• 16000 kilomètres en deux ans, un peu à pied, mais surtout en cheval : de Constantinople à Qaraqorum, capitale de l'Empire des steppes. Plusieurs années avant Marco Polo, le récit du père Guillaume de Rubrouck, envoyé de Saint Louis auprès du Grand Khan, est l'un des premiers textes qui révélèrent à l'Occident les merveilles de l'ordre mongol et de son empire. Un document historique médiéval exceptionnel doublé d'un fabuleux récit de voyage au coeur de l'Asie.

  • Guillaume de Rubrouk est un moine franciscain qui, sur la demande de saint Louis, a voyagé en Orient au début du XIIIe siècle et qui est devenu un témoin irremplaçable de la puissance de l'Empire mongol (la légendaire Tartarie). Son récit est un document présentant un intérêt remarquable pour la connaissance des cultures rencontrées en chemin et notamment de la religion des anciens Mongols et des Chinois.
    Ce livre numérique comporte :
    - Une préface
    - Un voyage dans l'empire mongol de Guillaume de Rubrouck
    - Un dossier de lecture rédigé par Claude Le Manchec
    La rédaction du dossier de lecture, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. En effet, Claude Le Manchec est docteur en sciences du langage de l'EHESS. Il a publié plusieurs essais sur l'enseignement des sciences humaines pour différents éditeurs, avant d'être responsable des collections « Savoirs » et « Grands voyageurs » au sein des éditions de l'Ebook malin.



  • « Vous saurez, s'il vous plaît, sire, qu'étant parti de Constantinople le 7 de mai de l'an 1253, nous entrâmes en la mer du Pont, que les Bulgares appellent la Grande Mer, laquelle, selon ce que j'ai appris des marchands qui y trafiquent, a environ mille milles... »

    Guillaume de Rubrouck

  • Vous saurez, s'il vous plaît, sire, qu'étant parti de Constantinople le 7 de mai de l'an 1253, nous entràmes en la mer du Pont, que les Bulgares appellent la Grande Mer, laquelle, selon ce que j'ai appris des marchands qui y trafiquent, a environ mille milles, ou deux cent cinquante lieues d'étendue en sa longueur de l'orient à l'occident, et est comme séparée en deux. Vers le milieu il y a deux provinces : l'une vers le midi, nommée Sinope, d'une forteresse de ce nom qui est un port du soudan de Turquie ; l'autre vers le nord, que les chrétiens latins appellent Gazarie, et les Grecs qui y demeurent Cassaria, comme qui dirait Césarée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

empty