Littérature traduite

  • Ce recueil de contes irrévérencieux, oeuvre d'un des plus grands prosateurs de langue arabe, nous introduit par une porte dérobée dans l'univers des intentions cachées, des ruses ourdies dans l'ombre, des apparences masquées que le « malin » s'ingénie à déjouer en mettant à nu la suffisance des gens en place, l'hypocrisie des dévots qui campent à tous les étages du labyrinthe social.

    Ce malin se nomme Abou-Zayd chez qui le goût de la crapule et du travestissement est poussé à si haut degré qu'il semble incarner à lui seul toute la canaille de Bagdad et d'ailleurs.

    Ce livre vaut toujours d'être lu, d'autant qu'il nous permet de découvrir, avec un étonnement émerveillé, un visage insoupçonné de l'islam, lequel professait alors à l'ombre des minarets une philosophie amie de la beauté et des plus douces des libertés.

  • Ce recueil de contes - qui date de la première moitié du xvii e  siècle - puise aux mêmes sources que les Mille et Une Nuits. L'auteur a rassemblé en un volume tous les récits extraordinaires que l'imagination arabe colportait depuis des siècles.
    Le lecteur se trouve transporté dans les rues du Caire ou de Bagdad où le prodige est monnaie courante. En effet, pour Qalyoûbî, comme pour tous les grands prosateurs arabes, la vraie merveille n'est-elle pas simplement d'exister sous le soleil, dans un monde où, pour peu qu'on veuille s'abandonner au courant de la vie, tout peut arriver ?
    Avec les Histoires étranges et merveilleuses, on se retrouve en présence d'un des représentants majeurs de ce courant immémorial, venu du plus lointain Orient, qui conjugue, pour le plus grand bonheur du lecteur, à la fois divertissement et enseignement.

  • Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible des contes populaires libanais. Le présent ouvrage rassemble trente de ces contes, des histoires de femmes, racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes. On y retrouve la faconde des conteurs, la sagesse féminine, et de l'humour à toutes les pages...

  • Les mille et une nuits

    Collectif

    L'édition intégrale des Mille et Une Nuits pour la première fois en livre audio !

    Rusant pour échapper à son exécution, la belle Chahrazade entame un récit qui durera mille et une nuits : aventure, humour, poésie, cruauté et sagesse composent ces histoires empruntes d'une fascinante atmosphère propres aux contes orientaux, qui ont marqué l'imaginaire collectif depuis des siècles. Un vrai voyage littéraire à la rencontre du monde arabe du XIIIe siècle, un monde où les princesses et les khalifes côtoient les djinns et les voleurs, où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien.

    Cette traduction de René R. Khawam, établie à partir des manuscrits originaux des XIIIe et XIVe siècles qu'il a étudiés pendant près de 40 ans, est une des seules au monde à être rigoureusement fidèle au texte arabe et à en restituer pleinement les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.

  • "Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
    Extrait de la 679e nuit.

  • Les Mille et Une Nuits ont été traduites une première fois par Antoine Galland, à l'époque de Louis XIV. Il en est résulté un chef-d'oeuvre de la littérature française classique, une "belle infidèle" , aussi éloignée de l'original que le Shakespeare de Letourneux ou le Milton de Chateaubriand.
    À la fin du XIXe siècle toutefois, les exigences littéraires étaient différentes. Le symbolisme et la littérature décadente avaient aiguisé le regard des lecteurs et sensibilisé le public aux raffinements et aux nuanes de la poésie arabe. Ainsi, le Dr Mardrus a donné une nouvelle version de ces contes merveilleurs, jamais égalée à ce jour.

  • Neh Manzer, que l'on peut traduire par Les Neuf Pavillons, fut composé entre les XVe et XVIe siècles et fut porté à la connaissance des lecteurs français en 1808 grâce à la traduction du baron Daniel Lescallier.
    Ce livre, qui rassemble neuf historiettes, prend pour point de départ un argument similaire aux Mille et Une Nuits, à savoir, une condamnation à mort différée de jour en jour grâce à une série de contes. L'imminence de la mort est donc l'élément déclencheur de la création, sauf que, dans l'histoire qui nous intéresse, ni la vie de la conteuse n'est menacée ni même sa condition de première reine. Ce qu'elle entend sauver par ses histoires est la vie de son père contre lequel le roi a de grands griefs : « Vous savez que votre père a fait périr ma mère ; d'après la loi du talion il a mérité la mort, et je ne puis me dispenser de lui faire subir cette juste loi. »

  • Parce que le roi a perdu une fille de quinze ans chère à son coeur, un aveugle entreprend, pour le consoler, de lui rappeler à quel point les femmes sont séductrices et perfides.
    Il lui raconte l'histoire de 'Arûs al-'Arâis, la plus gracieuse jeune femme que le monde ait portée, dont le destin est de causer le malheur autour d'elle par sa fourberie, sa ruse et sa vilenie. Nul homme ne peut l'approcher sans être frappé d'un désir dévorant, qu'elle l'invite volontiers à satisfaire, mais la plupart périssent ensuite, victimes de la soif de pouvoir et de liberté de la Belle... En 1933, H.
    Ritter découvrait à Istanbul un manuscrit de contes intitulé Livre des histoires étonnantes et des anecdotes surprenantes ne faisant pas partie des recensions des Mille et Une Nuits, à l'exception de quatre textes. Les deux recueils semblent bel et bien issus du même atelier de fabrication : même public visé, même registre de langue, même matériau composite mêlant cultures indienne, arabe et persane.
    Le manuscrit annonce quarante-deux contes, dont seulement dix-huit sont conservés, mais même ainsi tronqué il est exceptionnel par sa valeur documentaire, littéraire et linguistique, et par son ancienneté (XIIIe-XIVe siècles). Inédit en français, ce long conte est saisissant d'audace, de sensualité et de cruauté.

  • Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité.
    Béni soit le ventre qui l'a portée ! c'est alors seulement que nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte.
    Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisant claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. et elle de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle ; car elle unissait la volupté des grecques aux amoureuses vertus des egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des ethiopiennes, la candeur effarouchée des franques à la science consommée des indiennes, l'expérience des filles de circassie aux désirs passionnés des nubiennes, la coqueterie des femmes du yamân à la violence musculaire des femmes de la haute-egypte, l'exiguïté des organes des chinoises à l'ardeur des filles du hedjza, et la vigueur des femmes de l'irak à la délicatesse des persanes.
    Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances.

  • "Quel bonheur de pouvoir enfin lire ces fameux contes kabyles de Frobenius dans la traduction si attendue des spécialistes et amateurs francophones de littérature orale en contes ! En effet, la somme considérable que représentent les trois gros volumes de Contes kabyles de l'illustre chercheur allemand Leo Frobenius est, depuis presqu'un siècle à présent, un véritable trésor encore inexploité dans le domaine des études maghrébines où les germanophones sont rares, et demeuré inconnu d'un plus vaste public.
    Leur traduction apporte aujourd'hui une considérable contribution à la connaissance et à l'étude du patrimoine culturel maghrébin, qui s'est déjà révélé tout spécialement riche en littérature orale" (Camille Lacoste-Dujardin). D'une richesse et d'une diversité supportant parfaitement la comparaison avec les Mille et Une Nuits, les quelque cent cinquante récits recueillis par Frobenius dans les années 1913-1914, désormais accessibles au public francophone, viennent il est vrai combler un énorme vide.
    Car ils comprennent non seulement des contes merveilleux, mais aussi des mythes, aujourd'hui si rares à retrouver, et des histoires plaisantes ou érotiques fort peu divulguées mais qui témoignent d'une inventivité, d'une liberté et d'un humour tout méditerranéens. D'une vigueur exceptionnelle, servis par une langue savoureuse et des audaces d'expression tout à fait inattendues, ces contes offrent de multiples grilles de lecture qu'ethnologues et folkloristes se réjouiront de décrypter.
    Expression fondamentale d'une culture, témoignage irremplaçable de la réalité et de l'imaginaire en oeuvre dans la société kabyle du début du siècle, ils occupent à n'en pas douter une place de tout premier rang dans le grand édifice de la littérature orale et des légendes universelles. Leur publication en français a reçu le concours du Centre national du Livre.

  • On raconte qu'une nuit haroun al-rachid s'étant couché entre deux belles adolescentes qu'il aimait également, dont l'une était de médine et l'autre de koufa, ne voulut pas exprimer sa préférence, quant à la terminaison finale, spécialement à l'une au détriment de l'autre.
    Le prix devait donc revenir à celle qui le mériterait le mieux. aussi l'esclave de médine commença par lui prendre les mains et se mit à les caresser gentiment, tandis que celle de koufa, couchée un peu plus bas, lui passait les pieds et en profitait pour glisser sa main jusqu'à la marchandise du haut et la soupeser de temps en temps. sous l'influence de ce soupèsement délicat, la marchandise se mit soudain à augmenter de poids considérablement.
    Alors l'esclave de koufa se hâta de s'en emparer et de la cacher dans le creux de ses mains ; mais l'esclave de médine lui dit : " je vois que tu gardes le capital pour toi seule, et tu ne songes même pas à m'abandonner les intérêts " ! elle repoussa sa rivale et s'empara du capital à son tour en le serrant soigneusement dans ses deux mains. alors l'esclave ainsi frustrée, qui était fort versée dans la connaissance des traditions du prophète, dit : " c'est moi qui dois avoir droit au capital, en vertu de ces paroles du prophète : " celui qui fait revivre une terre morte en devient le seul propriétaire " ! mais l'esclave de médine, qui ne lâchait pas la marchandise, n'était pas moins versée dans la sunna que sa rivale et lui répondit : " le capital m'appartient en vertu de ces paroles du prophète : " le gibier appartient, non point à celui qui le lève, mais à celui qui le prend " !
    Lorsque le khalifat eut entendu ces citations, il les trouva si justes qu'il satisfit également les deux adolescentes cette nuit-là.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Les Contes des miroirs brisés et leur cortège de doubles, d'alter ego et de reflets, nous invitent à lire les rapports que l'homme entretient avec les êtres aimés - père et mère, frères et soeurs, époux et amants - à l'aune des forces et passions qui se trament, invisibles à l'oeil nu, entre les murs de la demeure en péril. Les personnages de Haviva Pedaya - hommes et femmes à la croisée des chemins, automates amoureux, angesmarionnettistes, Adams et Eves primordiaux ou éternellement répétés - réapparaissent d'un conte à l'autre, tissant une magistrale allégorie de l'existence humaine, entre l'implacabilité du destin et la force du libre arbitre. Dans une série de contes métaphysiques qui évoquent les figures mythiques de Narcisse ou de Pygmalion, puisent leurs thèmes et leurs structures dans le Hassidisme et la Kabbale, mêlent le souffle poétique biblique à l'interrogation talmudique, et allient l'écho des Mille et Une Nuits à la tradition de la littérature fantastique, Haviva Pedaya sonde les contrées désolées où l'homme, dans la solitude de la conscience, attend le réconfort d'un geste d'amour, d'un regard de compassion.

  • Ce livre, inspiré de dictons et de proverbes, offre des récits inédits. Il se compose de vingt-trois contes traduits du marocain en français.
    Pour éviter que vous soyez perdus dans leur traduction, Mohammed Rafaï est demeuré aussi proche que possible d'un langage direct.
    Que ces contes puissent vous entraîner dans un merveilleux voyage de réflexion et de plaisir.

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