• Du A d'Anquetil au Z de Zaaf, du B de Louison Bobet ou de Joséphine Baker au H de Bernard Hinault, du F de Christopher Froome au P de Parasol, du R de Robic au V de Ventoux, ou encore de Vodka, le Tour passe en toutes lettres. Cet abécédaire est un roman d'aventures où le savoir et la saveur se disputent la vedette. Laborde, qui se souvient de Joseph Habierre, casseur de cailloux disputant la Grande Boucle en 1909, a bel et bien une mémoire d'éléphant. Il est surtout un fabuleux conteur. Les exploits, les duels, les grands cols, les paysages, les coups tordus, les abandons, les chutes, les tragédies, les larmes, les maillots, les vélos, l'accordéon, la caravane, les spectateurs, leur enthousiasme et leurs chapeaux de fortune : Laborde n'oublie rien, magnifie tout, fait le Tour de la question dans un style flamboyant. La légende des cycles brille d'un éclat neuf.

  • Dans Le Bazar de l'hôtel de vie, Christian Laborde réunit des instantanés, des poèmes, des réflexions et des souvenirs.

    Tel un vagabond, il traverse la France en train d'ouest en est, il déambule à vélo le long de L'Adour, dans les rues de Tarbes, d'Avignon ou encore sur les ponts de Toulouse. Au fil des pages, plusieurs artistes se croisent comme Claude Nougaro, Alain Bashung, Francis Ponge ou encore Édith Piaf.

    Ainsi, il nous dévoile de nombreuses anecdotes, historiques, littéraires, sportives ou intimes.

    Claude Nougaro qualifiait ainsi Christian Laborde : « Un poète, c'est-à-dire un homme qui parle une langue de couleurs à délivrer les grands baisers de l'âme. » Les chaudes couleurs de cette langue gorgée de rythmes sont présentes dans Le Bazar de l'hôtel de vie.

  • Ayant poussé la porte de la ferme « Les Gouttes » à Masbaraud-Mérignat, où Maria et Martial Poulidor sont métayers, Christian Laborde ressuscite l'enfance paysanne de Raymond, avec les bêtes et les arbres, les contes en occitan, et les Résistants que l'on ravitaille. Tout, dans cette enfance et ce pays, est beau et brutal, rude et merveilleux. La Creuse a donné à Raymond une force incroyable: il monte sur un vélo de fortune, et, le 2 août 1956, dans le Bol d'Or des Monédières, les disperse tous façon puzzle. Qui est donc ce coureur plus applaudi que moi, qu'on appelle La Pouliche ? demande, agacé, Louison Bobet ? C'est Raymond 1er. L'épopée vient de commencer.
    Les mots savoureux d'un Laborde affûté embarquent le lecteur chez Mercier, dans le bureau d'Antonin Magne où Raymond signe, en septembre 1959, son premier contrat, dans les bosses cambrées d'un Milan-San-Remo que Poulidor transforme, le 19 mars 1961, en Milan-San-Raymond, sur les pentes surchauffées du Puy de Dôme où il rendez-vous, le 12 juillet 1964, avec la légende et Jacques Anquetil, sur le bord des routes de France où des milliers de supporters s'agglutinent pour l'acclamer, dans les lacets du Pla d'Adet où il signe, le 15 juillet 1974, à 38 ans, un de ses plus beaux exploits sur le Tour...
    Poulidor by Laborde... un champion par un écrivain. Si la France était peuplée de Poulidor, elle roulerait en tête et sourirait.

  • Bonheur

    Christian Laborde

    • Cairn
    • 12 Février 2021

    Un héritage permet à Julien Beausonge de quitter la région parisienne pour le Sud. Il débarque à Ossun, dans le 65. La demeure qu'il vient d'acheter est l'une des plus anciennes du village. Chaque pièce raconte l'histoire d'une famille qui, peu à peu, devient la sienne. Qu'il sillonne les chemins du Plateau de Ger, qu'il perce le secret d'une chambre close dont il a retrouvé la clé, Julien se sent revivre, renaît, marche vers son bonheur. Un bonheur qu'il devra défendre...

  • Tout commence en 1929, à Narrosse, minuscule village des Landes, où les parents d'André Darrigade sont métayers. Pour échapper à ce labeur, André prend le vélo par les cornes et devient champion cycliste, sur la piste et sur la route.
    Christian Laborde raconte, avec lyrisme et précision, l'épopée de Darrigade, le sprinteur des Trente glorieuses, champion de France, champion du monde, vainqueur des Six Jours de Paris, héros magnifique du Tour de France qu'il dispute de 1953 à 1966, remportant 22 étapes, s'emparant tantôt du maillot jaune tantôt du maillot vert. Et l'on croise, dans ce livre, Fausto Coppi, Ferdi Kübler, Guy et Roger Lapébie, Hugo Koblet, Jean Robic, Louison Bobet, Rik Van Looy, Rik Van Steenbergen... Et l'on entend, dans ce livre, Luis Mariano, Les Soeurs Étienne, Les Frères Jacques, Charles Trenet, Dario Moreno et, bien sûr, l'accordéon d'Yvette Horner.

  • Christian Laborde cette fois choisit l'abécédaire. Et, du A d'Anquetil au Z de Zaaf, du B de Louison Bobet ou de Joséphine Baker au H de Bernard Hinault, du F de Christopher Froome au P de Parasol, du R de Robic au V de Ventoux, et du V de Ventoux à celui de Vodka, le Tour passe en toutes lettres. Le Tour de France de Laborde est un roman d'aventures où le savoir et la saveur se disputent la vedette. Laborde, qui se souvient de Joseph Habierre, casseur de cailloux disputant le Tour de France en 1909, a bel et bien une mémoire d'éléphant. Il est surtout un fabuleux conteur. Les exploits, les duels, les grands cols, les paysages, les coups tordus, les abandons, les chutes, les tragédies, les larmes, les maillots, les vélos, l'accordéon, la caravane, les spectateurs, leur enthousiasme et leurs chapeaux de fortune : Laborde n'oublie rien, magnifie tout, fait le Tour de la question dans un style flamboyant. La légende des cycles brille d'un éclat neuf.
    Poète, romancier, pamphlétaire, chroniqueur à La Nouvelle République des Pyrénées, journal le plus lu par les ours, Christian Laborde, quand il n'écrit pas, monte sur scène ou sur son vélo.

  • Dans ce vibrant plaidoyer pour les vaches, Christian Laborde s'en prend aux Vanderdendur de l'agrobusiness. Il dénonce, avec des mots qui sonnent et cognent, les mauvais traitements infligés aux vaches incarcérées dans la « ferme» des 1 000, en Picardie. 1000 bêtes enfermées sous un hangar lugubre et concentrationnaire. 1000 bêtes qui ne voient jamais la lumière du jour, ni le moindre brin d'herbe. 1000 vaches qui cessent d'être des animaux et ne sont plus que des machines à lait, à viande. 1000 bêtes qui ne connaîtront que l'incarcération, la souffrance et l'abattoir. Et demain, toutes les vaches de France connaîtront le sort des vaches de Picardie.
    Christian Laborde, qui a recueilli des témoignages d'employés, nous fait entrer dans la « ferme» infernale: les vaches vivent dans leurs excréments de façon permanente, les logettes qui devraient être paillées tous les deux jours, le sont tous les quinze jours, les abreuvoirs sont noirs car le personnel doit utiliser le moins d'eau possible, les animaux sont malades. (infection des pis, problèmes digestifs, boiteries sévères ... ), amorphes, bourrés de médicaments.
    Avec ce livre qui est un coup de poing dans la gueule de l'agrobusiness, avec ses mots plein de fougue, de colère et de poésie, Laborde prend la défense des vaches, des paysages, et des petits paysans. Il tire à boulets rouges sur le méthaniseur de la « ferme» infernale. Ce bioréacteur qui sert à extraire du méthane des bouses de vaches, permet aux agroalimenteurs de produire de l'électricité, d'augmenter leur profit, et de casser les prix du lait, ce qui obligera les petits agriculteurs à quitter leur ferme. Le méthaniseur, c'est aussi des tonnes de digestats, c'est-à-dire des flots de merde que l'on répand sur les sols. Quelles conséquences sur la santé et l'environnement?
    A chacune de ses pages, Laborde pense aux vaches, à ce bel animal qui nous enseigne la lenteur et nous invite à ruminer, c'est-à-dire à réfléchir, à méditer, à penser. Les vaches, héroïnes de son livre, Laborde les connaît bien. Il se souvient de les avoir vu paître quand il était enfant dans les prairies d'Aureilhan. Il se souvient d'elles rentrant de leur pas lent dans les étables. Il se souvient de leurs prénoms gascons, de leur danse sur l'herbe quand elles étaient joyeuses. Il se souvient d'elles, libres, heureuses, sur les flancs verts du col d'Aubisque et du Tourmalet. Et tous ces souvenirs font de lui, non pas un passéiste ou un nostalgique, mais un homme révolté, un écrivain furieux qui se bat aujourd'hui contre la dictature de l'agrobusiness, pour que les vaches cessent d'être martyrisées.

  • Tina

    Christian Laborde

    • Rocher
    • 10 Janvier 2018

    Quand Tina danse au bal du 14 juillet, à Lussac, ses cheveux se soulèvent comme un orage. Elle danse, change de cavalier et fredonne La Femme à la rose, la chanson d'Emma Liébel que Placidie, sa grand-mère, chantait en taillant ses rosiers : « Voici mon coeur/qui veut m'aimer/Voici mes bras/pour s'y pâmer... » Tina est une femme libre dans un pays qui ne l'est pas. La France est occupée, la maison familiale réquisitionnée. Aux bottes allemandes succèdent les tondeuses de l'épuration. Pour rester vivante, sauver sa chevelure flamboyante qui lui donne des airs de Veronica Lake, Tina s'enfuit et trouve refuge à Toulouse, où le hasard fait des miracles, où les poètes sont chez eux.

  • Robic 47

    Christian Laborde

    • Rocher
    • 24 Mai 2017

    « Je suis pauvre, je t'épouse, le Tour de France sera mon cadeau de mariage », murmure Jean Robic à l'oreille de Raymonde Cornic, à la mairie du 14e arrondissement, le 21 juin 1947, trois jours avant le départ de la Grande boucle. Cette love story suffit à faire du Tour de France 1947 un Tour inoubliable.Inoubliable, il l'est pour deux autres raisons. La première est historique, et concerne ce « cher et vieux pays » : le Tour 47 est en effet le premier Tour d'après-guerre, le Tour de la France libérée. Et Robic ressemble à la France. Aussi cabossé qu'elle, il a vécu l'exode, connu le rationnement. Robic s'est caché pour échapper au STO. Robic a renseigné la Résistance. La seconde raison est théâtrale, dramatique. Car Jean Robic, coureur disgracieux dont on s'est toujours moqué et dont l'équipe de France n'a pas voulu, ne pouvait, aux dires des experts, gagner le Tour. Tous ignoraient la promesse de Robic, la ténacité de Robic, l'endurance de Robic, les talents incroyables de grimpeur de ce vilain petit canard des cycles qui, du haut de son 1m61, a dicté sa loi à tous les héros du Tour sur les routes défoncées d'un pays en ruines.Robic est un champion, Laborde un écrivain, et ce Robic 47 un livre captivant, une biographie romancée pleine de rebondissements, d'exploits et de coups tordus, enrichie par des photos Collector.

  • L'auteur raconte les grands moment du Tour dans les Pyrénées.
    L'occasion de retrouver les champions que nous avons tous admirés : Robic, Ocana, Indurain

  • Découvrez Diane et autres stories en short, le livre de Christian Laborde. Nous disons « nouvelles », les Anglais « short stories » et l?auteur « stories en short ». Pourquoi ? Parce que les héroïnes de ces dix-sept histoires érotiques portent chacune un short. Il y a le short noir d?Irène qui joue au volley-ball, celui de Florence à qui un homme éperdu réussit à dire quelques mots. Il y a le short vert d?une jeune anarchiste, celui que Rebecca retire dès qu?un orage éclate, le short à revers de Mathilde qui rencontre son futur amant au rayon « Biscuits » à Auchan, etc.
    Un homme ou une femme fait l?amour autant avec son imagination qu?avec ses organes. Ici l?imagination procède naturellement des mots, c?est-à-dire du style de Christian Laborde, léger mais précis, rapide mais brillant, quand il met en scène les objets du désir. Que démontrent ces délicieuses et excitantes nouvelles ? Que l?érotisme, omniprésent dans la société actuelle, reste une voix personnelle, presque indéfinissable. Il appartient pour chacun d?entre nous au domaine du rêve. En ce sens, il est le contraire de la pornographie qui montre alors que l?érotisme suggère.
    Voilà un livre très suggestif et attachant parce que s?y mêlent avec un grand charme le trouble des héros, les coups de tonnerre de la passion sensuelle et même l?amour des bons livres.

  • Convoquant Gandhi, Zola, Victor Hugo ou Marguerite Yourcenar d'une part, un pape, des biologistes, le Dalaï-Lama, des imams et Saint-François d'Assise de l'autre, l'auteur lance le procès des courses de taureaux dans un très rude réquisitoire. Sans pitié, il admoneste les hommes et les femmes politiques qui les protègent et met sévèrement en cause la sexualité des aficionados. S'appuyant sur les écrits de psychologues et d'ethnologues, il démontre la nocivité d'un tel spectacle pour le mental des jeunes comme pour celui des adultes. C'est peut-être dans la description des spectateurs, des connaisseurs, des amateurs de pasodoble que Laborde se montre le plus cruel. C'est enfin lorsqu'il évoque la beauté, la grâce des taureaux en liberté, et celles des chevaux, qu'il est un poète sans que jamais son lyrisme ne soit ridicule. Voici un procureur dont le style traduit la fureur, dont l'émotion égale le talent.

  • L'os de dionysos

    Christian Laborde

    • Pauvert
    • 18 Août 1999

    Le 12 mars 1987, L'Os de Dionysos a été interdit pour trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale " par le Tribunal de Grande Instance de Tarbes.En mettant en scène , dans un récit érotico-satirique virulent et provocateur, le conformisme et la mesquinerie d'un établissement scolaire privé, Christian Laborde a obtenu un succès de scandale qui ne doit pas faire oublier la somptuosité verbale d'un jeune écrivain émule des surréalistes, salué par Claude Nougaro aussi bien qu'André Pieyre de Mandiargues." Votre livre, lu deux fois déjà, est beau... Et la beauté de Laure d'Astarac restera dans notre mémoire. "André Pieyre de Mandiargues"

  • Il y a Tom, Joy, Bébert, Katia, Riton, l'amitié, le rock et, un matin, ce coup de téléphone que Tom reçoit : son grand-père vient de mourir. Accompagné de Joy, Tom prend l'autoroute pour le Sud-Ouest. Pendant que les bornes défilent, ils parlent : lui du képi blanc de son grand-père, elle du goût des frites. Le lecteur les écoute comme un passager de covoiturage. Le sérieux bienveillant des platanes est un roman blablacar. Mais à Lumac, dans la maison de son enfance, Tom n'a pas seulement rendez-vous avec son grand-père : un secret l'attend. Et Joy a besoin de lui? Road movie, Le sérieux bienveillant des platanes est aussi un roman d'amour noir et lumineux.

  • « Dans L'Homme aux semelles de swing, je raconte la naissance, à la clinique Duke Ellington, d'un enfant aux oreilles noires, au nez percé d'un anneau d'or, bref, d un Petit Taureau. J'ai écrit à Lannemezan sur des cahiers Clairefontaine, ces chapitres que j'envoyais au fur et à mesure à Claude, avenue Junot : "Mon Christian, tu m'écris pour me donner de mes nouvelles. Tes `menteries' à la Boris Vian sont réussies. Et quelle rirère !" "Rirère" est un mot toulousain qui signifie "fou rire". Et c'est sur un fou rire que s'achève l'inoubliable Plume d'ange de Claude Nougaro. » C. L.

  • Aldo Toomuch aurait voulu être détective privé. Peu rapide dans l'art de défourailler, il est devenu gynécologue. Le jour, il consulte. Le soir, il descend au Mégalo Bar où Dud Marlow joue de la trompette, en présence du Grand Meneur, le tyran de l'Archipel de Bird. Mais qui est cette femme qu'Aldo aperçoit sur la plage interdite et qu'il poursuit dans les pages les plus sensuelles, les plus lyriques de ce roman « tauromagique » ? Qui sont ces suspects que le Grand Meneur fait exécuter sous l'oeil gourmand des caméras ? Qui sont ces indigènes que l'on parque, ces vieux que l'on jette par les fenêtres ? Et cette guerre qui se prépare, ce bateau que l'on arme, ces troupes qui embarquent : cet Archipel ne serait-il pas le nôtre ? Lyrisme. Satire. Humour dévastateur. Embarquement immédiat, pas de temps mort, la phrase fonce. On est à bord. Comme L'Os de Dionysos, L'Archipel de Bird est un roman qui cogne et sonne.

  • On retrouve ici les principaux thèmes de l'auteur : l'amour du jazz et de la musique, la dérision, la polémique.

  • "Bien avant que le football n'envahisse tout, bien avant que le dopage fasse la Une des journaux, le cyclisme, était le roi des sports. Rien n'était plus exhaltant que de voir s'arracher, dans les cols des Pyrénées ou des Alpes, les coureurs les plus époustouflants comme Federico Bahamontes ou Charly Gaul surnommé ""l'ange de la montagne"".
    L'esprit pionnier des premiers Tours a laissé planer derrière lui un parfum d'aventures qui n'a pratiquement jamais trouvé d'égal. Qui étaient ces hommes venus de toute la France et d'ailleurs qui couraient pour une paire de chaussures et surtout pour la gloire d'avoir été jusqu'au bout ?
      Christian Laborde, dans une langue aux accents rocailleux du sud-ouest d'antant, raconte la magique histoire du Tour à la façon d'un troubadour.
    Les chapitres sont classés par thématiques : Bestiaire du Tour, les grimpeurs, la sorcière aux dents vertes et les géants du Tour, les écrivains et le Tour de France, les étapes dantesques, les maîtres du Tour... les ""cartes postales"" des moments les plus magiques s'enchaînent, les coureurs les plus fameux : Bernard Hinault, Luis Ocana, Tom Simpson, René Vietto, Marco Pantani, Eddy Merckx,  Lance Armstrong... reprennent vie grâce à la plume lyrique de Christian Laborde.
      En 1903, Henri Desgrange a lancé une idée folle. Organiser une course originale : ""la plus grande course du monde entier"". 100 ans plus tard, le Tour de France est toujours la plus grande des courses cyclistes.
      Illustré de photos et d'illustrations d'époque, Tour de France nostalgie se lit et se feuillette comme un livre de contes épiques. Courage, bravoure, esprit d'équipe et goût de la performance animent les pages de cet album hors du commun."

  • Ce que préfère Marcus, c'est la boxe ; parce qu'il est parfois violent, il a arrêté le lycée et il pense que dans le monde où il vit, il n'a que son poing levé pour s'exprimer et ses poings serrés pour se défendre. Il court chaque jour en survêtement noir ou il est devant son ordi ou bien il roule à moto. Pour l'argent, il est veilleur de nuit dans un hôtel de passe : le Khamsin. L'hôtel appartient à Vico, comme le club de boxe où Marcus tape sur des sacs de frappe pour s'entraîner. Souvent il va au Zingobar pour retrouver ses potes. Après les bières, ils partent cambrioler des maisons vides dans le quartier bourgeois. Tout roule pour Marcus.
    Un soir, à la boxe, pendant une pause, il aperçoit la femme de Vico. Roxane est belle, elle a l'air douce, son regard a croisé le sien pendant quelques secondes et il ne l'oubliera plus. Jusqu'au jour où Vico lui demande de passer chez lui pour réparer l'ordinateur de Roxane, jusqu'au jour où elle lui donne rendez-vous et où il connaît le ciel, jusqu'au jour où Vico apprend leur aventure et cherche à l'assommer avec un nerf de boeuf et que Marcus, pour se défendre, le frappe et le tue.
    Un peu plus tard, Marcus, écrit à son avocat. Il refuse que Roxane témoigne à son procès, il refuse aussi de s'y rendre. Les conséquences de ses refus lui sont indifférentes.

  • Chicken

    Christian Laborde

    • Gascogne
    • 16 Novembre 2007

    Le soleil mord les façades, gnaque les tuiles, ponce tous les volets, s'engouffre dans chaque fenêtre, heurte les pierres du pont Vieux, loge sa nuque sous l'arcade grise, pousse à mort comme à Bayonne, comme Califano, comme les All Blacks.

    De l'eau de feu, il y en aurait dans les bidons, murmure-t-on à Orthez, tandis que les coureurs attendent dans leurs bus garés près de la place d'Armes.

    Le soleil fait briller les chromes des bus, leur laque lisse comme la peau des nectarines.

    Le soleil est pressé de voir les coureurs en découdre.

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