Albin Michel

  • 1799. Paolo et Ignazio Florio quittent leur Calabre natale pour s'installer à Palerme. Passionnés, ambitieux mais pauvres et de modeste origine, les deux frères et leur famille n'aspirent qu'à une chose : se hisser parmi les puissants de la ville. C'est sans compter le mépris des palermitains qui voient d'un mauvais oeil ces étrangers dont « le sang pue la sueur ». À force d'obstination et de volonté, les Florio, en se lançant dans le commerce d'épices, se frayent un chemin qui, un jour peut-être, leur donnera un empire. Mais leur réussite ne les protège pas de drames plus intimes, car Paolo et Ignazio, pourtant unis comme les cinq doigts de la main, aiment la même femme...
    Succès phénoménal en Italie, bientôt adapté à l'écran par les producteurs de L'Amie prodigieuse, Les Lions de Sicile ouvre une fresque passionnée et tourmentée, à l'image de cette Italie du Sud qui en constitue le décor.

  • « Ne nous appartient-il pas d'inclure au lieu d'exclure ? De voir en l'autre une possible richesse et, avant cela, de regarder au plus profond de nous ce qui nous dérange en lui ? ».
    Amsterdam, 1656. Dans la synagogue de la communauté hispano-portugaise transformée en tribunal, un très jeune homme est jugé pour hérésie et autres actes monstrueux. Il risque un bannissement à vie.
    Comment celui en qui tous voyaient un futur rabbin en est-il arrivé là ? Quelles rencontres ont pu le détourner d'une voie toute tracée ? Quel cheminement a été le sien pour passer d'un Dieu qui punit à un Dieu qui, ayant tout et étant tout, ne demande rien ?
    Dans ce roman passionnant, qui nous plonge au coeur des débats précurseurs du siècle des Lumières, Jacques Shecroun imagine les événements qui marquèrent un tournant majeur dans la vie de Spinoza. Le procès dont le philosophe fut l'objet souligne, aujourd'hui encore, la modernité de sa pensée, et l'actualité de la question de la liberté d'expression.

  • Voici un roman fastueux tout à la fois éducation sentimentale, grand roman historique, piquant roman d'amour, d'aventures et de moeurs. Un roman enjoué, endiablé, écrit avec un bonheur constant dans une langue superbe. Un vrai « roman-feuilleton », vivant et talentueux, comme peu savent encore en écrire. Un roman qui fera se rappeler à chacun qu'il n'est pas mauvais de vivre en France, même « après le déluge » qui devait suivre la mort de Louis XV le Bien-aimé...

  • En vous promenant d'un modeste château de la Dombes à une jolie boutique d'herbes du Temple, le premier tome de La Bougainvillée : Le Jardin du Roi, vous a fait connaître et aimer Jeanne aux yeux d'or, au coeur tendre, au corps gai. Jeanne belle, vive et point sotte, audacieuse autant que timide, sincère jusque dans ses mensonges, Jeanne qui sait si bien croquer ses bonheurs, dans ce temps de la fin de règne de Louis XV où le plaisir de vivre est une religion. Quatre-Épices vous emportera avec elle bien loin de Paris, dans cette mer indienne sur laquelle flotte, depuis longtemps, un grand rêve de Jeanne. Mais de Lorient au Port-Louis, la route bleue est longue pour une flûte de la Royale que poussent les caprices des vents...Vous retrouverez, dans ce deuxième tome, toute la richesse et la sensualité du style de Fanny Deschamps et sa parfaite recréation d'un XVIIIe siècle inoubliable, où se croisent des personnages passionnants dans un tourbillon de couleurs, de saveurs, de décors et de parures. Après les douceurs de la province et la fête de Paris, décrits dans le premier tome, déjà devenu un classique, vous découvrirez dans ce livre les éblouissements des nuits et des jours dans les mers du Sud au temps où l'Isle de France était encore l'oasis romantique du Paul et de la Virginie de Bernardin de Saint Pierre. Vous y entendrez la trop belle Jeanne rire et pleurer de ses mille plaisirs et de ses amours, dans le parfum des frangipaniers.Du « Jardin du Roi » à « Quatre-Épices », La Bougainvillée a conquis la gloire en deux tomes.Gabrielle Rollin, Le Monde

  • Les exilés de Byzance Nouv.

    29 mai 1453. Byzance, dernière capitale de l'empire romain d'Orient, tombe après le siège le plus sanglant de l'Histoire. La fière cité qui a résisté pendant plus de mille ans à tous les assauts s'effondre sous la violence de l'offensive turque. Jusqu'à l'intérieur de la basilique Sainte-Sophie, le peuple se défend avec ardeur et fièvre. Mais les vainqueurs n'épargnent ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants. Deux frères, Nicolas et Constantin Dionous parviennent à s'enfuir, l'un vers la Russie, l'autre vers les rives de la Méditerranée. Ils se font le serment qu'un jour, leurs descendants se retrouveront.
    Dans cette fresque magistrale qui traverse cinq siècles, la romancière Catherine Hermary-Vieille retrace, d'une plume éblouissante, le destin d'une famille prise dans les turbulences de l'Histoire, la douleur de l'exil et la quête de ses racines.

  • Le roi qui voulait voir la mer Nouv.

    Le 21 juin 1786, Louis XVI, qui n'a jamais voyagé, décide de se rendre à Cherbourg, contre l'avis de ses plus proches conseillers. Que compte-t-il rapporter de ce périple dans un territoire qu'on prétend hostile ? Pourquoi traverser ces terres où vivent encore des sorcières et plane le souvenir des invasions Vikings ?
    Roi lettré qui pratique couramment plusieurs langues, il sait tout des navires et des monstres marins. Il est capable de dresser la carte de l'expédition autour du monde de La Pérouse, mais n'a jamais embarqué, à trente-deux ans, sur un bateau ni vu la mer. Bouleversé par le spectacle de ces eaux déchaînées et de ce peuple qu'il découvre enfin, il se met à rêver à une société plus juste.
    Gérard de Cortanze nous propose un voyage échevelé et passionnant en terre normande, et nous fait découvrir un Louis XVI intime, humaniste, plus à l'aise avec les humbles que parmi ses courtisans : un Louis XVI comme on ne l'a encore jamais vu.

  • " La chanteuse m'apparaissait ainsi qu'une personnification de mon rêve.
    Avec quelque chose en plus. Comme la chair et les os d'une vaporeuse démone ", écrivait Chateaubriand après avoir assisté à une représentation de l'Armide de Gluck où chantait Sophie de Saint-Huberty. Cantatrice célèbre et adulée à la fin du XVIIIe siècle pour sa liberté de jeu qui révolutionnait l'art lyrique, Sophie de Saint-Huberty possédait d'autres talents d'aventurière qui en ont fait un personnage-clé dans les tumultes de la Révolution et de l'émigration.
    Ayant épousé fort jeune un proche du prince de Rohan, libertin, joueur et sans scrupule, elle épouse plus tard et secrètement le comte d'Antraigues, redoutable intrigant au service du comte de Provence, qui l'entraîne malgré elle en exil, à Lausanne, Venise puis Londres. C'est là qu'en juillet 1812 un juge reçoit en pleine nuit une femme aux abois, qui lui confie qu'on va l'assassiner. De La Saga des Médicis à celle des Moissons mortes, Sarah Frydman met tout son talent de romancière à retracer des destins singuliers et exemplaires, entiers et passionnés, emportés dans la spirale de l'Histoire et luttant pour leur liberté.
    Sophie de Saint-Huberty est de ces êtres de feu qui ne désarment jamais.

  • Ils ont été les derniers rois de la Renaissance. Violents, cruels, dégénérés, soumis à la férule de Catherine de Médicis, mère abusive, régente ambitieuse, qui tiendra jusqu'au bout un pouvoir que ses fils étaient incapables d'assumer. François II, Charles IX, Henri III, le duc d'Anjou... tous disparaitront dans la fleur de l'âge, assassinés, emportés par la maladie ou la folie.
    Libre, rebelle, sensuelle, leur soeur Marguerite, « la perle des Valois », affiche une vie dissolue, collectionnant les amants. Elle acceptera pourtant de se plier à la raison d'Etat en épousant Henri de Navarre, le futur Henri IV.
    Femme fatale, la reine Margot domine l'extraordinaire roman de Catherine Hermary-Vieille qui nous plonge dans les fastes et les horreurs d'une cour de France hantée par les espions, les empoisonneurs et les spadassins, gouvernée par des fauves sanguinaires qui s'entredéchireront jusqu'à la mort de leur dynastie.

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