Collection XIX

  • « N'oubliez pas, disait Richard Cobden à M. Goldwin Smith partant pour son voyage d'Amérique, n'oubliez pas deux choses aux États-Unis, à défaut d'autres curiosités : la cataracte du Niagara et Chicago. »M. Smith garda bonne mémoire de la recommandation : lorsqu'il visita Chicago et le Niagara, il reconnut de ses yeux que les deux choses désignées par son ami à son attention spéciale étaient bien réellement les deux merveilles par excellence de l'Amérique du Nord.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Peu d'arbres nous offrent le spectacle d'une vitalité aussi surprenante que celle du mûrier. Il semble avoir accepté une lutte avec les préjugés et l'ignorance de l'homme ; il se prête à ses caprices les plus extravagants, et triomphe souvent de l'application du système erroné auquel se livrent, à son égard, les cultivateurs ignorants.J'ai vu des mûriers, plantés en dépit du sens commun, pousser néanmoins des tiges assez belles, et présenter, pendant quelques années, l'aspect d'une nature satisfaisante.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • A quelques kilomètres de Vendôme, la ville pittoresque du département de Loir-et-Cher, on remarque l'ensemble des bâtiments d'une grande ferme, où la brique s'harmonise gaiement avec, la pierre.Un bois aux arbres centenaires entoure la ferme, et dans ce bois arrosé de nombreux petits. cours d'eau, un espace relativement considérable est consacré à un jardin où toutes les fleurs de France semblent s'être donné rendez-vous.C'était dans cette ferme qu'habitait, au milieu de sa famille, Mlle Jeanne Chanzy.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Abeilles

    Maurice Girard

    Les Abeilles appartiennent à l'ordre des Hyménoptères. C'est l'ordre le plus élevé de la classe des Insectes, celui qui montre, dans leurs merveilleux détails, l'intelligence et l'instinct de ces animaux, si parfaits en organisation malgré leur petite taille, appelant à grand tort l'indifférence et même le dédain des observateurs superficiels, ou plutôt de ceux, en si forte proportion, qui ne savent pas observer.Les Hyménoptères font partie des mouches à quatre ailes des anciens auteurs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La zoologie ne devint scientifique au moyen âge que lorsqu'elle chercha à s'approprier le trésor de connaissances accumulé par la Grèce, gardé par les Arabes ; de même l'antiquité classique ne pouvait avoir de science zoologique que parce qu'il avait existé d'abord une connaissance des animaux, simple, sans prétention. L'observation de la nature, avant de donner des matériaux à une science ayant son but et sa satisfaction en elle-même, devait fournir aux besoins intellectuels et matériels de l'homme ; les sciences naturelles ne sont venues qu'après.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le pigeon et l'oie ont été les premiers oiseaux que l'homme ait réduits à la domesticité. La Genèse nous représente Noé donnant la liberté, à la fin du déluge, à une colombe qui revint le soir à l'arche, portant dans son bec un rameau d'olivier symbolique ; ce qui prouve que, dès avant le déluge, l'homme s'était déjà rallié le pigeon et connaissait son attachement au colombier.Homère, le plus ancien des poëtes, nous cite plusieurs villes de la Grèce où l'on élevait des pigeons en quantité considérable.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dans le système zoologique généralement adopté les animaux sont classés en quatre grandes séries, qui sont : 1° les vertébrés, comprenant les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons ; 2° les articulés, qui se composent des insectes, des arachnides, des myriapodes ; 3° les mollusques. comprenant six classes désignées par des noms particuliers ; 4° les rayonnés ou zoophytes, qui renferment aussi plusieurs classes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Créateur des mondes semble avoir voulu embellir ce qui est exposé à nos yeux et refuser l'élégance à tout ce qui se dérobe à nous. Tandis que les feuilles, gracieusement suspendues aux rameaux, se balancent avec grâce au souffle des airs ; tandis que les tiges, les rameaux et les fleurs font l'ornement de nos campagnes, les racines, privées de formes gracieuses, dépouillées de toute nuance brillante, et revêtues le plus souvent d'une uniforme couleur brune, accomplissent dans l'obscurité leurs fonctions, qui sont pourtant tout aussi importantes que celles des tiges, des feuilles, des rameaux et des fleurs.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • CYCLE DES TRANSFORMATIONS ASTRONOMIQUES ET MÉCANIQUES DE LA MATIÈREI. Pour démontrer l'unité de la matière et son évolution nous avons recours à des preuves tirées de l'astronomie, de la physique, de la chimie, de la géologie et de la mécanique.Nous prendrons, dans chacune de ces sciences, des vérités positives prouvées expérimentalement, nous les comparerons entre elles et nous en tirerons notre conclusion, c'est-à-dire la preuve de l'évolution mécanique de la matière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quatre ailes, dont les deux supérieures, plus ou moins dures et cornées, appelées élytres, embrassent, sous forme d'étui, la plus grande partie du corps et recouvrent deux ailes membraneuses, transparentes et repliées pendant le repos ; tête portant deux antennes de forme et de grandeur variables ; yeux à facette, bouche munie de deux mandibules et de deux mâchoires ; six pattes ; métamorphose complète. - Genres principaux : Carabe, Cerf-volant, Hanneton, Cantharide, Coccinelle ou bête à Dieu.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les arbres sont des êtres vivants, organisés : il est donc essentiel que ceux qui s'occupent d'arboriculture sachent comment ces arbres croissent, comment ils se nourrissent et fructifient ; sans ces connaissances, il serait difficile de faire de bonnes plantations, et, surtout, de comprendre les opérations si importantes de la taille.Deux sortes d'organes constituent les arbres : les organes élémentaires, et les organes que nous appellerons conservateurs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Fait en 1821 d'après l'autorisation de S. Ex. le Ministre
    secrétaire d'Etat au département de l'intérieur. SUR l'invitation de Son Excellence, plusieurs de MM. les préfets ont envoyé des jeunes gens pour suivre ce cours ; ils sont venus des département des Pyrénées-Orientales, de l'Aude, des Landes, des Côtes-du-Nord, de la Charente-Inférieure, du Jura ; y ont assisté aussi des propriétaires des dé partemens de Saône-et-Loire, de la Haute-Marne, du Finistère, de Vaucluse, du Rhône, etc.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Au premier rang des coléoptères se placent les carnassiers, et à la tête de ceux-ci les brillantes et légères cicindèles. Les coléoptères carnassiers sont généralement agiles, intrépides, avides de meurtre, et, semblables aux carnivores des classes supérieures, ils dédaignent les proies mortes, et ne s'attachent jamais à celles qui répandent déjà les exhalaisons repoussantes de la décomposition. Aux instincts du carnage et de la destruction unissant l'audace et le courage, ils aiment le libre exercice de la chasse : ce sont les lions et les tigres du petit monde des insectes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le développement actuel des relations commerciales entre les peuples, la facilité et la rapidité des communications rendent de jour en jour les voyages plus fréquents, et permettent en quelques semaines d'atteindre les pays les plus éloignés et de parcourir des contrées qui, jusqu'à ces derniers temps, étaient fermées aux investigations scientifiques. Parmi les voyageurs, il en est un grand nombre qui, sans faire de la botanique le but spécial de leurs recherches, n'en ont pas moins le désir de faire profiter cette science de leurs découvertes et formeraient des collections botaniques s'ils savaient pouvoir en réunir les éléments sans trop se détourner du but principal de leurs voyages et le faire facilement et utilement.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Anatomie. - Si l'on se place en face d'un arbre coupé transversalement, on remarque au centre la moelle, autour de la moelle des zones concentriques ; il s'en forme une chaque année, elles composent le corps ligneux, qui se divise en deux parties : le bois parfait et l'aubier. L'aubier est formé des couches ligneuses les plus récentes ; dans la majeure partie des espèces il se convertit en bois parfait la cinquième ou sixième année.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Lémuridé se distingue du Simidé par les dents et par les ongles. C'est en quelque sorte un Simidé dans lequel se montre déjà l'animal carnassier. Nous avons dit que le Singe répète le système dentaire de l'homme. Les dents molaires du Lémuridé commencent, au contraire, à devenir tranchantes. Le Singe a tous les ongles similaires, tandis que le Lémuridé présente un ongle au moins qui se rélève en griffe propre à déchirer. Ainsi, par ses dents, comme par ses ongles, le Lémuridé tend à se nourrir de chair, et sous ce rapport, il établit la transition entre l'ordre des Primates et l'ordre des Carnassiers.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Potager. - On fait dans ce mois les gros travaux d'hiver, tels que défoncements pour les arbres fruitiers, les asperges, les artichauts, les courges, les pommes de terre. On laboure et on fume tous les carrés vides, afin d'exposer la terre, le plus longtemps possible avant la semence, aux agents athmosphériques qui la fertilisent et la rendent conséquemment plus propre à toutes cultures. Il faut aussi n'attendre jamais au printemps pour faire les labours : c'est un mauvais système qui empêche toujours la réussite des semis.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Zoologie

    Paul Gervais

    DIVISION DES CORPS NATURELS EN ORGANISÉS ET INORGANIQUES. - Il y a dans la nature deux catégories bien distinctes de corps. Quels que soient d'ailleurs les éléments chimiques qui les constituent ou les forces agissant sur eux, les uns ne sont formés que de matière à l'état brut et ils restent complétement inertes. Ces corps sont dépourvus d'organes pouvant servir à l'accomplissement de fonctions comparables à celles que nous voyons exécuter aux animaux et aux végétaux ; tels sont les minéraux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'établissement de nombreuses Sociétés d'horticulture sur plusieurs points du monde civilisé devra faire époque dans l'histoire de l'agronomie. Jusqu'à ces derniers temps, l'art du jardinage ou l'horticulture, considéré comme science, avait été concentré chez un petit nombre de praticiens et d'amateurs. Ce n'était qu'un point dans la science beaucoup plus vaste de l'agriculture, négligée elle-même dans son ensemble, et encore plus dans ses nombreuses subdivisions ; une de ses branches les plus importantes, soit comme utile, soit comme agréable, est sans contredit la culture des fruits et des arbres à fruit.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le vanillier est une plante grimpante, qui se plaît dans les régions chaudes et humides. Il y en a deux espèces dans le pays, que l'on distingue facilement : la petite vanille, la plus généralement répandue, est originaire du Mexique et fournit les meilleurs produits, et la grosse vanille, à grandes feuilles larges et épaisses dont les gousses tombent avant d'être parvenues à maturité et sont de qualité inférieure.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Coup-d'oeil général. - Etat de la culture des abeilles jusqu'à ce jour dans l'Ain. - Société d'Apiculture à créer. - Statistique apicole. Depuis quelque temps, l'industrie des abeilles, qui paraissait sommeiller dans le département de l'Ain, semble vouloir prendre un nouvel essor.Plusieurs expériences ont été faites avec un certain succès ; elles tendent à nous tracer la route d'améliorations importantes à introduire dans notre système d'apiculture.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Bellinzona, le 21mai 1873.MONSIEUR LE RÉDACTEUR DE l'Apiculteur, L'Abeille italienne, qui s'est acquis une réputation universelle, est devenue depuis quelques années l'objet d'actives recherches en France, comme elle l'est depuis longtemps pour la Suisse transalpine, l'Allemagne, l'Angleterre, les Etats-Unis d'Amérique, etc. C'est avec plaisir que je constate l'intérêt toujours plus vif des apiculteurs français pour l'abeille jaune, car il confirme les éloges que vos abonnés se rappellent d'en avoir lu de temps à autre dans votre journal, et il prouve que l'apiculture dans votre pays veut progresser à tout prix.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Sa naissance. - Influence de sa mère. - Premier penchant pour l'histoire naturelle. - Ses occupations d'enfant. - Première école. - Vacances. - Il renonce à la carrière commerciale. - Collège de Lausanne. - Choix d'une vocation. - Vie et études à Zurich. - Université de Heidelberg. - Maladie. - Retour en Suisse. - Convalescence.Jean-Louis-Rodolphe Agassiz est né le 28 mai 1807 à Motier, au bord du lac de Morat ; son père y était alors pasteur ; il avait épousé Rose Mayor, fille d'un médecin demeurant à Cudrefin, près du lac de Neuchâtel.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougeux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats ; aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte ; il se fait au bruit des armes, il l'aime, il le cherche et s'anime de la même ardeur : il partage aussi ses plaisirs ; à la chasse, aux tournois, à la course, il brille, il étincelle. Mais docile autant que courageux, il ne se laisse point emporter à son feu ; il sait réprimer ses mouvements : non seulement il fléchit sous la main de celui qui le guide, mais il semble consulter ses désirs, et, obéissant toujours aux impressions qu'il en reçoit, il se précipite, se modère ou s'arrête : c'est une créature qui renonce à son être pour n'exister que par la volonté d'un autre, qui sait même la prévenir ; qui par la promptitude et la précision de ses mouvements, l'exprime et l'exécute ; qui sent autant qu'on le désire, et se rend autant qu'on veut ; qui, se livrant sans réserve, ne se refuse à rien, sert de toutes ses forces, s'excède, et même meurt pour obéir.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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