Geste Éditions

  • Le commissaire Fleury enquête sur une étrange scène de crime au milieu des vignes de Guérande...
    Fin septembre 1772. Les vendanges battent leur plein sur les coteaux de Guérande. Dans la brume matinale de cette journée d'automne, Pierre Legal se rend dans ses vignes lorsqu'il découvre, en ouvrant la porte de son cellier, un spectacle très étrange : une femme vêtue d'une longue robe de lin, le corps étroitement attaché à une table de fortune, gît sur le dos, morte, les yeux exorbités, le visage déformé par la peur. De grandes taches violettes s'étalent sur le haut de sa chemise. Que signifie cette scène insolite ? A-t-elle un rapport avec la vigne ? C'est ce que devra découvrir le commissaire principal Fleury, officier de police de la Sénéchaussée, aussitôt appelé pour mener l'enquête.
    L'affaire nous plonge dans le Guérande du XVIIIe siècle, ses rues, ses maisons, mais nous amène aussi sur la Loire pour un voyage pittoresque, sur les quais de Nantes et plus précisément dans la sinistre prison du Bouffay avec ses horribles conditions de détention puis dans le vignoble nantais. De retour dans la cité médiévale, le commissaire Fleury poursuit son enquête au couvent des Ursulines, à l'hôtel Dieu...
    À travers ce suspense haletant, c'est aussi un regard sur les pratiques d'instruction judiciaire, notamment sur le fameux supplice de la « question », qui est porté par l'auteure, dans cet Ancien Régime finissant où les mentalités évoluent grâce, en particulier, aux philosophes des Lumières.
    EXTRAIT
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Béatrice Verney est venue s'installer en Loire-Atlantique, à Batz-sur-Mer, en 1982. Educatrice spécialisée de formation, elle a travaillé pendant onze ans au Centre de Rééducation Fonctionnelle de Pen-Bron, à la Turballe. Puis, après avoir obtenu son diplôme de directrice d'établissement social et médico-social, elle a dirigé pendant onze autres années le Centre Saint Jean de Dieu du Croisic (établissement accueillant des adultes handicapés moteurs) jusqu'à son départ en retraite fin 2009.
    Elle a publié en 2012 un premier ouvrage intitulé : Le Croisic - L'établissement de bains de mer Silvain Deslandes - de 1844 à 1893 - Avant, pendant, après, puis elle a entrepris un autre chantier, celui du cheminement historique de la ville du Croisic, de la Préhistoire jusqu'à aujourd'hui, retraçant les étapes de la vie souvent mouvementée de cette petite cité de caractère.

  • Un jeune Écossais retrouve l'amour sur l'île de Ré durant le siège de Saint-Martin.
    À la tête d'une flotte d'une centaine de navires, en ce mois de juillet 1627, le duc de Buckingham, favori de Charles Ier, roi d'Angleterre, appareille de Portsmouth sous prétexte de venir porter secours aux protestants affamés, prisonniers des troupes catholiques derrière les remparts de La Rochelle. Mais, pour des raisons personnelles, le duc décide de débarquer à l'île de Ré. Commence alors le siège de Saint-Martin défendu par Toiras. Parmi les huit mille mercenaires débarqués sur les plages de l'île, se trouve Gauwan Kynneth, un jeune joueur de fifre écossais. Le jeune homme espère bien retrouver à Ré la belle Armande qu'il a rencontrée quelques années plus tôt. Mais la jeune coquette, depuis longtemps, l'a oublié. Commence alors pour lui une série d'aventures qui lui feront connaître la paille pourrie des cachots, les menaces de mort, mais aussi l'amour de la douce Apolline. Avec celle-ci, les hostilités terminées, il retournera vers son Écosse natale, avec sa jeune femme et la petite Pernelle, enfant abandonné qu'ils ont adopté. Après un long séjour dans les Highlands, tous trois, accompagnés de la fantaisiste comtesse écossaise Eibhlin de Claypotts, décident de revenir à l'île de Ré où, après un naufrage sur les côtes d'Irlande, la jeune Pernelle retrouvera enfin ses origines familiales et le grand amour de sa vie sous le regard ravi de ses parents adoptifs.
    Suivez les aventures hautes en émotions des personnages singuliers de ce roman historique qui vous embarquera de l'Écosse à l'île de Ré au XVIIe siècle !
    EXTRAIT
    Une odeur de brûlé la fit sursauter :
    - Oh ! Je suis tellement troublée par ce que vous m'apprenez que j'en ai oublié mes tartines sur les braises.
    Gauwan ne fit pas attention à sa remarque. Sa chaussure venait de buter contre son sac posé à ses pieds. Ce contact lui rappela le poignard qui était à l'intérieur et l'usage qu'il devait en faire. Pourtant, plus le moment approchait, plus il se sentait incapable de commettre l'acte criminel commandité par Toiras. C'est pour cela qu'inconsciemment, depuis son évasion, il avait évité les troupes anglaises qui l'auraient sans aucun doute conduit directement à leur chef. En suivant Apolline il espérait échapper au piège tendu par le gouverneur. Comment ? Il ne le savait pas encore, bien qu'une possibilité commençât à poindre dans son esprit. Tout simplement rester caché là, dans la maison des Cordineau de la Souche, jusqu'à la fin du siège. Et après ? Après, il verrait.
    En attendant, oubliant l'arme fournie par Toiras, pour fêter cette relative liberté, il fouilla dans sa besace et en sortit son fifre. En l'honneur de Léocadie, tout en s'appliquant à jouer plus fort pour vaincre la surdité de la vieille femme, il opta pour un ton enjoué et, une fois de plus, il entonna « Greensleeves ».
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Robert Béné est originaire de l'île de Ré où il vit (Sainte-Marie). Auteur à succès, il est très attaché à sa terre d'origine et est déjà l'auteur d'une série de romans policiers intitulée Ré la Blanche.

  • Suivez le jeune La Fayette dans son aventure aux côtés des colons d'Amérique !
    À la cour du roi Louis XVI, le marquis de La Fayette se morfond. Son enfance, au château de Chavaniac, en Auvergne, ne l'a pas préparé à cette vie-là. Lors d'une conférence donnée en sa garnison de Metz, il est subjugué par le plaidoyer du duc de Gloucester en faveur des colons d'Amérique qui se battent, outre-Atlantique, pour leur liberté. Jamais aucune cause ne lui a semblé plus belle à défendre pour l'humanité ! Avant même la fin de la soirée, il a décidé de la faire sienne.
    À 19 ans à peine, le jeune orphelin - mais riche héritier - se jette dans l'aventure pour rejoindre l'armée des patriotes. Parvenant à se faire enrôler in extremis, il rencontre, peu après, le commandant de l'armée continentale, George Washington. Entre les deux hommes, l'attirance est immédiate. Le général, plein de curiosité pour ce jeune aristocrate du vieux monde, l'invite aussitôt à séjourner chez lui, au quartier général de Valley Forge. Ainsi commence pour Lafayette la guerre d'indépendance américaine à laquelle il a tant rêvé de participer. Sur le théâtre des affrontements, ponctué de complots et de trahisons, l'amitié filiale entre les deux hommes va être le ressort même du triomphe de leur idéal. Ce roman historique retrace l'évolution de leur lien affectif sur la base de la correspondance qu'ils nous ont laissée. Elle nous offre une fenêtre incomparable sur l'esprit chevaleresque et la philosophie humaniste de ces deux gentilshommes du XVIIIe siècle, que l'Hermione allait réunir en Amérique.
    Plongez-vous dans ce roman historique rocambolesque sur fond de guerre d'indépendance et suivez la relation presque filiale entre George Washington et le marquis de La Fayette.
    EXTRAIT
    Il envoya au contraire deux forces de mille soldats chacune affronter les Anglais. Une brigade de quatre mille autres avait ordre de les rejoindre. Si la tactique réussissait, l'armée principale entrerait dans la bataille. Si, au contraire, l'ennemi s'avérait trop puissant, le corps couvrirait la brigade vers une retraite sûre. Le général confia le commandement du corps à Arthur Lee mais celui-ci le refusa avec mépris, le qualifiant de « passeport pour le désastre et la disgrâce ». Washington le remit alors à son deuxième commandant en chef, Lafayette. Plus tard, Lee se ravisa. Comme Washington refusait de revenir sur sa décision par respect pour Lafayette, Lee vint plaider sa cause directement auprès du marquis. « C'est ma fortune et mon honneur que je mets entre vos mains, l'implora-t-il. Vous êtes trop généreux pour perdre l'une et l'autre. » Le vieil officier avait su toucher la corde sensible du chevalier Lafayette qui accepta, avec joie, de le laisser reprendre les commandes et de servir sous ses ordres.
    Le lendemain matin, le marquis s'en fut donc installer ses volontaires au camp d'Icetown. Washington, après avoir évalué les forces britanniques, donna ordre à Lee d'attaquer.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une lecture agréable pour découvrir ce personnage historique assez exceptionnel. - Blog L'écosystème d'Anaiscience
    Le grand mérite de ce livre est de nous faire percevoir leur humanité profonde, au-delà du mythe du héros révolutionnaire. - Soraya, Histfic.fr
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Goulletquer est diplômée en langues étrangères, sciences humaines et journalisme. Elle a été correspondante de presse aux États-Unis de 1989 à 1992 et exercé le métier de journaliste pendant une dizaine d'années avant de se tourner vers l'écriture et la traduction d'ouvrages, tout en enseignant l'anglais. Depuis 2007, elle est psychopraticienne relationnelle et analyste transgénérationnelle dans la région nantaise. Auteure d'une dizaine d'ouvrages, elle a reçu le Prix des Mouettes en l'an 2000 pour son premier livre publié chez Geste éditions, Femme de la Côte.

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