Littérature générale

  • Edgar Morin, qui a 100 ans en 2021, réunit les souvenirs remontés à sa mémoire et déroule dans ce livre l'épopée vivante d'un homme qui a traversé les grands événements du XXe siècle. La grande histoire se mêle à une vie riche de voyages et de rencontres, où l'amitié et l'amour occupent une place centrale.

    « Ces souvenirs témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis. Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités, de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs. Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré. Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.

    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.

    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle : que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ? Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie. » Edgar Morin

  • Écologie, économie, politique... Il n'est pas de domaine qui ne soit hanté par l'idée de crise.
    Et pourtant, ce mot galvaudé, synonyme d'incertitude et de rupture, s'est comme vidé de l'intérieur, jusqu'à devenir « grossier et creux ».
    Avec clarté et sagesse, Edgar Morin tente de lui redonner un peu d'épaisseur et de faire émerger une conscience de la crise en analysant les bouleversements qui ont secoué le XXe siècle, pour réfléchir ensuite à notre entrée dans le XXIe siècle, entre chaos et renaissance.
    En envisageant la crise comme une sorte de laboratoire pour étudier in vitro l'évolution de la société, Edgar Morin interroge le destin de l'identité humaine et rend possible l'avènement d'une nouvelle vision du monde.

  • Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues d'Edgar Morin avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. « Le lecteur pourra donc, j'espère, trouver dans les textes ici réunis éléments et aliments à sa réflexion, invitation à repenser et incitation à la résistance. Toute régression doit stimuler une résistance, et toutes les résistances constituent des îlots de sauvegarde des valeurs essentielles pour nos vies et en même temps d'éventuels points de départ pour un renouveau transformateur. » Edgar Morin

  • Comment, dans quelles conditions, pourquoi sont apparus ces êtres fabuleux que nous nommons « stars » ? Ce sont des marchandises et ce sont des idoles. Elles sont divines et elles sont mortelles. Que nous disent-elles sur notre civilisation ? notre société ? notre temps ? Que nous disent-elles sur nous-mêmes ?
    Le phénomène des stars est ici étudié dans ses dimensions économiques, sociales, culturelles, esthétiques, et aussi mythiques.
    Le « star system » qui a fait la gloire d'Hollywood est mort. Mais les stars du passé ressuscitent : Louise Brooks, Garbo, Marlène, Marylin ont acquis cette survie que nous appelons immortalité. Elles vont traverser les années-lumière.
    Et notre temps ne cesse de susciter de nouvelles stars, pour une nouvelle gloire.

    Edgar Morin :
    Directeur émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen, en Amérique latine, et jusqu'en Chine, en Corée et au Japon.

  • Allons-nous vers une catastrophe qui rappellerait celle qui faillit éliminer la vie à la fin du primaireoe L'humanité évitera-t-elle le désastre ou redémarrera-t-elle à partir du désastreoe On est déjà dans les débuts d'un chaos. La crise qui se creuse et s'amplifie conduit-elle au désastre ou au dépassementoe Dans la crise planétaire, la seule perspective de salut est dans ce qui apporterait à la fois conservation et transformation, une métamorphose."

  • On lui a dit que sa mère, qui était en cure, allait rester absente quelque temps. Albert Mercier, jeune garçon sensible et imaginatif, est accueilli chez sa tante, dans les faubourgs parisiens. Confronté au désespoir de son père et noyé dans l'atmosphère oppressante des non-dits, Albert devra mobiliser toute la puissance de ses rêveries pour tenter d'affronter ce monde à jamais effondré mais seul désormais, à l'instar des héros de ses romans d'enfant. Ecrit de jeunesse jusqu'ici inédit d'Edgar Morin, «L'île de Luna» irrigue de façon nouvelle l'oeuvre du philosophe, auteur chez Actes Sud de Impliquons-nous et de Enseigner à vivre.

  • Mon Paris, ma mémoire

    Edgar Morin

    • Pluriel
    • 19 Mars 2014

    « Je suis né à Paris, le 8 juillet 1921, rue Mayran, dans le IXe arrondissement, au pied de la butte Montmartre... » Dans ce livre pétillant d'humour et d'intelligence, l'inventeur de la « pensée complexe », co-auteur avec Stéphane Hessel du Chemin de l'espérance, évoque ses tribulations dans les différents quartiers de la capitale qui correspondent à autant d'étapes de sa vie intellectuelle et de ses engagements politiques. Un récit sur presque un siècle de vie parisienne, traduit et célébré dans le monde entier.

  • Penser l'europe

    Edgar Morin

    Afin de penser l'europe, edgar morin nous invite à abandonner les discours rhétoriques et les idées fragmentaires qui produisent des europes imaginaires, idéales ou mutilées.
    Son essai, qui est en même temps un voyage interrogatif dans l'histoire et la culture européennes, conçoit l'europe comme une unité multiple et complexe, unissant les contraires de façon inséparable.
    Pour la première fois dans les temps modernes, l'europe vit un destin commun. il nous faut en prendre conscience si nous voulons élaborer un dessein commun.

  • La première édition de cet ouvrage a paru en 1981 aux Éditions Fernand Nathan sous le titre Pour sortir du XXe siècle. Une seconde édition en poche a paru au Seuil en 1984. La présente édition en reprend le texte intégral augmenté d'une préface inédite d'Edgar Morin sous le titre Pour entrer dans le XXIe siècle.
    Le Siècle qui s'est écoulé a été marqué par des échecs de civilisation douloureux et répétés : aucune révolution n'est parvenue à « humaniser » l'homme et toutes n'ont produit qu'illusions et souffrances. Il s'agit donc de sortir du XXe siècle et d'entrer dans un siècle nouveau.
    L'auteur montre comment, malgré l'effondrement des idéologies, nous sommes toujours les victimes des pensées « totalitaires », « manichéennes », sans nuance ni souci de la vérité.
    Il s'agit d'une généalogie des grandes idéologies, illusions et erreurs du XXe siècle.

  • Peu de ses lecteurs savent qu'Edgar Morin a tenu depuis l'adolescence, par intermittence, des journaux intimes dont seule une partie a été publiée, quand une autre a été perdue et une troisième était restée jusqu'ici confidentielle et inaccessible au public.Ce premier tome du Journal, qui couvre trois décennies (1960-1980), réunit des ouvrages déjà publiés, mais pour certains méconnus, et plusieurs textes inédits : Le Vif du sujet (nov. 1962-oct. 1963), interrogation d'un homme en convalescence sur les fondements de ses conceptions, peu à peu entrecoupée par les événements qui marquent sa renaissance à la vie ; le Journal de Plozévet (1965), carnet de terrain de sa célèbre enquête sur cette commune bretonne et témoignage en direct de la mutation de la campagne française ; le Journal de Californie (sept. 1969-juin 1970), découverte d'une Amérique " en transe ", dont le tourbillon culturel croise le propre mouvement de sa pensée ; une ébauche inédite de questionnement sur sa position au sein de la gauche et dans le milieu intellectuel (1973) ; le Journal d'un livre (juil. 1980-fév. 1981), tenu parallèlement à l'écriture de Pour sortir du XXe siècle, et " Le serpent " (oct. 1981), aparté et mise en abyme de cet exercice sur fond de trahison éditoriale ; " Krisis " (1987), enfin, épisode sombre, qui préfigure d'autres " années cruelles ".Loin de ne constituer qu'un volet anecdotique ou un simple exercice de style, ces journaux éclairent la trajectoire d'un penseur hors norme.

  • Dans les années 1940-50, Edgar Morin qui avait alors un peu plus de vingt ans écrivait des poèmes sur un cahier d'écolier. Ils sont restés à l'état de manuscrit pendant près de 70 ans, mis à part quelques uns publiés dans le Cahier de L'Herne (2016) sur lesquels leur auteur a conservé tous ses droits. Une grande partie d'entre eux évoquent le Métropolitain de l'époque.
    Par exemple :
    « Entendez vous le bruit de la mer ?
    C'est le métro qui roule sous terre Entendez-vous les vitres vibrer ?
    Le métro souterrain est passé... » L'auteur a bien voulu nous confier ces poèmes pratiquement inédits auxquels il a ajouté des oeuvres plus récentes.
    Par exemple :

    « Ça sonne / Personne / Répondeur / Malheur / Détresse Tristesse / Non laisse / La caresse / D'un sms » Ce livre nous fait découvrir un autre Edgar Morin, un homme qui vient de publier un roman (un inédit de jeunesse également), qui va encore au cinéma deux fois par semaine. Un homme gourmand, chantant, dansant, écrivant chansons et poèmes, loin du sociologue que l'on voit souvent intervenir dans les médias.

  • Illustration en acte de la " pensée complexe ", les journaux d'Edgar Morin entrelacent esquisses d'analyses, observations objectives et impressions subjectives, considérations sur les choses vues, vécues ou lues, réflexions et jugements inspirés par l'actualité, interrogations et notations personnelles sur les événements frappants, comiques, heureux ou tragiques de l'existence comme sur ses détails et moments quotidiens. Attentif à saisir l'épaisseur du réel et les aspérités de la matière humaine, le diariste s'y montre en revanche peu soucieux de gommer ses faiblesses pour, à la manière classique du " journal littéraire ", se " statufier dans des poses nobles ".
    Dans la continuité du premier tome du Journal, le second mêle opus déjà publiés et séquences inédites, avec, ici, près de la moitié du volume occupée par ces dernières et leur quasi-continuité sur une décennie complète (2001-2010). Débutant par le " Journal de Chine " (août 1992), relation d'un voyage effectué trois ans après le Printemps de Pékin, et continué par ces deux journaux de la fin d'un siècle que sont Une année Sisyphe (janv.-déc. 1994) et Pleurer, aimer, rire, comprendre (janv. 1995-janv. 1996), il s'achève par le récit des " années cruelles " qui marquent pour Edgar Morin, avec l'ouverture du nouveau millénaire, l'ultime décennie d'Edwige, sa compagne, emportée par la maladie.

  • Le vaisseau spatial terre, agité de conflits ethniques, religieux, politiques et de convulsions économiques, continue sa course à toute vitesse. Il est propulsé par plusieurs moteurs : science, économie, technique, profit, chacun portant en lui les possibilités du meilleur et du pire. Pas de pilote à bord, pas de boussole. Suit-il la bonne voie? Ne va-t-on pas vers des désastres? Est il possible de changer de voie ? Le pire est probable, mais l'improbable est souvent advenu dans l'histoire humaine. Ce livre s'essaie à un diagnostic sur le cours présent et futur de la mondialisation. Il indique comment une multiplicité de crises se trouvent enchevêtrées dans la grande crise de notre humanité qui n'arrive pas à devenir humanité. Il montre comment nous vivons à la fois le pire et le meilleur. Il indique comment peut-être un nouveau futur, encore indiscernable, a déjà commencé. Une Voie nouvelle, issue de la conjonction de myriades de voies réformatrices, pourrait nous conduire à une métamorphose encore plus étonnante que celle qui a jadis transformé de petites sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs pour engendrer les sociétés historiques

  • Dans ce nouveau volume, les développements décrits dans le tome 1 de l'esprit du temps (névrose) se poursuivent, mais cette fois à travers perturbations et crises, au cours des années 65-75. le nouvel esprit du temps fait éclater la culture de masse comme une chrysalide en cours de mue. la problématisation de la culture de masse débouche sur la problématique de la révolution culturelle ; la crise de la culture débouche sur la crise de la société.

    Une véritable nécrose dans le tissu culturel de notre société s'est opérée. nécrose : mortification d'un tissu ou d'un organe alors que le reste de l'organisme continue à vivre.

  • Au début du xxe siècle, la puissance industrielle a étendu sa suzeraineté sur le globe. la colonisation de l'afrique, la domination de l'asie se parachèvent. et voici que commence la seconde industrialisation qui, s'attaquant aux images, aux rêves, aux messages, devient l'industrialisation de l'esprit ; la seconde colonisation concerne désormais la grande réserve qu'est l'âme humaine : la technique pénètre le domaine intérieur de l'homme et y déverse des marchandises culturelles.

    Désormais, un prodigieux réseau nerveux s'est constitué dans le grand corps planétaire : paroles et images essaiment des téléscripteurs, des rotatives, des pellicules, des antennes de radio et de télévision ; tout ce qui roule, navigue, vole, transporte journaux et magazines. il n'y a pas une molécule d'air qui ne vibre de messages qu'un appareil, un geste, rendent aussitôt audibles et visibles.

    Cette étrange noosphère qui flotte au ras de la civilisation est en même temps son tissu. il s'agit d'une tierce culture ou culture de masse.

    La culture de masse, dans les années où elle se déploie sur le monde occidental, tisse, à travers ses mythes produits industriellement, une adaptation et une intégration dans la réalité sociale. pourquoi dès lors parler de névrose ? dans le sens où la névrose n'est pas seulement un mal de l'esprit, mais un compromis entre ce mal et la réalité, compromis qui se tisse et se paie avec du fantasme, du mythe, du rite, sans toutefois supprimer la source du mal.

  • Plodémet est le pseudonyme transparent de Plozévet, ce village du sud-Finistère sur lequel la D.G.R.S.T. a conduit dans les années 60 une grande enquête réunissant toutes les sciences sociales.
    Dès 1967, Edgar Morin avait publié son diagnostic: Commune en France ou la métamorphose de Plodémet a été l'un des premiers livres qui analysait, à travers ce microcosme breton, la Révolution française de l'après-guerre; la fin des paysans, la révolte des jeunes, l'émancipation des femmes, l'entrée du village dans la civilisation planétaire.

  • L'Europe barbare

    Edgar Morin

    • Lemieux
    • 3 Juin 2015

    L'Europe en crise doit apprendre à dépasser ses démons qui la menacent. Car il existe une barbarie européenne spécifique qui, entretient une relation complexe, à la fois antagoniste et complémentaire, de la culture européenne, qui, elle, au contraire est un foyer d'idées émancipatrices.

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie.

  • Économie, Front national, islam, fanatisme, immigration, mondialisation, Europe, démocratie, environnement : ces enjeux qui caractérisent et, pour certains, anéantissent l'ère occidentale trouvent leur issue dans l'acceptation de « la complexité », étranglée par le dogme binaire et la dictature du chiffre. Une « complexité du monde » source de décloisonnement des consciences, de conjuration des peurs, de confrontation des idéaux, d'hybridation des imaginations, et grâce à laquelle une espérance cultivée dans la fraternité, la solidarité et l'exhaussement de sens, peut ressusciter.

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  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie. Ce texte est l'un des classiques de l'Aube, il rejoint désormais la série des Petits Illustrés.

  • Edgar Morin et Patrick Singaïny échangent sur la France. Edgar Morin écrit en parlant des jeunes de banlieue : "On ne peut être un vrai Français, mais on peut devenir un vrai musulman. Ils ont trouvé la voix de la vérité... La réponse n'est pas dans les polémiques lapidaires mais dans l'introduction au coeur de la culture française, d'une culture historique.
    La rééducation est beaucoup plus nécessaire que les proclamations anti-racistes. Même sans espoir il est nécessaire de l'entreprendre, et l'entreprendre ferait naître l'espoir même si celui-ci serait fragile." Un texte limpide, appuyé sur un savoir historique long de la construction du récit national, nourri de l'expérience interculturelle vécue à la Réunion par Patrick Singuaïny : une bouffée d'air dans une période dramatique.

  • Edgar Morin, 92 ans, et son épouse Sabah racontent pour la première fois leur rencontre, leur couple, improbable, et surtout l'amour qui transcende toutes les différences. Un témoignage jubilatoire !

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