• Première fois qu'on se rencontre, on s'embrasse.
    Deuxième fois qu'on se voit, on fait l'amour.
    Troisième fois qu'on se retrouve, on se sépare... déjà ?
    Petits instantanés d'une vie amoureuse, ces fragments décrivent des rencontres d'un point de vue féminin. Entre les décalages, les déconvenues, les ratages et les espoirs, survient parfois une rencontre inattendue qui ébranle et laisse une marque.
    J'essaie d'être toutes ces femmes que je pense avoir en moi.
    Toutes en même temps, toutes à la fois.
    Cela provoque en moi des séismes :
    Pensées contradictoires, clairs obscurs, ratures à mes phrases, En filigrane se profilent quelques questions : dans l'océan moderne des réseaux toujours plus abondants, comment rencontrer l'autre ? comment se confronter à la quête d'une rencontre vraie ?
    Avec des bribes poétiques, Sara Gréselle propose des éléments de réponse au travers d'un regard bienveillant sur les rencontres amoureuses d'aujourd'hui. Les relations sont décrites pour ce qu'elles sont, sans hiérarchie ni jugement, et l'on passe avec bonheur des rencontres fugitives aux trajectoires qui se croisent, se séparent ou se retrouvent, des relations complexes aux rencontres empreintes de douceur.
    Le ton oscille entre humour et légèreté, justesse et tendresse, simplicité, naïveté, vulnérabilité. Un ton renforcé par les dessins qui eux aussi nous parlent de ces corps qui s'ajustent dans l'espace et le temps, solitaires, mais reliés.

  • Dans une ville en hiver, Sébastien se prépare à passer la nuit dehors. Il se fait un abri de carton. Une fois endormi, une forme sort de son corps : c'est l'ours Bastien. Cet ours, c'est le rêve de Sébastien, sa chaleur partie faire un tour. En vadrouille, à la recherche de nourriture, l'ours rencontre d'autres marginaux : une dame et ses chiens, un violoniste... Bastien rêve aux temps anciens où les forêts régnaient à la place des villes.
    Il rejoint Sébastien, le sans-abri, et le recouvre de son corps chaud. Un album subtil et juste, qui traite d'une façon inattendue des laissés pour compte. A la lisière du réalisme magique, loin de tout propos moralisateur, l'ouvrage fait la part belle à ses personnages, ainsi qu'à l'onirisme.

  • Une légende vieille comme le monde ; une princesse aimée, chérie, protégée... enfermée ? Quand la curiosité devient trop forte, quand les murs du château sont trop étroits, quand l'appel de la forêt est le plus fort, malgré les interdits... qu'adviendra-t-il ?
    Avec comme point de départ une légende inventée par l'artiste Stephan Goldrajch, Ludovic Flamant donne vie à la princesse Bryone, au Monde Merveilleux et à ses secrets. Renouant avec le symbolisme, il brode cette légende comme on retouche un tableau ancien et précieux :
    Avec précision et grand soin.
    Les dessins de Sara Gréselle résonnent face au texte, et proposent un équilibre délicat entre des réminiscences d'objets du quotidien, mêlés à des formes plus abstraites, à la lisière du réel et du fantastique.

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