Economica

  • La demande d'adhésion de la Turquie à l'Europe incite à bien connaître les Turcs, particulièrement les Turcs ottomans arrivés au XIIIe siècle dans l'actuelle Turquie dont le nom en découle. Ils ont longtemps dominé une grande partie de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe. Mustafa Kemal a voulu les occidentaliser, mais un courant islamiste influent s'est reconstitué parmi eux. Ce livre étudie leur histoire et leurs rapports avec l'Europe jusqu'à nos jours.

  • Ce livre présente une analyse objective de la place et du rôle de la Russie dans le Monde actuel.
    En particulier, on y analyse les problèmes aigus qui divisent la Russie et les Etats-Unis, on y montre comment est vue de Moscou la stratégie de politique étrangère américaine, qui en sont réellement les initiateurs. Evgueni Primakov est persuadé que la Russie est loin de vouloir affirmer son importance dans les affaires mondiales par une confrontation avec qui que ce soit. Cependant, seule une myopie politique peut expliquer que certains politiciens occidentaux soient prêts à rayer la Russie du nombre des grandes puissances, à sous-estimer son potentiel, sa dynamique, ses perspectives de développement.
    Evgueni Primakov examine en détail les problèmes de l'ordre mondial après la fin de la guerre froide, les possibilités d'un nouveau partage idéologique du monde et donne une analyse critique de la pratique d'exportation de la démocratie. Une attention particulière est accordée aux questions liées à l'expansion du terrorisme international ainsi qu 'à certains conflits récents - la situation en Irak, au Kosovo, la " guerre des cinq jours " en Ossétie du Sud.
    Il analyse également la situation liée à la crise économique mondiale. Mais pour Evgueni Primakov, l'idée essentielle du livre est l'existence de vastes champs d'intérêts objectivement concordants dans le Monde multipolaire en formation.

  • De la révolte des Macchabée aux combats d'Afghanistan, de Little Big Horn à Mogadiscio, des vietminh aux talibans, la guerre de contre-insurrection constitue depuis des siècles le quotidien des armées des grandes puissances. Pourquoi la majorité des récents conflits de ce type ont-ils été perdus par les contre-insurgés ? Comment quelques centaines ou milliers de rebelles ont-ils pu ainsi, à travers le monde, tenir en échec des armées puissantes et entraînées chargées de les détruire ? Qu'en ont dit les théoriciens de la guerre et de la politique ? Comment expliquer le vide conceptuel et pratique sur ce sujet depuis la thèse remarquable d'un officier Français publié aux Etats-Unis en 1964 ? Cet ouvrage fait le point sur la question et souligne le caractère éminemment politique de ce type de combat qu'il faut réinventer. Trois praticiens nous y invitent en proposant trois principes simples et fondateurs à garder en mémoire par tous ceux qui, acteurs ou observateurs, civils ou militaires, sont concernés par les conflits modernes d'aujourd'hui et de demain.

  • La réflexion de clausewitz a fait l'objet, quasiment depuis sa première diffusion, de remises en cause régulières.
    Mais elle a tout aussi régulièrement résisté aux constats de péremption. qu'en est-il aujourd'hui ? nous sommes entrés depuis la fin de la guerre froide dans une nouvelle époque stratégique marquée par un renouvellement des modalités d'emploi des forces armées occidentales. comme à chaque transformation majeure du contexte international, les spécialistes des questions stratégiques se sont lancés dans une redéfinition des moyens conceptuels appropriés à l'intelligence des phénomènes militaires contemporains.
    Certains n'ont pas manqué de déclarer clausewitz mort une nouvelle fois. de la théorie du " choc des civilisations " amenant son lot de commentaires sur la " dépolitisation de la violence " à l'éventuelle inadaptation de l'" étrange trinité " aux armées professionnelles, en passant par les analyses affirmant l'irrationalité politique et stratégique de certaines formes de violence collective, c'est la totalité de l'édifice clausewitzien qui est mis en question.
    Que faut-il retenir, abandonner ou redécouvrir de clausewitz à l'heure de la professionnalisation, des opérations multinationales, de l'hyperterrorisme et de la prolifération nucléaire ?

  • Qui sont vraiment les experts, quelle place occupent-ils non seulement dans le procès mais plus largement dans le fonctionnement ordinaire de la justice ? L'expert est sur la corde raide, constamment entre le dehors et le dedans du monde judiciaire.
    " Meilleur d'entre tous ", il a pour carte d'entrée et légitimité principale ses compétences non juridiques. Théoriquement extérieur au droit, il n'appartient à aucune profession juridique ou judiciaire. Pourtant, il intervient dans un univers baigné de concepts et de références juridiques. de normes et de codes judiciaires. C'est à l'analyse dynamique de cette figure de l'expert judiciaire qu'est consacré cet ouvrage.
    Par une approche de sociologie politique originale et une enquête de terrain fouillée, l'auteur en restitue la sociogenèse, les incarnations, les usages politiques et les effets pluriels dans la justice. il souligne aussi combien cette figure a irrigué d'autres espaces sociaux pour devenir un modèle de l'expertise.

  • A l'heure de la réforme territoriale, peut-on encore croire aux pouvoirs des territoires, de la commune à l'Europe, en passant par les intercommunalités, les départements, les régions, les Etats, alors que les sociétés s'en affranchissent de plus en plus dans les comportements individuels comme dans les aspirations collectives ? Quels nouveaux défis sont posés aux mondes politiques des territoires (élus, administratifs et techniciens, citoyens) par la mobilité, les réseaux, la pluralité territoriale, l'étalement urbain, la mondialisation, la crise des ressources publiques, l'économie des biens publics ? Comment faut-il concevoir désormais le rôle des territoires dans l'action publique, qu'elles qu'en soient les échelles, dans un monde qui change vite ? Cette seconde édition de " l'essai sur l'interterritorialité ", qui a stimulé le débat dans les collectivités locales comme dans les équipes de recherche, fait le point sur la quête permanente d'une réforme institutionnelle des territoires, et étoffe la thèse de l'interterritorialité grâce à l'expérience concrète des acteurs de plusieurs grands territoires en France, sur fond d'expériences européennes. Sciences et pratiques des territoires se combinent pour renouveler la pensée de l'espace géographique et l'action qui le produit.

  • L'Europe s'élargit au risque du morcellement.
    Demain, une constitution, un Président, ou deux, pour l'unification, au risque qu'elle soit trop formelle ! Mais comment conjuguer au mieux unité et diversité ? Pas seulement d'en haut ! Il faut que les Européens puissent se reconnaître et s'inventer à travers des rencontres, des échanges : de l'école à l'université comme ensuite aux plans politiques, économiques, associatifs. Aujourd'hui, les échanges s'accroissent en nombre et en durée.
    Cela permet de mieux comprendre et traiter ressemblances et différences. Non sans avoir besoin de s'appuyer sur une révolution mentale : une autre mobilité, une autre compréhension de l'histoire, des traitements plus adaptatifs des conflits, des cultures cultivées, médiatiques, nationales et régionales en dialogue. Nouvelle culture à partager, à inventer, pour entraîner l'Europe dans un projet démocratique.
    Pour la rendre plus proche d'un monde qui doit, lui aussi, comprendre et composer sa diversité. Dynamiques interculturelles pour l'Europe présente expériences, méthodes, évaluations, formations approfondies en partie déjà mises en oeuvre. L'Europe, région du monde, ne se construit qu'en inventant son propre modèle de société. Au coeur de l'interculturalité européenne, les auteurs, universitaires et consultants, s'appuient sur leurs communes contributions antérieures qui, de Pédagogie des rencontres interculturelles à L'histoire interculturelle des sociétés, sont déjà publiées chez Anthropos.
    Leur Guide de l'interculturel en formation est publié chez Retz.

  • On a souvent avancé que les femmes allaient faire de la politique autrement, voire remédier à la " crise de la représentation ".
    Six ans après l'entrée en vigueur de la loi sur la parité, qu'en est-il vraiment ? Le meilleur équilibre des sexes dans la représentation politique a-t-il affecté la question du genre, autrement dit les rapports sociaux historiquement établis entre le masculin et le féminin et leurs effets sur les comportements des hommes et des femmes ? Avec la parité, les stéréotypes de genre ont-ils été affaiblis ou au contraire renforcés ? Au terme d'une enquête sociologique de plusieurs années, menée par une équipe de chercheuses et chercheurs de plusieurs universités, ce livre propose, pour la première fois, un bilan complet de la " parité " en politique.
    Un bilan pour le moins contrasté, parfois surprenant.

  • Dans nos démocraties, les citoyens ont le pouvoir d?élire leurs représentants et parfois leur président. Des plus, les référendums se multiplient dans les dix dernières années. Quel effet ce «pouvoir» a sur les politiques réelles? Les hommes politiques qui veulent gagner les élections, sont-ils vraiment incités à suivre la volonté de leurs électeurs? Et ces derniers, arrivent-ils à influencer les politiques qui seront menées?
    À travers une étude comparée des démocraties européennes, l?auteur donne des réponses à ces questions classiques. Il montre que, bien que les citoyens aient une réelle influence, cette influence ne s?exerce pas où on l?attend. Au contraire, elle échappe largement à leurs décisions et leur volonté. Ainsi, par exemple, choisir ses présidents conduit à les pousser à être présents sur la scène internationale ? introduire la démocratie directe conduit à donner un pouvoir supplémentaire aux citoyens plus aisés, mais ne pas l?introduire porte à des difficultés à maitriser la dette publique. Cet ouvrage est, en bref, une exploration des mécanismes, parfois un peu surprenants, qui déterminent les politiques actuelles.

  • Après la seconde guerre mondiale, et la contribution décisive des armes nouvelles conçues dans les laboratoires, le pouvoir de décision est progressivement passé des mains des généraux à celles des scientifiques et des ingénieurs.
    Particulièrement dans les domaines aérien et naval, la guerre est théoriquement devenue scientifique, parce que ni la valeur des hommes ni la quantité d'armements ne peuvent désormais pallier une forte infériorité technologique. ainsi, l'issue des combats est déterminée dès la sortie des laboratoires. cette unique facette de la réalité est cependant une illusion trompeuse. prenant l'exemple de la bataille de l'atlantique, on démontre donc que, dans un premier temps, c'est moins la supériorité technologique qui importe que la conception d'armements, ainsi que des tactiques et principes opérationnels associés, adaptés à un certain état de la technologie.
    Il ne suffit pas d'utiliser de nouvelles briques, il faut repenser les architectures. les facteurs économiques ont alors autant d'importance que les facteurs techniques. l'hypothèse du conflit symétrique est une autre erreur fondamentale quand l'histoire montre que le conflit dissymétrique où des belligérants de forces comparables sont dans des postures très différentes, y compris dans le choix des armements, est en fait la règle générale.
    Aujourd'hui, on ne peut donc continuer à concevoir les mêmes systèmes d'armes qu'il y a soixante ans, pour faire face à des menaces du passé. ainsi, dans les airs, dans ses fonctions de bombardement, face au missile de croisière, l'avion de combat, qui, en soixante ans, est passé du statut de chasseur-bombardier à celui de mini-bombardier stratégique, apparaît comme une solution dépassée. si cela n'est pas une évidence technique, c'en est une sur le plan économique.
    Sur terre, les armées, victimes du double héritage de la seconde guerre mondiale et de l'hypothétique conflit en ambiance nucléaire, ont du mal à abandonner le char pour la troisième dimension. elles ne prennent pas conscience des immenses potentialités que le développement massif des communications et télécommunications donnent aux commandos - forces légères à distinguer des forces spéciales. sur mer, on ne peut que s'interroger sur l'existence d'une défense surface-air dont la portée est deux fois inférieure à celle des missiles air-surface.

  • Une immersion complète au sein de la vie quotidienne de la FINUL, et de son contingent est une invitation rare à la compréhension interne d'une force aussi emblématique que cette force intérimaire au Liban.
    Le général Alain Pellegrini en assume le commandement lorsqu'en juillet 2006 une guerre éclate entre l'armée israélienne et les combattants du Hezbollah. Elle va durer 34 jours. A la fois diplomate et chef militaire, totalement isolé, il va devoir gérer la crise au mieux, autant pour la sauvegarde des populations que pour la préservation des intérêts des Nations unies.
    Son témoignage est une suite de révélations concernant les prémices d'une guerre en gestation, le récit totalement inédit du déclenchement du conflit, le déroulement au jour le jour des affrontements, les stratégies cachées des belligérants et les nouvelles tactiques de combat.
    Il analyse également les conséquences du conflit et montre comment la communauté internationale a su prendre en compte la nouvelle donne régionale pour donner à la FINUL une dynamique adaptée. 32 ans après sa création, elle est toujours au Liban Sud.

  • Les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), après leur brutale incorporation à la fin de la seconde guerre mondiale, à l'Union soviétique, ont regagné, à un moment où cette dernière agonisait, leur indépendance et leur souveraineté.
    Depuis, en croisant le fer régulièrement avec une Russie hostile à leur diplomatie atlantique tous azimuts et en soutenant, tout aussi fréquemment, les pays occidentaux, et en premier lieu les Etats-Unis, ils ont voulu démontrer que leur objectif était de quitter, une fois pour toutes, l'orbite russe tout en garantissant leur positionnement, à perpétuelle demeure, à l'Ouest. Cette stratégie, néanmoins, ne fut pas exempte d'ambiguïtés.
    A force de classifier les trois pays dans une catégorie homogène, on en oublierait presque l'opportunisme dont a pu faire preuve chacun d'eux qui, lorsque ses intérêts l'exigeaient, a préféré arracher aux capitales occidentales des garanties que les deux autres ne pouvaient obtenir. Leur dénominateur commun, finalement, est moins de partager une identité similaire autour d'un label " balte " que d'avoir un positionnement géostratégique contraignant et d'avoir utilisé une identité opportunément construite pour conjurer cette contrainte.
    Cette stratégie a été couronnée de succès puisqu'elle a débouché sur leur intégration de jure à l'Ouest par le jeu de leur double adhésion à l'OTAN et à l'UE.

  • Traditionnellement définie connue l'art du général ou la science des hautes parties de la guerre, la stratégie u connu un élargissement continu au cours du xxe siècle.
    Elle se développe maintenant en temps de pair comme en temps de guerre, la stratégie d'action a été doublée par une stratégie de dissuasion et la dimension opérationnelle a été enrichie par des dimensions technique, sociale et idéologique. ce traité est le premier à tenter une approche globale de la stratégie dans toutes ses dimensions.

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