Mareuil Editions

  • Encore aujourd'hui, Bernard Hinault cristallise toutes les attentions. C'est le dernier Français à avoir gagné le Tour de France, il y a plus de trente ans. Champion hors normes, réputé pour ses attaques tonitruantes, son caractère pugnace et volontaire, il ne s'est jamais résigné à la défaite. Il possède à ce jour le plus grand palmarès français du cyclisme.

    Dans ce beau livre, Bernard Hinault revient sur ses faits d'armes les plus légendaires grâce au concours de Jean-Paul Brouchon, le journaliste de sport, qui a recueilli pour l'occasion des articles d'anthologie sur les plus grandes victoires du "Blaireau".

  • Quand le Tour fait étape dans une ville, cette dernière connaît aussitôt la célébrité ; elle est alors estampillée « Ville-Tour de France » ! On n'en veut pour preuve que cette personnalité de Gap, devenu député européen.
    Aussitôt arrivé à Bruxelles, il se trouva entouré de deux de ses collègues, l'un Belge, l'autre Italien, déjà politiquement aguerris : « D'où venez-vous ? » demandèrent-ils au « néo-européen ». Il parla du département des Hautes-Alpes mais, rappelé à la raison citadine, avoua qu'il venait de Gap. Ce fut le sésame : « Gap ?
    Le Tour de France ? C'est extraordinaire ! » Rien n'a changé. Dans les contacts et les réunions conviviales, on pose de nombreuses questions. Qui a gagné l'étape de Lyon, celle de Millau, celle de Menton, celle de Brest ... ? C'est aussi cela la célébrité. Et puis, il existe des lieux qui deviennent mythiques tout au long des chemins. Il s'y est passé une aventure.
    Comment s'appelle ce col poussiéreux où Roger Rivière a connu son destin fracassé ? Il y a les cols certes mais, dans le Tour où triomphe la grandeur, une France plus humaine encore reprend son cours.
    Le Tour fascine la France et les Français. Dans les écoles, les professeurs organisent « la dictée du Tour ».
    Le Tour c'est donc aussi, et enfin, la France de l'Instruction publique. Ce livre se propose de redécourvir ces villes et villages où cette « Grande Boucle » a repris son souffle où des noms sont marqués dans le granit breton, sur les socles des envoûtantes Cévennes, dans les Pyrénées éternelles ou dans les Alpes audacieusement découpées. Véritable référence, ce livre de plus de 500 pages dressera la liste de tous ces villages et villes avec l'histoire qui les impliquent dans le Tour. Il n'y avait que JEAN-PAUL OLLIVIER, historien et célèbre commentateur du Tour de France, pour réaliser ce travail qui n'avait jamais été fait auparavant.

  • 12 juillet 1964. 500 000 personnes se massent sur les routes reliant Brive au Puy-de- Dôme. Toutes attendent le dénouement d'un Tour de France que les experts éliront le Tour du siècle. Nombreux espèrent me voir endosser la tunique dorée qui me fuie tant.
    Ma lutte avec Jacques ce jour-là mit la France en apnée. Ce Tour de France 1964, j'aurais pu le gagner plusieurs fois avant cette étape, devenuemythique.
    Mais le sort en décida autrement.
    Et ce fut au Parc des Princes que le sacre des rois eut lieu.

  • Que s'est-il passé le 26 juillet 2019 sur le Tour de France ? Une décision de l'organisateur d'annuler l'étape bouleverse la course...Dans ce livre Guillaume Di Grazia, journaliste à Europsport, mène l'enquête.

    Le 26 juillet 2019, l'édition du Tour de France la plus haletante de ce siècle bascule. Pour la première fois dans l'histoire de la Grande Boucle, une étape est arrêtée et ne repartira pas. Au motif d'une météo apocalyptique, les organisateurs interrompent la course entre le col de l'Iseran et Tignes. Journée d'orage mais aussi de gestion de crise dans les voitures d'ASO l'organisateur du Tour de France et de désespoir pour les rêves de victoire tricolore. Thibaut Pinot, en larmes, abandonne le Tour tandis que Julian Alaphilippe cède son maillot jaune à Egan Bernal. Fallait-il arrêter la course ? Était-ce la seule solution à la disposition des organisateurs ? La décision prise par ASO était-elle conforme au règlement ?

    Guillaume di Grazia, qui suit le Tour de France pour Eurosport depuis plus de 20 ans, mène l'enquête. Agrémenté de témoignages de coureurs et patrons d'équipe (Julian Alaphilippe, Marc Madiot, Patrick Lefevere, William Bonnet, etc.) et des hommes en charge du plus grand évènement sportif annuel mondial (Christian Prudhomme, Thierry Gouvenou, etc.), ce livre revient en détails sur cette journée d'anthologie. Avec, en point de mire, cette question : Julian pouvait-il gagner le Tour ?

  • De Poulidor à Armstrong, de Fausto Coppi à Bernard Hinault, des frères Pélissier à Jacques Anquetil, de Merckx à Fignon sans oublier les coureurs d'aujourd'hui, Daniel qui a suivi plus de 50 Tours de France pour la radio et la télévision, raconte avec verve et émotion les plus belles histoires de la Grande Boucle.

    Dans un style direct inimitable, tel un reportage radiophonique, Daniel Pautrat emmène le lecteur sur sa moto. À ses côtés, ce dernier découvre le Tour, ses histoires, ses stratégies, sa légende de 1903 à 2018, et remonte le fil de l'histoire « des cycles » dans une expérience de lecture hors norme !

  • « Dans ce livre illustré, Raymond Poulidor se confie à son ami Jean-Paul Brouchon et lui raconte l'histoire de sa vie hors du commun.
    De nombreux articles sur les faits d'armes légendaires de Poupou, des témoignages inédits de ses anciens coéquipiers, des lettres de fans jamais publiées ponctuent ce beau livre thématique.
    Sans oublier bien sûr de nombreuses photos de courses extraites de la collection personnelle de Raymond Poulidor qui fleurent bon la nostalgie. Celle de l'âge d'or d'un cyclisme dont Poulidor était le plus fervent représentant.
    Cet ouvrage est le livre tant attendu de Poupou, le dernier grand mythe du sport français.

  • « Je ne suis pas un écrivain. Je suis un cycliste.
    Pourtant, le temps est venu pour moi de livrer quelquesuns des secrets qui ont fait ma vie de coureur, et en particulier cette rivalité avec Jacques Anquetil qui s'est transformée en une véritable amitié. » Avec le concours de Jean-Paul Brouchon, le regretté journaliste aux 40 Tours de France, Poupou lève le voile sur ses plus grands faits d'armes : Milan-San Remo, le Tour d'Espagne, Paris-Nice, Le Dauphiné Libéré et ses ineffables Tours de France. Le témoignage unique d'un grand champion qui reste aujourd'hui le cycliste préféré des Français.

  • Raymond Poulidor vient de fêter ses 80 ans et sa popularité est toujours au sommet ! Ce coffret propose de réunir le beau livre Le Poulidor (Mareuil Éditions) réactualisé avec de nouvelles photos - il n'a pas encore été commercialisé, et le DVD Poulidor Ier réalisé par Patrick Jeudy qui a connu de très belles ventes lors de sa sortie en 2015.

    Alliant textes (coupures de presse sur Poulidor, interviews de ses équipiers et entraîneurs, etc.), images, vidéos et reportages sur le champion, ce coffret est le cadeau de Noël idéal du fan de Poulidor mais aussi celui de tout amoureux de cyclisme. En achetant ce coffret, le lecteur réalise une économie de 5 euros par rapport au prix de vente public des deux produits !

  • Pourquoi publier un livre sur, de, et... avec Bernard Hinault, 30 ans après la fin de sa carrière sportive : il ne peut être question aujourd'hui de raconter innocemment une histoire qui connaît déjà de si nombreuses versions.
    Ce livre est fondé sur un constat : dans la mesure où il est impossible d'être dans le même temps acteur, spectateur et narrateur de sa propre légende, le champion a longtemps été privé de la parole par les commentaires ou les récits, et Bernard Hinault, pourtant très respectueux des journalistes qui bâtissent « l'épopée » du cyclisme, a souvent déploré que l'on « pense à [s]a place ». Sur la base de ce constat, nous avons voulu rendre la parole à Bernard Hinault, en lui donnant la possibilité matérielle de prendre possession de sa légende. Concrètement, il fallait donc rassembler toutes les composantes de l'action et de sa dramaturgie, à travers un ensemble de documents (photographies, vidéos, articles de presse, entretiens, caricatures, etc.), de manière à replacer le champion (comme ses lecteurs) dans le temps de l'action, tout en lui redonnant le contrôle des mots. C'est pourquoi les entretiens ont été filmés à l'Université Rennes 2 dans un dispositif technique propre à recomposer la bulle perceptive de l'action pour la mettre à portée d'analyse : Bernard Hinault s'est exprimé continument devant des images, au cours de sessions qui ont permis de construire parallèlement un webdocumentaire, incorporant de nombreuses images d'archives. Outre les documents qu'il comporte, le présent livre renvoie donc, par des QR codes et des URL, à des vidéos permettant de revivre les moments importants de la carrière du Champion.

  • Il est de ceux que la légende n'oubliera jamais. Sa voix, facilement reconnaissable, fut dans les années 60-90 celle du Tour de France dont il raconta quotidiennement les exploits, d'abord sur l'antenne de France Inter, à la télévision (ORTF), sur la 2 ème chaîne couleur puis sur TF1. Grand reporter, il sillonna le monde pour couvrir les Jeux olympiques (de 1960 à 2000), il fit découvrir aux Français des sports jusqu'alors méconnus comme le hockey sur glace, le foot américain, le sumo ou la boxe thaï. Spécialiste du cyclisme et du ski, il lança l'émission Téléski, calquée sur Téléfoot mais c'est surtout dans le vélo - sa grande passion - que Daniel Pautrat a pu se faire apprécier et recevoir les confidences des plus Grands : Bobet, Poulidor, Anquetil, Hinault, Merckx, Fignon, LeMond et bien d'autres. Sans oublier les coureurs des années 30,40,50 qu'il a aussi côtoyés.

    Ce livre raconte toutes ces anecdotes et les coulisses du milieu cycliste au temps où le journaliste avait porte ouverte dans la chambre du champion. De par sa position privilégiée au coeur du peloton, dans la course, Daniel est l'un des rares à pouvoir raconter voire révéler les stratégies de course et les histoires, petites et grandes, des forçats de la route. Ce qu'il n'avait jamais dit jusqu'à aujourd'hui. À travers ce témoignage, le lecteur découvre en filigrane les balbutiements de la radio, l'aura de Georges Briquet, célèbre radio reporter, les rebondissements politiques de 68, et l'avènement de la télévision, dont on suit les progrès technique au travers des Tour de France. Un livre qui retrace plus de 50 ans de cyclisme narrés par l'une de ses figures les plus marquantes !

  • Les vainqueurs du Tour de France se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main. Bernard Thévenet avec deux victoires à son actif reste l'un des champions français les plus appréciés et les plus populaires. Il entra dans la légende en 1975, le jour où il terrassa Eddy Merckx, surnommé le cannibale dans la montée de Pra Loup. Deux ans plus tard, il remporta un second Tour de France. Dans ce livre de mémoires en formes de véritables carnets de route, Bernard nous raconte ses débuts en Bourgogne, les premiers criteriums, le Tour, les classiques jusqu'à aujourd'hui où il occupe les fonctions de directeur du Dauphiné Libéré et de relation publique sur le Tour de France.

    Dans sa roue, le lecteur vivra son ascension et son succès mais aussi les drames inévitables d'une carrière cycliste ponctuée d'impondérables... Un livre qui sort à l'occasion des 40 ans de sa deuxième victoire qui sera célébrée cette année sur le Tour de France.

  • Celui qui demeure aujourd'hui encore le plus mythique champion cycliste de tous les temps, celui pour qui l'on inventa le surnom de Campionissimo, celui qui révolutionna son sport et le fit entrer de plein pied dans la modernité, celui qui scandalisa son époque en divorçant pour épouser la mystérieuse Dame blanche, celui qui fascina écrivains et journalistes, celui que Jacques Goddet, le légendaire directeur du Tour de France, considérait à jamais comme le plus grand athlète mondial, cet italien au profil d'aigle et à la silhouette de marquis milanais, ce Fausto qui survolait le peloton en infligeant à ses adversaires réduits à l'état de nains de la route des écarts hallucinants, voilà Coppi l'inoubliable et l'inoublié.

    Alors que des dizaines d'ouvrages ont évoqué son histoire et son palmarès sans jamais parvenir à percer le mystère de sa vie d'homme et de héros, Faustino Coppi, le fils unique et adulé, tente de révéler l'autre histoire d'un père dont la présence à ses côtés est permanente. Etonnant et détonnant dialogue par l'entremise du journaliste et écrivain Salvatore Lombardo qui a délaissé d'autres héros, du Commandant Massoud au Général Aoun, pour accompagner le fils à la rencontre du père.

    Plus qu'un livre de sport, une ode poétique au champion ultime que le Giro d'Italie et le Tour de France vont honorer cette année. Dans la lignée des écrits que Malaparte dédia un jour à Fausto son idole.

  • Bernard Hinault possède le plus beau palmarès français du cyclisme. Cinq Tours de France, trois Tours d'Italie, deux Tours d'Espagne. De la fin des années 70 jusqu'au milieu des années 80, il a dominé sans partage le milieu du vélo. Il est aujourd'hui le dernier français à avoir gagné le Tour de France en 1985. En 2005, il a a publié son autobiographie qui s'est vendue à plus de 30 000 exemplaires.
    Aujourd'hui, grâce à l'écrivain Christian Laborde, il raconte son épopée magnifique dans un ouvrage intitulé Le roman de Bernard Hinault. Loin des biographies classiques, des livres de mémoires attendus, cet ouvrage fait mouche grâce à l'association Hinault- Laborde. Qui mieux qu'un pamphlétaire, poète et grand spécialiste du Tour de France - auteur de L'Os de Dyonisos et du Dictionnaire amoureux du Tour de France - pouvait raconter le destin hors norme de ce Breton dur au mal qui aujourd'hui encore est l'une des personnalités les plus charismatiques du cyclisme. Un livre rare qui narre l'une des plus belle aventure cycliste de l'histoire.

  • « C'est une chose étonnante de lire les vieilles coupures de presse et les magazines sous les signatures restées célèbres de Pierre Chany, Roger Bastide, Roger Frankeur ou Claude Parmentier, pour ne citer qu'eux. Ils sont là dans les chambres des coureurs au petit-déjeuner (...) ; ils sont là quand le directeur sportif vient parler en tête-à-tête à ses gars ; encore là en course pour renseigner un coureur dont ils sont proches. Des pratiques qui ont complètement disparu. De nos jours, la communication des sportifs est contrôlée et formatée, ce qui ôte à l'événement tout son côté romanesque. » Roger Pingeon a traversé ce cyclisme des années 60. En racontant le destin hors norme de ce coureur qu'il a connu, Jean François Supié a souhaité réécrire l'Histoire, la petite et la grande, d'une époque dont on dit qu'elle était l'âge d'or du vélo, malgré tous ses travers. Il a donné la parole aux témoins et croisé de nombreuses informations pour aboutir à une biographie exhaustive. Vainqueur de 2 Tours de France, celui qu'on avait surnommé « le grand échassier » ou le « Bugiste » (il est originaire du Bugey dans l'Ain), est décrit comme un personnage modeste aux valeurs empreintes de sagesse et de droiture bien qu'ayant un caractère parfois explosif. Nul doute que cette biographie fera référence ! Rien n'y est occulté, des débuts de Pingeon à ses première courses, de ses victoires sur le Tour de France à sa reconversion à la télévision comme consultant, sans oublier les questions liées au dopage et notamment aux amphétamines qu'il a reconnu avoir consommées. Ce livre paraît en mars, soit un an après la disparition de Roger Pingeon qui nous a quittés le 19 mars 2017.

  • Capitaine de l'équipe de France amateur pendant trois ans, Lucien Aimar est passé professionnel en 1965, en même temps qu'Eddy Merckx, après les jeux Olympiques de Tokyo. Il fut aussitôt désigné comme le compagnon de chambre de Jacques Anquetil, le grand champion des années 60.

    Entre Aimar et Anquetil une solide amitié et une solide complicité se sont tissées au fil des ans, les deux hommes s'entendaient comme deux frères. Dans ce livre de confidences et de souvenirs, qui célèbre les 50 ans de sa victoire dans le Tour de France en 1966, Lucien Aimar décrit un Anquetil intime, méconnu, inséparable de son épouse Jeanine, la seule femme autorisée dans le milieu cycliste. Il raconte leurs exploits sur les routes italiennes et la tricherie systématique, à « coups de valises de lires », les équipes nationales et leur dysfonctionnement, ses 9 Tour de France, son Bordeaux-Paris, une course d'anthologie qui n'existe plus, et les hommes de son temps : Poulidor, Gimondi, Pingeon, Ocana, Bitossi, Motta, Jimenez, etc.

    Lucien Aimar explique les dessous de la rivalité Anquetil-Poulidor, très exacerbée et comment il a rapproché les deux hommes. Il lève le voile sur le championnat du monde 1966 au Nurburgring en révélant le secret qui a permis à l'Allemand Altig de remporter l'épreuve devant Anquetil et Poulidor, un secret caché depuis plus de 50 ans. Aimar parle librement du dopage aux amphétamines, du « système », dénonce l'hypocrisie des contrôles antidopage, et de certains dirigeants dont Félix Lévitan, co-directeur du Tour, il évoque son ami Tom Simpson mort dans le Ventoux, et les champions de cette époque yéyé bien plus nombreux qu'aujourd'hui pour prétendre remporter le Tour. Lucien Aimar, considéré comme le plus grand descendeur du peloton, aujourd'hui encore, évoque cet art du funambule, souvenirs à l'appui, et dresse son regard sur le cyclisme actuel, son organisation, ses champions et son esprit.

  • L'histoire du cyclisme se construit la plupart du temps de faits divers ou d'exploits. Lorsqu'on évoque ces exploits, on parle de l'homme, du coureur, de sa performance, de ses sentiments, de sa joie, de ses peines - en somme on focalise sur lui - et c'est bien naturel puisque c'est lui qui en a été l'acteur, et parfois la victime ! Mais si les projecteurs sont dirigés vers l'homme, on en oublie les accessoires, les objets sans qui l'évènement n'aurait pas pu avoir lieu. Car, regardons bien la photographie :
    L'homme est là, bien sûr, mais il partage le cadre avec un objet sans qui la scène n'aurait plus la même signification. Le parti a donc été pris dans cet ouvrage d'accorder la place qui revient à l'objet. Tout en décrivant une page, connue ou moins connue, de la saga vélocipédique et les circonstances dans lesquelles celle-ci a été écrite, les projecteurs ont été quelque peu déplacés pour mettre en pleine lumière l'objet qui a contribué à son écriture.

    Que représente le Tour de France sans le « cercueil » de Desgranges, la blouse d'Antonin Magne, le guidon de LeMond, le bandana de Pantani ou Fignon, le bidon de Robic, etc. ? Quelle particularité possède le vélo de Voigt, de Brambilla ? Place donc ici au bidon, pédale, guidons, vélos, tables, roue, corde, boyaux, maillots, peigne, couteaux, marteau, pompe, piano, lettre, couvre-chef, socquettes, semelles, cigarettes, veste, blouses, affiches, cabine, pierres sans oublier le corps, la main, l'oeil ou l'orteil !

  • Peut-on se flatter de terminer à la dernière place d'une compétition sportive ? Certes non !
    Le dernier n'est d'ailleurs pas le plus mauvais. Il a su ne pas abandonner, éviter d'arriver hors des délais, malgré des chutes qui l'ont handicapé, tout en ayant, bien souvent, sacrifié ses chances au profit de son chef de file...
    Le dernier du Tour de France bénéficie donc, depuis 1903, d'une certaine tendresse de la part du public, qui l'a vu souffrir, notamment lors des étapes de montagne. Il a reçu le sobriquet de « lanterne rouge », allusion au feu de signalisation accroché au dernier wagon d'un convoi ferroviaire.

    Certaines « lanternes rouges » ont su populariser leur place de dernier, comme le pittoresque Algérien Abdelkader Zaaf (1951), le Britannique Hoar (1955), le Français Tesnière (1978), qui disait « Je suis à la Tesnière place ». Ou encore, en 2018, l'Américain Lawson Craddock, « lanterne rouge » de bout en bout, qui avait créé, durant le Tour, une fondation destinée à recueillir des fonds pour la rénovation du vélodrome du Texas où il avait débuté... Mieux : depuis le milieu des années soixante, un certain nombre de coureurs, mal classés dans la dernière semaine du Tour de France, ont délibérément joué la place de dernier, en utilisant de fines stratégies, estimant, à juste titre, ce rang plus médiatique que celui d'avant-dernier ou d'antépénultième. Lors des dernières étapes, en effet, alors que les « jeux » sont faits, les journalistes avaient pris l'habitude d'aller interroger le dernier, ou de le photographier en course, porteur d'une « lanterne rouge », à côté du porteur du maillot jaune... Ainsi, de bons coureurs ont accepté d'être des « lanternes rouges » (Joseph Groussard ; Jean-Pierre Genêt ; Georges Chappe ; Bruno Cornillet ; Damien Nazon ; Jacky Durand).
    Didier Béoutis, auteur de plusieurs biographies cyclistes, et notamment du Duel Anquetil-Poulidor en 2018, fera ainsi pénétrer le lecteur dans l'intimité de la queue de peloton, là où se déroule une insolite compétition.

  • Souvent les phrases attribuées à de grands personnages de la vie publique passent à la postérité. On se souvient d'elles sans connaître véritablement qui les a prononcées. On les emploie parfois dans la vie courante, comme la marque de la mémoire collective plus que comme le signe d'une érudition. Pourtant ces éléments de discours censés avoir été prononcés lors d'un événement important... n'ont peut-être jamais existés. Les historiens, contestent souvent la paternité voire la réalité de l'une ou de l'autre. Mises dans la bouche ou attribuées à des personnages qui ne les ont donc peut-être jamais dites, ces phrases sont néanmoins rentrées dans l'Histoire.
    Dans un livre qui se veut exhaustif proposant près d'une quarantaine d'entrées, Michel Guerin a retrouvé - de la fin du XIXème siècle jusqu'à nos jours - un grand nombre de phrases cultes faisant partie de la légende des Cycles. Telles « Jacques Anquetil remonte dans la descente » attribuée à Antoine Blondin ou « à l'insu de son plein gré » du célèbre Richard Virenque. À chaque phrase, une histoire racontée par ce grand spécialiste du cyclisme qui nous offre, grâce à ce nouveau livre, l'opportunité de revivre les plus beaux moments de la Petite Reine.

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