Flammarion

  • Le premier XXIe siècle : de la globalisation à l'émiettement du monde Nouv.

    "1989 : Walesa, Gorbachev, Havel. 2019 : Trump, Bolsonaro, Poutine, Xi Jinping. Comment en est-on arrivé là ? Tout a commencé par un mensonge : dans la fièvre des événements de 89, nous avons cru à la victoire décisive de la démocratie. A la fin de l'histoire annoncée par Hegel et développée par Fukuyama.
    Un modèle politique l'avait emporté, la bataille des idées était gagnée." Ainsi commence Le premier XXIe siècle, relecture magistrale de ces 30 dernières années, au bilan mitigé. L'Occident a péché par paresse et par vanité. Sans voir combien la chute de l'URSS bouleversait nos idéaux, en ignorant les conséquences de la révolution digitale, les durcissements identitaires, et l'emprise du marché de la data sur les structures politiques. Pourtant, tout est à faire. Mais dans quel but ? Quelle société voulons-nous vraiment ?

  • L'Art de la Guerre

    Sun Tzu

    Il y a vingt-cinq siècles, dans la Chine des "Royaumes Combattants", était rédigé le premier traité sur "l'art de la guerre". Pour atteindre la victoire, le stratège habile s'appuie sur sa puissance, mais plus encore le moral des hommes, les circonstances qui l'entourent et l'information dont il dispose. La guerre doit être remportée avant même d'avoir engagé le combat. Sun Tzu ne décrit pas les batailles grandioses et le fracas des épées, pas plus qu'il n'énumère des techniques vouées à l'obsolescence : L'Art de la guerre est un précieux traité de stratégie, un grand classique de la pensée politique, et une leçon de sagesse à l'usage des meneurs d'hommes.

    Autant que de courage, la victoire est affaire d'intelligence.
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  • Elysée confidentiel Nouv.

    Comment s'exerce le métier de politique aujourd'hui, à une époque où l'image est reine ? C'est à une enquête passionnante et pédagogique que nous invitent le journaliste XXX et le photographe XXX, eux qui ont la confiance de l'entourage du Président et qui nous livrent les portraits d'une vingtaine de personnalités, dont Benjamin Griveaux, Christophe Castaner, Sibeth Ndiaye... mais également ceux d'illustres inconnus tels que Gépy, le seul gilet jaune à l'Elysée, ou Jonathan Jahan, à qui Macron répondit : « Je traverse la rue, je vous en trouve du travail. »

  • Puisque dans le confinement nous nous sommes tant manqués, retrouvons-nous.

    Le néolibéralisme, dans ce qu'il porte intrinsèquement d'injustices, d'inégalités, de relégation, nous a pulvérisés au sens propre, réduits à l'état de poussière d'individus excessivement enfermés dans leurs singularités. Contre lui, faisons masse.
    Voilà une façon de répondre à l'enjeu central de nos démocraties fragilisées : faire corps, « faire peuple », c'est-à-dire créer et partager du commun, de l'universel, des solidarités, de l'intérêt général, des désirs et des rêves.
    Jamais les mots du pari de Pascal n'ont résonné aussi fortement qu'aujourd'hui : nous sommes «embarqués ». La question n'est plus de savoir quel est notre devoir, mais de l'accomplir.
    Nous avons perdu le contrôle, reprenons-le.
    B.V.

  • "Je ne sais pas grand-chose de mes ancêtres, sinon qu'ils remontent au début de l'humanité, dès que l'homme voulut posséder du pouvoir sur ses semblables et que la mort lui fit peur". Un acte terroriste ne se réduit pas au chaos qu'il provoque : il répond et s'articule, depuis la nuit des temps et sur tous les continents, autour de sept préceptes, sept piliers fondateurs. Dans ce livre, qui retrace l'histoire du terrorisme depuis sa naissance dans la Perse du XIe siècle jusqu'à aujourd'hui, le juge Marc Trévidic décortique cette méthode d'action et de pensée en s'appuyant sur son expérience en tant que juge d'instruction au pôle antiterroriste.
    Le roman du terrorisme est un récit captivant sur le sujet le plus brûlant de notre époque, qui donne la parole à la méthode terroriste elle-même. C'est en effet le terrorisme personnifié qui s'exprime dans ce texte d'une rationalité glaçante et d'une ironie mordante, illustrant son propos d'exemples véridiques et de faits inédits.

  • «Machiavel a largement défini la politique comme un art souverain du mensonge. Elle doit pourtant être autre chose : la capacité d'une société à s'emparer de son destin, à inventer un ordre juste et se placer sous l'impératif du bien commun ».
    Pour Alain Badiou, la politique n'est pas affaire de cynisme, ni même de pragmatisme. Loin de se résumer à la gestion des affaires publiques, elle est une quête collective de justice et de vérité.
    Rappelant les grands principes du communisme, le philosophe pose son regard acéré sur notre époque dans cet essai vif et engagé, nourri de références à l'actualité autant que de retours sur l'histoire des révolutions.

  • Cette méthode scientifique, élaborée par des professionnels, va permettre à chaque citoyen de redresser la France, « selon ses moyens ».
    L'application stricte de ce programme sera donc la solution pour remettre sur pied notre pays, menacé de disparition s'il tombait aux mains avides des moins avantagés d'entre nous.

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  • Ouvrez les yeux, nous dit Alice Miller de livre en livre. Ouvrez les yeux sur ce que vous avez subi étant enfant. Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance.
    "Il n'est pas vrai, écrit Alice Miller, que le mal, la destruction, la perversion fassent nécessairement partie de l'existence humaine, même si on le répète sans arrêt. Mais il est vrai que le mal se reproduit sans cesse, et qu'il engendre pour des millions d'êtres humains un océan de souffrance qui pourrait être évité. Lorsque sera levée l'ignorance résultant des refoulements de l'enfance, et que l'humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin."

  • Des banlieues aux zones rurales, des métropoles aux petites villes, dans quel état se trouvent les couches populaires après plusieurs décennies de mondialisation ? Dans Fractures françaises (2010), son premier livre, Christophe Guilluy propose une leçon inédite de géographie sociale. S' appuyant sur sa discipline, il révèle que la situation des couches populaires est très différente des représentations caricaturales habituelles. Surtout, il montre que, derrière le trompe-l'oeil d'une société apaisée, s'affirme une crise profonde du « vivre ensemble ».
    Dix ans après sa première parution, il faut relire cet essai majeur : révélateur de fractures qui n'ont fait que s'amplifier depuis, il met au jour avec clairvoyance les menaces qui pèsent sur le modèle républicain.

  • La société de cour La société de cour constitue un dispositif central dans la modification des sensibilités et des comportements de l'homme occidental au XVIIe et au XVIIIe siècle. C'est en son sein que s'élaborent les nouvelles relations entre les hommes, partant de nouvelles règles de comportement. Comme dans un laboratoire, s'y expérimentent le contrôle de soi et l'observation d'autrui, la maîtrise des émotions immodestes et des mouvements spontanés, la régulation de l'économie pulsionnelle, une définition plus exigeante de la pudeur. La société de cour, de par ses contraintes et ses règles, façonne une nouvelle structure de l'affectivité individuelle, un nouvel habitus psychique. Sa fonction historique est paradoxalement double. Elle fonde et affirme une distinction, celle qui sépare l'homme de cour du vulgaire. Mais la Cour, tout en préservant la spécificité minoritaire d'un style de vie, est aussi le point d'où se transmettent les nouvelles conduites, qui vont s'étendre aux autres couches de la société. Cette édition comporte pour la première fois l'Introduction, Sociologie et Histoire, inédite en français. Oeuvre majeure de Norbert Elias, La Société de cour retrouve ainsi son intégralité originale.

  • Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats.
    Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux États-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ?
    Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.

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  • On connaît le plan, resté fameux, de la première partie de la brochure de Sieyès :
    1. Qu'est-ce que le tiers état? - Tout.
    2. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? - Rien.
    3. Que demande-t-il? - À être quelque chose.
    Grand brûlot politique, écrit avec une vigueur et une brutalité rares, Qu'est-ce que le tiers état?, publié en janvier 1789, rend immédiatement son auteur célèbre et connaît un succès retentissant.

    Sieyès y attaque la noblesse «étrangère à la Nation», dresse le bilan négatif de la politique passée et montre la tâche à venir. Que faire pour rendre le peuple heureux? Avoir recours à la Nation et non aux privilégiés, car la Nation est tout, elle est l'origine de tout. La Nation doit donc se donner librement sa Constitution et les lois qui protègent les citoyens et décident de l'intérêt commun. Ainsi seront posés les fondements de la société nouvelle.

    Oeuvre de circonstance, Qu'est-ce que le tiers état? allait devenir l'un des textes fondateurs de la société moderne.

  • Nasser - archives secretes

    Nasser Hoda

    En vidant la maison familiale de Manchiyat el-Bakri, au Caire, Hoda Nasser a retrouvé les archives de son père, auxquelles personne n'avait touché depuis sa mort brutale, le 28 septembre 1970. Entremêlant ses souvenirs à ces documents, elle raconte l'étonnant destin de l'enfant des bas quartiers d' Alexandrie qui devint, en 1956, le président d'une Égypte libérée après soixante-dix ans de domination britannique. Chemin faisant, Hoda Nasser plonge le lecteur dans les coulisses de la grande Histoire vues par l'un des leaders majeurs du tiers-monde et du non-alignement, porteur d'un projet de libération des peuples qui rencontrait alors un immense écho à travers la planète.
    Les notes, les brouillons et les carnets de Nasser sont comme les instantanés d'une vie politique. Sous sa plume, on côtoie les personnalités de l'époque, notamment américaines et soviétiques ; on entrevoit les intrigues qui se jouent, comme les arcanes de la question yéménite, dans laquelle l'Arabie saoudite était déjà impliquée, ou la précarité du Koweït, que l'Irak tentait d'absorber dès cette époque. On perçoit, en outre, les espoirs de Nasser pour les Palestiniens, mais ses inquiétudes à leur sujet sont à la mesure du traumatisme qu'a constitué pour lui l'agression franco-angloisraélienne de 1956. Enfin, en annexe, on découvrira son Journal de guerre en Palestine, en 1948. Inédit, ce texte sans caractère officiel se révèle d'autant plus précieux que Nasser s'y exprime librement.

  • L'Europe, pendant la plus grande partie de son histoire, a été une idée.
    Elle signifiait un profond désir de circulation et de liberté autant qu'un souci de rigueur et de polémique. À Milan ou à Paris, on se lisait fougueusement ; entre Bruxelles et Vienne, on se copiait passionnément. Aujourd'hui, alors même que l'Europe est devenue une institution, elle n'est pas, ou de moins en moins, une idée. Bruxelles serait-elle devenue une Cité interdite où le débat public ne pénètre plus ?
    Voilà pourquoi la revue Le Grand Continent a invité cinq penseurs internationalement reconnus pour l'envergure de leurs travaux à parler, pour la première fois, de leur idée d'Europe. Ensemble, ils ont ouvert de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins à parcourir pour retrouver les voies d'une Europe idéale, pleinement politique - une certaine idée de l'Europe.

  • Deux textes majeurs de Carl Schmitt sont réunis dans ce livre. La Notion de politique (1932) expose les thèses qui forment le coeur de sa pensée : l'Etat ne se confond pas avec la politique, il n'en est qu'une expression historique et périssable. Le politique lui-même est le lieu de discrimination de l'ami et de l'ennemi. Dans l'époque moderne, l'Etat est cette instance qui désigne l'ennemi et décide de la guerre ou de la paix. Théorie du partisan (1962) examine la situation créée par l'effritement du monopole politique de l'Etat à partir de 1945, quand le conflit se généralise du fait de la politisation de toutes les sphères de la vie sociale. Apparaît alors le partisan, que nous appelons parfois le terroriste, combattant de cette guerre totale et figure emblématique de notre modernité.

  • Depuis le 11 septembre 2001, la géopolitique a aussi envahi l'imaginaire : les séries télévisées sont devenues des références culturelles et politiques, qui non seulement analysent la réalité, mais anticipent le futur. Elles perçoivent les hantises contemporaines grâce à l'imagination des scénaristes : peur du terrorisme, de la dictature, de l'arme nucléaire et de la disparition du monde

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  • « Que peut bien signifier aujourd'hui le vieux clivage droite-gauche tel qu'il fonctionne depuis l'affaire Dreyfus ? Il me semble que c'est avant tout le refus de remettre cette question en chantier - et de tirer ainsi les leçons de l'histoire de notre temps - qui explique en grande partie l'impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d'une société à la fois libre, égalitaire et conviviale. Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d'un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l'existence préalable d'un nouveau langage commun - susceptible, à ce titre, d'être compris et accepté par tous les "gens ordinaires" -, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d'expliquer pour quelles raisons j'en suis venu à estimer que le nom de gauche - autrefois si glorieux - ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd'hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l'indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. »

  • Un dialogue entre les deux intellectuels de gauche autour de trois thèmes : ce que signifie être de gauche aujourd'hui, la notion de peuple et l'avenir du mouvement politique.

  • Des milliards de dollars ont été déversés au coeur du système bancaire mondial, mais pourquoi n'avoir pas employé ces mêmes forces pour éradiquer la misère du monde et conjurer la crise environnementale ? "Nous faut-il une autre preuve, demande Zizek, que le Capital est devenu le Réel de nos vies, un Réel dont les impératifs l'emportent en despotisme sur les plus pressantes exigences de notre réalité ?" Analysant l'implosion soudaine de la sphère financière, Zizek souligne.
    à la suite de Hegel, Marx et Marcuse, que la répétition de la tragédie sous forme de farce est parfois plus terrifiante que la tragédie initiale. "Le philosophe le plus dangereux d'Occident" passe au crible l'envahissante vision libérale du monde, cette idéologie qui nous fait croire en un lien naturel entre capitalisme et démocratie, se déguise sous les oripeaux libertaires du pseudo-esprit de 68 qu'elle a parfaitement intégré, et nous raconte des histoires semblables à la saga populiste, "humaine, trop humaine", d'un Berlusconi.
    A ceux qui se résignent à l'alternative entre un capitalisme "socialiste" à l'occidentale et un capitalisme "autoritaire" à l'asiatique, Zizek rappelle qu'il existe une autre voie : il évoque la leçon de Lénine "commencer à partir du commencement, encore et encore", questionne les thèses de Négri sur les multitudes agissantes au sein de la sphère sociale globalisée et considère la position de Badiou pour qui le communisme reste un ultime, et peut-être indépassable, horizon.
    Après la tragédie, la farce ! est un appel tonique aux forces de gauche pour qu'elles se réinventent.

  • Origine du drame baroque allemand : sous ce titre d'allure érudite, se cache, on le sait, le plus important des ouvrages que Walter Benjamin put mener à terme.
    Il le publia en 1928, après l'avoir porté plus de dix ans, et après que l'université de Francfort eut refusé de l'accepter comme thèse d'habilitation. Ce n'est pas un livre d'histoire littéraire. C'est un livre qui subvertit la "science littéraire" - après le romantisme et après Nietzsche, mais au nom d'une " autre philosophie à venir" - pour ouvrir à une pensée inédite de la provenance et de la destination de l'art dans le monde moderne

  • Marqué au fer rouge par son passage à la banque Rothschild, « Monsieur Macron » - comme l'appelle froidement Martine Aubry - symbolise le grand quiproquo entre François Hollande et les Français. Pourquoi le président socialiste, élu par le peuple de gauche en 2012, a-t-il choisi comme ministre de l'Économie ce jeune homme adulé des grands patrons pour ses penchants libéraux ?

    Les amis d'Emmanuel Macron soulignent que ce pianiste émérite n'est pas du sérail et qu'il a enchaîné les grandes écoles de la République. Ils rappellent à l'envi son mariage avec sa prof de français, Brigitte Trogneux, de vingt ans son aînée. Un homme atypique, nous dit-on ?

    Ses ennemis insistent sur sa proximité avec Jacques Attali et Alain Mine, et citent ses nombreuses bourdes politiques, notamment contre les fonctionnaires ou les 35 heures. Au Parti socialiste, les « frondeurs » honnissent cet héritier de la « deuxième gauche », en pleine crise de la social-démocratie.

    « Monsieur Macron » ne laisse, en tout cas, personne indifférent. Cette enquête fouillée reconstitue l'énigme de ce ministre qui crée la zizanie jusqu'au sommet de l'État.

  • Il existe un consensus chez artistes et critiques qui consiste à perpétuer l'idéal d'une oeuvre d'art susceptible d'éveiller les consciences aliénées, de modifier le cours de l'histoire, de créer de la « reliance » là où le tissu social s'est déchiré. Ce livre émet une hypothèse radicalement différente, critique et polémique : analysant les pôles de résistance que l'art oppose depuis une vingtaine d'années à l'effondrement du politique, il montre combien une partie de l'art contemporain peut se révéler naïf, encore pétri d'illusions humanistes, clivé entre les positions désormais caduques des néo-avant-gardes et les oeuvres dites « relationnelles », prônant une convivialité de bon aloi et occultant l'extrême dureté des fractures sociales. Constat d'échec ? Pas seulement. Car l'art pourrait passer le témoin à d'autres formes visuelles : le documentaire engagé, photographique et plus encore cinématographique, puissante « machine à penser », selon l'expression de Thierry Garrel. Un hommage à la modestie lucide du documentaire, au travail du temps, à la parole incarnée, à l'écart des bruyantes imageries postmodernes.

  • 1958. André Malraux, ministre du général de Gaulle, incite les Guyanais à voter oui au référendum sur la nouvelle Constitution et à confirmer l'ancrage des dernières colonies dans la France. Ce jour-là, la petite Christiane découvre la politique et la révolte d'un peuple. Plus tard, elle créera son parti politique, Walwari (l'Éventail), et sera élue députée de Guyane après une campagne particulièrement éprouvante sur fond de coups bas et de dénigrement. C'est désormais dans le feu de l'adversité qu'elle ouvrira sa route.
    Christiane Taubira raconte dans ce livre, avec une langue riche et inventive, ses premiers pas à l'Assemblée nationale, ses discussions mouvementées avec Bernard Tapie, ses mots avec Henri Emmanuelli, sa rencontre avec François Mitterrand. Elle nous fait ainsi revivre la campagne présidentielle de 2002, ses désagréments, les reproches de l'entourage de Lionel Jospin l'accusant de l'échec du Parti socialiste.
    Analysant l'insurrection des banlieues de 2005, elle touche à un point névralgique, le rapport à l'autre. De la Guyane aux palais de la République, c'est dans un incessant va-et-vient qu'elle apprend à concilier les petits services à rendre et les grandes causes à étreindre.
    Et l'on mesure le coût de son implication dans la politique : le peu de temps consacré à ses enfants, un divorce, les douleurs physiques. Sentiment du temps qui passe, conscience de l'oeuvre accomplie, lucidité sur l'immensité du reste...
    Dans un réjouissant parler-vrai, Christiane Taubira nous invite aussi à partager ses plus belles rencontres ? Toni Morrison, Édouard Glissant, Aimé Césaire, Nelson Mandela ?, sans jamais oublier l'un de ses plus grands combats, mené avec succès : la reconnaissance de la traite négrière et de l'esclavage comme crime contre l'humanité.

    Portrait de Christiane Taubira par Patrick Swirc © Flammarion

  • Description et analyse des rivalités politiques et religieuses qui s'expriment autour de Jérusalem. Par-delà le constat et la tentative d'explication du conflit entre Israéliens et Palestiniens, l'auteur établit également des perspectives d'avenir pour Jérusalem : partage administratif, statu quo, désenclavement de Jérusalem-Est, etc

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