La Cardere

  • À l'heure où une partie de l'agriculture est prise au piège de l'engrenage d'un pr oductivisme agroalimentaire mondialisé et orienté par les stratèges du néolibéralisme, force est de cons tater que la faillite de ce modè le agricole pousse les paysans à leur perte. Même ceux qui avaient fait le choix de préser ver leurs territoires, en perpétuant des pratiques pastorales respectueuses à la fois de l'environnement et d'un développement touristique harmonieux, se retrouvent également me- nacés dans leurs fonctions.
    N'y a-t-il pas de la cupidité, de l'avidité et de la vanité, de la part d'une partie de la population et de financiers en deman de d'une terre de loisirs, poussant notre paysannerie au ban de la société ? Que restera-t-il de ces territoires écorchés quand ceux qui se sont acharnés à les préserve r auront été contraints de les abandonner ?
    C'est avec amertume et ironie qu'un berger indigné exprime ici ses propres inquiétudes, sous forme de conte, poésie, textes libres et hybrides.

  • Bergers, alpages et pastoralisme appartiennent-ils à l'Histoire ?
    Alors que beaucoup leur fabriquent une ima ge passéiste d'activité « traditionnelle » teintée de nostalgie, cinq cent mille brebis transhument chaque année entre Provence et Alpes. Signe de la vivacité de la culture pastorale du Sud de la France.
    Sur la base d'une ethnographie précise, Guillaume Lebaudy anal yse la culture de la mobilité des bergers et des troupeaux.
    Il nous donne à comprendre un métier qui suppose des savoirs et savoir-faire, mais aussi une obsession de la domestication commune à tous les éleveurs et bergers dans le monde. Se dévoi le peu à peu tout le génie de ce métier dans ses mutations pour composer au fil du temps avec les évolutions de nos so ciétés. Sans pessimisme mais avec lucidité, cet ouvrage alerte sur la crise actuelle de la culture pastor ale et met en lumière ses enjeux enviro nnementaux, territoriaux, administratifs, sociaux et culturels.

  • Si les moutons traînent derrière eux une réputation d'animaux stupides, c'est la faute de Panurge. Or les moutons n'adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu'ils sont d'accord et y trouvent de l'intérêt : il n'y a pas de moutons idiots, juste des animaux « mal élevés ». Une philosophe et un écologue ont retracé, avec une dizaine de bergers, une aventure rarement évoquée, celle où des animaux apprennent à des humains à leur apprendre. Leur objectif : comprendre comment cet apprentissage se construit.
    Cet ouvrage révèle un fait peu connu : bergers et brebis sont engagés dans une conversation permanente, faite d'apprentissages réciproques et de respect. Ensemble, ils créent de la cohérence et cultivent l'idée de ce que peut être la possible beauté du monde. Les moutons font mieux : ils réalisent cette idée. Et ils le font, notamment, en mangeant.
    Composer avec les moutons, voilà ce qu'apprennent à faire, au quotidien, ces bergers. Humains et animaux s'engagent ensemble dans la création, non seulement d'un accord, mais également d'un éthos des manières d'habiter le monde. Tout un art de reconstruire l'étoffe un peu partout abîmée des continuités sensorielles. C'est cela aussi, composer avec les moutons.

  • Un berger, des bergères

    Collectif

    Que sait-on aujourd'hui des bergers, de leur travail et de leur quotidien? Longtemps enfermé dans une image archétypale - un métier d'homme, rude et solitaire - le métier s'ouvre à d'autres réalités. Depuis des dizaines d'années, les actions d'accompagnement, d'animation, de développement, de préventi on, de formation, de communication, de recherche, etc., participent largement à transformer le métier de berger en veillant à sa pérennisation.
    Une enquête technique, ethnologique et photographique, menée en 2010 sur le terrain à la rencontre de bergères et bergers des Alpes, dévoile une diversité et une évolution insoupçonnées de ce métier : trajectoires indi viduelles et professionnelles, conditions de vie et de travail, féminisation, image du métier, pr ofessionnalisation, créativité, etc. Elle montre aussi que ce métier, pourtant poussé par une formidable vague de modernité, offre à celles et ceux qui le pratiquent, une incomparable richesse culturelle, philosophique et poétique.

  • Quel avenir pour l'alpage, ce lieu commun bien singulier ?
    Les espaces pastoraux se distinguent par leurs modes de collaboration originaux : le contrat de travail y constitue un enjeu central de la coopération entre berger-e-s et éleveur-se-s. Singulier, l'alpage est aussi objet d'approches plurielles, sources de débats, de tensions, voire de conflits. De ces relations dynamiques, comment en tirer des moteurs d'innovations et de prospectives, pour que la pérennité de l'alpage en tant qu'outil collectif ne soit pas menacée ?
    Le « métier » est soumis à des contraintes externes fortes : rude loi du marché, tracasseries administratives, conséquences des phénomènes de prédation, du côté éleveur ; prédation en alpage, exigences techniques croissantes, relation avec les touristes et randonneurs, horaires de travail, risques professionnels, habitat en site isolé, forte saisonnalité du métier, précarité socioprofessionnelle, du côté berger.
    Mais l'écart culturel se creuse entre le groupe social des gardiens de troupeaux et celui des éleveurs. Le risque de perte des savoirs et des compétences, sentiment partagé par les éleveurs et les bergers, est une question cruciale. Pourtant les gardiens de troupeaux d'aujourd'hui et de demain ne renouvellent-ils pas le rapport aux animaux et aux territoires pastoraux ? Les éleveurs employeurs, eux aussi porteurs de regards nouveaux sur les articulations entre économies et ressources naturelles, ne doivent-ils pas mieux formuler leurs exigences, définir des profils de poste précis, les objectifs à atteindre et les critères d'évaluation de leurs salarié-e-s, ainsi que les marges de progrès ?

    Ouvrage collectif proposant un regard multiple sur l'alpage (historique, descriptif et prospectif), dans le champ des sciences humaines et sociales, L'Alpage au pluriel invite les contributeurs à « se lâcher » sans se radicaliser, afin d'enrichir le débat, de diversifier l'expression de la profession, et d'apporter ainsi des voix plus distanciées à la problématique de la relation centrale éleveurs-bergers. Dans un tour d'horizon des différents points de vue, cet ouvrage pose les bases d'une construction résolument tournée vers l'avenir de professions et fonctions complémentaires, convergeant vers un pastoralisme durable et producteur de richesses et de culture.
    Les 27 contributeurs de cet ouvrage sont des berger-e-s (et enfants de), un éleveur, un aide-berger, des agents de développement local, d'accompagnement et de représentation professionnelle (services pastoraux, Mutualité sociale agricole, groupements pastoraux, associations de bergers), des scientifiques (historiens, géographes, sociologues, ethnologues, botaniste), un éditeur en pastoralisme.

  • En France, plus de 10 000 km de digues fluviales et de canaux, et plusieurs milliers de petits barrages sont concernés par l'entretien et la maîtrise de la végétation qui s'y développe. Végétation qui en constitue un attrait fort, mais qui en même temps entraîne des risques de détérioration.
    Ce livre comble un manque en termes d'informations, de méthodologies et d'accompagnement des gestionnaires et des bureaux d'études sur la gestion de la végétation des ouvrages hydrauliques en remblai. Il apporte des méthodes opérationnelles aux professionnels du domaine pour leur permettre d'établir un dia­gnos­tic approfondi d'un ouvrage boisé ou embroussaillé, et d'élaborer un véritable plan de gestion ou un programme de travaux de confortement, garants de la sécurité des ouvrages.
    Au croisement de plusieurs compétences - écologie, génie civil et hydraulique -, ce guide apporte les connaissances plurielles et la synthèse d'une recherche pluridisciplinaire, tout en s'appuyant sur un important retour d'expérience issu de cas réels.
    Le temps de préparation de cet ouvrage - 5 ans - révèle la difficulté de cette tâche : elle est l'aboutissement d'un travail considérable, près de 20 ans d'études, et de nombreux échanges avec les gestionnaires et les administrations, pour aboutir à un manuel cohérent, clair et facile d'emploi que la profession pourra aisément s'approprier. Tel est le souhait qui a résolument guidé ses auteurs.

  • La ressource en eau est une préoccupation majeure de notre temps. Souci quotidien des éleveurs et bergers pour l'abreuvement de leurs troupeaux en alpages et sur parcours, elle l'est aussi pour ses gestionnaires confrontés aux exigences de son partage avec nombre d'autres usages, écologiques, industriels, urbains, domestiques, etc.
    L'ouvrage donne une vision élargie de la manière dont est aujourd'hui abordée la question de l'eau à des échelles qui dépassent largement le cadre de nos territoires pastoraux, celles des hydrosystèmes.
    C'est l'occasion, dans un premier chapitre, de mieux saisir les problématiques traitées en ce domaine par le monde de la recherche, avec les méthodes et les outils qu'il développe.
    À l'échelle des systèmes pastoraux, s'éclaire dans un second chapitre l'importance et le rôle de la ressource en eau pour la conduite des troupeaux. On rappelle ici les fondamentaux zootechniques concernant les besoins des animaux, et l'on souligne les fonctions des aménagements pastoraux d'abreuvement dans une utilisation équilibrée des unités pastorales.
    Une dernière partie dresse les grandes lignes d'une gestion concertée de la ressource en eau qui dépasse les seules préoccupations pastorales.
    De vastes champs de questionnements s'ouvrent inévitablement dès que l'on aborde l'enjeu de l'eau pour les parcours et les alpages. Pour cette édition 2014, placée sous la direction scientifique de Jacques Lepart (CEFE-CNRS), l'Association Française de Pastoralisme a souhaité en explorer plusieurs facettes permettant à la fois d'apporter des clefs de compréhension sur le sujet, et d'esquisser les perspectives de leur approche dans un contexte d'aléas climatiques qui tendent à s'accentuer.

  • En 1972, en pleine période d'intense modernisation de l'agriculture, la France fait le choix de ne pas marginaliser les activités pastorales et leur donne par la voie législative un cadre réglementaire innovant et original, permettant leur organisation et leur fonctionnement. Instituant alors les associations foncières pastorales, les groupements pastoraux, les conventions pluriannuelles de pâturage, la loi pastorale de 1972 s'avère particulièrement performante et bénéfique. Aujourd'hui encore, elle fournit le support permanent de toutes les politiques concernant le pastoralisme et ses interrelations avec l'aménagement du territoire.
    En 2012, pour célébrer le 40e anniversaire de la loi pastorale, l'Association Française de Pastoralisme et l'Assemblée permanente des chambres d'Agriculture coorganisent une rencontre nationale et européenne, avec le soutien du ministère de l'Agriculture et de nombreux acteurs et partenaires du pastoralisme. C'est l'occasion de retracer l'édification et la mise en oeuvre de cette loi, d'en dresser le bilan, d'en mesurer les implications actuelles en termes d'organisation, de structuration, de partenariats, de dynamisme et de modernité. L'occasion également d'élargir le dialogue aux pastoralismes d'Europe, pour poser les bases de propositions communes, alors que se dessinent les futurs cadres politiques européens.

  • Dans le champ de la gestion durable des ressources naturelles, les systèmes d'élevage sont l'objet de nombreuses polémiques. Une critique couramment entendue est la contribution déterminante de l'élevage d'herbivores à la production de gaz à effet de serre. La réalité est-elle aussi simple ? Est-ce que c'est la seule base possible pour apprécier ces systèmes à leur juste valeur ? Ce que nous avons sous les yeux est-il suffisamment clair, ou bien existe-t-il une vraie nécessité d'aller au-delà des polémiques ? Ce livre fouille différentes pistes pour tenter de comprendre ce qui sous-tend réellement les systèmes d'élevage dans un contexte aujourd'hui mondialisé.À la question « qui pilote les systèmes d'élevage ? », sont rassemblées ici les réponses de chercheurs, auxquelles s'associent le vécu et l'expérience de terrain de praticiens et agents de développement de plusieurs continents. « A paradigm shift in livestock management: from resource sufficiency to functional integrity » apporte un éclairage nouveau sur tout ce qui génère les ressources matérielles et immatérielles de ces systèmes. Sont-elles limitées et données une fois pour toutes (le point de vue « resource sufficiency », ou bien possèdent-elles une dynamique propre leur permettant de s'auto-régénérer (celui de « functional integrity »)? Et au bout du compte, divers éléments ne pourraient-ils pas constituer une base de résilience des systèmes d'élevage : dynamique à long terme des écosystèmes, comportement adaptatif des animaux au pâturage, action collective, apprentissage, aspects culturels ?Les auteurs de cet ouvrage discutent de ces nouvelles perspectives et de la diversité d'approches originales de gestion des systèmes d'élevage, sur fond de prairie canadienne, de haut plateau andin, de pampa sud-américaine, de montagne française, ou encore de Sahel africain, de plateau tibétain et de steppes mongoles.

  • Les systèmes d'élevages pastoraux, dont une large partie de la ressource fourragère provient du pâturage d'espaces naturels, s'appuient essentiellement sur des races dites « rustiques », communément présentées comme des races animales capables de s'adapter à des conditions d'élevage comportant de multiples contraintes (climat, altitude, accès à la ressource, offre fourragère aléatoire, etc.).
    - Cette capacité d'adaptation attribuée aux races rustiques est-elle simplement liée à leur patrimoine génétique ? Ou bien est-elle acquise par la pratique en s'appuyant sur une certaine plasticité vis-à-vis du milieu ? Ou encore est-elle transmise par l'éducation des animaux (mère-petit ou éleveur-troupeau) ?
    - Pourquoi et comment ces races rustiques sont-elles toujours au coeur de projets individuels ou collectifs ? Quelles dynamiques peuvent naître à partir de projets d'éleveurs - associés à d'autres acteurs de la recherche-développement - pour s'adapter sans cesse aux nouveaux enjeux agricoles et sociétaux ? La rusticité n'apparaît-elle donc pas comme l'expression d'une capacité d'adaptation à des situations inédites, voire improbables, bref au changement ?
    - Et derrière les actions de maintien ou de relance de races locales, n'y a-t-il pas un besoin fort d'identification d'êtres humains à leur territoire ?
    - Dans tous les cas, cette réflexion sur la rusticité nous ramène inévitablement à la dimension tout affective du lien fondamental entre les animaux et les hommes.
    C'était là l'objet du séminaire annuel 2010 de l'Association Française de Pastoralisme, que de croiser les regards sur ce thème complexe. La multiplicité des réponses (parfois contradictoires) que génère le souhait d'objectiver la rusticité amène finalement à la considérer davantage comme une notion subjective, comme un choix, une projection, une intention sur l'objet, de la part de celui qui l'énonce, faisant de cet objet un sujet capable d'exprimer sa rusticité...

  • En alpage ou sur les zones de parcours alpins, ovins et bovi ns - animaux domestiques - en semi-liberté parcourent de vastes espaces, parfois boisés. Dans l'objectif de rester maît res de leurs troupeaux et d'être en capacité de les « conduire », les bergers et les éleveurs doivent conserve r le meilleur contact possible avec leurs bêtes, afin qu'elles ne « s'ensauvagent pas ». Construite à partir des connaissances biologiques et ét hologiques des ovins et des bo vins, la relation homme-animal domestique nécessite d'être finement entretenue : des animaux ayant perdu leur docilité devie nnent dangereux, difficiles à conduire, imprévisibles, et demandent beaucoup de temps de trav ail. Leur peur diminue leur potentiel de production sur l'alpage. Anticiper les réactions de l'animal a des effets bénéfiqu es sur la prévention des risques professionnels et sur le respect du bien-être animal. Réussir une bonne gestion pastoral e implique de bien connaître la manière dont les ovins et les bovins analysent et comprennent leurs envi ronnements, et réagissent à ces informations.

  • De par le monde et ses cinq continents, d'immenses territoi res ont pour seule vocation le pâturage extensif des animaux domestiques : c'est le pastoralisme . Sur ces espaces, vides d'hommes, à l'exception des pasteurs, des milieux remarquables sont préservés des nuisances et des pollutions du monde moderne ; ce sont les espaces naturels protégés (parcs, réserves, etc.). Des espaces naturels, à la fois artifici els et culturels... Des espaces que l'on veut protéger de qui ?
    De quoi ? et pourquoi ? Quelle est la place de l'homme et de ses activités dans ces milieux ? Quelle est la place de la faune sauvage dans les espaces protégés ? Et celle des prédateurs ? De rrière ces interrogations, il y a le multi-usage d'un espace.
    Entre pasteurs, alpagistes ou transhumants, et gestionnair es des espaces naturels protégés, des incompréhensions, des ressentiments, parfois des conflits se font jour. Dans cette situation nouvelle, il faut dépassionner les débats pour établir de nouvelles relations pacifiées en tre pasteurs et protecteurs.

  • Brûlages dirigés

    Collectif

    Une première synthèse, richement illustrée, dont l'ambition est d'aborder la question des feux pastoraux et de leur évolution au travers de multiples entrées : historiques, ethnographiques, légales, techniques. Par des expérimentations en vraie grandeur (région Grand Sud de la France) et des recherches menées dans divers laboratoires, il aborde les aspects d'aménagement et de multi-usage de l'espace, dans un cadre de sécurité, de durabilité et de pérennité des ressources. Les aspects d'organisation professionnelle et de formation des agents d'intervention ne sont pas oubliés.

  • La prévention des incendies de forêts dans les espaces natu rels méditerranéens français fait l'objet d'une recherche- développement mal connue du public, associant des scientifique s et des acteurs de terrain en matière de prévention et de lutte. Analyser le comportement des ouvrages de prévention face à un incendie en situation réelle, tel est l'objectif poursuivi par ce document. Une méthode standard de recueil d'information après incendie, d'analyse et d'évaluation du fonctionnement d'une coupure, est testée sur six incend ies ayant touché des coupures. L'analyse de différents cas types permet de mettre en parallèle la structure de l'aménagement, le comportement du feu, l'état du combustible et les modalités d'utilisation de la coupure par les équipes de lutte. Une synthèse dégage les résultats pratiques et les pistes de réflexion pour améliorer la conception et l'entr etien d'aménagements DFCI plus efficaces et plus sûrs.

  • Les skieurs qui dévalent les pentes de l'Alpe d'Huez savent-ils qu'ils sont sur « l'alpage d'Huez » ? Les pilotes des bolides du « Paris - Dakar » savent-ils qu'ils traversent des zones essentiellement pastorales, précieuses et fragiles, à très faible productivité ? Les sociétés pastorales sont héritières d'une histoire technique et culturelle, et n'ont cessé de poursuivre leurs modernisations, adaptations, tout en gardant une certaine authenticité. Quelle identité, quelle reconnaissance, quelle intégration peuvent-elles attendre des sociétés urbaines avec lesquelles elles évoluent et travaillent ? Quelles images donnent-elles d'elles-mêmes et comment le message est-il reçu ? Qu'en est-il de l'accès à la santé humaine, à l'éducation, aux technologies modernes, à la santé animale, à l'appui technique pour ces femmes, ces enfants et ces hommes en mouvement ? Quels apports, échanges, réciprocités philosophiques et culturelles entre sociétés urbaines et pastorales pourront enrichir nos sociétés de demain ? Enfin, quel sera l'avenir des sociétés pastorales dans leurs relations intersociales, avec les milieux naturels, et à quel prix ? C'est pour donner quelques éléments de réponse à toutes ces questions que les participants des cinquièmes rencontres internationales du cinéma pastoraliste se sont assis autour d'une table...

  • L'aménagement des espaces naturels méditerranéens pour la prévention des incendies de forêts nécessite d'importants moyens financiers pour la création de coupur es de combustible et leur entretien. Il génère également des coûts, rarement pris en compte, de négociation, de conc eption, d'encadrement et de suivi, d'animation, etc. Qui supporte les coûts des ouvrages DFCI ? Quelle pérenni té pour ces investissements ? L'élevage pourra-t-il supporter à terme le coût d'entretien des aménagements ? Quels aménagements offrent le meilleur rapport qualité-prix ? Ce travail collectif du groupe « Analyse éc onomique » du réseau Coupures de combustible présente une méthode homogène de calcul du coût d'un aménagemen t DFCI et de ses composants, méthode illustrée par trois cas concrets (types d'élevage contrastés), puis appliquée à l'analyse comparative du coût de neuf aménagements suivis par le Réseau.
    Un barème standard des prix d'une centaine de travaux élémentaires est fourni en annexe.

  • Début des années soixante. La politique agricole française marque un tournant et opte pour une agriculture intensive, productiviste et mécanisée. La désertification du territoire se poursuit, particulièrement en montagne. Dans le Cantal, des éleveurs réagissent aux problèmes fonciers grandissants : la COPTASA est créée en 1963. Première coopérative de transhumance en France, elle sera aussi en 1972 le premier groupement pastoral issu de la Loi de mise en valeur pastorale de la montagne. Aujourd'hui, la coopérative rayonne en Cantal, draine chaque été plus de 4000 bovins. On peut affirmer que le bilan d'une quarantaine d'années de fonctionnement est très positif, en termes économiq ues, sociaux, agronomiques, zootechniques, environnementaux...
    Inclassable (ni capitaliste, ni collectiviste), la COPTASA est une entreprise coopérative moderne fondée sur une réalité économique, une tradition, et la passion d'un métier.

  • La naissance d'une véritable conscience collective environnementaliste à la fin du XX e siècle fait changer de forme les représentations des espaces « agro-naturels », et le pastoralisme y jouera un rôle de plus en plus important. Début 1999, l'Association française de pastoralisme renouvelle un constat : le s réalités de l'activité pastorale et la grande diversité du pastoralisme sont trop souvent méconnus. Une cinquantaine de spécialistes sont réunis pour faire découvrir au public la teneur du pastoralisme d'aujourd'hui. Les aspects techniqu es, les considérations culturelles, les relations avec l'environnement, le multi-usage, la formation, l'organisation d'une profession difficile mais dynamique, sont développés afin de balayer l'image d'Épinal qui co lle au dos du pastoralisme moderne.

  • Les coupures de combustible constituent une composante essentielle de la prévention des incendies de forêt en région méditerranéenne française. Sur ces ouvrages, la dynamique du combustible végétal doit être freinée par une succession d'opérations techniques adaptées. Pour affi ner ces interventions, il es t nécessaire d'en évaluer l'efficacité sur le long terme et dans une gamme ét endue de conditions de milieu. Le Réseau Coupures de combustible propose un ensemble de méthodes standard de suivi-évaluation qui ont ét é testées et validées depuis plus de dix ans sur une soixantaine d'ouvrages DFCI. Ce document regroupe les méthodes utilisées à l'échelle de l'aménagement dans son ensemble (suivi léger) et des plac ettes localisées (suivi fin), et décrit la structure de la base de données partagée par les membres du Réseau. De s exemples de saisies et de sorties cartographiques illustrent le propos.

  • Dans vingt, trente ou cinquante ans, dans un siècle, qu'en se ra-t-il du pastoralisme ? Alors que ce système d'élevage nous vient de la nuit des temps, alors que les civilisations humaines, héritières des gr andes religions monothéistes y ont puisé des images fortes (le bon pasteur, le troupeau égaré...), le pa storalisme n'a jamais été auss i menacé par les effets d'une modernisation qui n'a souvent su que régl ementer, sécuriser, urbaniser ; toutes choses contraires aux logiques des éleveurs nomades, alpagistes, pasteurs, tran shumants d'ici et d'ailleurs. Au Nord et au Sud, les choses sont différentes, les problèmes surtout ; d'un côté la biodiversité, de l'autre la survie. Mais le pastoralisme ignore par certains aspects les frontières géographiques et culturelles ; c'est à la fois un terrain d'entente, des objectifs similaires, et une vocation ancestrale de communication entre les peupl es. C'est peut-être aujourd'hui une oppo rtunité d'échanger des réflexions sur le développement durable mondial.

  • Les rencontres annuelles de l'Association française de Pastoralisme sont une des occasions d'échange entre ses membres, dispersés dans toutes les régions de France et souvent isolés. La Fédération des estives de Corse (A Muntagnera), créée en juillet 2000, permet d'accrocher la Corse à la « planète pastoraliste », et de faire découvrir, un an plus tard, un domaine pastoral si particulier par ses aspects fonciers, territoriaux, environnementaux, climatiques ou touristiques, en abordant comme il se doit les aspects techniques et scientifiques des élevages extensifs de l'île, avec les actions et les contraintes du développement moderne d'une solide tradition pastorale qu'ils comportent. Numéro spécial de la revue Pastum (journées annuelles de l'AFP, septembre 2001).

  • C'est en 1982 qu'un certain Henri Firn, ber ger alsacien, débarque en forêt des Ma ures avec ses brebis et son chien, pour participer à l'une des plus longues opérations d' aménagement associant élevage et prévention des forêts contre l'incendie. Pendant près de vingt ans, une collabora tion étroite entre l'éleveur, l'ONF et les chercheurs de l'INRA en charge du suivi scientifique, permettra d'intégrer avec succès une acti vité d'élevage dans l'entretien d'un réseau de coupures de combustible cloisonnant un territoire forestier marqué par le multi-usage (promeneurs, chasseurs, producteurs de liège, etc.). Ce document expo se l'historique, le contexte de l'aménagement, les adaptations, améliorations et ajusteme nts réalisés sur les deux systèmes (for êt, élevage), et propose un dignostic global de l'aménagement au regard de l'environnement, du paysage et des différents utilisateurs de cet espace.

  • Les grands incendies de forêts sont parmi les rares cata strophes naturelles face auxquelles l'homme envisage de s'interposer. Mais il convient de préparer à l'avance les espaces naturels sensibles au feu. Les coupures de combustible sont des zones d'appui à la lutte contre les incendies aménagées et équipées préventivement pour donner plus de chance aux pompiers de gagner la bataille du feu. Ce document rassemble les connaissances et les savoir-faire actuels en matière de conception des coupures de combustible, synthétisant ainsi près de 10 ans de travaux dans le cadre du Réseau Coupures de combustible.
    Il est le fruit d'un groupe de 70 spécialistes réunis pour la première fois en colloque sur ce th ème à l'instigation de la direction de l'Espace rural et de la Forêt (ministère de l'Agriculture). Un premier pas vers un guide national de normalisation des aménagements de défense des forêts contre les incendies...

empty