ni même de rocher. » L'homme, en se confrontant à la montagne, ne fait rien d'autre que de se confronter à lui-même. Voilà ce que nous apprennent les textes qui composent ce recueil de nouvelles et qui en rend le sujet si universel. Qu'il s'agisse d'un homme qu'on pensait le meilleur grimpeur du monde à celui qui arpente simplement les pentes, il s'agit toujours de comprendre sa place face à la nature et à sa propre finitude. Entre méditation et poésie, l'écriture atteint ici un niveau d'épure et d'humilité semblable à ce que l'on retrouve dans les textes de Mario Rigoni Stern par exemple.
    Cette nouvelle édition de L'Alpiniste est augmentée par rapport à la précédente (Attila, 2013) d'un texte d'ouverture de Michel Serres, d'une nouvelle (L'Arbre) et d'une postface de l'auteur.

  • Pourquoi se lance-t-on dans l'alpinisme ? Pourquoi partir risquer sa vie là-haut ? Pour aller au-delà des réponses classiques données par les pratiquants de la montagne, et qui sont souvent de fausses réponses, cet ouvrage propose un regard nouveau sur cette passion par le biais d'une réflexion de psychologie comportementale.
    La recherche d'une liberté toujours renouvelée, les émotions esthétiques suscitées par la montagne, les plaisirs de l'effort physique ne sont pas propres à l'alpinisme. Pour trouver ce qui fait la spécificité des sports de montagne et les distingue des autres activités de pleine nature, il faut commencer par se demander ce qui se passe dans le cerveau de l'alpiniste qui s'élève vers un sommet ou qui subit les effets de la très haute altitude.
    C'est ce que fait ici l'auteur. Mêlant philosophie, psychologie, neurosciences cognitives et histoire, il offre sans jargon des éléments de réponse à la question fondamentale du « pourquoi ? ». Son érudition, habilement associée à une dimension poétique et une rigueur scientifique, est ponctuée d'anecdotes, comme celle de l'expérience hallucinatoire vécue par Élisabeth Revol à plus de 8 000 mètres d'altitude en Himalaya.
    « Il y a trois sortes d'hommes, disait Aristote : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur les mers. » Pour Bernard Amy, il y a aussi ceux qui vont en montagne. Ils y vont à la rencontre d'eux-mêmes pour, aurait dit la peintre Frida Khalo, créer leur propre paradis en puisant dans leur enfer personnel.

  • Ené voquant ses expéditions d alpinisme, ses voyages au long cours et ses trekkings, qui l ont conduite d Inde vers l Amérique du Sud en passant par l Arabie, Bernard Amy ne fait pas que nous raconter une vie d aventures. il nous montre que le voyage, l alpibnisme, l écriture et l investigation scientifique peuvent être conçus comme une même manière de satisfaire une curiosité pour comprendre le monde et ses connaître soi-même.

  • La littérature s'est de tout temps intéressée à la montagne. Bernard Amy nous propose ici une sélection de textes littéraires qui ont jalonné sa carrière d'alpiniste écrivain.
    Il faut lire son avant-propos pour comprendre comment la montagne peut être source de création littéraire sans que l'écrivain soit nécessairement un conquérant des plus hautes cimes. Le sommet lui-même peut rester imaginaire comme dans le Mont Analogue de René Daumal.
    C'est en partant de ce roman inachevé que l'auteur de la nouvelle Le meilleur grimpeur du monde a conçu cette anthologie à laquelle il contribue lui-même en apportant deux textes. Il nous invite à (re-)découvrir de très belles pages de Samivel, Yves Bonnefoy, Jean Ferry, Guy Martin-Ravel, Henri Michaux Pierre Dalloz. Pour chacun d'eux, il explique la raison de son choix.

  • La montagne a bien des façons de nous aider. L'une est de nous rappeler la force de l'entraide.
    "En ce début de printemps 2020, que la montagne est belle ! Comment peut-on s'imaginer, en voyant un vol d'oiseaux ivres de solitude nouvelle, que ses hautes pentes ont été désertées par les hommes ? Depuis le début de l'épidémie virale et du confinement sanitaire, le 16 mars dernier, ..."

  • Vous trouverez ici les mots les plus simples : mots d'amour et mots de feuillages. Bernard Amy, enraciné dans les saisons, tresse des élégies comme à voix basse, pour ne pas trahir la vérité, ni troubler ceux qui l'habitent. Ses poèmes disent la patience des arbres, « la montagne qui monte dans l'hiver », la neige comme le silence ; mais surtout, la confidence très souple et pure de ce qu'on pourrait appeler : le coeur à coeur. « Je m'éclaire d'un peu de toi », dit le poète à la femme choisie. La découverte de l'un par l'autre, toujours émerveillée, s'étend par monts et par vaux, dans aujourd'hui comme dans le souvenir.

  • Le voyage est bien plus qu'un déplacement à la surface de la planète. Comment justifier sinon ces milliers de kilomètres dévorés, cet appel toujours entendu, un appétit de mouvement jamais assouvi : le ressort d'une vie oeEn regardant par-dessus son épaule le chemin parcouru, "Bernard Amy" a voulu exprimer ce qui fait du voyage l'expérience physique, intellectuelle et spirituelle la plus essentielle.Scientifique, écrivain, alpiniste, volcanologue, il a voyagé, animé par la même curiosité, dans tous les espaces ouverts à l'exploration humaine. La verticale est pourtant la dimension où il se sent exister le plus intensément. La montagne est son repère, et toujours il veut voir par delà le col, depuis le sommet, le monde infinise dérouler sous ses pieds.En évoquant les mille et une expéditions qui l'ont conduit de l'Himalaya au Sahara, du Yémen à l'Indonésie, du Groenland à la Patagonie, de l'Alaska aux îles grecques, des Montagnes de la Lune aux glaciers d'Islande, du calcaire de Provence au granit du Mont-Blanc..., il ouvre le carnet d'un voyageur universel qui a su consigner les vues de l'esprit comme celles offertes au regard.En témoignant du bonheur singulier du voyage à la cime, après tant d'autres il s'interroge sur ce qui attire l'homme au seuil du vide, sur les sommets. En cela son livre est à la fois essai, récit d'aventure, conte philosophique... le livre d'une vie en somme.

  • Le meilleur grimpeur du monde

    Bernard Amy

    • Glenat
    • 16 Novembre 1989

    Autour de quatre "contes philosophiques", Bernard Amy a rassemblé une série de nouvelles qui placent le lecteur sur cette frange étroite située entre le réel et l'imaginaire et qui dévoilent les idées maitresses de sa conception de l'alpinisme et de l'escalade.

  • Au hasard d'une rencontre, Jean-Marc Rochette confia un jour son admiration pour Bernard Amy. Il s'agissait de la confidence spontanée d'un passionné de montagne qui, comme tant d'autres, avait lu dans sa jeunesse Le Meilleur grimpeur du monde et en restait profondément marqué.

    Le projet Anabase est né de cette confidence. Il s'agissait de permettre au peintre de confronter ses propres visions de la montagne au texte emblématique de l'écrivain. Bernard Amy et Jean-Marc Rochette ont eu des vies d'une densité exceptionnelle, et leurs oeuvres rassemblées ici témoignent d'un amour des hauteurs où l'aventure spirituelle l'emporte sur l'épreuve physique, la recherche de la beauté sur celle du spectaculaire, la connaissance de soi sur la quête des trophées.

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. Pouvoir comprendre et partager quelque chose de la vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique qu'un patient autiste se fait du monde qui l'environne, qu'il s'agisse d'un bébé, d'un enfant, d'un adolescent ou d'un adulte, est en soi une aide apportée au processus d'accès à l'intersubjectivité, si ce partage est vécu comme non dangereux et comme non menaçant. C'est de ce pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

  • Ce livre est né de la rencontre entre le chef d'orchestre Gilbert Amy et le pédopsychiatre et psychanalyste Bernard Golse. Les mains, leur théâtre et leur danse sont le trait d'union de leur recherche. Le travail du chef avec ses musiciens et les interactions précoces mère/bébé sont envisagés comme un espace de récit à double sens .L'ouvrage laisse autant de place aux photographies qu'aux textes.

  • L'approfondissement de l'étude du monde interne des personnes autistes est désormais une priorité scientifique du fait des enjeux thérapeutiques qui en dépendent. En nous intéressant à comment les personnes autistes voient le monde qui les environne plutôt qu'au pourquoi il en est ainsi, nous sommes amenés à dépasser les clivages entre les parents, les psychanalystes et les autres professionnels qui prennent soin des personnes autistes.

    Pouvoir comprendre et partager quelque chose de leur vision cognitive, émotionnelle, fantasmatique ou artistique permet de les aider à accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. En effet, en sentant que leur monde interne et le nôtre peuvent différer sans que cela soit une catastrophe, que c'est justement parce qu'ils sont différents qu'ils peuvent interagir sans risque de fusion, d'engloutissement ou de collage,  s'ouvrent pour les personnes autistes une théorie de l'esprit et la possibilité d'identifications projectives normales.

    C'est le pari d'un possible partage que relève ce livre en se proposant d'articuler des paroles de parents et d'adultes autistes avec les avancées des neuroscientifiques et des psychanalystes.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

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