• Les lexiques et dictionnaires du langage sportif, fleuri et imagé, sont nombreux (en sport, « on bouffe la feuille », « on sale la soupe », « on suce la roue »).
    Si celui d'Erwann Mingam est si particulier, c'est parce qu'il illustre les expressions idiomatiques et décalées du cyclisme grâce à des exemples et des images elles-mêmes drôles et évocatrices (vieilles affiches, photos détournées ou vintage...).
    Le parler cycliste devient alors une langue vivante que les amoureux du vélo goûtent avec délice.
    Quand, en plus, l'auteur ajoute un certain nombre de citations détournées pour étayer son propos, cela devient proprement hilarant.
    Toutes les expressions, les exemples, ainsi que les (fausses) citations sont remis à jour et une trentaine d'expressions ont été ajoutées pour atteindre le total de 100.

  • Les cyclistes aussi ont un langage propre à leur discipline : des expressions parfois communes (« en danseuse »), bien souvent méconnues (« La Socquette légère ») et généralement très imagées (« Sucer la route »). En Chasse Patate c'est 65 expressions du cyclisme expliquées et revisitées sur un ton humoristique. Pour illustrer ces expressions, de nombreuses citations des plus grands coureurs cyclistes sont détournées (Jan Ulrich, Greg Lemond, Lance Amstrong, Alberto Contador) et agrémentées de documents vintages et comiques sur le cyclisme (Photos anciennes, vieilles affiches, cyclistes de légende).
    Erwann Mingam, est originaire du Finistère. Depuis toujours il partage avec sa famille la passion du cyclisme. Ancien collaborateur des Cahiers du Football, il a écrit de nombreuses chroniques mêlant son métier d'avocat et sa passion pour le sport. Il a participé à l'écriture d'un ouvrage sur le langage du foot (À partir de là - le parler foot haut en couleurs, Editions Mango - les cahiers du foot). C'est dans ce même esprit de partage de sa passion pour le vélo qu'il aborde ici les mots fleuris du cyclisme.

    Exemples :
    Les mains sur les cocottes   Illustre une position du cycliste, qui place ses mains vers le haut du guidon, à la jonction avec les poignées de frein. Cela trahit une certaine désinvolture, voire un dilettantisme, comme on n'en voit guère qu'au cours de la dernière étape du Tour - sauf quand Jean Robic décide d'aller gagner ce jour-là. Il faut toutefois demeurer vigilant, lorsque l'on garde les mains sur les cocottes, à ne pas passer sur un nid-de-poule, ni se prendre le bec sur une route de crête.
    « J'ai mis la main sur les cracottes. » Jan Ullrich   Gagner d'un boyau   Qualifie une victoire remportée d'extrême justesse, au bout du sprint, dans un écart si infime qu'il ne représente pas plus de l'épaisseur d'un boyau de bicyclette. L'expression est déclinable en fonction de l'écart entre le second et le vainqueur, qui peut l'emporter d'un boyau (Duclos-Lassalle à Roubaix en 1993), d'un pneu (au pire, Elli, au Midi Libre 1997) ou d'une chenille de tank (Cavendish à peu près partout). En vérité, le gagnant l'emporte avec ses tripes et mets ses rivaux abats.
    « J'ai perdu d'un boyau, et ça fait mal au cul. » Laurent Fignon en 1989.
       

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