Editions De L'aube

  • Bien que sévèrement touchée par la pandémie de la Covid-19, apparue dans la ville chinoise de Wuhan, la Chine a été la seule grande économie du monde à afficher une croissance insolente en 2020, une performance qu'elle devrait renouveler facilement et même largement dépasser en 2021. À nouveau réuni avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, l'Occident s'organise, mais en vain, pour lui barrer la route. La Chine, bientôt la première puissance économique du globe, représente un défi majeur pour les prochaines générations de Terriens, que ce soit en termes de réchauffement climatique, de transition écologique, d'hyper développement économique, d'innovation technologique et de bouleversements politiques engendrés par son modèle de développement qui lui est unique.

  • Très populaire dans l'opinion, la forêt française est aujourd'hui objet de nombreuses inquiétudes. Si elle est en réalité beaucoup plus présente sur notre territoire qu'au début du XXe siècle, elle n'en demeure pas moins soumise à une attention nouvelle qui rend sa gestion politique difficile à l'heure du réchauffement climatique et du changement de regard sur la Nature. La crise traversée par l'Office National des Forêts (ONF) et les difficultés de l'État a définir une vision de notre avenir forestier sont les symptômes d'une forme d'incapacité de notre temps à penser le temps long, nécessaire au soin de la Nature.
    Pourtant, le défi climatique du XXIe siècle impose une révision de notre regard collectif sur la forêt qui redevient un enjeu de première importance dans notre société.

  • La Chine et les États-Unis sont entrés dans une période de guerre froide multiforme : commerce, hautes technologies, compétition géostratégique, espace, défense, environnement et valeurs. L'issue, encore incertaine, de ce bras de fer entre les deux plus grandes puissances économiques de la planète va sans nul doute marquer les prochaines décennies. L'Europe, quant à elle, assiste en spectateur impuissant, plongée dans ses dissensions internes, à ce combat de titans. Pour exister, il lui faut trouver sans délai ses propres réponses aux enjeux planétaires du xxie siècle. Après le siècle de l'Amérique, celui de la Chine ? Ce livre trace par le menu, exemples à l'appui, ce spectacle inquiétant dont dépend pour une grande partie ce que sera notre vie quotidienne de - demain.

  • Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme ? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit : l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique.
    Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. A "nouveau monde" , nouvel outil : toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme...
    Et son dérèglement progressif.

  • S'il y a un lieu commun fort répandu en Europe, c'est bien celui qui associe les socialistes à la puissance de l'État. Or, le stéréotype d'une gauche « malade de l'État » résiste mal à une plongée dans l'histoire longue de la relation que les partis socialistes et sociaux-démocrates ouest-européens entretiennent avec l'État. Il s'avère ainsi intéressant de tenter de démêler cet écheveau constitué par les rapports complexes, ambivalents et contradictoires qui, au fil du temps, se sont noués entre les socialistes et l'État en Europe.

  • La crise du Covid-19 a joué un puissant rôle de révélateur. En particulier, l'efficacité de l'administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique, a été questionnée. La thèse défendue ici par Chloé Morin est que la faillite des élites n'est pas liée à une somme de petitesses individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système. Après avoir listé et illustré les symptômes et les causes concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant quelles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées sitôt évoquées. À la fois livre-choc sur les causes de l'embolie administrative et de l'effondrement du sens de l'État et ode au service public, cette lecture s'avère pour le moins... revigorante !

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne.
    Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

  • Pour faire "Terre commune" il va falloir, peu à peu, apprendre les cultures et les civilisations des uns et des autres. Sandrine Prévot analyse ici la société indienne, une société relationnelle dont elle décrypte les règles sociales qui guident les comportements et les échanges au quotidien. Elle dresse le portrait passionnant d'une société à la fois ouverte sur le monde et ancrée dans la tradition.
    Alors que les sociétés occidentales mettent en avant l'individu et sa liberté, l'Inde valorise la famille, la communauté et l'interdépendance. Les réseaux personnels sont une priorité dans cette démocratie pluraliste, et les logiques professionnelles dépendent des liens de complicité et de confiance. Un livre nourri de l'expérience de terrain de l'auteure. Sandrine Prévot est ethnologue, chercheure associée au Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) à l'EHESS.
    Elle est membre active du réseau Euro-India Economic & Business Group (EIEBG), et consultante dans le secteur privé.

  • "Nous avons voulu cerner au plus près la nature de l'héritage du gaullisme, son aspect composite fait de la rencontre d'un homme avec l'Histoire autant qu'avec un pays et un peuple, au point de paraître les personnifier dans une geste inégalée. N'a-t-on pas entendu, au début du mouvement des Gilets jaunes, des voix réclamer un général à l'Élysée - le général de Villiers ; l'époque a les ambitions qu'elle peut -, quand, cinquante ans plus tôt, d'autres voix, plus jeunes, voulaient chasser du pouvoir un général d'une autre trempe ? Une autre question se pose : qui aujourd'hui porte l'idée de rassemblement, de compagnonnage transcendant les partis, d'un intérêt général peu compatible avec l'esprit de boutique ?" Éric Fottorino

  • « Le terme «populisme», comme avant lui (et toujours) celui d'extrême droite, nécessite, pour être utilisé avec pertinence, une définition académique aussi précise que possible. Telle est l'ambition, amplement réussie, de Cas Mudde et de Cristóbal Rovira Kaltwasser dans cet ouvrage, qui, fait rare, combine les perspectives européenne, nord-américaine et latino-américaine. Et retenons ce qu'il faut à tout prix éviter : faire des électeurs des partis populistes des citoyens ignorants et incapables. Il faut plutôt argumenter de manière raisonnable. C'est une approche à laquelle nous ne pouvons que souscrire. Elle suppose préalablement une connaissance fine et étayée du problème. Ce livre donne à chacun les moyens de l'acquérir. » Jean-Yves Camus, préfacier

  • Ce livre introduit par Eric Fottorino, permet de lire et d'analyser les causes du départ de Nicolas Hulot du gouvernement.
    Nicolas Hulot avait donné un entretien au 1, en juin dernier il y souhaitait "éclairer les sources de sa vocation, ses erreurs, ses apprentissages, ses prises de conscience" la lecture de celui-ci à la lumière de cette annonce est nécessaire pour y comprendre le cri d'alarme qu'il pousse aujourd'hui .
    Ce livre contient la reprise intégrale de ses déclarations dans la matinale de France Inter, ainsi que son entretien complet paru deux mois plus tôt dans Le 1.

  • Sans nier les profondes divergences au sein de la société française ni leurs racines ou implications territoriales, Pierre Veltz fait le pari de l'optimisme, celui d'une France qui proteste mais aussi invente, au coeur des territoires, des chemins nouveaux pour faire face aux grands défis qui nous sollicitent, et d'abord celui de la conversion écologique. Il décrit le « tournant local » qui touche aussi bien notre économie que notre vie sociale, redéfinissant en creux l'agenda étatique, national et européen. Il ne plaide pas pour un retour régressif au territoire identitaire et fermé sur lui-même, mais au contraire pour une vision fluide et ouverte des interdépendances entre métropoles, villes moyennes et zones rurales.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

  • À travers 3 entretiens fleuve et 2 textes d'hommage à ses mentors - Michel Rocard et Henry Hermand -, l'ancien collaborateur du philosophe Paul Ricoeur donne des clés essentielles de sa formation intellectuelle et de sa réflexion. Dans un premier entretien, Emmanuel Macron dit ce qu'il doit à Aristote, Kant et Hegel, avant de préciser en quoi la philosophie met en tension la pensée avec le réel. Il souligne aussi le vide idéologique des partis politiques. Dans un deuxième entretien, il s'en prend aux corporatismes qui bloquent la société française, avant d'esquisser les grandes lignes de sa pensée politique au-delà de ses compétences économiques. Dans un troisième entretien, le candidat se confie sur les livres qui l'ont formé, les écrivains et les romans de prédilection.
    Ce recueil est complété par un texte d'Eric Forrorino « Macron dans le texte » ainsi que les regards croisés de Marc Lambron, Natacha Polony et Vincent Martigny sur Emmanuel Macron.

  • L'annonce de la victoire, en novembre 2017, sur l'État islamique (EI) a sans doute été hâtive et optimiste. Des réseaux ont été reconstitués par les 30 000 djihadistes survivants en Irak et en Syrie. Spécialiste de géopolitique dans cette zone en conflit permanent, l'amiral Jean-François Coustillère nous donne les clés des situations passée et à venir. Nous avons libéré Mossoul et Raka du cancer islamique mais des métastases menacent la Libye, le Yémen, la Turquie et bon nombre d'autres pays méditerranéens où se met en place une véritable contre croisade islamique contre les infidèles. Elle trouvera ses combattants dans ses nouveaux damnés de la terre fuyant la faim, la soif, les guerres, les despotes et l'abandon des pays nantis.
    Si elle reste le berceau des civilisations, la Méditerranée sera demain celui des conflagrations et l'épicentre d'un conflit qui prendra la forme d'une véritable anti Croisade. C'est un vieux rêve islamiste. Souvenons-nous qu'Oussama Ben Laden institua en 1998 son Front de salut contre les juifs et les croisés : son projet s'inscrivait dans un contexte historique perpétué par d'autres mouvements mieux structurés visant à l'institution d'un califat.
    Tout le mérite de l'auteur est de faire le point sur une situation qui n'est pas figée et trouve ses racines dans une histoire oubliée qui a connu une secousse forte avec les printemps arabes de 2011.

  • Dans ce texte ciselé, Marlène Schiappa démontre sa conviction profonde : « Tout ce qui vise à diviser la République, vise à la détruire. » Clivages identitaires ou territoriaux, gilets jaunes casseurs, communautarisme, remise en cause de la liberté de la presse, fake news et haine sur les réseaux sociaux, divisions artificielles entre « bobos » et « vrais gens », « start-up nation » et « campagnes », glorification de la « foule » à la place du « peuple », segmentation de la culture, attaques contre la citoyenneté et violences contre l'autorité et les symboles de la République... Il est temps, nous dit Marlène Schiappa, de nous élever et de nous unir pour défendre la liberté, l'égalité, la fraternité dans notre « République française une et indivisible ».

  • Sébastien Boussois s'étonne, à chaque nouvel attentat survenu en Occident et revendiqué par le terrorisme islamiste, d'entendre certains élus ou experts expliquer que nous avons passé le plus gros du danger depuis la chute de Daech à Rakka, et que les retours de combattants n'ont pas entamé la sécurité du vieux continent. Comme si l'histoire de ces vingt dernières années avait démontré que la fin d'un mouvement terroriste lié à l'islamisme ne laissait place à l'émergence d'aucune autre structure héritière ! De nouvelles filières et de nouveaux groupes peuvent se reconstituer partout dans le monde. À cela s'ajoute la question des combattants ou sympathisants de la cause djihadiste, et à leur devenir dans nos sociétés.

  • Dans la lignée d'Indignez-vous !, l'ouvrage Conversation pour l'avenir reprend et développe, sous la forme d'un entretien entre deux générations (Gilles Vanderpooten, 25 ans et Stéphane Hessel, 93 ans), le parcours singulier de cet homme au grand coeur, de cet humaniste authentique et présent sur tous les fronts. Cet ouvrage est l'occasion d'aller plus loin, à travers un échange permettant de mieux saisir l'originalité de sa personnalité, la profondeur de ses engagements, et les multiples raisons qu'a Stéphane Hessel de nous inciter à nous indigner. Il nous livre des pistes pour agir, et s'engager.
    À 93 ans, Stéphane Hessel reste engagé sur tous les fronts : droits de l'homme, des sans-papiers et des sans-logis, lutte contre les inégalités, écologie - « l'un des principaux défi du XXIe siècle ». Il appelle de ses voeux une Organisation Mondiale de l'Environnement.
    Conversation avec une personnalité attachante, enthousiaste et humaniste, qui éclaire l'avenir.
    Il est ici interrogé par Gilles Vanderpooten, qui s'attache à promouvoir des solutions aux enjeux écologiques, économiques et sociétaux qui engagent notre responsabilité collective. Il a interpellé les décideurs économiques et politiques avec l'Appel pour une France durable (2009) auquel se sont joints Isabelle Autissier, Alain Bougrain-Dubourg, Dominique Bourg, Jean Jouzel, Amélie Nothomb, Jéromine Pasteur ou encore Nicolas Vanier.

  • Crise migratoire, burkini, double ration de frites dans les cantines scolaires : ces questions reviennent de manière plus ou moins assumée, en boucle, dans le débat politique. Mais elles se posent de manière particulièrement aiguë en Corse. Car, rapporté à la population insulaire, le nombre d'actes antimusulmans enregistrés sur l'Île de Beauté atteint des proportions inégalées. Confrontée comme le reste de la société à la question de l'altérité, l'île a par ailleurs vu pour la première fois les nationalistes l'emporter aux élections régionales de décembre 2015 alors que... l'influence du clanisme, élément structurant de la Corse, semblait n'être plus aussi prégnante que par le passé.

  • Une critique implacable de la société contemporaine dénonçant le délitement des élites politiques et intellectuelles, le laxisme protéiforme, l'affaiblissement de l'autorité ou encore l'aseptisation de la liberté d'expression.

  • Cet essai politique à plusieurs voix convergentes tente de reposer les fondations d'une « gauche du réel » qui s'attacherait aussi à porter haut des valeurs et des idéaux.

    La gauche traverse aujourd'hui une crise existentielle. L'ouvrage collectif La gauche du réel - pour une refondation idéologique du progressisme rassemble des contributions individuelles représentant une diversité d'opinions, d'approches et de thèmes, autour de deux convictions communes : la nécessité que continue à exister, en France et en Europe, une gauche réformiste ou social-démocrate prête à gouverner; et l'importance que ce courant se dote, pour convaincre à nouveau et réussir une fois au pouvoir, d'une assise idéologique solide.

  • « Qui est donc cette jeune femme prête à faire des kilomètres pour connaître mon histoire ? » Cette question formulée par Phan Thi. Kim Phúc, la tristement célèbre « petite fille de la photo », brûlée au napalm en 1972 au Viêt-Nam, ils sont soixante-deux à se l'être posée.
    Mélanie Loisel a réalisé le pari fou de parcourir le globe à la rencontre de celles et ceux, (re)connus ou anonymes, qui ont vécu les grands moments du siècle. De ces échanges, elle a tiré un livre unique, profondément sensible, qui raconte notre époque : de la Shoah à la guerre de Yougoslavie, de la révolution cubaine au conflit armé du Guatemala, du discours de Martin Luther King aux attentats à New York en 2001 ou à Paris en 2015, de la création de l'État d'Israël à la « crise des migrants »...

  • Longtemps considéré comme une région conservatrice, l'Ouest est devenu une terre de gauche. La cassure s'est produite au moment des élections municipales de 1977 où, d'Angers à Brest, de Nantes à Rennes, toutes les grandes villes sont perdues par la droite. Quelles sont les causes d'un tel glissement de terrain ? Qu'ont fait ces élus des villes, puis des départements et des régions, une fois implantés ? Quelle tournure a pris dans l'Ouest le socialisme à visage urbain ? Qui sont les femmes et les hommes qui s'apprêtent à succéder à la génération de 1977, celle de Jean-Marc Ayrault, d'Edmond Hervé ou Jacques Auxiette ? Un cycle se ferme, un autre s'ouvre. Aux conquérants succèdent des héritiers.
    L'Ouest va-t-il rester ancré à gauche ?

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