Odile Jacob

  • « L'impact du milieu n'a pas le même effet sur un bébé, sur un adulte, selon la construction physique et mentale de chacun. Ce que nous sommes aujourd'hui n'est pas ce que nous serons demain, marqués, expérimentés et souvent blessés par l'existence. Notre corps et notre esprit modifiés par la vie devront s'adapter à un monde toujours nouveau.
    Les hommes et les femmes, les pères et les mères, voient leurs places respectives bouleversées par une nouvelle donne qui chamboule les schémas traditionnels du masculin et du féminin et qui redistribue l'identité et le rôle de chacun dans le couple et dans la famille.
    Notre culture a perdu la boussole, nous naviguons à vue, bousculés par les événements, errant là où le vent nous porte. Il nous faut reprendre un cap, car nous venons de comprendre que l'homme n'est pas au-dessus de la nature, n'est pas supérieur aux animaux, il est dans la nature. La domination, qui a été une adaptation pour survivre, aujourd'hui ne produit que du malheur.
    Une étoile du berger nous indique cependant la nouvelle direction, vers l'unité de la Terre et du monde vivant. » B. C.

    Un livre d'une richesse exceptionnelle, conjuguant tout le savoir le plus récent de l'éthologie, de la préhistoire, des neurosciences.
    Une méditation profonde sur la condition humaine et sur l'avenir de nos sociétés.

  • Psychothérapie de Dieu

    Boris Cyrulnik

    "Aujourd'hui, sur la planète, 7 milliards d'êtres humains entrent plusieurs fois par jour en relation avec un Dieu qui les aide. Méditer, trouver son chemin de vie personnel, éprouver la joie de se sentir vivant parmi ceux qu'on aime - la spiritualité élargit la fraternité à tous les croyants du monde. La psychothérapie de Dieu nous aide à affronter les souffrances de l'existence et à mieux profiter du simple bonheur d'être. Il y a certainement une explication psychologique à cette grâce. Ce livre est le résultat de cette quête", B. C.

  • « Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu'il est toujours possible d'écrire des soleils.

    Combien, parmi les écrivains, d'enfants orphelins, d'enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ?

    Pour eux, le simple fait d'écrire changea le goût du monde.

    Le manque invite à la créativité. La perte invite à l'art, l'orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, sans rencontres et sans chagrins ne serait qu'une existence sans plaisirs et sans rêves, un gouffre de glace.

    Crier son désespoir n'est pas une écriture, il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse pour mieux la voir, hors de soi. Il faut mettre en scène l'expression de son malheur.

    L'écriture comble le gouffre de la perte, mais il ne suffit pas d'écrire pour retrouver le bonheur.

    En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l'écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance. »B. C.

    Un livre bouleversant, de témoignage et d'émotion, où Boris Cyrulnik convoque les déchirures d'écrivains célèbres, les conjugue à l'aune de ses propres souffrances pour mieux convaincre chacun de nous des bienfaits de l'imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l'écriture.

  • Dans ce livre, Boris Cyrulnik introduit et développe le concept de résilience, cette capacité qu'ont les êtres humains de se remettre des traumatismes psychiques les plus graves - agression, viol, torture, guerre, déportation - ou de se sortir des situations les plus désespérées, comme ces enfants qui hantent l'Amérique latine ou vivent dans des décharges d'ordures en Asie et qui finissent miraculeusement par savoir lire et écrire. Sur la base d'études de cas, Boris Cyrulnik montre comment les enfants, puis les adultes, se construisent dans l'adversité grâce à l'élaboration d'un récit intérieur. Ce livre nous conduit imperceptiblement à voir autrement les autres. Peut-être nous apprendra-t-il à les entendre malgré le vacarme du discours social convenu.

  • Maria Callas, « la divine », fut une petite fille dépérissant de carences affectives dans un dépôt d'enfants immigrés de New York. Barbara, meurtrie par un viol paternel et persécutée pendant la guerre, a su chanter sa vie. Georges Brassens, mauvais garçon, dut à son professeur de troisième la découverte de la poésie qui donna une autre issue à sa révolte. Ces cas de résilience sont célèbres. Mais Boris Cyrulnik décrit ici ce que pourrait être chacun d'entre nous. Il nous montre comment ce processus se met en place dès la petite enfance, avec le tricotage des liens affectifs puis l'expression des émotions.


  • - « Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937, à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire, puisque je n'en ai aucun souvenir.
    - Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née, cette nuit-là », B. C.
    - C'est cette histoire bouleversante que nous raconte Boris Cyrulnik, pour la première fois en détail, dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain ; où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire ; où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.

  • Pourquoi et comment tombons-nous amoureux ? A quoi rêvent les foetus ? La violence est-elle nécessaire ? Ce livre examine, depuis le stade foetal jusqu'à la vieillesse, les pathologies affectives qui sont à l'origine des troubles de la socialisation des individus et donc des maux les plus flagrants de nos sociétés : violence, racisme, déviances juvéniles, transgressions sexuelles, etc. Il montre en particulier comment la promiscuité ou l'absence provoquent la fusion ou la carence affective, empêchent les individus de socialiser leurs émotions dans des rituels et les poussent au passage à l'acte.

  • « À cause de la guerre, du fracas de mon enfance, j'ai été, très jeune, atteint par la rage de comprendre. J'ai cru que la psychiatrie, science de l'âme, pouvait expliquer la folie du nazisme.

    J'ai pensé que le diable était un ange devenu fou et qu'il fallait le soigner pour ramener la paix. Cette idée enfantine m'a engagé dans un voyage de cinquante ans, passionnant, logique et insensé à la fois.
    Ce livre en est le journal de bord.

    Pour maîtriser ce monde et ne pas y mourir, il fallait comprendre ; c'était ma seule liberté. La nécessité de rendre cohérent ce chaos affectif, social et intellectuel m'a rendu complètement psychiatre dès mon enfance.

    Cinquante ans d'aventure psychiatrique m'ont donné des moments de bonheur, quelques épreuves difficiles, le sentiment d'avoir été utile et le bilan de quelques méprises. Mon goût pour cette spécialité est un aveu autobiographique.

    L'histoire de ces cinquante années raconte aussi comment j'ai traversé la naissance de la psychiatrie moderne, depuis la criminelle lobotomie, l'humiliante paille dans les hôpitaux, Lacan le précieux, la noble psychanalyse malgré ses dérives dogmatiques, l'utile pharmacologie devenue abusive quand elle a prétendu expliquer tout le psychisme, et l'apaisement que m'a apporté la théorie de l'attachement, dont la résilience, mon chapitre préféré, étudie une nouvelle manière de comprendre et de soulager les souffrances psychiques.

    Ce long chemin m'a conduit à tenter d'expliquer, de soulager et parfois de guérir les souffrances psychiques. Il m'a donné le plaisir de comprendre et le bonheur de soigner les âmes blessées. » B. C.

  • "Pas d'existence sans épreuves, pas d'affection sans abandon, pas de lien sans déchirure, pas de société sans solitude. La vie est un champ de bataille où naissent les héros qui meurent pour que l'on vive. Mes héros vivent dans un monde de récits merveilleux et terrifiants. Ils sont faits du même sang que le mien, nous traversons les mêmes épreuves de l'abandon, de la malveillance des hommes et de l'injustice des sociétés.
    Leur épopée me raconte qu'il est possible de s'élever au-dessus de la fadeur des jours et du malheur de vivre. Quand ils parlent des merveilleux malheurs dont ils ont triomphé, nos héros nous montrent le chemin.". Chacun de nous a besoin de héros pour vivre, l'enfant pour se construire, l'adulte pour se réparer. Les héros nous apportent l'espoir, le rêve, la force. Mais quand les héros se laissent pervertir, ils se transforment en planteurs de haine et en pourvoyeurs du pire.
    Un livre saisissant.

  • « Si vous voulez comprendre pourquoi je n'ai rien dit, il vous suffit de chercher ce qui m'a forcé à me taire. Je vais donc me taire pour me protéger. Le honteux aspire à parler, mais ne peut rien vous dire tant il craint votre regard. Alors, il raconte l'histoire d'un autre qui, comme lui, a connu un fracas incroyable. À la honte qui me fait me taire s'ajoute, si je parle, la culpabilité de vous entraîner dans mon malheur.
    Chacun de nous a connu la honte, que ce soit deux heures ou vingt ans. Or ce poison de l'existence ne crée pas un destin inexorable. » B. C.

    Un nouveau visage de la honte, inédit, émouvant et profond, nourri par les acquis les plus récents des neurosciences et de la psychologie.

    Un livre qui aide à dépasser la culpabilité et à retrouver force, fierté et liberté.

    Boris Cyrulnik est l'auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d'immenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards, Parler d'amour au bord du gouffre, Autobiographie d'un épouvantail.

  • « Ça fait soixante-quatre ans que je n'ai rien pu dire, c'est la première fois que je le fais.

    Je me rappelle, j'habitais ici. Et puis un jour, ou plutôt une nuit c'était tôt le matin quand j'ai été arrêté , la rue a été barrée de chaque côté par des soldats en armes. C'étaient des Allemands, mais j'ai été arrêté par la police française.
    Il y avait des camions en travers de la rue et puis, devant la porte, une traction avant avec des inspecteurs en civil, des inspecteurs français qui étaient là pour arrêter un enfant de six ans et demi ! » B. C.

    Boris Cyrulnik évoque, dans ce livre très personnel, son enfance, son arrestation, son évasion et surtout l'insoumission aux hommes et aux idées.

    Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur denseignement à luniversité de Toulon. Il est l'auteur dimmenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards et Autobiographie d'un épouvantail.

  • Ce livre est le troisième volet de l'enquête que mène Boris Cyrulnik sur la résilience, cette aptitude des humains à surmonter, sous certaines conditions, les pires traumatismes. Il en a exposé le principe dans Un merveilleux malheur puis présenté un certain nombre d'études de cas, relevant de la petite enfance, dans Les vilains petits canards.
    Ce nouvel essai, La guerre des fantômes, présente d'autres études, cette fois de pré-adolescents et d'adolescents résilients. Alors que dans les Canards, il articulait son propos autour de la différence pré-verbalité/verbalité, il est question dans les Fantômes de la différence pré-sexualité/sexualité.
    Et alors que c'était la famille qui devait tendre les tuteurs de résilience, ce sont maintenant les institutions sociales comme l'école.
    L'idée centrale de ce nouvel essai, c'est que les résilients sont des survivants, ou des morts-vivants, bref des fantômes qui se heurtent aux fantômes de la société, à l'image, fantasmatique le plus souvent, que les convenances sociales plaquent sur chaque individu, à la normalité illusoire qui leur est sans cesse opposée. Il montre, en particulier, à quelles conditions l'école peut être un formidable facteur de résilience de même que l'éveil à la sexualité, en tant que moment où la personnalité entière se reconstruit. Comme les précédents, ce livre captive par son ton profondément humain et ses notations si justes et si profondes sur nos histoires à tous.

  • Ceux qui surmontent un traumatisme éprouvent souvent une impression de sursis qui démultiplie le plaisir de vivre ce qui reste encore possible. Dans cet essai vibrant sur le bonheur, Boris Cyrulnik démontre que même ceux qui ont de graves blessures affectives peuvent les transformer en grand bonheur. Il montre comment on s'engage dans le couple avec son histoire et son style affectif, ses blessures et ses victoires.

  • " le bonheur n'est jamais pur.
    Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdreoe sans souffrance, pourrait-on aimeroe sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécuritéoe le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre. " b. c. après une série d'essais sur la résilience qui ont connu un immense succès, boris cyrulnik expose les conditions environnementales du bonheur et du succès.
    Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance. ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. tout reste possible. de nouveau, l'humanité de boris cyrulnik nous fait prendre conscience de nos forces pour aider autrui et de nos moyens pour pallier nos faiblesses

  • « Face à la perte, à l’adversité, à la souffrance que nous rencontrons tous un jour ou l’autre au cours de notre vie, plusieurs stratégies sont possibles : soit s’abandonner à la souffrance et faire une carrière de victime, soit faire quelque chose de sa souffrance pour la transcender.

    La résilience n’est pas du tout une histoire de réussite, c’est l’histoire de la bagarre d’un enfant poussé vers la mort qui invente une stratégie de retour à la vie ; ce n’est pas l’échec qui est donné dès le début du film, c’est le devenir imprévisible, aux solutions surprenantes et souvent romanesques.

    La fabrication d’un récit de soi remplit le vide de nos origines qui troublait notre identité. On bricole une image, on donne cohérence aux événements, on répare une injuste blessure. Un récit n’est pas le retour au passé, c’est une réconciliation. » B. C.

    Boris Cyrulnik est allé à la rencontre, ici et ailleurs, dans les différentes cultures du monde, des blessés de la vie, de ces « épouvantails » dont il se fait le biographe et dont il raconte comment ils ont su réparer leurs blessures et faire de leurs fragilités une force de vie.

  • Absurdités, dérives, abus et même maltraitances ont jalonné l'histoire de la folie.
    Comment comprendre autrement le succès de Mesmer et de son baquet ? Comment rendre compte de l'attribution à Saturne des troubles de l'humeur et au démon des tourments de l'âme ? Comment justifier l'enfermement psychiatrique des dissidents sous Staline ?
    Entourés d'une dizaine d'experts des psychiatres mais aussi une historienne, un interniste ou un neurologue Patrick Lemoine et Boris Cyrulnik débattent du passé de la psychiatrie. Ils nous proposent de nous concentrer sur quelques questions très actuelles et pour le moins épineuses : quelle nécessité de fonder une nouvelle psychiatrie aujourd'hui, et quel avenir pour cette discipline, longtemps branche folle de la médecine ?
     

  • « Jusqu'à présent, personne n'avait osé aborder, voire effleurer, cette triste réalité du suicide des enfants et des préadolescents. Je suis convaincue que la lecture de ce livre remarquable de Boris Cyrulnik permettra de sauver des vies.
    Nous pouvons tous être des acteurs de la prévention du suicide des enfants. L'amour, l'affection, les liens familiaux, l'écoute constituent des protections efficaces. Je crois que le message le plus important de Boris Cyrulnik, c'est que l'histoire n'est jamais écrite. » Jeannette Bougrab Secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de la Vie associative

  • Comprendre quelle est notre place dans le vivant, comment nous en procédons et comment nous en émergeons : tel est l'enjeu de ce livre qui retrace la généalogie du monde humain où, contrairement à une certaine idéologie libérale, la notion même d'individu n'a pas de sens, car chacun est d'emblée saisi par un réseau de relations.

  • « À cause de la guerre, du fracas de mon enfance, j'ai été, très jeune, atteint par la rage de comprendre. J'ai cru que la psychiatrie, science de l'âme, pouvait expliquer la folie du nazisme.

    J'ai pensé que le diable était un ange devenu fou et qu'il fallait le soigner pour ramener la paix. Cette idée enfantine m'a engagé dans un voyage de cinquante ans, passionnant, logique et insensé à la fois. Ce livre en est le journal de bord.

    Pour maîtriser ce monde et ne pas y mourir, il fallait comprendre ; c'était ma seule liberté. La nécessité de rendre cohérent ce chaos affectif, social et intellectuel m'a rendu complètement psychiatre dès mon enfance.

    Cinquante ans d'aventure psychiatrique m'ont donné des moments de bonheur, quelques épreuves difficiles, le sentiment d'avoir été utile et le bilan de quelques méprises. Mon goût pour cette spécialité est un aveu autobiographique.

    L'histoire de ces cinquante années raconte aussi comment j'ai traversé la naissance de la psychiatrie moderne, depuis la criminelle lobotomie, l'humiliante paille dans les hôpitaux, Lacan le précieux, la noble psychanalyse malgré ses dérives dogmatiques, l'utile pharmacologie devenue abusive quand elle a prétendu expliquer tout le psychisme, et l'apaisement que m'a apporté la théorie de l'attachement, dont la résilience, mon chapitre préféré, étudie une nouvelle manière de comprendre et de soulager les souffrances psychiques.

    Ce long chemin m'a conduit à tenter d'expliquer, de soulager et parfois de guérir les souffrances psychiques. Il m'a donné le plaisir de comprendre et le bonheur de soigner les âmes blessées. » B. C.

  • Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d enseignement à l université de Toulon. Il est l auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d immenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards, Parler d amour au bord du gouffre, Autobiographie d un épouvantail, Je me souviens et, tout récemment, Mourir de dire. La Honte. Comment comprendre qu un enfant puisse se donner la mort ? Boris Cyrulnik ne postule pas une cause unique mais propose une approche systémique : « L école, qui aujourd hui est devenue le nouveau classificateur social, est surinvestie par les parents. Cette institution réalise les conditions expérimentales de l angoisse : immobilité physique et suppression de procédés spontanés de tranquillisation. La désorganisation des rythmes scolaires empêche les apprentissages et augmente le malaise. Le problème du XXIe siècle sera celui des déplacements de population. La première génération chassée de son pays, pillée pendant le voyage et souvent mal accueillie souffre beaucoup mais se suicide peu. C est paradoxalement dans la deuxième génération qu on note le plus de troubles et de suicides des jeunes. Les enfants, nés dans le pays d accueil, suffisamment scolarisés souffrent beaucoup de troubles anxieux et d idéal de soi. La niche affective qui a tutorisé leur développement était appauvrie par le malheur parental ». B.C. Favoriser la stabilité affective, adapter les rythmes aux processus d apprentissage des enfants, encourager les structures socialisantes, privilégier une politique d intégration plutôt que d assimilation : tels sont les moyens de prévention proposés

  • " On s'est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d'épreuves immenses et se faire une vie d'homme, malgré tout. Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis. C'est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l'adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille. " Boris Cyrulnik. Dans ce coffret, vous trouverez les trois volets de la résilience, qui ont été les plus grands succès de Boris Cyrulnik : Un merveilleux malheur, fév. 2002. Les Vilains Petits Canards, sept. 2004. Le Murmure des fantômes, oct. 2005.

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