Période moderne (< 1799)

  • « La vraie bonne surprise de cette saison littéraire. » La Stampa
    « Je l'ai dévoré ! » Gérard Collard, Le Magazine de la santé
    1799. Paolo et Ignazio Florio quittent leur Calabre natale pour s'installer à Palerme. Passionnés, ambitieux mais pauvres et de modeste origine, les deux frères et leur famille n'aspirent qu'à une chose : se hisser parmi les puissants de la ville. C'est sans compter le mépris des palermitains qui voient d'un mauvais oeil ces étrangers dont « le sang pue la sueur ». À force d'obstination et de volonté, les Florio, en se lançant dans le commerce d'épices, se frayent un chemin qui, un jour peut-être, leur donnera un empire. Mais leur réussite ne les protège pas de drames plus intimes, car Paolo et Ignazio, pourtant unis comme les cinq doigts de la main, aiment la même femme...
    Succès phénoménal en Italie, bientôt adapté à l'écran par les producteurs de L'Amie prodigieuse, Les Lions de Sicile ouvre une fresque passionnée et tourmentée, à l'image de cette Italie du Sud qui en constitue le décor.
    « Une famille légendaire... Une passionnante mosaïque d'histoires publique, privée et d'époque. » Vanity Fair
    "Un des [romans] incontournables de l'été" Page des libraires

  • La jeune et fougueuse Julie vit auprès de son père dans la demeure ancestrale des Ségurat, maîtres faïenciers à Moustiers- Sainte-Marie en Haute-Provence. La perte de sa mère, Livia, lors de l'épidémie de peste de 1720, reste une blessure inguérissable qui se ravive lorsqu'on lui remet, le jour de ses vingt-ans, le récit que celle-ci a laissé de sa courte existence.
    Livia, une orpheline, y révèle avoir été manipulée par des aristocrates aixois qui ont fait d'elle l'instrument d'une conspiration diabolique. Elle est parvenue à échapper, à ses bourreaux mais a vécu jusqu'à son dernier souffle dans la crainte de retomber entre leurs mains.
    L'intrépide Julie n'a plus qu'une idée en tête, rejoindre Aix-en- Provence pour venger sa mère. Elle ne sait pas encore qu'elle s'attaque à des hommes fortunés et puissants. Elle a cependant des atouts qui ne seront pas de trop : son adresse à
    l'escrime et son habileté au pistolet...

  • « Ne nous appartient-il pas d'inclure au lieu d'exclure ? De voir en l'autre une possible richesse et, avant cela, de regarder au plus profond de nous ce qui nous dérange en lui ? »
    Amsterdam, 1656. Dans la synagogue de la communauté hispano-portugaise transformée en tribunal, un très jeune homme est jugé pour hérésie et autres actes monstrueux. Il risque un bannissement à vie.Comment celui en qui tous voyaient un futur rabbin en est-il arrivé là ? Quelles rencontres ont pu le détourner d'une voie toute tracée ? Quel cheminement a été le sien pour passer d'un Dieu qui punit à un Dieu qui, ayant tout et étant tout, ne demande rien ?
    Dans ce roman passionnant, qui nous plonge au coeur des débats précurseurs du siècle des Lumières, Jacques Shecroun imagine les événements qui marquèrent un tournant majeur dans la vie de Spinoza. Le procès dont le philosophe fut l'objet souligne, aujourd'hui encore, la modernité de sa pensée, et l'actualité de la question de la liberté d'expression.

  • Voici un roman fastueux tout à la fois éducation sentimentale, grand roman historique, piquant roman d'amour, d'aventures et de moeurs.
    Un roman enjoué, endiablé, écrit avec un bonheur constant dans une langue superbe.
    Un vrai "roman-feuilleton", vivant et talentueux, comme peu savent encore écrire.
    Un roman qui fera se rappeler à chacun qu'il n'est pas un mauvais de vivre en France, même "après le déluge" qui devait suivre la mort de Louis XV le Bien-aimé...

  • En vous promenant d'un modeste château de la Dombes à une jolie boutique d'herbes du Temple, le premier tome de La Bougainvillée : Le Jardin du Roi, vous a fait connaître et aimer Jeanne aux yeux d'or, au coeur tendre, au corps gai. Jeanne belle, vive et point sotte, audacieuse autant que timide, sincère jusque dans ses mensonges, Jeanne qui sait si bien croquer ses bonheurs, dans ce temps de la fin de règne de Louis XV où le plaisir de vivre est une religion. Quatre-Épices vous emportera avec elle bien loin de Paris, dans cette mer indienne sur laquelle flotte, depuis longtemps, un grand rêve de Jeanne. Mais de Lorient au Port-Louis, la route bleue est longue pour une flûte de la Royale que poussent les caprices des vents...
    Vous retrouverez, dans ce deuxième tome, toute la richesse et la sensualité du style de Fanny Deschamps et sa parfaite recréation d'un XVIIIe siècle inoubliable, où se croisent des personnages passionnants dans un tourbillon de couleurs, de saveurs, de décors et de parures. Après les douceurs de la province et la fête de Paris, décrits dans le premier tome, déjà devenu un classique, vous découvrirez dans ce livre les éblouissements des nuits et des jours dans les mers du Sud au temps où l'Isle de France était encore l'oasis romantique du Paul et de la Virginie de Bernardin de Saint Pierre. Vous y entendrez la trop belle Jeanne rire et pleurer de ses mille plaisirs et de ses amours, dans le parfum des frangipaniers.
    Du « Jardin du Roi » à « Quatre-Épices », La Bougainvillée a conquis la gloire en deux tomes.Gabrielle Rollin, Le Monde

  • Automne 1793, le coup d'État de thermidor a mis fin à la dictature de Robespierre et de ses amis, qui dominaient le Comité de salut public et la France. Avec la fin de la Terreur, Athanase Delrieu, ancien enseigne de vaisseau, emprisonné après avoir tué un autre officier de marine, peut enfin être libéré.
    Malheureusement, la Convention a décrété un embargo sur la course, et seuls quelques armateurs chanceux possèdent une dérogation pour armer des navires corsaires.
    À force de persévérance, Athanase obtient le commandement d'un petit cotre malouin, l'Iphigénie.
    À son bord, il va reprendre la lutte contre l'Anglais, l'engliche, l'ennemi héréditaire de la marine française. Avec son équipage de ruffians, il va porter de rudes coups au commerce ennemi avant d'être rattrapé par la puissance de la Royal Navy.
    En France, le Directoire prépare un grand débarquement sur l'Irlande et manque de marins qualifiés. Réintégré dans la marine d'État, Athanase va s'y engager.

  • Qui donc est Anne de Joyeuse ?
    Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard... et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d'une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archimignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d'un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances... Les Noces d'Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu'à ce qu'Anne de C en retrouve - réinvente ? - l'auteur : une ensorcelante peintre italienne... En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années - cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d'éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l'ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l'impression d'être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d'y avoir vu, par une fenêtre entr'ouverte, illuminée par l'éclat d'une fête oubliée, au son d'une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir.
    É. F.

  • De 1789 à 1792, à l'initiative des colons de Saint-Domingue admis comme députés au sein de l'Assemblée nationale, les débats se focalisent sur la question des droits des hommes de couleur libres ou " mulâtres ". Hostile à la reconnaissance de ces droits, le lobby colonial d'alors réussit à écarter toute application aux " îles " de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen malgré les interventions répétées des membres de la Société des amis des noirs. Cet " abcès de fixation " permet de différer la suppression de la traite et la première abolition de l'esclavage.

  • Cette épopée commence sous le règne d'Henri II de France et se termine sous le règne de Louis XIII, pendant la régence de Marie de Médicis, en 1614. Il comprend donc toute la période troublée des guerres de religion pendant laquelle Pardaillan, héros généreux et séduisant, va mener une lutte sans merci contre la belle princesse Fausta, descendante des Borgia. Personnages principaux de l'oeuvre, ils s'aimeront puis se déchireront, influant sur toute l'histoire de l'Europe de cette époque. Durant cette période, l'Histoire ne sera que la somme de tous les destins des protagonistes du livre, dont les actes influenceront directement le cours du temps.
    Michel Zévaco cherche moins à décrire une époque et des événements historiques qu'à transformer l'Histoire en roman. Les grandes figures de l'époque se transforment en personnages de feuilleton, figures stéréotypées basées sur les « à priori » de l'époque de l'auteur. Les grands hommes semblent en effet toujours mus par leurs passions, et les complots obéissent essentiellement à des haines privées. L'action « historique » du héros se déplace la plupart du temps sur le terrain de l'affrontement privé : contrairement à ce qu'a fait croire l'Histoire, les grands hommes sont tout-petits, et c'est dans les coulisses qu'on retrouve ceux qui font et défont les intrigues de cette période troublée. Ici se retrouve le trait caractéristique du roman-feuilleton qui veut que les grands événements n'obéissent qu'aux machinations de quelques-uns, tel Fausta. Mais si généralement les méchants de l'époque sont pour la plupart contre le pouvoir et la loi, Fausta veut imposer la sienne, et Pardaillan lutte contre elle afin de permettre aux autres de choisir. Dans cette période où le pouvoir change rapidement de mains au gré des évènements, Fausta représente le futur stable et dictatorial, Pardaillan la liberté et le choix, mais aussi une certaine forme de chaos...

  • "La chanteuse m'apparaissait ainsi qu'une personnification de mon rêve. Avec quelque chose en plus. Comme la chair et les os d'une vaporeuse démone", écrivait Chateaubriand après avoir assisté à une représentation de l'Armide de Gluck où chantait Sophie de Saint-Huberty.
    Cantatrice célèbre et adulée à la fin du XVIIIe siècle pour sa liberté de jeu qui révolutionnait l'art lyrique, Sophie de Saint-Huberty possédait d'autres talents d'aventurière qui en ont fait un personnage clé dans les tumultes de la Révolution et de l'émigration. Ayant épousé fort jeune un proche du prince de Rohan, libertin, joueur et sans scrupules, elle épouse plus tard et secrètement le comte d'Antraigues, redoutable intrigant au service du comte de Provence, qui l'entraîne malgré elle en exil, à Lausanne, Venise puis Londres. C'est là qu'en juillet 1812 un juge reçoit en pleine nuit une femme aux abois, qui lui confie qu'on va l'assassiner.
    De La Saga des Médicis à celle des Moisssons mortes, Sarah Frydman met tout son talent de romancière à retracer des destins singuliers et exemplaires, entiers et passionnés, emportés dans la spirale de l'Histoire et luttant pour leur liberté. Sophie de Saint-Huberty est de ces êtres de feu qui ne désarment jamais.

  • Ils ont été les derniers rois de la Renaissance. Violents, cruels, dégénérés, soumis à la férule de Catherine de Médicis, mère abusive, régente ambitieuse, qui tiendra jusqu'au bout un pouvoir que ses fils étaient incapables d'assumer. François II, Charles IX, Henri III, le duc d'Anjou... tous disparaitront dans la fleur de l'âge, assassinés, emportés par la maladie ou la folie.
    Libre, rebelle, sensuelle, leur soeur Marguerite, « la perle des Valois », affiche une vie dissolue, collectionnant les amants. Elle acceptera pourtant de se plier à la raison d'Etat en épousant Henri de Navarre, le futur Henri IV.
    Femme fatale, la reine Margot domine l'extraordinaire roman de Catherine Hermary-Vieille qui nous plonge dans les fastes et les horreurs d'une cour de France hantée par les espions, les empoisonneurs et les spadassins, gouvernée par des fauves sanguinaires qui s'entredéchireront jusqu'à la mort de leur dynastie.

  • Les exilés de Byzance Nouv.

    29 mai 1453. Byzance, dernière capitale de l'empire romain d'Orient, tombe après le siège le plus sanglant de l'Histoire. La fière cité qui a résisté pendant plus de mille ans à tous les assauts s'effondre sous la violence de l'offensive turque. Jusqu'à l'intérieur de la basilique Sainte-Sophie, le peuple se défend avec ardeur et fièvre. Mais les vainqueurs n'épargnent ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants. Deux frères, Nicolas et Constantin Dionous parviennent à s'enfuir, l'un vers la Russie, l'autre vers les rives de la Méditerranée. Ils se font le serment qu'un jour, leurs descendants se retrouveront.
    Dans cette fresque magistrale qui traverse cinq siècles, la romancière Catherine Hermary-Vieille retrace, d'une plume éblouissante, le destin d'une famille prise dans les turbulences de l'Histoire, la douleur de l'exil et la quête de ses racines.

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