Romans & Nouvelles de genre

  • Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s'écrivent aujourd'hui le corps, la sensualité, la sexualité ?
    Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et
    des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique.
    D'autres séduiront par le ton, le phrasé, l'humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l'ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d'où qu'elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand
    mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin.
    Léonora Miano

  • - 50%

    Branle-bas de combat à la Criminelle de New York. Isaac McQueen, dit le Collectionneur, prédateur pédophile à l'intelligence redoutable, vient de s'évader de prison. Dans la foulée, il a fait sa vingt-septième victime, à qui il a laissé la vie sauve uniquement pour qu'elle délivre un message au lieutenant Dallas. Douze ans plus tôt, Eve mettait ce détraqué derrière les barreaux. Aujourd'hui, déterminé à se venger, McQueen la défie dans un jeu de piste macabre qui doit la conduire à Dallas, au Texas. Là où Eve a longtemps vécu. Là où dorment les plus noirs démons de son enfance...

  • L'Arbre de vies, c'est d'abord le chêne qui arrête le regard d'Antoine : un chêne foudroyé, fendu mais reverdi, que son grand-père a imposé comme emblème de la vitalité. C'est aussi l'arbre généalogique, avec les rameaux des générations, le feuillage familial ; c'est encore l'espoir séculaire d'une forme de paradis. Un soir d'automne 1867, Antoine Couthon se rappelle l'après-midi de thermidor 1794 où il apprit la mort de son père (l'ami paralytique de Robespierre). Pendant la nuit, il revit - comme on dit - sa vie. Espace, temps, multipliés par les biais et les remous de la mémoire ; récit où l'histoire et l'imaginaire s'imbriquent. Le roman commence en Auvergne, par une partie de jeu de l'oie. Il gagne ensuite Paris, pour la Révolution ; la Russie, pour une campagne désastreuse ; l'Italie, pour y vieillir. Cependant, Antoine déchiffre peu à peu l'énigme qui veut qu'on soit l'enfant de son enfant. Il éprouve une sourde inquiétude. Qui suis-je ? grand-père, père, fils, petit-fils ? Peut-être chacune de ces figures simultanément car tout va très vite dans cette fabuleuse machinerie des temps entremêlés où l'homme apparaît comme une imprévisible mosaïque d'événements.

  • Les aventures de Jack Aubrey t.5 ; le commodore; le blocus de la Sibérie; les cent jours ; pavillon amiral ; le voyage inachevé de Jack Aubrey Nouv.

    Pour les 10 ans de la disparition de Patrick O'Brian, voici une nouvelle édition de l'ultime volume des Aventures de Jack Aubrey augmenté d'un inédit : le début du vingt et unième volume des Aventures de Jack Aubrey, "Le Voyage inachevé de Jack Aubrey", que Patrick O'Brian n'a pu achever.
    Jack Aubrey et Stephen Maturin sillonnent ici l'Atlantique et la Méditerranée, à bord de la bonne vieille frégate la Surprise et d'une fine goélette : le Ringle. Dans le cadre historique du blocus continental, de la fin de l'Empire et de la lutte contre l'esclavagisme, nos héros affrontent les courants et la houle qui sévissent à la pointe de la Bretagne, apprécient le charme des escales à Funchal et Gibraltar, subissent tour à tour les touffeurs du golfe de Guinée et les rigueurs de la Patagonie. Quand ils se sont rencontrés, dans Maître à bord, Jack Aubrey était un jeune officier de la Royal Navy et Stephen Maturin un scientifique sans le sou. Le premier aspire maintenant à hisser sa marque d'amiral, et le second est devenu un discret mais puissant personnage du gouvernement britannique. Leur réussite mettait un point presque final à une fantastique saga, dont les intrigues se succèdent de 1800 à 1815, dans le cadre des guerres napoléoniennes. Mais O'Brain avait décidé de porusuivre encore son oeuvre et le dernier volet de cette nouvelle édition du cinquième et dernier volume, Le Voyage inachevé de Jack Aubrey, est le début du roman qu'il avait commencé d' écrire avant de mourir.
    Un dossier historique de Dominique Le Brun et des cartes le complètent.

  • «[...] Ceci est donc le premier tome d'une série dont le but est de rendre compte de la diversité et de la richesse de l'oeuvre de l'un des écrivains les plus importants de notre temps. Bernard Noël est en effet un poète, mais aussi un romancier, un reporter, un polémiste, un sociologue, un historien, un critique d'art. Chaque volume, centré sur une des thématiques de l'oeuvre rendra aussi compte de cette grande diversité d'approche et de la non moins grande variété formelle des modes. On l'aura compris, Les Plumes d'Éros reprend les écrits érotiques de Bernard Noël, part importante, voire déterminante de son travail puisqu'elle lui a permis - les textes réunis ici s'étalent sur cinquante ans - d'expérimenter très tôt les rapports qu'entretient le corps avec la langue, avec les mots, et à quel point la phrase, la pensée, les sens forment ensemble une réalité qui dépasse chacun des éléments qui la constituent. Il y a dans ce volume des récits, des disputes et discussions, des poèmes, des essais, des textes aussi qui mélangent les genres et les subliment. Il y a, évidente et troublante, une écriture dont la sensualité donne à la pensée qui l'anime une présence et une épaisseur bouleversante alors même que l'humour comme la plus grande profondeur n'en sont jamais exclus.» Paul Otchakovsky-Laurens.

  • Belleville Mamie Blues retrace l'histoire de la grand-mère de l'auteur, de sa naissance dans un shtetl des environs de Tarnów en 1911, au Belleville de Willy Ronis, qui l'accueillit à l'aube de ses dix-huit ans. Ce furent les années folles, un bonheur entraperçu, puis vinrent la guerre, l'exil, la peur, avant la libération et une vie à reconstruire. Remontant le temps à la recherche de ses racines, l'auteur s'interroge sur l'héritage laissé par cette grand-mère.



  • LE RETOUR DE L'HISTOIRE


    Si l'époque est à la rengaine du déclin, à la désillusion économique et au discrédit de la politique, cette vraie vie de Valentin nous rappelle que l'histoire de la Révolution française porte d'autres possibles.

    Ce roman vrai du terroir lorrain devient roman national, une conversation passionnante avec le lecteur destinée à arpenter notre référence républicaine primordiale et à inventer une histoire sans fin.

    Si tout y est exact, authentique, passionnant, c'est qu'il n'a pas fallu moins de quatre années pour rassembler les documents, arpenter les lieux d'histoire, vérifier les anecdotes.

    On découvrira beaucoup de faits passés sous silence comme le massacre de Nancy de 1790, faisant songer à la révolte de Kronstadt qui se déroulera en Russie en 1921. Les révoltés adhéraient aux idéaux révolutionnaires et luttaient pour leur dignité et leur gagne-pain, pourquoi les Révolutions les réprimèrent-t-ils ? Les révoltés de Nancy furent réhabilités par la Convention mais l'épisode est ignoré...la polémique au sujet de Kronstadt dure encore.

  • Ce livre est un élan de tendresse envers une petite cité ouvrière, celle de Chedde, au pied du Mont-Blanc, où toute une vie sociale s'est peu à peu éteinte sous les coups impitoyables de la désindustrialisation et de la financiarisation de l'économie. Ce récit impressionniste qui repose sur les souvenirs d'enfance de l'auteur, nous livre des bribes de cette mémoire sociale. C'est aussi un cri d'indignation et de colère. La petite cité, toujours considérée comme une verrue au pays de l'or blanc, est en effet aujourd'hui sacrifiée servilement pour répondre aux basses besognes de l'économie touristique du Pays du Mont-Blanc.

  • Un jour de juin 1943, à Caluire-et-Cuire, les nazis font une prise déterminante au cabinet du docteur Dugoujon. Bien avant l'événement, les Allemands disposaient de beaucoup d'informations sur la Résistance. Certains avaient parlé sous la torture, d'autres trahi par conviction. Des documents importants avaient été saisis. Berlin possédait des organigrammes, des noms, les emplacements de nombreuses boîtes aux lettres clandestines.Tout était prêt pour une catastrophe. Jean Moulin le sentait. Elle eut lieu le 21 juin. À qui la faute ? À la fatigue des hommes usés par trois ans de lutte clandestine ? À la moindre prise de précautions ? À la faiblesse psychologique de certains ? Ou par-dessus tout, à une impatience extrême chez l'ennemi sentant l'issue prochaine ?La catastrophe se produisit donc, avec l'arrestation de Jean Moulin. Un homme était là que tout allait accuser. Son nom : René Hardy alias Didot. Sa vie mouvementée est une histoire qui se faufile entre les ombres de géants : Jean Moulin, Charles de Gaulle, Charles Delestraint et tant d'autres devenus des mythes.

  • Mieux connu aux États-Unis qu'en France, le capitaine Stedman est passé à la postérité par la dénonciation des atrocités qu'il a de ses yeux vues, à la poursuite des esclaves marrons. Le journal de ses quelques années passées au Surinam, vers 1773, a nourri un récit qui, en Angleterre, a servi la cause du mouvement abolitionniste. Ce roman, que l'auteur a construit en suivant fidèlement les écrits du capitaine Stedman, apporte un éclairage nouveau sur l'esclavage à une époque où l'Amérique s'appelait encore les Indes occidentales.

  • Au Maroc, le chef de la DGST est sur le départ. Son remplaçant potentiel inquiète les alliés. La CIA et le Mossad lui reprochent son nationalisme et son indépendance. Ils décident de s'en débarasser, en le discréditant. Sur fond d'actualité brûlante -islamisation rampante, trafics, attentats- le Mossad aura recours au Bnaï Brit (Maçonnerie juive internationale) de Paris pour infiltrer ses agents spéciaux à Casablanca.

  • Et si un tableau, le chef-d'oeuvre de Max Pechstein, pouvait être le conducteur de l'odyssée inimaginable de trois jeunes Allemands qui se rencontrent aux Beaux-Arts de Berlin, et traversent un quart de siècle de conflits meurtriers ?
    La Baigneuse du Wannsee raconte l'histoire d'une amitié indestructible, d'amours impossibles, de passions dévorantes et de destins tragiques, intimement liés à cette peinture. Du Berlin des années trente, en pleine effervescence culturelle et artistique mais déjà menacée par la montée du nazisme, au Paris de l'avant-guerre à l'Occupation, en passant de l'enfer de Stalingrad aux rizières du Viêt Nam jusqu'à l'apparente douceur provençale, se déroulent ici les pages sombres et lumineuses de vies en prise avec l'Histoire.
    C'est aussi une réflexion poignante sur la destinée, l'identité et les horreurs de l'Histoire d'un vingtième siècle qui n'en finit pas de jeter sur notre présent les ombres d'une folie toujours prête à ressurgir.

  • Gentilhomme quercinois de haute naissance, François de Saint-Sozy monte à Versailles pour connaître le rituel des Honneurs de la Cour et se présenter à Louis XV. Il est pris en charge par son oncle Emmanuel de Noailles qui l'introduit dans les salons parisiens. Mais à l'atmosphère frelatée de la cour, il préfère son Quercy natal où il retourne s'installer et fonde une famille. Bâtisseur et mécène, idéaliste et philanthrope, il s'efforce de créer un îlot de prospérité économique et de raffinement.
    Lorsque survient la Révolution, il tente avec plusieurs membres de sa famille de lutter contre le vent de l'Histoire. Que parviendra-t-il à sauver de ce qui fut l'oeuvre de sa vie ? L'histoire de cet honnête homme, au sein d'un monde en profonde mutation et qui remet en cause son système de valeurs, n'est pas sans écho dans notre monde contemporain.

  • L'auteur a participé comme officier à la guerre d'Algérie, à la tête d'une section de combat du 7e régiment de tirailleurs composé essentiellement de combattants musulmans. Avant de rejoindre son régiment, l'auteur épouse le 16 août 1960 sa femme Claude. Ils vont être séparés par la guerre pendant dix-huit mois. Cet ouvrage singulier, comme composé à quatre mains, est une chronique littéraire de ce que l'auteur a vécu sur le terrain avec ses combats et ses réflexions, irriguée par de nombreux extraits des lettres d'amour de sa femme.


  • il s'agit en grande partie d'une ode à la campagne des années 60, ainsi que d'un hommage immensément respectueux aux agriculteurs de l'époque. Il se nommaient eux-mêmes "Paysans", voire "laboureurs" et il ne s'agit un rien d'une faute typographique si c'est deux vocables sont pouvus d'une majuscule. Le respect du métier, la passion, l'excellence dans le travail de la terre jusqu'au soin des animaux les justifient en tous points.

  • On ne change pas sa nature. Le séjour d'un tronc d'arbre dans l'eau ne le transforme pas en crocodile. Des années se sont écoulées. Atoumani sait qu'il ne peut pas changer le cours inexorable du destin. À quoi s'attend-il après tant d'années d'absence ? A-t-il oublié ce que Gnokossenako, son grand-père, lui avait appris ? « Avance, avance et avance mon Oiseau car le jour où tu arrêteras d'avancer, tu regarderas derrière toi. Alors, tu renonceras à poursuivre ton chemin ». Quelle influence ses propos ont-ils exercée sur Atoumani contraint de s'éloigner de ses racines ancestrales ? Devant ces pensées enchevêtrées le malmenant, le petit Atoumani devenu grand fait appel à vingt-huit ans de bonne mémoire : il va tenter de voir s'il a été fidèle à la voie tracée par le grand-père.

  • Nicolas Boulte (1944-1975) fut un militant révolutionnaire des années 1960-1970. À partir de ses lettres, Acacia Condès fait revivre cette grande figure. Intellectuel engagé, il a embrassé les grands combats sociaux et les luttes de libération nationale de ces années-là. Ses lettres sont un témoignage brut, incandescent, des aspirations, tourments et désillusions d'un homme sincère qui n'acceptait pas que soient dévoyés les idéaux de Mai 68. L'auteure, destinataire de ces lettres, femme engagée elle aussi - elle fut l'une des pionnières du MLF - brosse en contrepoint une toile de fond historique et personnelle, où l'intime cohabite avec le politique.



  • Qui donc est Anne de Joyeuse ?
    Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard... et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d'une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archimignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d'un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances... Les Noces d'Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu'à ce qu'Anne de C en retrouve - réinvente ? - l'auteur : une ensorcelante peintre italienne... En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années - cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d'éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l'ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l'impression d'être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d'y avoir vu, par une fenêtre entr'ouverte, illuminée par l'éclat d'une fête oubliée, au son d'une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir.
    É. F.

  • Lorsqu'il écrit Histoire d'un crime, Victor Hugo rend hommage à Juliette Drouet en ces termes : « L'ordre de me fusiller si j'étais pris avait été donné dans les journées de décembre 1851. Si je n'ai pas été pris et, par conséquent, fusillé, si je suis vivant à cette heure, je le dois à Mme Juliette Drouet qui, au péril de sa propre liberté et de sa propre vie, m'a préservé de tous les pièges (...) » En retraçant le contexte historique et affectif de cette période exceptionnelle où Victor Hugo, l'un des pires opposants à Napoléon III, se bat sur les barricades, l'auteur révèle une facette de cet homme, peu connue du public, protégé par une femme. C'est aussi un hommage particulier à Juliette Drouet, à la femme, à l'actrice, à la mère, à l'amante, à la force de son amour devenu légendaire, à son talent d'écriture, à ses émotions et à son intelligence. Autant de raisons qui cristallisent ces dix jours de fuite incessante dans un contexte social de crise et de révolution.

  • Lorsque la maladie s'impose dans une famille, l'attention se concentre tout naturellement sur le patient. Il cristallise les doutes, les angoisses, les peurs de son entourage. De près ou de loin, nombreux sont ceux qui l'accompagnent et le soutiennent. Parmi eux, se trouve toujours une personne tellement proche et attentionnée qu'elle en néglige souvent ses propres besoins et finit parfois par s'oublier. Les Hommes de ma vie relate l'expérience de Juliette, une jeune femme d'une trentaine d'années qui accompagnera un mari audacieux et déterminé pendant plus de vingt-cinq ans, dans les ravages provoqués par la maladie de Parkinson. Ce roman ne propose aucune recette particulière, mais il offre un axe de réflexion à celles et ceux qui, comme Juliette, doivent composer avec un rôle inconnu que rien ne les préparait à assumer.

  • Le géomètre Jacques Duplessis a rejoint tardivement le corps expéditionnaire français en Égypte et s'est établi dans la petite ville de Rosette. Un soir de mars 1801, il est témoin à ses dépens d'une scène ésotérique étrange où apparaît l'ombre d'une tête de chacal. Il décide de percer le mystère. Au cours de son enquête menée conjointement avec le lieutenant Jean-Baptiste Desfournaux, il fait la connaissance de Julie, une orpheline adoptée par son oncle paternel. Or, ce dernier n'est pas tout à fait étranger à cette affaire, ce que ne perçoit pas tout de suite Jacques, fasciné par la jeune femme et guidé par une fausse piste. Tandis qu'ils assistent impuissants à l'effondrement de la domination française en Égypte, les deux hommes tentent de dénouer l'imbroglio qui les mène jusque dans des catacombes au milieu de moines franciscains aux pratiques douteuses.

  • 1785... Au fond de son Périgord natal, Jean-Baptiste est heureux, insouciant. Mais un drame brutal le propulse hors de son univers familier. Les bas-fonds du port de Bordeaux, la traversée vers Saint-Domingue, la découverte de l'horreur indicible... Comment s'adapte-t-il, quand la révolte gronde chez les nègres, au fond de chaque morne ? Et comment ses enfants, puis sa petite-fille, pourront-ils s'adapter pour survivre, en sautant d'île en île pendant les longs désordres de la Révolution et de l'Empire ?

  • On peut dire que À la feuille de rose est un remake pornographique de l'Éducation sentimentale, pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.

    Cette farce en un acte et en prose narre les aventures d'un jeune couple de bourgeois provinciaux qui s'imagine passer leur nuit de noces dans un hôtel alors qu'il s'agit d'un lupanar de la pire espèce. Le maître des lieux fait croire aux deux époux que les prostituées qui défilent sont les femmes de l'ambassadeur de Turquie. La présentation des clients est prétexte à une sorte de guignol obscène qui donne lieu à des scènes d'exhibitionnisme, de lesbianisme et de coït collectif. M. et Mme Beauflanquet participeront malgré eux à cette débauche.

    La pièce « À la feuille de rose, Maison turque » fut représentée le 13 avril 1875, pour la première fois, chez les peintres Becker et Leloir, dans leur atelier de la rue de Fleurus.
    Cette comédie de moeurs « très libres » en prose fut écrite par le plus pervers des naturalistes, Guy de Maupassant. Aucun doute ne peut subsister sur l'identité de l'acteur-auteur qui reconnut son oeuvre par ces mots : « Nous allons, quelques amis et moi, jouer une pièce absolument lubrique....Inutile de dire que cette oeuvre est de nous. » Flaubert apporta le lieu de l'action, une maison close de Paris : la Maison turque (inspirée par un bordel parisien des bords de Seine à l'enseigne de la « Maison de Zoraïde », fréquentée par des gens beaucoup moins recommandables que les clients de la « Maison Tellier » citée par Flaubert dans l'« Éducation sentimentale » , mais Maupassant y ajouta un parfum sadique, celui-là même que l'on retrouve dans ses poèmes qui reprennent les thèmes de « La Philosophie dans le boudoir » (« Ma source, 69 », « La Femme à barbe »). On peut donc dire que « À la feuille de rose » est un remake pornographique de l'« Éducation sentimentale » , pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.
    Cette pièce ne fut publiée pour la première fois qu'en 1945 et à un tirage confidentiel de deux cent vingt-cinq exemplaires, ce qui explique que Guy de Maupassant n'eut pas à subir les foudres de la justice pour cette oeuvre très leste.
    L'oeuvre érotique de l'auteur de « Boule de Suif » nous fait découvrir un Guy de Maupassant inconnu, libertin et hédoniste, qui aimait le vin et les femmes.

    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Pièce de théâtre numérique illustrée, 102 pages, ornée de 5 illustrations anonymes en hors-texte, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 1464)

  • Quel a été le destin des esclaves noirs venus d'Afrique et transportés à Saint-Domingue, la plus riche colonie française de l'époque ? Comment ont-ils pu se libérer, enterrer Saint-Domingue et faire naître Haïti ? Où sont alors passés les enfants que les colons-blancs ont eus pendant des siècles avec les négresses ? Comment se sont-ils comportés ? Les larmes d'Haïti brosse les parcours palpitants de deux familles haïtiennes, une lignée noire et une lignée mulâtre, depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours alors que se déroule l'histoire tourmentée du pays.

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