Comédie de caractères, de moeurs

  • Quatre aristocrates s'engagent-ils à étudier trois ans sans voir femme qui vive? Le hasard voudra que leur serment à peine scellé, quatre beautés se présentent au palais. La galanterie commande qu'elles y soient reçues avec empressement mais le serment contraint à les «loger aux champs». Une quadruple intrigue amoureuse pourrait toutefois se nouer : au premier regard, les quatre aristocrates oublient études et serment pour ne plus penser qu'aux sonnets qui déclareront leur amour à ces dames. Les entrées et sorties entre «cour» et «jardin» au théâtre permettent à ces sonnets précieux, confiés à des rustres incapables de les lire mais empressés à les transmettre, de circuler entre diverses mains. Ces imbroglios de commedia dell'arte ne suffiraient pas à empêcher l'intrigue amoureuse d'aboutir si l'ironie vengeresse des quatre dames, éconduites avant que d'être aimées, ne veillait à ce que toute peine d'amour soit d'avance perdue.

  • Une rue de Londres vers 1750, un café, une librairie et, à l'étage, l'appartement d'un riche négociant... Le jeune Jacob, adepte de la philosophie des Lumières est le précepteur de milord Wambert et de madame de Brindè. Or Milord tombe amoureux de Madame, mais Madame aime en secret Jacob qui ne veut aimer que la paix de l'âme et du coeur afin de rester un homme d'étude. Ajoutons deux artisans qui se disent philosophes, mais savent user surtout de la calomnie, une épouse spirituelle amoureuse du jeu, un chevalier servant qui pratique la satire : toutes ces forces s'allient à la passion déçue du jeune lord pour mettre en péril la vie même de Jacob... Quelles autres forces sont invitées à sauver le jeune philosophe en qui s'incarne, en 1754, un Goldoni en butte à Venise à des factions rivales ?...

  • L'avare jaloux

    Carlo Goldoni

    À Naples, au milieu du XVIIIe siècle, que se passe-t-il dans la maison de Pantalon, devenue le refuge des extravagances ? Contrairement à la tradition, Pantalon a quarante ans à peine, et il n'est pas marchand, mais homme d'affaires. Marié depuis dix ans à Eufemia, il en est toujours amoureux, il en est même très jaloux et la fait vivre presqu'enfermée. Mais il aime l'or, aussi, et en plus de ses affaires, il fait le changeur en trichant sur la valeur des pièces et le prêteur avec des taux usuriers. Or voilà qu'un jeune seigneur s'obstine à vouloir, selon la mode, « servir » Eufemia qui s'y refuse absolument... Telle est la comédie shakespearienne par laquelle s'ouvre en 1753, la troisième phase de la carrière théâtrale de Carlo Goldoni, le réformateur du théâtre italien

  • Ma palme d'or

    Véronique Lavielle

    • Koine
    • 22 Juin 2019

    "Une femme retrouve chez une amie de longue date un ancien amant.

    22 années sont passées depuis leur séparation, chacun a une vie faite d'enfants et d'expériences heureuses et moins heureuses. Ils ont en quelque sorte une vie derrière eux, la leur."

  • Boeing Boeing

    Marc Camoletti

    Tous les avantages de la polygamie, sans aucun de ses inconvénients : Bernard a trouvé la solution. Ses maitresses-fiancées sont trois hôtesses de l'air, de trois pays et de trois compagnies différentes. Le tout est d'harmoniser les horaires. Cette belle mécanique se déroule sous la houlette bougonne mi-réprobative, mi-admirative de Berthe, la, très bonne, bonne et devant l'ami d'enfance, Robert, qui rêvaient de mariage-pépère ! Le grain de sable vient du Progrès : un nouveau Boeing, plus grand, plus puissant... et plus rapide. Ce qui devait arriver arriva : les horaires se télescopent...

  • Dix petites pièces autonomes qui s'emboîtent pourtant avec joie. Toutes se déroulent dans un hôtel. On y rencontre des situations et des personnages étonnants : un réceptionniste qui, dans l'attente d'un truc énorme, sert également de consultant en tourisme à une voyageuse... particulière (« Lola, vous n'irez jamais plus loin qu'un catalogue de croisières... ») ; un gars simple, amoureux, romantique et qui ne veut vraiment rien cacher à sa fiancée ; une star de la chanson déconcerté par la fille qu'il a ramenée dans son lit ; Marion, qui aime son mari Fabrice mais couche avec Éléonore (« Mais Fabrice, l'amour ne se limite pas à ça. Il se place bien au-delà de ça !... Tu veux la connaître ? » ; Pierre et Virginie, qui sont venus chercher un trésor et repartent avec quelque chose de plus précieux ; Élisabeth qui croyait faire une bonne blague à Georges ; deux policiers peu efficaces ; la mystérieuse Marie, forcée de cohabiter avec Claudie, une gentille fille un peu pipelette ; un représentant dépressif, vidé, qui doute de son existence (« J'attends donc je suis. »)... C'est à la fois désespéré et drôle.

  • Le Voyage de M. Perrichon :
    L'un des chefs-d'oeuvre du théâtre comique français, c'est aussi la première pièce connue qui soit consacrée au tourisme, aux chemins de fer et à la montagne. Une famille se rend à Chamonix. Le père est un bourgeois. Sa fille est courtisée par deux rivaux. La classique comédie amoureuse a donc pour toile de fond les affres des voyages, les aventures à la gare et le tourisme alpestre. La peinture psychologique de ce M. Jourdain à la Mer de glace restera célèbre : M. Perrichon se prend d'affection pour ceux à qui il rend service et de haine pour celui qui lui sauve la vie.

    Brûlons Voltaire :
    Marchavant, rentier aisé, achète à une baronne, jeune veuve, le château familial. Le contrat prévoit aussi la vente de « tout le mobilier, sauf le linge de table et de corps », mais la vendeuse désire conserver aussi les oeuvres complètes de Voltaire, que lisait feu son mari, afin de les brûler, comme elle l'a promis à son confesseur. Mais Marchavant ne l'entend pas ainsi...

    Le Chapeau de paille d'Italie :
    Le jour de ses noces, Fadinard court à la poursuite d'un chapeau de paille, suivi par son beau-père et l'ensemble de la noce. Le matin même son cheval a mangé le chapeau de Mme Anaïs Beauperthuis en plein rendez-vous avec son amant. Pour éviter les soupçons de son mari violent et jaloux, Fadinard doit partir à la recherche d'un chapeau identique. Cette recherche l'entraîne chez une modiste, qui se trouve être une ancienne amie, puis chez une baronne, puis chez le mari de la dame volage.

    Deux papas très bien :
    Voici un vaudeville des plus :gaillards, des plus excentriques. Grassot et Leménily sont adorables d'originalité ; Grassot surtout a une touche et un entrain à faire pâmer de rire. Donnerons-nous bien une idée de ce contraste qui existe entre M. Tourterot, bon rentier de province, aimant de son fils jusqu'à ses défauts, en prenant les manières qui ne sont ni plus ni moins que celles de la Grande-Chaumière, - et M. Poupardin, qui vise à la phrase, fait un usage immodéré de l'imparfait du subjonctif et de termes extra- techniques, au point que, révolté de l'argot de M. Tourterot, il veut rompre le mariage projeté entre sa fille Camille et César, fils dudit Tourterot, quand il s'aperçoit que son futur gendre, reçu docteur tout récemment, est un homme de bon ton et de bonnes manières.

  • Lui est avocat. Elle est éditrice. Un soir d'été, alors qu'elle rentre d'une séance de travail avec un écrivain dont elle admire l'oeuvre depuis toujours, son conjoint cherche obstinément à savoir si cet homme a éveillé en elle un désir irrésistible. Et pour l'éprouver, il ne tarde pas à la pousser dans les bras de ce dangereux séducteur. La jeune femme quitte alors le domicile conjugal. Y reviendra-t-elle ?

  • Cet animal étrange (de 4 à 13 hommes et de 2 à 9 femmes).
    En adaptant pour le théâtre douze nouvelle d'Anton Tchékhov, Gabriel Arout dresse plusieurs portraits d'hommes et de femmes. Chaque tableau met en relief la complexité des rapports entres les deux sexes. Cette comédie fort drôle, prend sa source dans la finesse de l'observation. La succession habile des saynètes, riches en émotions alterne ironie, sentiment, humour et amertume. On découvre un Tchékhov joyeux, loin des plaintes lyriques de La Mouette ou de Oncle Vania. Il nous laisse entendre une petite musique impertinente et mélancolique.

    Quand un homme de théâtre (Gabriel Arout) sert un autre homme de théâtre (Tchékhov), cela fait de l'excellent théâtre.
    Djamila et Faustine, unies dans l'adversité, veulent à tout prix empêcher le mariage de leurs enfants. Comment une jeune fille arabe pourrait-elle épouser un blanc-bec catholique ? Et inversement ?
    Les deux « futures » belles-mères oublient leurs différents pour mieux s'allier contre leur progéniture irrespectueuse de leurs ambitions familiales et sociales.
    Inch'Allah chez les Bourgeois éclabousse de fous rires tous les préjugés générateurs de tant d'incompréhension entre gens « bien pensants ».
    Cette comédie fait un bien fou car elle se moque du politiquement correct.
    Indispensable par les temps qui courent.

  • Théâtre Juge ; killers

    Bernard Fripiat

    • Gunten
    • 15 Janvier 2005

    Comédien reconnu, auteur confirmé d'essais et de romans, Bernard Fripiat est passé maître ès caricatures. Daumier les a peintes, Bernard les met en scène. La lumière de son projecteur est impitoyablement crue. A jour frisant, il dévoile l'implacable univers d'une jungle sans frontière. Grâce au talent irrésistible de Bernard on rit beaucoup... jaune. Je ne connais rien de plus jubilatoire que d'interpréter un personnage qui assouvit une légitime vengeance. Il suffit de voir le nombre de vedettes qui ont joué le Comte de Monte-Cristo. Malheureusement, de tels rôles au féminin sont rares. Il faut dire que la vengeance nécessite une vive intelligence et que la plupart des auteurs sont des hommes... Lorsque s'est présentée l'occasion de jouer Sylvie qui, pendant plus d'une heure, se venge patiemment d'un mufle qui s'est cru killer, je ne l'ai pas laissée passer. On devrait conseiller la lecture de cette pièce à toute femme victime d'une goujaterie. - Nadia Moreau, Comédienne. Deux êtres forts, durs, insensibles (en tout cas en apparence) qui s'affrontent droit dans les yeux est toujours un spectacle original. En jouant ce rôle du Juge, je me remémore les westerns de Sergio Leone qui ont bercé mon enfance. Avec un plaisir extrême, j'y retrouve la même force, la même tension et, surtout, le même humour. - Jean-François Warmoes, Comédien

  • Découvrez La petite République des Herbeaux - Edition bilingue Français-Occitan, le livre de Lionel Ales

  • Comment Dulcinée Del Tabasco a voulu mourir" : Dulcinée Del Tabasco qui se dit concierge de l'immeuble affirme à l'éboueur du quartier qu'elle va se marier. Celui-ci ne la croit pas. Pour le convaincre, elle lui promet de lui montrer sa robe de mariée. Une histoire truculente, irraisonnable et incorrecte contée dans un langage fleuri, hors du commun. "Même pas cabé" : Antoine Brignole de Barbaro, un escroc, démarche des vieilles dames dans le but de leur vendre des sépultures. Il se rend chez Dulcinée Del Tabasco, une concierge, avec en main le fameux contrat : « Ciel bleu et éternité ». Mais celle-ci se montre difficile à manoeuvrer. Se pourrait-il que Dulcinée ait des intentions cachées, elle aussi ? Une pièce menée à un rythme d'enfer où la cruauté et le comique se mêlent allègrement.
    "Albert, le chien de Bernie" : Le chien de Bernie dresse toutes les nuits la table pour son maître. Il espère qu'ils se parleront. Dans cette attente, il se demande si "Le Grand Chien aux yeux humides de bonté" existe, quel sens peut avoir une vie de chien... ? Un monologue aussi drôle que féroce et poétique.

  • Claire, responsable de bijouterie, enchaîne les échecs sentimentaux et ne croit qu'au travail dans lequel elle se réfugie. Elle s'est une nouvelle fois fait poser un lapin par un garçon qu'elle connaissait à peine. Déçue, malgré l'heure tardive, après quelques verres, elle regagne sa bijouterie, enfreignant toutes les consignes, elle désactive les sécurités en prétendant vouloir profiter du calme de la nuit pour se mettre à jour dans son travail. Or, dans le même temps, un jeune ex-taulard, qui vient de se faire jeter d'un bistro, passe devant la bijouterie et décide d'en forcer l'entrée. Plutôt que d'appeler la police, Claire le laisse entrer...

    Humour, possibilité de jeux de scènes sympathiques... L'idée de départ est simple mais originale, et sous le couvert de dialogues non dénués de réparties savoureuses, ce texte porte à réflexion. C'est bien ce que l'on demande au théâtre d'aujourd'hui : rire, réfléchir, s'amuser, se questionner... La pièce de Claude Cognard réunit ces ingrédients qui laissent la part belle aux comédiens pour exprimer leur talent sur ce texte autorisant une large expression personnelle. En outre, la mise en scène peut se satisfaire de moyens sobres et d'un plateau modeste : adaptable à la majorité des salles, cette oeuvre n'exige pas de moyens considérables : c'est surtout, répétons-le, le talent tant de l'auteur que des acteurs qui est mis en avant.

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