• " ...
    Nous subissons l'avanie de nos rêves fous, et en payons aujourd'hui le prix avec des larmes et des sueurs de sang... Nos attentes se sont affaissées devant la réalité nue, lorsque nous avons constaté que la ligne d'arrivée se confond avec celle de départ. Le pays recule devant l'éternel horizon et s'engage dans l'abîme alors que tranquillement sommeillent ses richesses et s'en évade une grande partie.
    Nos rêves se sont envolés en fumée. Le Kinango croupit dans la pauvreté et meurt de faim comme s'il avait perdu les clés du coffre où sont cachés ses trésors, ou comme un mendiant assis sur ceux-ci qui ignore simplement leur existence... D'où avaient jailli ces lumières qui auraient dû éclairer tous les temps perdus ? Les enfants devaient simplement interroger leurs souvenirs crépusculaires pour se rendre compte des pas de géant accomplis dans la prospérité...
    ". Lumières des temps perdus ou la superposition de la fiction et du réel est un roman palpitant et fascinant. On y découvre comment, dans un monde de perversions et d'injustices, l'Afrique de demain rompt ses liens avec les Afriques d'hier et d'aujourd'hui, comment elle lève le voile sur les complicités, la bâtardise et les hypocrisies de notre ère, et fait peur en brandissant les secrets du développement et du juste équilibre du monde.

  • En regagnant son domicile aux heures de midi, Joseph Niamo trouve dans un tiroir de sa commode une enveloppe qu'il n'y avait pas laissée. Elle contient une lettre anonyme et une balle de plomb. La lettre dit en une seule phrase : "Vous mourrez dans dix jours dans des conditions inattendues". Commence alors un long monologue tissé de souvenirs, d'interrogations sur le vécu et les pratiques sociales, culturelles et religieuses en cours, de projections dans l'inconnu, de silences forcés et de découvertes troublantes.
    L'auteur nous révèle la complexité de l'âme humaine dans un style tantôt coloré tantôt à fleur de mots.

  • Ce livre retrace l'évolution sociale, intellectuelle et sentimentale d'un homme, Evi Zéla, depuis son village natal, Enyellé, jusqu'aux gratte-ciel de New York et aux lumières de Brasilia. Il reçoit de l'institution qui l'emploie, la mission de convaincre les populations du Sud de l'universalité de la démocratie.
    Les lieux évoqués sont certes ceux qui ont vu l'auteur naître, grandir et poser ses marques sur le chemin de la connaissance et du développement, il n'en demeure pas moins que du fait de son déploiement imaginatif, du jeu et des enjeux de la mémoire qui le fondent, de la psychologie et des itinéraires des personnages qu'il campe, le récit installe le lecteur dans la pure fiction.
    Cette fiction qui se nourrit de l'expérience de l'écrivain aborde avec force et pertinence des sujets tabous et cette grande question de l'heure : la démocratie est-elle une donnée universelle ?
    L'avenir est dans ma tête est le septième roman d'Henri Djombo, un « roman d'éducation », un genre à sa mesure, écrit au plus près de la vie. L'auteur y excelle dans l'art de raconter, résumé dans cette remarquable opposition des paysages et des nuances psychologiques qui en marque la narration.

  • Fille unique de ses parents, Laura est victime de harcèlement, vexations et brimades que, sous tous les prétextes, lui font subir son père et sa parentèle. Obligée de gagner la rue pour y trouver sa « liberté », elle en tirera une expérience amère. Victime de coups et blessures, Laura est entre la vie et la mort. Un couple de médecins, qui a eu vent de son histoire, lui apporte son soutien et la tire de cette mauvaise passe. Lui qui n'a pas de progéniture est séduit par l'intelligence de l'adolescente et désireux de lui offrir un avenir meilleur. Il entame alors la procédure d'adoption qui le met aux prises avec son père et les siens. Comment alors vaincre la résistance de ces derniers ? La modernité se trouve ici confrontée à la tradition, la loi à la coutume, la raison aux liens du sang. Henri Djombo poursuit sa quête du sens au travers des situations et relations humaines qu'il décrypte avec minutie, interroge sans ménagement et peint avec réalisme. On arrivera toujours quelque part est son huitième roman.

  • Sur la braise

    Henri Djombo

    Ce roman apparaît comme un cri de révolte et une parole d'espoir. révolte contre les tares et les blessures qui gangrènent la société et la condamnent à la dérive : la violence aveugle, la gabegie, la concussion, l'arbitraire, l'égoïsme cynique. Espoir tout de même, en la jeunesse, qui combat pour la survie et le triomphe des valeurs sociales et morales menacées d'érosion.(Diffusion, Les Éditions Hémar)

  • À l'annonce, par lettre anonyme, de sa mort prochaine, Joseph Niamo, un jeune et brillant chef d'entreprise, se coupe du monde et se recroqueville dans sa chambre à coucher. L'investigation de ses pensées intérieures et de ses sentiments l'entraîne progressivement dans une magistrale anticipation de sa mort et des conséquences fâcheuses qu'elle pourrait susciter dans son entourage immédiat et dans la société. L'enquête intérieure, censée aboutir à l'identification de ses mystérieux détracteurs, se transforme en une véritable analyse de la nature humaine et des moeurs de la société contemporaine. Du fond de son «bunker secret», tel un spectre errant, Joseph Niamo pronostique minutieusement la réaction de sa femme, de ses enfants, du personnel domestique, des membres de sa famille, de ses employés, de ses détracteurs et de la société dans laquelle il vit, et qui semble malheureusement avoir perdu ses repères. De fil en aiguille, il coud un véritable scénario «catastrophe» incrusté de souvenirs, de songes et de cauchemars. Le dixième jour, la mort, tant redoutée, finit par le surprendre. Mais...

    Vous mourrez dans dix jours ... est une plongée profonde dans les pensées d'un «condamné à mort», d'un homme au coeur d'or, dont le seul péché est d'avoir réussi sa vie.

  • Les bruits de couloirs

    Henri Djombo

    L'action se dérouoe au Royaume du Kinango. Au palais royal se tient une réunion de famille qui doit convaincre le Roi de ne pas quitter le trône. Le peuple et les diplomates sont du même avis. Changeant de stratégie et soutenu par la Reine, le Roi décide de transformer le Royaume en République dont il admire les vertus. la faimme et le peuple s'y opposent. ces forces réussiront-elles à faire changer d'avis et de décision au Sauverain du Kinango ?

empty