• "Qu'il soit entendu que je ne donne de leçons à personne. J'essaie de tirer les leçons d'une expérience séculaire et séculière de vie, et je souhaite qu'elles soient utiles à chacun, non seulement pour s'interroger sur sa propre vie, mais aussi pour trouver sa propre Voie."
    E.M.
    À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle. Il nous transmet dans ce livre les enseignements tirés de son expérience centenaire de la complexité humaine.
    Leçons d'un siècle de vie est une invitation à la lucidité et à la vigilance.

  • Ces souvenirs ne sont pas venus selon un ordre chronologique comme le sont habituellement les Mémoires. Ils sont venus à ma rencontre selon l'inspiration, les circonstances. S'interpellant les uns les autres, certains en ont fait émerger d'autres de l'oubli.
    Ils témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis.
    Ils témoignent des dérives et des dégradations, mais aussi des grandeurs et des noblesses que les violents remous de l'Histoire ont entraînées chez tant de proches.
    Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités  ; de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs.
    Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré.
    Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.
    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.
    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle, celle qu'exprimait Kant et qui n'a cessé de m'animer : Que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ?
    Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie.
     
      Edgar Morin
     
    Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, Edgar Morin a conçu la «  pensée complexe  » dans son oeuvre maîtresse, La Méthode. Il est l'un des derniers intellectuels à avoir observé et vécu une grande partie du XXe siècle et les premières décennies du XXIe. Il est docteur honoris causa de trente-quatre universités à travers le monde.

  • Dans cet opus qui part du constat que l'éducation souffre d'une crise aux multiples causes, Edgar Morin prolonge sa réflexion sur la politique de l'éducation. Il mobilise la compréhension humaine et intellectuelle afin de proposer une véritable réforme de l'apprentissage en vue d'un enseignement repensé, efficient et adapté au monde d'aujourd'hui, pour que, enfin, on enseigne à vivre.

  • À défaut de donner un sens à la pandémie, sachons en tirer les leçons pour l'avenir.

    Un minuscule virus dans une très lointaine ville de Chine a déclenché le bouleversement du monde. L'électrochoc sera-t-il suffisant pour faire enfin prendre conscience à tous les humains d'une communauté de destin ? Pour ralentir notre course effrénée au développement technique et économique ?
    Nous voici entrés dans l'ère des grandes incertitudes. L'avenir imprévisible est en gestation aujourd'hui. Faisons en sorte que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie.

  • Introduction à la pensée complexe
    Nous demandons à la pensée qu'elle dissipe les brouillards et les obscurités, qu'elle mette de l'ordre et de la clarté dans le réel, qu'elle révèle les lois qui le gouvernent. Le mot de complexité, lui, ne peut qu'exprimer notre embarras, notre confusion, notre incapacité à définir de façon simple, à nommer de façon claire, à ordonner nos idées. Sa définition première ne peut fournir aucune élucidation : est complexe ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi ni se réduire à une idée simple. La complexité est un mot problème et non un mot solution.
    Edgar Morin propose ici un mode de pensée pour affronter la complexité du monde qui nous entoure.
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • "L'Europe en crise doit apprendre à dépasser ses démons qui la menacent. Car il existe une barbarie européenne spécifique qui entretient une relation complexe, à la fois antagoniste et complémentaire, de la culture européenne, qui, elle, au contraire est un foyer d'idées émancipatrices." Edgar Morin

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

  • L'écologie est une donnée fondamentale de la pensée humaniste d'Edgar Morin. Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L'an I de l'ère écologique, le philosophe n'a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d'une nécessaire "écologisation" de la politique française. Pour Edgar Morin, l'écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique mais faire un tout concernant l'avenir de l'individu, de la société et de l'espèce humaine : l'Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l'Homme. Face au développement techno-scientifico-économique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s'agit désormais de transformer nos vies et nos modes d'organisation. Telle devra être la nature de notre futur.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • Le sport et le peuple.
    " Le sport est comme un point d'un hologramme qui porte le tout de la société en lui, mais aussi sa singularité : le jeu, dont le péril de la dégénération en violence est contrôlé par l'arbitre. Il en est de même de la démocratie, contrôlée par le vote. Tout système vivant démocratique vit à la limite du danger. La démocratie elle-même manque du système qui lui permettrait d'empêcher un parti totalitaire de prendre le pouvoir. Nous sommes certes dans un monde où la violence délirante s'accroît, et il est curieux que le sport n'y soit pas plus entraîné. On ne lance pas des bombes dans les stades. "
    Edgar Morin aime le sport en tant qu'il procure de la joie au " peuple ". Il connait la liesse des stades, et particulièrement celle du Maracanã. Mais c'est en sociologue qu'il nous livre son analyse critique du phénomène sportif. Infatigable combattant de la cause des opprimés, le penseur de la complexité s'exprime ici sur l'idéologie de la performance, le culte de la jeunesse et l'identité nationale.
    Face à une vision économique et sociale regrettable, qui peut faire du sport une aliénation, Edgar Morin nous rappelle que l'un des caractères fondamentaux de l'être humain, c'est d'être
    Homo ludens, l'homme du jeu.

  • Incontestablement, Edgar Morin est l'un des intellectuels contemporains les plus importants, les plus en prise avec le monde qui nous entoure. Homme engagé, son oeil aiguisé - et souvent facétieux - semble se poser sur ce que beaucoup ignorent, ou choisissent d'ignorer.

    Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues de ce grand penseur avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Christiane Taubira, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. Dans cet ouvrage, il s'agit bien de Penser nos désarrois, aussi divers soient-ils.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • Le seul antidote à la tentation barbare est l'huma­nisme régénéré que propose Edgar Morin. Le seul antidote aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne est dans une connaissance et une pensée complexes. Les bienfaits de notre civili­sation s'amenuisent. Ses carences ­s'accroissent. Nous avons besoin à la fois d'une nouvelle civilisa­tion politique et d'une politique de civilisation. Edgar Morin, sociologue et philo­sophe viscéralement en lutte, ausculte la civilisation contemporaine, dissèque les innervations de son dépérissement et défriche les voies de sa revitalisation.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921.Ce livre est un entretien avec Denis Lafay, journaliste et directeur de collection à l'Aube.Il est illustré par Pascal Lemaître.

  • Liberté, égalité, fraternité... ces trois termes sont complémentaires, mais ils ne s'intègrent pas automatiquement les uns aux autres. On peut édicter des lois qui assurent la liberté ou qui imposent l'égalité, mais on ne peut imposer la fraternité par la loi, elle doit venir de nous. C'est au moment du plus grand besoin de fraternité humaine que partout se referment les cultures particulières. Or la reconnaissance de notre humanité commune et le respect de ses différences sont les bases sur lesquelles pourrait se développer la fraternité entre tous les humains face à notre destin commun dans une aventure commune.

  • Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d'essayage de commerçants juifs) s'est répandue, sans qu'il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l'équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l'enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ?
    Des questions se posent : un antisémitisme jusqu'alors latent s'est-il à nouveau éveillé ? N'y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Age qui ne demande qu'à surgir à tout moment ?

  • « Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance » disait Friedrich Schlegel.
     
    « Je vis de plus en plus avec la conscience et le sentiment de la présence de l'inconnu dans le connu, de l'énigme dans le banal, du mystère en toute chose et, notamment, des avancées d'une nouvelle ignorance dans chaque avancée de la connaissance » nous dit Edgar Morin.
     
    Ainsi a-t-il entrepris dans ce livre de patrouiller dans les territoires nouveaux de la connaissance, où se révèle un trio inséparable : connaissance ignorance mystère.
     
    A ses yeux, le mystère ne dévalue nullement la connaissance qui  y conduit. Il nous rend conscient des puissances occultes qui nous commandent et nous possèdent, tels des Daimon intérieurs et extérieurs à nous. Mais, surtout, il stimule et  fortifie le sentiment poétique de l'existence.

  • Berlin par Edgar MorinCe livre est d'abord celui d'un amoureux de Berlin, imprégné depuis son enfance par le cinéma berlinois des années 1920.
    Edgar Morin, dès la fin de la guerre, se passionne pour cette ville aux transformations successives - le Berlin dévasté, le Berlin reconstruit, les Berlin séparés, puis réunis. Avec son talent d'observateur unique, mais aussi d'éternel baroudeur, curieux et malin, il nous emmène dans ses pérégrinations hardies, du bureau d'Hitler ravagé, qu'il pénétra non sans malice en 1945, au Berlin-Est communiste de la guerre froide, où il se rendit pour un séjour cocasse avec des amis, dans la Celtaquatre Renault prêtée par Marguerite Duras.
    Ce livre est enfin l'expression de soixante-dix ans de mémoire d'un grand sociologue et penseur, mémoire d'une ville où se sont joués, à diverses reprises, le sort de l'Europe et celui du monde.

  • La « révolution biologique ouverte par la découverte de l'ADN n'est pas encore devenue la révolution conceptuelle qui, éclairant ses propres découvertes, permette d'élucider l'autonomie et la dépendance de l'organisation vivante par rapport à son environnement, l'autonomie et la dépendance mutuelle entre l'individu et l'espèce, et, pour un très grand nombre d'animaux, la société.D'où un problème capital de la MÉTHODE. Il est d'autant plus nécessaire de penser la vie que la biologie concerne non seulement la connaissance de nous-mêmes, mais aussi, de plus en plus, le destin de nos vies. Elle a ouvert l'ère des manipulations génétiques et cérébrales, l'ère de la biologisation et de l'industrialisation de la vie. Faut-il que, là encore, nous soyons incapables de contrôler elle-même et que contrôlent désormais les moins contrôlés des contrôleurs, les puissances économiques vouées au profit ?E. M.

  • Nous avons besoin de ce qui nous aide à penser par nous-mêmes : une méthode. Nous avons besoin d'une méthode de connaissance qui traduise la complexité du réel, reconnaissance l'existence des êtres, approche le mystère des choses.La méthode de la complexité qui s'élabore dans ce premier volume demande :-de concevoir la relation entre ordre/désordre/organisation et d'approfondir la nature de l'organisation ;-de ne pas réduire un objet à ses éléments constitutifs ni l'isoler de son environnement ;-de ne pas dissocier la problème de la connaissance de la nature de celui de la nature de la connaissance. Tout objet doit être conçu dans sa relation avec un sujet connaissant, lui-même enraciné dans une culture, une société, une histoire.

  • Les stars
    Comment, dans quelles conditions, pourquoi sont apparus ces êtres fabuleux que nous nommons " stars " ? Ce sont des marchandises et ce sont des idoles. Elles sont divines et elles sont mortelles. Que nous disent-elles sur notre civilisation ? notre société ? notre temps ? Que nous disent-elles sur nous-mêmes ?
    Le phénomène des stars est ici étudié dans ses dimensions économiques, sociales, culturelles, esthétiques, et aussi mythiques.
    Le " star-system " qui a fait la gloire d'Hollywood est mort. Mais les stars du passé ressuscitent : Louise Brooks, Garbo, Marlène, Marylin ont acquis cette survie que nous appelons immortalité. Elles vont traverser les années-Lumière...
    Et notre temps ne cesse de susciter de nouvelles stars, pour une nouvelle gloire...
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de vingt-sept universités étrangères, Edgar Morin est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite.

  • L'homme et la mort
    La mort est ce qui identifie l'homme à l'animal et ce qui l'en différencie. Comme tout être vivant, l'homme la subit. À la différence de tout être vivant, il la nie dans ses croyances en un au-delà.
    Edgar Morin dégage les attitudes fondamentales des hommes et des cultures à l'égard de la mort. Il examine l'horreur qu'elle suscite, le risque qu'elle représente, le meurtre et les deux grands mythes originaires qui la mettent en scène : celui de la survie et celui de la renaissance. Il analyse les croyances qu'elle inspire dans les grandes civilisations historiques pour en arriver à la crise contemporaine qu'elle connaît et aux nouvelles conceptions biologiques sur les relations entre vie et mort.
    Edgar Morin
    Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l'auteur d'une œuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • Pour une crisologie

    Edgar Morin

    • L'herne
    • 13 Avril 2016

    Une crisologie - étymologiquement : une science de la crise.Non point envisager la crise à partir d'une situation supposée normale, dont elle serait le dérèglement. Ce à quoi se sont attachés, peu ou prou, la plupart des économistes et autres sociologues. Mais, la penser dans une perspective anthropologique, à partir de l'homme lui-même, conçu comme « animal crisique » ; c'est-à-dire, comme un tissu de contradictions qui est la source, à la fois, de ses échecs, de ses réussites, de ses inventions et aussi de sa névrose fondamentale (qui est une réponse à une angoisse, une menace, un conflit).
    La crise n'est pas une faille, elle n'est pas davantage un symptôme, elle est un accroissement du désordre et de l'incertitude, qui peut se résoudre soit par le retour à une situation antérieure, soit ce qui est le plus courant, par la recherche de situations nouvelles, qui peuvent être tantôt imaginaires ou mythologiques, tantôt pratiques et créatrices.
    Un texte novateur qui a une portée à la fois philosophique et politique.

  • Si les erreurs et les illusions ont pu s'imposer comme vérités au cours de l'histoire humaine, si notre connaissance porte en elle le risque permanent d'erreur et d'illusion, alors elle doit chercher se connaître.
    Or, la connaissance est l'objet le plus incertain de la connaissance philosophique et l'objet le moins connu de la connaissance scientifique. Bien que quelques-unes des " sciences cognitives " commencent à se regrouper, les savoirs portant sur la connaissance demeurent dispersés et disjoints dans de multiples compartiments des sciences physiques, biologiques et humaines. Les connaissances portant sur le cerveau et celles portant sur l'esprit ne peuvent communiquer alors qu'elles portent sur une même réalité.
    Ce livre de la Connaissance de la Connaissance examine les conditions, possibilités et limites de la connaissance humaine, conçue dans sa nature à la fois cérébrale, spirituelle et culturelle.
    Il aborde les paradoxes clés : qu'est-ce qu'un cerveau qui peut produire un esprit qui le conçoit ? Qu'est-ce qu'un esprit qui peut concevoir un cerveau qui le produit ? Qu'est-ce qu'une connaissance qui, bien qu'étant construction et traduction, aspire à refléter la nature des choses ?

  • Edgar Morin s'interroge sur ces trois évidences – l'amour, la poésie, la sagesse – qui illuminent nos vies tout en cachant leur énigme et leur complexité. L'amour ne vit, soutient-il, que dans l'état d'un " innamoramento " se régénérant de lui-même. La poésie, en deçà et au-delà de son mode d'expression littéraire, est cet " état second " qui nous envahit dans la ferveur, l'émerveillement, la communion, l'exaltation, et bien sûr l'amour ; elle nous fait habiter, non seulement prosaïquement, mais aussi poétiquement la terre. Quant à la sagesse, elle était dans le monde antique synonyme de philosophie. La question posée ici est : peut-il y avoir une sagesse moderne ? Et l'on verra de quelle façon amour, poésie et sagesse ont partie liée.

  • Vers l'abîme ?

    Edgar Morin

    • L'herne
    • 1 Octobre 2007

    Il s'agit d'un ensemble d'articles paru ces 10 dernières années, qui ont en commun d'aborder, à vif pourrait-on dire, la question de l'avenir de la planète, de nos irresponsabilités collectives, de l'aveuglement très largement partagé. L'auteur, qui vient de publier un livre avec Nicolas Hulot, ne cherche pas à alimenter le catastrophisme ambiant mais, sur le fond d'un constat (notre disparition, à terme, est programmée, comme celle du système solaire ou de l'univers), un appel à la fraternité planétaire. Nous sommes perdus, soyons donc des frères de perdition. Cet appel à la fraternité n'a pas d'accents mièvres, il comporte une nécessaire prise de conscience de ce que nous sommes, de notre inscription dans l'ensemble du vivant, de la complexité de nos manières d'être et de penser.

  • Leur habitat, leur vie, leurs mœurs, leur organisation.
    Les idées sont-elles soumises totalement aux déterminismes culturels, sociaux et historiques ? Peuvent-elles s'en affranchir ? Les esprits sont-ils totalement soumis aux idées établies ? Comment alors peut apparaître et se propager une idée nouvelle ? Comment une culture permet-elle le développement d'une idée qui la ruiner ?
    Les idées ont-elles une vie propre ? Quelle vie ? Comment se nourrissent-elles, se reproduisent-elles, s'accouplent-elles ? Comment se défendent-elles et attaquent-elles ? Quelle est leur organisation qui nécessite langage et logique ? Quels sont les principes secrets qui commandent et contrôlent cette organisation ? Qu'est-ce qu'une idée rationnelle quand on sait que la Raison peut devenir un mythe ?
    Comme toute parole, je (l'individu), on (la collectivité), ça (la machine sociale) parlent en même temps à travers les idées. Quelles sont nos relations avec les idées ? Ne sommes nous pas possédés par les idées que nous possédons ? Ne sommes-nous pas capables de vivre, tuer ou mourir pour une idée ?
    Nous ne devons pas nous laisser asservir par les idées, mais nous ne pouvons résister aux idées qu'avec des idées. Une part de notre vie est dans la vie des idées. Une part de notre humanité est faite d'idées. Mais nous sommes encore dans l'ère barbare des idées, et nous devrions pouvoir établir des relations civilisées avec elles. D'où vient l'idée de complexité.
    Ce quatrième tome de La Méthode est la suite de La Connaissance de la Connaissance qui avait examiné l'idée du point de vue de l'esprit/cerveau humain (anthropologie de la connaissance). Il considère l'idée d'abord du point de vue culturel et social (écologie des idées) puis du point de vue de l'autonomie/dépendance du monde des idées (noosphère) et de l'organisation des idées (noologie).
    Edgar Morin

  • On lui a dit que sa mère, qui était en cure, allait rester absente quelque temps. Albert Mercier, jeune garçon sensible et imaginatif, est accueilli chez sa tante, dans les faubourgs parisiens. Confronté au désespoir de son père et noyé dans l'atmosphère oppressante des non-dits, Albert devra mobiliser toute la puissance de ses rêveries pour tenter d'affronter ce monde à jamais effondré mais seul désormais, à l'instar des héros de ses romans d'enfant. Ecrit de jeunesse jusqu'ici inédit d'Edgar Morin, L'île de Luna irrigue de façon nouvelle l'oeuvre du philosophe, auteur chez Actes Sud de Impliquons-nous et de Enseigner à vivre.

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