• La chamelle

    Nora Aceval

    Dans ces "Contes libertins du Maghreb", les maris jaloux ou naïfs n'ont pas disparu, ni les femmes lubriques jusque dans la grande vieillesse, ni les épouses volages, ni les ruses pour tromper un mari surveillant, ni les talebs duplices ou les faux talebs... Les situations sont souvent cocasses, les récits facétieux, ironiques. Nombreux sont les contes où des pratiques sexuelles illicites, condamnées par la loi coranique, sont déclinées par les femmes qui racontent, sodomie, homosexualité, inceste, zoophilie, âne, ânesse, singe, chamelle... autant de bêtes, familières sur les Hauts Plateaux et dans les contes grivois. Le ton des conteuses n'est pas moralisateur, il dit l'imaginaire comme s'il s'agissait du réel quotidien, domestique, une sorte d'initiation à la vie même.
    On entend Nora conter, la grâce rieuse de ses gestes, l'humour et la malice des femmes des Hauts Plateaux, ses complices

  • La « Science des femmes et de l'amour » dont il s'agit ici trouve son origine dans les contes que les femmes du Maghreb aiment à raconter entre elles. Elle est, pour l'essentiel, puisée à la source des contes populaires d'Algérie, et plus précisément dans le corpus particulier des contes réservés aux adultes. Y sont mis en scène des maris ivres de jalousie et immanquablement trompés, des amantes amoureuses, des épouses naïves. le tout, orchestré par une gent féminine rouée comme il se doit ! Le beau prince de ces contes, sorte de Shahrazade au masculin, est lancé dans une série d'aventures et de découvertes étonnantes. Il parcourt de lointaines contrées, livré aux facéties de l'amour et du hasard. Chacune de ses rencontres est une promesse, mais aucune ne lui livre l'absolu du « secret des alcôves »...

    Emporté par un tourbillon d'histoires aux senteurs orientales, le prince finira-t-il par découvrir la science des femmes ? Laquelle de ces belles lui fournira la clé du savoir ultime qui lui permettra d'accéder au royaume de ses ancêtres ?

  • Ce petit Hadidouène qui la met en rage, l'ogresse le jetterait bien dans sa marmite pour en faire un couscous ! mais il est si rusé... comment l'attraper ? un conte d'Algérie raconté par Nora Aceval, illustré par Christophe Merlin. Hadidouène, personnage emblématique du Maghreb, évoque ici notre Petit Poucet européen !

  • Nouvelles et récit de Leïla Sebbar Journal d'un appelé (1961-1962) de Jean-Claude Gueneau Contes des Hauts Plateaux recueillis par Nora Aceval Je ne connais pas Aflou, où j'ai si peu habité après que « Mademoiselle » m'y a mise au monde.
    Mais Aflou, djebel Amour, sur les Hauts Plateaux algériens, m'habite.
    C'est la mémoire et les images des autres, rencontrés dans les livres et lors de mes pérégrinations, qui tissent mes histoires d'Aflou. Depuis Isabelle Eberhardt jusqu'à la libération al­gérienne.
    Je reviendrai à Aflou.
    Leïla Sebbar

  • Il y avait une fois en Orient un prince fou d'amour pour une jeune bergère. Avant de lui accorder sa main, celle-ci exigea de son prétendant qu'il apprenne un métier. Alors le prince prit pour maître un tisserand et apprit à tisser des tapis. Illustré dans l'esprit des miniatures persanes, le Prince Tisserand est un très beau conte de sagesse et d'amour, dans la grande tradition orientale.

  • Le coffret : un étui dans lequel s'insèrent le livre Le Prince tisserand, paru dans la collection "Au Berceau du monde" en 2007, et le petit théâtre glissé dans une pochette, que l'on devine grâce à une découpe dans le coffret.
    Un sticker mentionne le Prix Saint-Exupéry qui récompense des ouvrages pour la jeunesse portant les valeurs du célèbre écrivain : l'audace, la volonté de vivre, la solidarité, la fraternité et la sagesse.Le petit théâtre : Un adorable objet à poser sur son bureau ou sa table de chevet. Se présente comme une petite boîte avec une succession de plans reprenant différents éléments du conte (la mer, le désert, le palais et les deux héros du conte). Dimensions :
    Hauteur : 15,5 cm; largeur : 11 cm; profondeur : 8 cm.Le livre : Dans la grande tradition orientale, ce très beau conte de sagesse raconte l'amour fou d'un prince pour une bergère, qui exige de son prétendant qu'il apprenne un métier avant de l'épouser. ``Le pouvoir, ça passe, mais ce que l'on sait faire de ses mains, c'est un trésor que l'on garde en soi toute sa vie''. Le prince apprend alors le métier de tisserand, épouse la bergère. Kidnappé par des brigands, il tisse un message secret dans les motifs d'un de ses tapis, et est sauvé par les siens. Il salue alors la sagesse de sa femme, qui avait su mettre entre ses mains un trésor bien plus grand que le pouvoir.

  • En 2006 : une équipe d'une association culturelle, Soleil en Essonne, entreprend de rencontrer des résidants d'un Foyer de travailleurs, en majorité immigrés. Ce texte relate les onze séances initiales d'une rencontre, véritable événement dans la Cité où un Foyer invisible est devenu un lieu de culture. L'échange culturel y apparaît comme un levain par lequel va monter la reconnaissance de la dignité des résidants, de leur histoire et de leurs besoins.

  • Ces contes licencieux, rassemblés et traduits de l'arabe (Algérie) par Nora Aceval ont la saveur d'une culture authentiquement populaire ; leur parole est subtile, et dit plus qu'elle ne dit : sous la grivoiserie émerge une critique sociale n'épargnant ni l'ordre politique, ni l'ordre religieux.

empty