Récit

  • 16000 kilomètres en deux ans, un peu à pied, mais surtout en cheval : de Constantinople à Qaraqorum, capitale de l'Empire des steppes. Plusieurs années avant Marco Polo, le récit du père Guillaume de Rubrouck, envoyé de Saint Louis auprès du Grand Khan, est l'un des premiers textes qui révélèrent à l'Occident les merveilles de l'ordre mongol et de son empire. Un document historique médiéval exceptionnel doublé d'un fabuleux récit de voyage au coeur de l'Asie.

  • Enfant prodige né en Lituanie en 1855, Getzl Sélikovitch est envoyé à Paris où il étudie les langues sémitiques et l'égyptologie et entame un parcours hors du commun qui le conduira en Afrique, Italie, Grèce et Turquie. Assistant de Gaston Maspero, il part au Caire avec un bourse, participe à une mission militaire au Soudan, est mêlé à un assassinat politique qui faillit provoquer une guerre entre la France et la Grande Bretagne, et émigre aux USA (où il meurt en 1926), étant désormais persona non grata dans l'université française. Ses Mémoires, parurent dans la presse yiddish américaine et nous font découvrir une personnalité hors du commun, comme l'intelligentsia du premier XXe siècle pouvait encore en compter, mêlant une extraordinaire érudition et un goût immodéré de l'aventure.

    Professeur de langue et de littérature hébraïques, Paul B. Fenton est directeur-adjoint de l'UFR d'études arabes et hébraïques à la Sorbonne. Spécialiste de la littérature judéo-arabe, il est l'auteur de plusieurs études et monographies relatives à la culture juive en terre d'islam.Dans ces Mémoires, traduits du yiddish, il nous présente la période française de Getzl Sélikovitch, un aventurier peu banal d'origine litvak, qui fut, comme son traducteur, arabisant, hébraïsant et yiddishisant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.


  • Un homme casseur de ghettos et contre tous les communautarismes.

    " Des voitures brûlent ? Des barricades ?


    Ce n'est pas un autre Mai 68, c'est le diktat d'un autre siècle. D'un autre questionnement dont le coeur mendie d'autres réponses. "


    La guerre des banlieues n'aura pas lieu signe l'entrée d'Abd Al Malik dans la galaxie littéraire. Tel Aimé Césaire dans son Cahier d'un retour au pays natal, il s'y engage " debout et libre ". Comme le Rimbaud des Lettres du voyant, il s'y conduit en " travailleur de la poésie ". À la fois visionnaire et paisible, il lance à la façon de Martin Luther King : "I have a dream !"
    /> Il ose rêver et interpeller l'avenir. Il rêve de couleurs dans la grisaille des quartiers, de baume sur les blessures du quotidien, de lumière et d'amour dans les caves de l'obscurantisme. Il rêve de voir chacun trouver sa voie, comme il a lui-même trouvé la sienne. Il rêve que toutes les voies individuelles convergent dans la concorde et la fraternité.
    "Comprenez bien, insiste Abd Al Malik, un message de paix dans les banlieues est un message universel. "

    La guerre des banlieues n'aura pas lieu : un poète annonce une embellie !

  • Gerbault n'était pas le premier, mais son exploit, en 1923, eut un retentissement considérable. Ancien joueur de tennis, Alain Gerbault accomplit un exploit en affrontant la mer. Seul à travers l'Atlantique est un Témoignage du navigateur sur sa traversée de l'Atlantique en solitaire.

  • Un puissant cheval

    André Houot

    Dans une période lointaine de l'Antiquité, deux frères jumeaux d'une cité grecque se retrouvent séparés lors de l'attaque de leur convoi dans les confins de la steppe.
    L'un est fait prisonnier et tente de survivre dans un pays aux moeurs inconnus, tandis que l'autre brave les dangers pour rejoindre sa patrie perdue, animé par la soif de vengeance.
    Cette formidable épopée se mêle au récit des aventures d'un pilleur de tombes en URSS au milieu du XXe siècle, qui fait par hasard une étrange découverte... La profanation à laquelle il se livre le conduira un court instant dans l'impossible espace temporel de deux mondes que deux mille cinq cent ans séparent.

  • " Nul lieu n'est impénétrable pour quiconque est animé d'une foi sincère. " Guidé par ce précepte, le père Evariste Huc (1813-1860) entreprit en 1841 un extraordinaire périple de cinq années à travers la Mongolie et la Chine ? en chariot, en jonque, à dos de mulet, à dos de chameau, sur ses jambes " rarement complaisantes ", et même sur son derrière, seul moyen d'atteindre une vallée glissant du haut d'une montagne glacée. Il fut le premier Français à atteindre Lhassa.Adoptant le costume, la langue, les usages des contrées traversées, le père Huc affronta ? avec une vigueur et un humour inaltérables ? le sable, la boue, la neige, la glace, les naufrages, les ponts délabrés, les précipices, les brigands, les aubergistes, et les tracas de l'administration... Il brossa à son retour un tableau irremplaçable de la vie quotidienne en Chine.Ce prodigieux témoignage, véritable roman d'aventures vécues, n'a cessé d'être réédité depuis sa parution. La présente édition réunit pour la première fois dans leur version intégrale les deux volumes des Souvenirs d'un voyage à travers la Tartarie et le Thibet pendant les années 1844, 1845et 1846 et L'Empire chinois, récit du voyage de retour sous escorte armée.

  • Elle est couturière à Nancy, ouvreuse dans un théâtre à Paris, maîtresse d'un riche commerçant, aviatrice qui fut parmi les premières à s'imposer dans les démonstrations de pilotage. Puis espionne pendant la première guerre mondiale, épouse d'un dirigeant de la fondation Rockefeller, résistante, femme politique qui lutta pour les droits des femmes... Passionnée, aventurière, libre et courageuse, Marthe Richard retrace dans ce récit son destin de femme pas comme les autres qui embrassa son époque, ses chaos, ses rêves et ses révoltes.

  • Comme je me sens fatiguée, usée et disgracieuse. Jamais je ne me suis trouvée aussi pitoyable. Je ne suis pourtant pas une vieillarde : pas même quinquagénaire ! Je sais que je ne devrais pas me mettre dans un état pareil. J'essaie de me raisonner, mais c'est plus fort que moi. J'avais pourtant fière allure, avec ma façade arrondie et mon parterre de roses grenat, sur lesquelles tous les passants se retournaient. J'étais toujours impeccable et pimpante. Maintenant, j'ai l'impression que ma vie est derrière moi, que je suis au bout du rouleau de mes ressources physiques et psychiques. Que vais-je devenir ? Tous ceux qui m'ont chérie sont partis. Quel triste sort ! J'ai si peur de l'avenir. Qui va vouloir de moi ? Au centre du récit : la maison des grands-parents paternels. Chargée d'objets, d'histoires, de souvenirs, elle est un personnage à part entière et n'hésite pas à prendre la parole. Entre elle et l'autre narratrice, unique petite-fille et dernier maillon vivant de cette branche familiale, s'amorcent un dialogue, un pas de deux et une transformation réciproque. Le récit, qui met aussi en scène une galerie d'humains et quelques chats, s'approche par instants de la frontière entre le monde des vivants et celui des disparus.

  • Il y a quarante ans, lorsque commence cette histoire, le déclin de l'ours pyrénéen symbolisait la disparition de la nature sauvage et la quête de l'animal se confondait alors avec celle d'un paradis en perdition. Ainsi commence l'itinéraire de ce chercheur d'ours, lancé sur la piste ténue des ultimes plantigrades béarnais. Une traque têtue qui conduit l'auteur à moins de deux mètres du dernier Seigneur des Pyrénées : l'ours Papillon.
    Puis, de l'Espagne à la Slovénie, de la Pologne à la Roumanie, de la Suède à la Slovaquie, de la Russie à l'Alaska, l'auteur piste, observe, approche l'ours, seul, en famille ou entre amis. Très loin des clichés sur l'animal mythique, l'ours apparaît enfin, toujours plus proche de l'homme, interrogeant notre rapport au monde sauvage, clé de voûte de notre relation à la nature et à nous-mêmes.

  • Romancière, comédienne, chroniqueuse et journaliste, la vie de la polonaise Gabriela Zapolska est un roman. Issue de la noblesse, ses façons de femme libre ont choqué la Pologne catholique. Elle arrive alors à Paris en 1889. Ses débuts y sont difficiles, mais, soutenue financièrement par la colonie polonaise de Paris, elle fréquente les quartiers habités par les artistes, les écrivains et les comédiens. L'auteur nous raconte ici les aventures de cette artiste éclectique au sein de la capitale.

  • Le château du Pont d'Oye à Habay-la-Neuve laisse une imprégnation puissante dans la mémoire de ceux qui y ont séjourné au fil des ans. Au moment du passage de ce lieu de la famille Nothomb vers un nouveau propriétaire, ce livre retrace sa présence dans la mémoire collective, à travers ses activités industrielles d'antan et sa place actuelle sur le plan culturel et artistique. La personnalité de Pierre Nothomb, écrivain, poète et homme politique, est inséparable de ce rayonnement. Les contributions de diverses personnalités de la région et les témoignages de membres de la famille Nothomb nous invitent ainsi à relier les vibrations du passé avec l'énergie du présent pour donner naissance aux promesses d'avenir. Une nouvelle aventure s'annonce qui veut préserver les semences anciennes en lien avec les nouvelles, dans l'esprit légué. Ce site continuera d'exister, ce livre en est la mémoire vivante.

  • Ainsi court le chemin est un parcours à entreprendre avec son père, une réflexion sur le temps et les traces qu'on laisse derrière soi. Comment capter au mieux l'essentiel d'une vie ? Ici on entre dans la relation pure, sans mot, dans les gestes qui tiennent la vie et entretiennent l'amour. On y parle du regard que l'on peut avoir sur une personne vieillissante et celui qu'on porte sur un nourrisson. C'est un questionnement sur l'existence, à l'aube d'une vie qui commence et au crépuscule d'une autre qui se termine...

  • Ce carnet est un récapitulatif imagé d'instants capturés, éphémères, des attitudes et postures dépaysantes... un témoignage dessiné d'instants de vie il m'a accompagné durant tout le voyage, j'en ai fait mon petit rituel journalier. Pas de paysages, seulement des gens, des vies, car c'est ce que j'y ai vu ! C'est d'eux que j'aime me rappeler !

  • Combien de fois mes enfants n'ont-ils été étonnés devant un objet insignifiant quand je leur en ai raconté l'histoire ? Combien de fois l'un ou l'autre visiteur, lorsque je racontais une anecdote ancienne venue de mon père ou de mon grand-père, ne m'a-t-il pas dit : « Pourquoi n'écrivez-vous pas tout cela ? » Je vais le faire !
    Ce texte inédit de Pierre Nothomb, dicté peu avant son décès en 1966, invite à le suivre à travers chaque salle du château du Pont d'Oye. Nous servant de guide, le maître des lieux décrit les différents objets, meubles et tableaux qui y ont pris place au fil du temps. Il partage ses émotions personnelles, évoque les souvenirs marquants d'une grande famille et nous rappelle l'importance de l'Histoire collective.

  • En retraçant le voyage d'Ulysse en Méditerranée, 1200 avant notre ère, Vincent Laudet nous emmène découvrir notre mer, naviguer sur ses plus belles eaux, traverser des paysages somptueux, croiser de vieux peuples et nous émerveiller de son incroyable biodiversité. Ulysse c'est un de nos mythes fondateurs, c'est notre culture commune. Ulysse c'est notre trait d'union à nous tous hommes et femmes de Méditerranée, notre soubassement commun. Revivre ses aventures, croiser Circé la magicienne, mais aussi les terribles cyclopes ou les dieux rancuniers, permet de dresser un portrait sensible, amoureux même, de cette mer qui nous enchante. Cette Méditerranée qui depuis l'aube des civilisations, est une mer d'échange, une véritable artère qui ensemence tous les peuples de ses rivages. Redécouvrez ainsi Ulysse le premier migrant, voyageur éternel. Illustré par Paloma Laudet, qui a créé un univers onirique pour retracer les épisodes de cette Odyssée, ce livre vous fera plonger dans les multiples facettes de Mare Nostrum.

  • Jacques-Yvan Cozon, bouillant d'ardeur et de révolte comme on peut l'être à 25 ans , décide de quitter la France. Deux voyages est le récit sensible de ce jeune occidental parti découvrir l'Orient, puis l'Afrique. Son itinéraire le pousse d'abord de Paris jusqu'à Bangkok dans les années 1976-1978, puis du Caire jusqu'au Zaïre (voyage qu'il fait partiellement à vélo) en 1980-1981.

  • «Je suis arrivé à Tallinn dans la nuit, via Vilnius, par un petit bimoteur à peu près vide. Aéroport quasi désert, comme celui de la capitale lituanienne : nul policier, douanier, employé, voyageur, sinon deux ou trois ombres, furtives, de l'autre côté d'une paroi vitrée. Impression de voyager en songe, et dans la nuit des noms plus que sur la terre des hommes. L'Estonie me réconciliera-t-elle avec l'humain, dont le nombre m'inspire une horreur croissante?
    Dehors, il fait moins vingt-trois degrés. Je me jette avec ivresse dans le froid, entre de hautes piles de neige sale.
    Jamais je n'ai autant désiré le froid, lequel, à mon grand dépit, s'était dérobé, à Québec, en février 1998, comme il le ferait à Stockholm, en décembre 2001. Je garde en revanche un souvenir heureux de la longue nuit suédoise, où le peu de jour semblait le gant retourné de la nuit.»

  • À la suite des 12 nouvelles des "Chroniques de Madagascar", ces quatre récits sont à mi-chemin entre le roman, le conte et la nouvelle. Dans la ville d'Antananarivo, les villages tsimihety de l'Ouest et en Algérie, ils mettent en scène des personnages à la vie à la fois ordinaire et fascinante. Le lecteur accompagnera paysans, citadins et soldats dans leurs dilemmes et leurs découvertes grâce à des écritures qui mêlent habilement le rêve et la réalité. Loin des caricatures exotiques, ces textes malgaches attestent du dynamisme d'une langue française résonnant de multiples échos.

  • "Mes carnets d'Asie ne sont rien que des notes personnelles, impressions griffonnées sur mes genoux, au bord d'une rizière ou dans un bus de fer-blanc, couvrant des pages et des pages barbouillées de sueur ou étoilées de pourpre par un moustique gorgé mais vaincu."
    En revisitant ses souvenirs rapportés de Thaïlande et d'Insulinde, Gabrielle Wittkop a élaboré - avant sa disparition - ce parcours idéal où le temps s'incline devant une région à la richesse infinie. Carnets d'Asie oscille entre le journal de voyage et l'intime expérience extrême-orientale : chaque récit nous plonge avec une sensibilité exacerbée dans des cultures, des épopées mythiques, des instants de vie uniques.






  • Table des matières
    Liminaire Liminaire
    En route !
    Le village
    Les escargots de la Hardt
    La distillation du schnaps
    Le canal du Rhône eu Rhin
    La maison des vacances
    La messe du dimanche
    Le repas dominical
    On tue le cochon
    La kilbe
    La mine
    Les moissons
    « A quoi qu’on joue ? »
    Le battage du blé
    Souvenirs forestiers
    Visite à Mulhouse
    Epilogue
    Sources

  • Dans cet ouvrage où se croisent Madame de Maintenon, des légionnaires à vélo, mais aussi deux candidats aux élections présidentielles, des curistes romains et un confrère sur un vélocipède de 1910... les auteurs retracent leur traversée des Pyrénées à vélo entre Hendaye et Sainte-Marie-la-Mer.
    A la manière des guides de voyages du début du siècle dernier, ce trio hétéroclite raconte le bonheur de la préparation, les souvenirs des voyages à l'ancienne, l'histoire du vélo dans les Pyrénées en huit jours d'aventure à la croisée de l'Histoire, des contes et rencontres qui font de La Traversée des Pyrénées une invitation au voyage adressée à tous ceux qui ne veulent pas rouler idiot.
    Le livre que vous tenez entre les mains se décline sur internet en une série d'interviews, de vidéos, de photos inédites et de liens flashcode vers des textes anciens, des propositions de parcours. Le site affiche également les tracés détaillés de chacune des étapes à télécharger. A vous de rouler maintenant ­!

  • Sophie entame un voyage dans le temps et dans les profondeurs de son âme, à la recherche de la source qui apaisera le feu. À travers un dialogue avec ses ancêtres, elle tente de comprendre ce qui l'a amenée jusqu'au burn-out. Pourquoi Antoine-Louis est-il parti combattre les Turcs en Hongrie ? Pourquoi, en plein régime de la Terreur en 1791, Godfroid appelle-t-il sa fille Victoire ? Pourquoi Céline remet-elle son âme à Dieu ? Elle nous décrit avec humour les Petits Suzerains, les Bons Soldats et les Mères Supérieures qui peuplent nos entreprises, le cadre étant formé par la bible écrite par les Saints des Ressources humaines.

  • Ce fascinant récit nous fait revivre l'histoire de Port-Vendres, port primordial de la Méditerranée, de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Avec son bassin aux eaux profondes, situé près la frontière entre la France et l'Espagne, là où les Pyrénées s'enfoncent dans la Méditerranée, il a toujours su tirer profit de sa position clé. Il abrita Phéniciens, Grecs, Romains, Visigoths, Maures, Français et Espagnols qui, les uns après les autres, commercèrent et combattirent le long des côtes méditerranéennes. Soldats, marins et pêcheurs y atterrirent pendant des siècles, faisant de cette petite ville un véritable miroir de la Méditerranée.
    Ce livre offre une merveilleuse et fascinante image d'un endroit où l'auteur est venue s'installer pour l'aimer et l'appeler sa maison.

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