Plon

  • Difficile d'être « amoureux » de la géopolitique » ! En fait, il s'agit ici d'un dictionnaire libre et subjectif nourri de connaissances historiques. J'ai enrichi par des décennies d'expérience du fonctionnement du monde et des relations entre les puissances, installées ou émergentes. Le dictionnaire aborde les stratégies des acteurs étatiques, économiques, idéologiques, culturels ou sociétaux. Il traite aussi les scénarios dans les domaines géopolitiques, diplomatiques, économiques, commerciaux et écologiques, ainsi que la transformation souhaitable mais difficile de l'Europe, dans un monde où l'Occident a perdu le monopole de la puissance.
    Il comporte des portraits des grandes personnalités - César, Alexandre le Grand, Bonaparte, de Gaulle, Staline, Hitler, Mao - du passé lointain ou proche, ou d'aujourd'hui. Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.

  • 2022, la flambée populiste Nouv.

    Le score exceptionnel de Trump à la dernière présidentielle confirme que son élection de 2016 ne fut en rien un accident de l'histoire et que le populisme s'enracine partout, aux Etats-Unis mais aussi en Amérique latine, en Asie et en Europe.
    La France elle-même n'a jamais semblé aussi près du point de bascule. Y prospère en effet une vision dangereusement clivée du monde, fondée sur l'opposition irréconciliable des élites, jugées incompétentes et corrompues, et du peuple, auréolé de toutes les vertus. La radioscopie de la société française est à cet égard sans appel : le déclinisme et la défiance sont partout, le complotisme et les fake-news prolifèrent, l'attachement à la démocratie recule face à la demande d'autorité, la peine de mort connaît un regain inédit d'adhésion, le sentiment de « ne plus être chez soi » gagne... La haine de « ceux d'en haut » et la peur de « ceux d'ailleurs » s'alimentent mutuellement.
    Chacun mesure combien la crise économique et sanitaire aggrave la tendance, en offrant un terreau idéal pour les antisystèmes de tous bords, des « anti-masques » aux « antivax ». Au point que les vagues de l'épidémie qui se succèdent se transforment en tsunami démocratique pour 2022 ?

  • Kamala Harris : la pionnière de l'Amérique Nouv.

    « Si je suis la première femme à occuper ce poste, je ne serai pas la dernière. » C'est ainsi que Kamala Harris a conclu son discours après la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines. Quelques semaines plus tard, cette fille d'un père jamaïcain et d'une mère immigrée indienne marquait l'histoire de son pays en devenant la première femme à occuper le poste de vice-présidente.
    Une enfance marquée par la contre-culture californienne, une ascension au mérite où, après des études en sciences politiques et en droit, la native d'Oakland, dans la baie de San Francisco, accède au prestigieux poste d'adjointe de district avant de diriger le département des enquêtes criminelles de San Francisco. Puis, une élection au poste de sénatrice de Californie qui la révèle au grand public et, enfin, une candidature à la primaire démocrate de 2020 qui conduit Joe Biden à la choisir comme colistière pour gagner l'élection présidentielle de 2020.
    Mais au-delà de ce parcours hors norme où cette femme de 56 ans a brisé avec une facilité déconcertante tous les plafonds de verre, qui se cache vraiment derrière cette pionnière qui bouscule toutes les certitudes et dont les actes et les paroles sont désormais scrutés au microscope ? Au-delà du symbole que représente son élection, Kamala Harris pourra-t-elle incarner le futur apaisé d'une Amérique au bord de l'implosion ?

  • Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Qui sont les privilégiés ? Uniquement des « super-riches » contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des « perdants », tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de « flexibles », souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires « assistés » ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des « chances » pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Ils ont l'oreille du « Président » et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces « visiteurs du soir » qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses « visiteurs ». Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme « Visiteurs du soir » apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces « visiteurs », au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des « visiteurs » de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les « anciens » députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des « gilets jaunes », de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un « nouveau monde » qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier Président d'une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s'était engagé à n'accomplir qu'un seul mandat de cinq ans. Pendant sa présidence, avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d'apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle.
    Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, principalement basé sur les mémoires qu'il avait commencé à écrire alors qu'approchait le terme de son mandat, mais qu'il n'a pas eu l'occasion de terminer. Le célèbre écrivain sud-africain Mandla Langa a mené le récit à son terme, s'appuyant sur le brouillon inachevé de Mandela, sur les notes prises par le Président au fil des événements ainsi que sur d'abondantes archives inédites. Avec un prologue de sa veuve, Graça Machel, il en résulte un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela et de l'instauration d'une nouvelle démocratie. Cet ouvrage raconte l'histoire extraordinaire d'un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu'il s'efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité.
    Avant-propos de Graça Machel.
    Traduit de l'anglais par Stéphane Roques.

  • Contre Macron

    Juan Branco

    • Plon
    • 3 Octobre 2019

    Le Macronisme est une nouvelle variante du fascisme, et il nous faudra avoir la plus grande attention a` la façon de débrancher ces êtres de nos institutions au moment du changement démocratique nécessaire et qu'ils chercheront compulsivement a` éviter. Telle est la thèse de Juan Branco, jeune normalien et docteur en droit, conseiller juridique de Julian Assange et de Wikileaks, spécialise´ dans les violences politiques et violences de masse. Ce texte montre comment, dès les premiers jours de son mandat, se dessinait chez Emmanuel Macron une pratique du pouvoir dangereuse pour la démocratie, ancrée dans une histoire politique éloignée des préceptes auxquels sa rhétorique donnait l'impression d'adhérer.

  • Dans ce guide indispensable pour survivre au XXIe siècle, deux penseurs visionnaires révèlent comment le « nouveau pouvoir » remodèle la politique, les affaires et la vie pour les rendre plus ouvertes, plus participatives et plus démocratiques.

    Jeremy Heimans et Henry Timms portent un regard neuf et fascinant sur les principaux récits de notre époque, de la victoire inattendue de Donald Trump à l'essor des mégaplateformes comme Facebook. Ils nous montrent la force de ce nouveau pouvoir - des mouvements comme MeToo, des plateformes comme AirBnb et Lyft, des organisations comme TED et LEGO - ainsi que son côté obscur. Ils l'opposent au « pouvoir traditionnel », dont les fondements sont attaqués, à l'ère de la participation omniprésente. La bataille entre le pouvoir traditionnel et le nouveau détermine qui nous gouverne, comment nous travaillons et même notre façon de penser et de ressentir les choses.

    Cet ouvrage pionnier propose une nouvelle manière de comprendre le monde, et les outils dont nous avons tous besoin pour nous y épanouir.

  • « Tout se dit mais où est la vérité ? On a faussé tout ce que j'ai pu dire. On a interprété des faits en les détournant. On m'a traité de pédophile dans le métro, dans les rues, quand j'allais prendre le train.
    Je n'étais plus «audible». J'étais coupable. Je peux comprendre.
    Face à de tels crimes commis par des hommes d'Église, y a-t-il eu des affaires classées trop vite ? Des dossiers écartés ? Une attitude dictée par la peur ?
    On peut le craindre.
    Le temps est venu d'apporter mon témoignage.
    La vérité est nécessaire. Pour tous. »

  • Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme « criminels de guerre », ou encore ils sont accusés de « génocide ». Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • Les rebelles

    Jean-François Kahn

    • Plon
    • 22 Octobre 2020

    Pour contrer le règne du discours unique, il est d'une brûlante actualité de se remémorer les combats de tous ceux qui, à leurs risques et périls, ont opposé leur refus aux pesanteurs de la conformité normative. Le « non » qui n'induit pas un « oui » n'a aucun intérêt. Il est inconsistant parce que irresponsable ; médiocre parce que sans danger. Il en résulte que la force et la richesse d'un « non » dépendant à la fois de la nature du « oui » qu'il implique et du risque que l'on prend en le proférant. Le « non » du général de Gaulle fut un « oui » à la France ; le « non » de Victor Hugo un « oui » à la république ; le « non » de Thomas More un « oui » à sa foi ; le « non » de Thomas Beckett un « oui » à sa conscience ; le « non » de Mirabeau à Dreux-Brézé un « oui » au droit du peuple comme le « non » de Maurice Audin à ses tortionnaires fut un « oui » aux droits des peuples. Le « non » de Zola fut un « oui » à la démocratie ; le « non » de Clemenceau autant de « oui » à la nation ; le « non » de Jean Moulin un « oui » à la fois à la démocratie, à la nation et à l'honneur. L'inverse est également vrai : des « non » tonitruants peuvent porter des « oui » épouvantables. Le « non » de Polyeucte aux « idoles » était implicitement un « oui » à l'intolérance totalitaire. Le « oui » à l'impérialisme colonial est tout entier contenu dans le « non » des croisés aux infidèles.

  • Le renseignement est un univers propice aux fantasmes car on ne sait pas ce que font ces mystérieux services. La quête de la vérité, qui est en toutes choses hasardeuse, difficile, devient aléatoire lorsqu'il est question d'espionnage. Le renseignement favorise l'apparition de mythes et de légendes parce qu'il ne sait vivre que caché. La fiction qui le met en scène en donne toujours une image biaisée : trop pur ou trop machiavélique, loyal ou complotiste, bienfaiteur de l'humanité ou va-t-en-guerre. Quel rôle ont joué les services de renseignement dans des évènements de premier plan des XXe et XXIe siècles ? Ont-ils accompli les prouesses qu'on leur attribue parfois ou, a contrario, ont-ils été aussi inefficaces qu'on le pense en certaines circonstances ? Autant le grand public comprend quel rôle ils peuvent jouer dans la lutte contre le terrorisme, autant il ignore tout de leur action dans le domaine des relations internationales. Le but de cet ouvrage est de permettre au lecteur de porter un regard nouveau sur les services eux-mêmes et sur des épisodes de notre histoire, parfois récente, d'apercevoir une autre réalité que celle qu'il connaît, d'échanger une part de naïveté contre une ration de lucidité.
    Sommaire Les services américains auraient-ils pu empêcher le 11 septembre ?
    Il existerait des services de renseignement dont l'existence est secrète ;
    Quelle part ont pris les services du IIIe Reich dans les victoires et dans la défaite ?
    Les espionnes ne servent-elles qu'à recueillir des confidences sur l'oreiller ?
    L'Union européenne doit se doter d'un service de renseignement : un FBI européen ;
    Les services américains auraient-ils pu prévoir et éviter Pearl Harbor ?
    Les services de renseignement sont-ils des va-t-en-guerre ou des acteurs de la paix ?
    Des services de renseignement étrangers veulent déstabiliser l'Union européenne et ses États membres ;
    Les services de renseignement sont-ils incontrôlables ?
    Le gouvernement français espionne les dirigeants des partis d'opposition ;
    La lutte anti-terroriste relève-t-elle des services de renseignement ?

  • Ma vie toute crue

    Mauricio Garcia Pereira

    • Plon
    • 7 Janvier 2021

    Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.

    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • L'espionnage a épousé la révolution numérique. C'est aujourd'hui une vérité communément admise. Les ingérences russes via Internet et les réseaux sociaux dans les campagnes présidentielles du monde entier, notamment aux États-Unis ; les recrutements massifs du renseignement chinois sur LinkedIn, les révélations d'Edward Snowden, l'ex-agent de la NSA américaine, sur la collecte massive de données dans le monde par son pays - les exemples font légion. Le renseignement technique a pris le pouvoir.
    Pourtant, le renseignement humain, à la John Le Carré, n'a pas disparu. Il occupe même encore une part importante de cette face cachée des relations internationales, secrètes et violentes. C'est la principale information fournie par cet ouvrage qui recense près de dix ans d'enquêtes exclusives sur l'espionnage dans le monde.
    Il montre comment l'Occident a baissé la garde face à l'espionnage russe redevenu très agressif, notamment en Europe. Il permet de plonger au coeur de cette guerre invisible, à Djibouti, à Bangkok, à Bruxelles, à Paris, à Genève ou aux Émirats arabes unis. Il rappelle que dans le monde du renseignement, il n'y pas d'amis, comme l'atteste l'attaque informatique américaine contre l'Élysée en 2012 ou les infiltrations du Mossad en France. Une vérité confirmée par l'un des personnages les plus importants du renseignement français des quinze dernières années.

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • La populophobie

    Guillaume Bigot

    Est-ce que ce n'est pas le sommet qui n'aime plus la base ? Tel est le point de départ de l'essai décapant que Guillaume Bigot consacre à la colère des gilets jaunes et au besoin de renouvellement de la classe dirigeante française.
    Ce divorce, que les élites mondialisées voulurent partout à l'amiable, a revêtu une tournure particulièrement exacerbée en France avec la spectaculaire crise des ronds-points. En replaçant la révolte de la France périphérique dans le long terme de notre histoire, l'auteur montre que les élites françaises aiment rarement le peuple, qui le leur rend bien. Relisant la crise de 2018-2019 il montre que cette explosion de colère est le prélude d'une remise en cause plus profonde et durable des classes dirigeantes françaises. Car Guillaume Bigot éclaire l'actualité en lui apportant le relief de l'histoire, sans lequel celle-ci demeure difficile à interpréter et impossible à prévoir. Et applique à la société de 2020 les analyses de l'abbé Sieyès sur le tiers état. En s'appuyant également sur Michelet, il montre que l'Hexagone ne peut être gouverné que par un souverain allié au peuple pour tenir en respect les importants. Enfin, la loi des 3 âges des classes dirigeantes formulée par Chateaubriand lui sert de point d'appui pour appeler au renouvellement profond de la classe dirigeante française.
    Selon l'essayiste, la France est entrée en convulsions et n'en sortira que lorsque l'élite actuelle et son paradigme auront été remplacés. Voici le plaidoyer d'un intellectuel républicain en faveur du populisme.

  • Mondialisées et heureuses de l'être, trop de nos élites ont perdu le sens de l'intérêt national. Hommes politiques, hauts fonctionnaires, espions ou chefs d'entreprises, ils se sont reconvertis dans la défense d'intérêts étrangers. Quitte, pour certains, à défendre des intérêts antagonistes à ceux de notre pays. Dans une enquête factuelle et implacable, « Les déserteurs» révèle comment une part importante de ceux qui se sont engagés à servir la France finissent par lui tourner le dos.
    Bien formés, souvent aux frais de la République, nos dirigeants ont tendance à oublier, une fois au pouvoir, leur dette envers la collectivité. Etats-Unis, Chine, Russie, Émirats du golfe arabique ou anciennes colonies : les puissances étrangères recrutent en masse au sein de l'intelligentsia française afin de gagner du terrain dans les luttes de pouvoirs et d'influence. Fondé sur de nombreux témoignages et documents exclusifs, ce livre apporte un éclairage inédit sur les guerres de l'ombre qui se jouent loin des yeux du grand public. Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Dominique Strauss-Kahn, Bernard Kouchner recyclent leur carnets d'adresses et le prestige acquis dans leurs fonctions. D'anciens hauts fonctionnaires deviennent lobbyistes pour Apple, Amazon, Huawei, General Electric ou pour des fonds activistes qui déstabilisent notre économie. Naïveté coupable ou compromission ? Une partie de nos élites a en tout cas oublié la devise qui donnait sa raison d'être à l'ENA : « servir sans s'asservir ».

  • Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l'athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l'islam en voltairien ; de la nécessité d'en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d'une anarchie positive.

  • D'un côté, le château de Chambord et son million de visiteurs se massant pour admirer le joyau de François Ier. De l'autre, 5 000 hectares de forêt, dont la plus grande partie est interdite au public.
    C'est là, dans le plus grand parc fermé d'Europe, qu'ont lieu des parties de chasse aussi sélectes que confidentielles. Politiques de tous bords, patrons du Cac 40, hauts fonctionnaires, champions sportifs, mais aussi militaires étrangers ou membres des familles royales européennes s'adonnent à des battues de sangliers. Loin des regards indiscrets : ce qui se passe à Chambord reste à Chambord.
    La liste des invités reste l'un des secrets les mieux gardés de la République. Tout est fait pour éblouir les participants. On petit-déjeune dans la salle des chasses du château, avant de s'engouffrer dans la forêt en land-rover. Les routes sont barrées par la gendarmerie. Le soir, un tableau de chasse est dressé devant le château, les sangliers sont étalés sur un lit de branches, la garde républicaine sabre au clair et les trompes retentissent dans la nuit.
    C'est le président Georges Pompidou qui décida de faire de Chambord un lieu de relations publiques pour l'État. Si les chasses ne sont plus à proprement parler « présidentielles », l'ombre du pouvoir y plane toujours.
    Étayé par des témoignages inédits et des récits savoureux, ce livre plonge dans l'un des lieux les plus étonnants de la monarchie républicaine à la française.

  • « Ce lac Tchad ressemblait à un vaste marécage. J'étais entouré de soldats nigérians et de pêcheurs locaux. J'avais mis une demi-journée pour me rendre de la capitale de l'État du Borno, Maiduguri, au lac. Un minibus, deux minibus, une mobylette et beaucoup de regards surpris plus tard, j'étais cet homme blanc au nom imprononçable qui s'était retrouvé devant un groupe de soldats dubitatifs. Je m'étais retrouvé sur les rives du lac Tchad pour comprendre la vision du monde des habitants de la région et m'intéressais particulièrement aux questions de territoire, d'espace et de frontières.
    Cette région du Borno aujourd'hui est connue dans le monde entier comme le berceau de Boko Haram. Personne ne peut oublier l'appel international #BringBackOurGirls pour libérer les 276 lycéennes capturées dans le village de Chibok le 14 avril 2014.
    L'État du Borno dont la devise bien ironique est « demeure de la paix » s'est retrouvé officiellement sur la ligne de front de la lutte contre le terrorisme islamique. Pourtant, l'histoire de la région du lac Tchad mérite bien plus qu'une simple liste des atrocités de Boko Haram. Pendant un millénaire, ses habitants ont contribué à la construction du Kanem-Borno l'un des États à la plus grande longévité en Afrique. Situé au croisement de plusieurs aires culturelles, le bassin du lac Tchad renferme un véritable patchwork de populations, langues et religions en particulier au Tchad et au Cameroun.
    Ce livre donne la parole aux Nigérians souvent caricaturés ou devenus de simples stéréotypes dans les médias occidentaux mais aussi nigérians. La victime, le pauvre, l'oublié d'un côté font face au barbu, au barbare, au terroriste d'autre part. » Vincent Hiribarren.

  • Et ainsi de suite

    Jean-Luc Mélenchon

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    « Je ne dois pas accepter de me faire couper la gorge dans le vacarme confus de l'information spectacle qui va prévaloir. Je prends donc la plume.
    Je vais prendre ma part du témoignage de notre époque puisque j'ai l'honneur d'être parmi les trois premiers députés Insoumis inculpés politiques depuis la guerre d'Algérie. Mais je vais le faire à ma façon. Sans m'en obséder. Sans assommer les lecteurs du livre que je prévois de faire avec ces lignes. Et sans sombrer dans le juridisme qui est toujours l'engloutissement de la parole des victimes.
    Je vais le faire au fil du clavier et parfois des rêveries qui m'atteignent chaque jour. Je vais écrire "à saut et gambades" comme disait Montaigne. Une chronique "consubstantielle à son auteur" comme il le disait de ses propres chroniques consignées dans Les Essais. Et je compte, de cette façon, réunir au moins une fois noir sur blanc quelques-unes de nos raisons de dénoncer ce qui nous est infligé.
    Nous avons trop tardé à le faire ».
    Jean-Luc Mélenchon

  • Cinq ans après leur premier livre consacré à l'Élysée, Patrice Duhamel et Jacques Santamaria sont retournés explorer le premier des palais de la République. Avec l'envie d'en savoir plus sur les secrets et mystères que protègent ces murs trois fois centenaires, de découvrir des aspects inédits de la vie du Palais à toutes les époques, et aussi d'enquêter sur la dernière décennie, qui a vu deux présidents de la génération d'après guerre se succéder à la tête de l'État. Au fil du temps et de leur investigation, vous saurez ainsi pourquoi le général de Gaulle a quitté l'Élysée de la même manière que Napoléon ; comment Louis Napoléon Bonaparte, Adolphe Thiers et François Mitterrand y ont abrité leur double vie ; quels secrets d'État Valéry Giscard d'Estaing a transmis à François Mitterrand le jour de la passation de pouvoirs ; quel est le point commun entre les présidents Doumergue et Sarkozy ; ce que contenaient les violents SMS que deux ministres se sont échangés en plein Conseil dans le Salon Murat ; pour quelles raisons François Hollande a annulé au dernier moment un dîner d'État au risque de provoquer une rupture diplomatique ; comment les Premières dames successives ont vécu leur passage à l'Élysée... Les réponses à ces questions, et à bien d'autres, font ainsi apparaître, sous un jour original et souvent inattendu, le palais présidentiel, que les Français sont de plus en plus nombreux à visiter chaque année.

empty