Littérature moderne autre

  • Le roman de Madame de Lafayette est un des plus tragiques de la littérature française. Modèle fondateur du « roman d'analyse », La Princesse de Clèves reste par-dessus tout une oeuvre fascinante, d'une étonnante modernité.
    Cet ouvrage propose également  :Le texte intégral annotéUn questionnaire bilan de première lectureDes questionnaires d'analyse de l'oeuvreCinq corpus accompagnés de questions d'observation et de travaux d'écritureUne présentation de Madame de Lafayette et de son époqueUn aperçu du genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraireUn dossier « Spécial bac » proposant un groupement de textes et des sujets d'écrit sur le parcours  : Individu, morale et société.Véronique Brémond Bortoli, agrégée de Lettres classiques, professeur au CNED, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
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  • Le premier roman de Bernanos, Sous le soleil de Satan, paraît en 1926. Au jeune Malraux qui lui fait part de son enthousiasme, Gide rétorque : «cette chose m'est contraire». C'est que «Bernanos mettait brutalement en question tout ce que «l'Europe la plus cultivée» pensait de la création romanesque», se souvient Malraux en 1974. Cette «heureuse négligence» des lois du roman a pu déconcerter : «Si l'on dit de Georges Bernanos qu'il fut le plus grand romancier de son temps, nul n'est surpris ; mais nul n'est convaincu». Elle est aussi ce qui confère à ses récits leur intemporalité.
    Les romanciers français de l'entre-deux-guerres intéressent peu Bernanos. Il ne leur ressemble pas. S'il fallait l'inscrire dans une lignée, ce serait celle de Dostoïevski. Sombres, véhéments, paroxystiques, en un mot expressionnistes, ses romans sont des écrits de combat au même titre que ses essais. La complaisance n'est pas son fort. Il ne ménage rien ni personne, et surtout pas les tièdes. «Ô vous, qui ne connûtes jamais du monde que des couleurs et des sons sans substance, coeurs sensibles, bouches lyriques où l'âpre vérité fondrait comme une praline - petits coeurs, petites bouches - ceci n'est point pour vous» (Sous le soleil de Satan). La langue même est exigeante. Elle tire le lecteur du côté du sacré.
    Le sacré, le surnaturel, la grâce, le mal ne sont pas des accessoires chez Bernanos. Ils sont au centre du projet romanesque. Et pourtant - Malraux l'agnostique en témoigne -, nul besoin de partager la foi de l'auteur pour être sensible au tragique du monde déchu qu'habitent ses personnages. Nous sommes parfois devenus aveugles, c'est vrai, à des allusions scripturaires qui étaient autrefois évidentes. Mais à cet aveuglement partiel les romans de Bernanos gagnent une imprévisibilité, une étrangeté qui conduisent, une fois encore, du côté de Dostoïevski. L'oeuvre nous parle différemment, mais toujours aussi fortement.
    Cette oeuvre, l'heure est venue de la rééditer en ne négligeant rien des documents accessibles à qui sait les découvrir, et en n'hésitant pas à revenir sur des traditions éditoriales qui ont entraîné des habitudes de lecture. En 1934, une partie d'Un crime avait été refusée par Plon. On vient de retrouver le manuscrit écarté. Publié ici pour la première fois, il permet aussi d'établir un meilleur texte pour Un mauvais rêve, roman né du refus partiel d'Un crime et resté inédit du vivant de l'auteur. Autre ouvrage posthume, et célébrissime, Dialogues des carmélites : on en propose une édition qui fait clairement apparaître l'état du manuscrit laissé par Bernanos à sa mort (1948). Pour les romans publiés par l'écrivain, on est revenu aux particularités des éditions parues de son vivant, y compris pour Monsieur Ouine, jusqu'alors disponible dans une version augmentée en 1955 ; les pages ajoutées à cette date figurent désormais à leur place : en appendice - comme de nombreux autres documents, extraits de manuscrits, entretiens ou lettres. La voix qu'ils font entendre est la même que celle des romans (et des essais) ; Bernanos ne cherche pas à persuader son lecteur ou son interlocuteur : il veut le toucher. Il y parvient.

  • Ce volume rassemble les chefs d'oeuvre d'un observateur implacable de la vie provinciale, des moeurs de la société de son temps, des grandeurs et misères du coeur humain. Le grand romancier côtoie ici le satiriste et le moraliste qui sut aussi tourner en dérision la bêtise de ses contemporains, leurs prétentions et leurs préjugés.
    Dans la préface inédite qu'il consacre à cette édition, Michel Winock, auteur d'une magistrale biographie de Flaubert, apporte un éclairage passionnant sur l'ensemble de ces textes comme « contribution à l'histoire de leur époque ». Il montre à quel point l'exigence de l'écrivain lui impose de concilier le souci du beau et celui du vrai dans le choix de ces personnages et l'analyse de leurs caractères. C'est ainsi qu'Emma Bovary ou Frédéric Moreau dans L'Éducation sentimentale, sans parler de Bouvard et Pécuchet, sont devenus les archétypes d'une France bourgeoise et républicaine saisie par Flaubert « sans parti pris » souligne Michel Winock, avec ce souci primordial de « peindre le monde tel qu'il est » qui fait de lui le « créateur du roman moderne ».
    Ce volume contient : Madame Bovary - L'Éducation sentimentale - Bouvard et Pécuchet - Le Dictionnaire des idées reçues - Trois Contes.
    Préface de Michel Winock - Notices et notes de Brigitte Monglond.

  • Milie de Fontaine est une jeune fille de la noblesse que sa famille souhaiterait bien voir marie. Malheureusement, elle a une si haute ide d'elle-mme, et donc de l'homme qui pourra lui inspirer suffisamment d'amour pour devenir son poux, qu'elle refuse tous les prtendants qu'on lui prsente. Jusqu'au jour o, dans un bal champtre, elle rencontre un bel inconnu...

  • Cet ensemble illustre on ne peut mieux la comédie humaine balzacienne aux confins de la noirceur des âmes et à travers les vertiges de l'ambition et les faux-semblants de la réussite. Un personnage parcourt et domine ces trois romans, aux côtés du père Goriot, de Rastignac et de Rubempré dont il est en quelque sorte inséparable : celui de Vautrin.
    La figure diabolique de cet ancien forçat évadé du bagne de Toulon aurait été inspirée à Balzac par celle de Vidocq. De son vrai nom Jacques Collin, il change sans cesse d'identité et agit sous diverses surnoms : Trompe-la-mort, M. de Saint-Estève, Carlos Herrera puis William Baker. Il en impose par son autorité naturelle alliée à un grand savoir-faire dans la manipulation des êtres. Il s'est fait une spécialité d'aider les jeunes gens qui ont de l'ambition, de les soutenir dans leur ascension jusqu'à tuer pour eux si nécessaire, à condition qu'ils lui soient eux-mêmes dévoués à la vie à la mort.
    À travers le personnage de ce protecteur ambigu, Balzac est un des premiers romanciers du XIXe siècle à évoquer l'homosexualité masculine. Vautrin n'est pas le personnage principal de ce triptyque, mais il est à la fois celui qui sert de révélateur aux autres et qui donne à cet ensemble sa plus profonde cohérence.

    Ce volume contient : Le Père Goriot - Illusions perdues - Splendeurs et misères des courtisanes.
    Préface de Félicien Marceau, de l'Académie française.
    Postface et notes établies par André Jardin.

  • Des pièces qui adaptent et détournent les contes classiques («Le Petit chaperon rouge» et «Peau d'âne»), ainsi que des paraboles, pour aborder le texte théâtral en classe de sixième.

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  • Une sélection de quatre nouvelles policières du XXe siècle centrées autour de la figure du détective.

  • Recueil de dix nouvelles accompagné d'une étude et d'un dossier pour aborder le genre de la nouvelle au XXe siècle et le thème de l'altérité

  • « Faire une anthologie du portrait écrit, explique Claude Arnaud en préambule, c'est raconter l'émergence du moi, du brouillard initial des cavernes à l'hyperréalisme contemporain, de la sortie de la tribu à l'avènement de l'individualisme de masse, en passant par les efforts d'élucidation du christianisme, des moralistes et de la psychanalyse. C'est aller d'un monde où chacun dit nous à celui où le moi seul semble encore compréhensible. C'est voguer d'un univers réglé par les rois à un maelström démocratique emportant des individus s'imaginant autosuffisants. C'est esquisser une genèse de l'identité, cette semi-fiction. » En dix sections consacrées à l'autoportrait, aux portraits croisés, aux portraits historiques, aux caractères (l'Avare, l'Hypocrite...), aux portraits de peuples et de villes et même d'animaux, Claude Arnaud montre le rôle crucial que joue ce genre, réprouvé par Pascal, dans le fort tropisme individualiste français et la place qu'il occupa dans l'évolution de la société. Son livre court de la Renaissance au XXIe siècle et de Montaigne, le premier et le plus grand des autoportraitistes, à Camille Laurens, la plus subtile des autofictionneuses, en passant par le cardinal de Retz, Saint-Simon, Balzac, Hugo, Proust, Morand ou Cocteau. Il s'en tient aux auteurs de langue française, mais s'autorise de fréquentes incursions dans les domaines italien, anglais, allemand ou russe. C'est le plaisir qui a dicté ses choix : genre bref par excellence, le portrait s'y prête particulièrement. Mme de Sévigné comparait les Fables de la Fontaine à ces paniers de cerises dans lesquels on picore, avant de finir par tout dévorer : Portraits crachés n'a pas d'autre ambition.
    Après avoir consacré une longue introduction, passionnante et approfondie, à l'histoire du genre, Claude Arnaud rassemble des autoportraits attendus (Rousseau, Gide) ou introuvables (Cingria, Jouhandeau). Alors que les portraits peints et sculptés ont été largement étudiés, ce livre unique n'a pas de rival dans l'édition contemporaine. Plus qu'une anthologie, il est l'oeuvre d'un écrivain qui s'est toujours demandé Qui dit je en nous ? (prix Femina de l'essai 2006), en même temps qu'un journal couvrant quarante ans de lecture. Ou comment reparler de l'identité, sans se répéter, à travers mille écrivains qui en sondèrent les mystères.

  • Sans doute jamais Montaigne n'a connu un tel engouement public.
    Il paraît régulièrement différentes versions des Essais et des livres savants sur sa vie ou sa pensée. Ses citations émaillent les dissertations scolaires ou les discours officiels, son nom est choisi pour des rues ou des confréries de toutes sortes... Bref, la figure de l'écrivain périgourdin jouit aujourd'hui d'un prestige unanime.
    Mais qui s'est véritablement risqué à lire l'impressionnant pavé des Essais ? Malgré les recommandations d'un Flaubert, Nietzsche, Tolstoï ou d'un Stefan Zweig, l'oeuvre à l'érudition foisonnante effraie encore parfois un peu. Le XVIe siècle paraît loin de nos vies... et pourtant !
    Nous avons alors choisi une centaine de citations, en français modernisé, pour donner un aperçu de son incroyable liberté de pensée et de tempérament. Par petites touches thématiques, se dessine ainsi le portrait d'une « conscience heureuse » (Marcel Conche). On trouvera là une manière puissante de déchiffrer notre temps chaotique, un bréviaire pour mieux se comprendre et, peutêtre, pour apprendre à (mieux) vivre.
    Le dessinateur Daniel Maja accompagne à sa manière cette introspection sage et joyeuse. Une chronologie réalisée avec l'historienne Anne-Marie Cocula situe Montaigne dans son temps.
    Les contributions du penseur d'origine écossaise Kenneth White et de l'intellectuel palestinien Elias Sanbar - tous deux aussi écrivains - élargissent les horizons.
    Par-delà les siècles, Montaigne devient notre ami véritable. Tout en nous invitant à « vivre à propos », il s'affirme comme un contemporain séduisant et lucide.

  • La postérité d'Etienne de La Boétie (1530-1563) a dépassé les frontières de Sarlat, sa petite patrie périgourdine, pour deux raisons : il est l'auteur, tout jeune, du Discours de la servitude volontaire et c'est à lui que Montaigne pensait lorsqu'il écrivait ses pages immortelles sur l'amitié.
    Nourri de cultures grecque et latine, son fameux Discours n'en est pas moins subversif pour son époque. Repris d'abord par les protestants hostiles à l'absolutisme royal, le petit texte inspira ensuite des révolutionnaires français, des anarchistes, socialistes et républicains durant tout le XIXe siècle, puis il fut repris par Tolstoï, la philosophe Simone Weil et les résistants pendant la Seconde guerre mondiale. 450 ans après, sa force rebelle est restée intacte.
    Les extraits choisis du Discours de la servitude volontaire sont accompagnés par de nombreux dessins d'hier et d'aujourd'hui. Les textes du psychiatre Boris Cyrulnik et de la cinéaste anti-Pinochet Carmen Castillo donnent une dimension supplémentaire à la pensée salutaire de La Boétie.

  • Parlez-moi de littérature

    Jean Zaganiaris

    • Marsam
    • 1 Septembre 2017

    De quoi parle la littérature marocaine actuelle ? En quoi est-elle significative ? Quelles sont les dimensions composites qui la constituent ? C'est à partir de ces questions que cet ouvrage a été rédigé. L'idée n'est pas tant de restituer la bonne interprétation des oeuvres mais plutôt de saisir la beauté des univers créés par les auteurs et de rendre compte des émotions cachées entre les lignes des récits.

  • Roman-feuilleton publié en 1867 dans un quotidien marseillais, Les Mystères de Marseille est souvent considéré comme un roman à part dans l'oeuvre d'Emile Zola. À côté de l'influence d'Eugène Sue et Alexandre Dumas, cette oeuvre riche en péripéties marque une évolution vers les Rougon-Macquart.

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