• Le pèlerinage est très ancien. Il n'a pas cessé d'être actuel. Depuis une trentaine d'années, la fréquentation croissante des chemins de Compostelle a redonné une visibilité au phénomène pèlerin dont on avait trop vite annoncé la disparition.
    Ce livre s'attache à retracer, au sein d'une Europe désormais divisée en confessions, les élans, les éclipses et les recharges d'une pratique religieuse que l'institution ecclésiastique s'est toujours efforcée de discipliner sans jamais y parvenir. Tout à la fois singulière et collective, la marche vers un lieu saint n'est pas vagabondage. Elle est tendue vers un terme, lieu de rencontre avec l'archange, l'apôtre ou le saint intercesseur, dont le pèlerin attend le secours.
    À travers gestes et paroles, il s'agit ici de retrouver et de comprendre une expérience spirituelle qui a déplacé des foules, qui les a rassemblées auprès des sanctuaires, mais dont les acteurs n'ont fait que rarement confidence.

  • Dans la fièvre législative de la fin de l'année 1794, la fondation de l'École normale visait à réformer l'ensemble du système éducatif sur le territoire national. Il s'agissait aussi de rétablir la confiance entre les élites et la République après la tragique rupture de la Terreur.
    Ces deux objectifs bien différents se retrouvent, parfois en disharmonie, dans le contenu écrit des cours donnés à près de 1 500 élèves recrutés de « toutes les parties de la République » lors d'une formation accélérée dispensée début 1795 dans l'amphithéâtre Verniquet du Muséum d'histoire naturelle. Le but était de former des maîtres pour des écoles normales secondaires réparties sur l'ensemble du territoire et permettre ainsi d'assurer un enseignement de base homogène pour tous.

  • L'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795. La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en oeuvre en l'an III replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents. L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'instituteurs, n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le moment thermidorien de la Révolution.
    Ce volume 2 rassemble les textes fondateurs, pétitions, correspondances et autre documents (janvier-mai 1795)
    Sous la direction de Dominique Julia

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Dans une inlassable pédagogie, tout le discours de la Révolution vise à construire une nation de citoyens éclairés et à former un homme nouveau, enfin libéré des préjugés et des superstitions de l'Ancien Régime.
    Plans et projets de cette période nourrissent encore nos débats contemporains autour de l'école. L'objet de ce fascicule est de mesurer les ruptures que la Révolution a concrètement introduites dans le dispositif éducatif, les innovations qu'elle a mises en place, comme les continuités qui se font jour entre l'Ancien Régime et la reconstruction impériale. La chronologie retenue (1760-1815) permet à la fois de saisir les phénomènes de longue durée - ainsi l'alphabétisation et les transformations liées à la conjoncture politique (les écoles centrales par exemple).
    Pour comprendre les obstacles auxquels se. sont heurtés les administrateurs chargés d'appliquer la législation révolutionnaire, il convient en effet de restituer avec précision les fonctionnements sociaux du champ éducatif, depuis la petite école rurale jusqu'aux universités. Cartes et graphiques les inscrivent dans l'espace, de l'exemple départemental ou régional à la pesée nationale. Ainsi présentés, les enjeux apparaissent plus complexes, et les situations scolaires plus diverses que ne l'envisageait le volontarisme des conventionnels.

  • Comment naît une langue nationale ? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit : la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire ? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité ? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique : le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison ?
    Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.

  • Pubalgie, tendinite des adducteurs, ostéo-arthropathie pubienne, groin pain... autant de termes pour définir une même entité clinique. Cette diversité de dénomination traduit peut-être la complexité de cette pathologie mais elle exprime surtout les difficultés de démembrement du clinicien et engendre une ambiance d'incertitude chez le sportif, néfaste à l'efficacité de la prise en charge.
    La prise en charge thérapeutique fait l'objet d'un certain consensus sur la stratégie globale, les différentes interventions proposées (qu'elles soient chirurgicales ou rééducatives) reposant sur l'effort de démembrement clinique exposé en début d'ouvrage. Ainsi après un rappel didactique des techniques chirurgicales et de leurs indications, un éclairage sur certaines approches innovantes médicales (toxine botulique), rééducatives (isocinétisme, approche posturale, shorty-strap) et de médecine manuelle (chaines musculaires, dérangements inter-vertébraux mineurs ...) est présenté en deuxième partie de cet ouvrage.
    Enfin, pour aider le thérapeute dans la progression de la rééducation et surtout dans la phase critique de décision de reprise des activités, une synthèse des outils simples disponibles pour valider chaque étape est proposée en fin d'ouvrage.
    Cet ouvrage à destination de tous les professionnels concernés par cette pathologie (médecins du sport, kinésithérapeutes, ostéopathes, préparateurs physiques, entraîneurs...) souhaite apporter un éclairage actualisé sur cette pathologie toujours aussi fréquente malgré les efforts de prévention.

  • Vérité ou fiction? Une grande majorité des oeuvres littéraires auxquelles nous sommes exposés tiennent de l'histoire inventée. Pourtant, nous nous arrêtons rarement à questionner la valeur intrinsèque de tels récits relativement à ceux qui sont ancrés dans le réel. Une histoire fictionnelle a-t-elle moins de valeur qu'une « véritable » ou, au contraire, davantage? Et que dire de ces romans semi-biographiques qui brouillent les cartes? L'Inconvénient se penche sur ces questions dans un dossier intitulé « À quoi sert la fiction? » qui fait la part belle aux articles de fond, accompagnés d'un entretien avec Carl Bergeron. Le numéro 66 de la revue poursuit également son travail d'ouverture à la diversité des médiums d'expression culturelle en inaugurant trois nouvelles chroniques, celle de Stanley Péan sur le jazz, celle de Thomas Hellman sur la musique populaire, et enfin celle de Samuel Cantin sur la bande dessinée.

  • Au problème complexe des finances de l'État, il y aurait, nous dit-on, une réponse simple : couper, démanteler, réduire, détruire, restreindre. Devant la diminution de sa marge de manoeuvre politique, la réponse de notre gouvernement se résume ainsi à diminuer davantage cette marge de manoeuvre. Drôle de réflexe. Nous avons souhaité réfléchir à ce paradoxe dans le nouveau numéro de Liberté : au-delà de sa dimension économique, quelles sont les implications sociologiques, psychologiques et esthétiques de l'austérité ?

  • Comment naît une langue nationale ? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit : la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire ? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité ? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique : le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison ?
    Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.

  • La 1ère lecture des polycopiés est difficile pour un jeune étudiant en médecine. En effet, il est impossible de comprendre deux phrases complètes, car il y a au moins cinq termes inconnus par ligne !!! Quatre choix sont possibles : la liste de termes à reprendre le soir toujours trop longue ; le dico de la bibliothèque toujours indisponible ; votre propre dico trop lourd et trop encombrant ; un dico général de poche toujours incomplet, succinct et non spécifique. Solution = dico médical ! Ils vous permettront : de comprendre dès la première lecture ; de gagner du temps. Ils sont pratiques : taille réduite ; poids réduit ; spécifiques à la matière que vous étudiez. En bonus... Vous pourrez le prendre en stage : pour mieux comprendre le dossier patient ; pour éviter d'agacer votre chef par des questions basiques !

  • " Rendre ses voeux ", c'est tout à la fois se rendre au lieu où pourra être formulé un voeu et rendre à ce lieu la promesse qui fut faite de l'exaucer : par ce contrat qui le relie à un sanctuaire précis et qui unit étroitement pénitence, quête du miracle et conversion intérieure, le pèlerin reconnaît la puissance de la Vierge ou du saint invoqués dans le besoin, l'affliction ou la détresse.
    C'est à la vigueur méconnue des pèlerinages de l'Europe moderne que s'attache ce livre. Il a cherché à recueillir les sources propres à nous faire comprendre l'acte pèlerin lui-même : dans les délibérations de confréries, les récits de pèlerinages ou de processions, les règles d'ordres religieux, les représentations imagées ou les dispositifs architecturaux se donne à lire une pratique tout à la fois commune et singulière.
    Une identité pèlerine se dessine ici, identité de passage rompant avec la grisaille du quotidien mais revendiquant aussi un droit, dont l'usagé l'a peu à peu irréversiblement transformée. En dépit des dispositifs de contrôle établis du XVIe au XVIIIe siècle par les bureaucraties ecclésiastiques ou étatiques, le pèlerinage a opposé sa propre dynamique à un encadrement de plus en plus strict. Malgré la déchirure de l'ancienne chrétienté en confessions antagonistes, qui a infléchi et remodelé parcours traditionnels et comportements dévots, il a su demeurer acte sacral : participant de la transgression et de la légitimation d'un ordre présent ou à venir, il a dissous l'ordre ancien et ses pesanteurs pour mieux restaurer, ressourcer, resacraliser le lien social.
    Le pèlerin de l'âge moderne a ainsi accéléré la redéfinition de l'articulation entre espace civil et espace religieux.

  • « Sacralités, culture et dévotion », pavé de 352 p. pour un prix modique de
    24 euros ! Fine fleur de la recherche historique religieuse -dont notre fr.
    Montagnes sur les Dominicains 'martyrs' de Gordes. Un mythe- réunie pour un
    volume de mélanges à l'occasion du dernier colloque "le vingtième de la
    série- de la Vieille-Charité, Marseille, organisée par M.-H.
    Froeschlé-Chopard et pour son départ à la retraite. On y parle, entre autres
    choses, des saints titulaires des paroisses, des abbés et abbesses de
    l'époque moderne, des sacralités catholiques dans les Cévennes ; des
    confréries de métiers, des confréries durant les Guerres de Religion, en
    Champagne, à Marseille" ; et en dernier lieu, des livres : bibliothèques des
    prêtres communalistes, dans la culture des prêtres bretons, livres et
    lecteurs pieux en Lorraine. Beaucoup de choses intéressantes et instructives
    dans ce bouquet dédié à Mme Froeschlé-Chopard mais à consommer à petite
    dose.

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