Sciences politiques & Politique

  • Depuis l'arrivée de la Covid-19, la gestion de la crise en Europe, et particulièrement en France, est chaotique. Le gouvernement impose des mesures incohérentes tout en exagérant le risque sanitaire pour faire passer la pilule d'une privation sans précédent de nos libertés, pendant que le pays sombre dans une terreur savamment distillée par de nombreux médias.
    L'économie, les emplois, les commerces, la culture, les régions n'ont jamais été autant mis à mal, et ce au nom de l'intérêt général, prétexte pour le moins paradoxal puisque celui-ci exige un retour plus rapide à la vie. Pourtant, les politiques persistent à faire tomber le couperet de leurs décisions arbitraires sur la démocratie, amplifiant davantage l'écart entre les plus riches et les plus pauvres (hommes, entreprises et territoires), triomphe renouvelé d'une gouvernance centralisée et autoritaire.
    Denis Jacquet, à contre-courant du politiquement correct, brosse ici le portrait sans concession d'une France agonisant sous les coups de boutoir des confinements et autres couvre-feux absurdes, disant tout haut ce que de nombreux responsables d'entreprises, d'institutions, de fédérations ne peuvent pas dire sous peine d'être écharpés sur la place publique. Un pamphlet volontairement polémique pour éclairer les consciences et réanimer les esprits.

  • Parfois louangeurs parfois critiques, de tous les livres existant sur Jack Lang aucun ne propose une réflexion systématique sur les politiques culturellles mise en place à cette époque.
    Conçu sous la forme d'un dictionnaire avec ses 108 entrées alphabétiques réparties en trois parties. 60 éminents spécialistes ont participé à ce dictionnaire, cet ouvrage a l'ambition d'être la référence et d'offrir des clefs de compréhension de cette époque et de l'héritage considérable qu'elle nous a légué.

  • Flics contre voyous : jamais dans l'histoire du banditisme français cette éternelle confrontation n'aura pris de telles proportions. Entre 1967 et 1974, le Gang des Lyonnais totalise plus de cinquante coups dont un particulièrement mythique : le vol d'un milliard à la Poste de Strasbourg. Côté voyous, le gang des Lyonnais a porté le braquage au rang de science appliquée. Dans cette équipe, c'est l'alchimie détonante entre les anciens, marqués par la guerre d'Algérie, et les modernes, sortis d'un quartier populaire de la banlieue Lyonnaise. Côté flics, on expérimente pour la première fois la pause de micros dans les planques des Lyonnais. Les autorités mettent en place une mécanique hors normes pour les arrêter avec une opération qui mobilise neuf cents fonctionnaires. Mais ces insaisissables bandits réussissent à passer à travers les mailles du filet...Luttes intestines, stratégies criminelles et policières, traque, Richard Schittly dans cet ouvrage unique révèle les dessous de cette affaire qui bouleversa les rapports entre justice et police en France.

  • Depuis 2012, des centaines de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes en Syrie. Plus de 600 sont toujours sur place, près de 150 ont déjà été tués, mais au moins 250 ont choisi de rentrer. David Thomson a rencontré ces " revenants ".
    Bilel, Yassin, Zoubeir, Lena... Tous ont des profils différents. Certains sont revenus dégoûtés de la violence du champ de bataille syrien, voire des attentats qui ont endeuillé la France, et cherchent à se faire oublier, dans une liberté très surveillée. D'autres reviennent gravement blessés ou psychologiquement détruits. D'autres encore sont en prison, où leur regroupement pose de nouveaux problèmes qui semblent aujourd'hui insolubles. Certains, enfin, sont de retour pour continuer le jihad sur notre sol.
    Dans le plus grand secret, David Thomson a recueilli leurs témoignages. Il y a urgence.
    Journaliste à Radio France Internationale (RFI), David Thomson travaille sur le jihadisme depuis une dizaine d'années. Il a déjà publié Les Français jihadistes (Les Arènes, 2014), dont le retentissement a été considérable.

  • Et s'il était possible de comprendre les relations internationales à travers une nouvelle grammaire? Le patrimoine s'avère un extraordinaire vivier pour l'élaboration d'une diplomatie nouvelle. Le contexte géopolitique actuel nous incite à repenser le patrimoine non plus sur le mode des représentations postcoloniales, mais bien d'après d'autres critères, moins univoques que le rapport idéologiquement stérile qu'entretiennent à ce sujet les pays du Nord et ceux du Sud. Il importe de voir le monde sous l'angle de l'histoire des relations internationales, des sensibilités d'opinion, mais aussi sous celui de l'art et de la culture comme enjeu mémoriel et politique.
    À travers 5 cas emblématiques du continent asiatique (Abou Dabi et son environnement régional ; le Monde chinois ; le vandalisme en terres d'Islam ; le Japon et l'ambivalente question patrimoniale ; un patrimoine partagé entre l'Inde et le Pakistan), Emmanuel Lincot aborde la question du soft power aussi bien que des luttes d'influences internationales sous un angle inédit.

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • La Lexifiche Histoire des idées politiques décrit sous une forme didactique (encadrés, tableaux, schémas), claire et synthétique les principaux auteurs et courants de pensée politiques de l'Antiquité grecque à nos jours. Elle explique l'émergence des concepts décisifs de l'organisation politique des sociétés et offre, ainsi, les clés de compréhension indispensables pour comprendre les mouvements politiques à l'oeuvre au XXIe siècle. La collection LEXIFICHE met à la disposition du lecteur un accès facilité au savoir universitaire. Chaque titre est élaboré en accordant un soin particulier à la présentation, au choix des contenus et à la clarté de l'exposé. Les fiches sont organisées autour d'illustrations schématiques, de tableaux de synthèse ainsi que d'exemples et cas concrets permettant de faciliter la compréhension du lecteur.

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Balkans, Darfour, Irak, Moyen-Orient: la guerre n'est pas une fatalitéEmployé à tort et à travers, le mot " géopolitique " associe deux termes d'origine grecque : géo et politique. " Géo ", c'est la Terre. La " politique ", c'est l'organisation de la cité. Combinant ces deux notions, la géopolitique met à jour les mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. De même que les crises économiques obéissent à des logiques qui peuvent être décortiquées, les guerres sont le produit de déséquilibres, de rivalités, d'engrenages qui peuvent être déchiffrés. Cet ouvrage fait ainsi le pari que les problématiques géopolitiques locales et planétaires sont accessibles à tout individu muni de connaissances élémentaires.C'est important. Car comprendre les facteurs géographiques, historiques, techniques, économiques et culturels qui façonnent un peuple, un État ou, plus généralement, une communauté humaine, c'est rendre le monde moins opaque, mais aussi plus sûr !

  • - Des leçons détaillées, des repères incontournables et des compléments pour gagner des points
    - Des sujets corrigés, classiques ou diffi ciles, pour s'entraîner avant l'examen ou le concours
    - Un questionnaire de 100 QCM pour faire le point sur ses connaissances
    - Une sélection de lectures pour aller plus loin
    - Un index

  • Antidote à l'impuissance et au doute, le Festival des Idées a rassemblé à l'été 2019 de nombreux citoyens décidés à répondre à la panne du politique. Leur but : une alternative crédible face à des crises sociales et écologiques inédites pour éviter qu'en 2022, un nouveau duel Macron-Le Pen ne signe la défaite de la démocratie.
    Ce livre traduit et prolonge cet élan collectif. Les nouvelles générations prennent ici la parole pour nous prévenir : on ne pourra plus faire de la politique comme au temps des partis hégémoniques, ni passer à côté de la question climatique. Les lignes de fracture entre les différentes sensibilités de la gauche et des écologistes sont énoncées sans fard, mais des pistes sont ouvertes pour recréer du commun.
    Transition écologique à Loos-en-Gohelle, Villages du futur dans le Morvan, nouveau rapport à la propriété grâce aux organismes de foncier solidaire, initiative Territoires zéro chômeur de longue durée... les utopies concrètes décrites dans ces pages montrent combien le pays est plein de ressources pour imaginer et pour agir.C'est désormais à la société elle-même d'écrire son programme pour un futur désirable. Pour cela, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2020 à La Charité-sur-Loire.

    Le livre est signé "collectif" mais il est coordonné par de jeunes thésards et fait la part belle à la parole des jeunes bénévoles du festival. Petit aperçu avec le témoignage de Makan en deux volets :
    http://www.trappyblog.fr/vendredi-du-quartier-a-la-charite/
    http://www.trappyblog.fr/samedi-journee-de-rencontres-a-la-charite/

  • Cet ouvrage fait le constat, en ce début du XXIe siècle, qu'il existe de nombreuses raisons de s'inquiéter pour l'avenir des générations futures. Toutes convergent vers la conclusion que notre façon d'habiter la planète doit être repensée faute de conduire l'humanité dans une impasse. Dans un même esprit transdisciplinaire que le premier, ce volume rassemble une grande diversité de faits récents qui dans des domaines très divers (scientifique, technologique, économique, politique et culturel) concourent à apporter des réponses à nos inquiétudes. Ils témoignent, en effet, d'une transition écologique, économique et sociale déjà en cours vers un autre monde possible. Pour bâtir ce monde nouveau, les nouvelles générations ont besoin à la fois de lucidité et d'espoir.

  • L'impérialisme postcolonial n'est pas l'impérialisme qui viendrait après la colonisation. Il est l'impérialisme noir, l'impérialisme invisible, de la Race ou de la Bête, c'est-à-dire de la valeur et de la libido, de l'Argent et du Sexe. Il est le point aveugle que partagent la théorie postcoloniale et ses contempteurs. Le spectre du Noir colonise l'imaginaire du Blanc. Mais, plus encore, le colonial est colonisé par le colonisé lui-même, son opposé qui est aussi sa création, et qui le mine de l'intérieur.
    Avec rigueur et truculence, Joseph Tonda, l'un des penseurs les plus originaux du continent, poursuit sa réflexion sur le pouvoir en analysant les éblouissements de l'Afrique centrale comme de l'Occident. Prises dans une même destinée, nos sociétés sont chahutées entre enchantements et violences, entre calculs et folie, entre croyance et consommation, dans l'indiscernabilité du réel et de l'irréel, du passé et du présent, c'est-à-dire dans l'imaginaire. En faisant défiler sous nos yeux, eux aussi éblouis, les images-écrans, les images d'images de la mondialisation néolibérale qui ont saisi toutes les sociétés, il nous prouve une nouvelle fois qu'il n'est pas si facile de « tuer les yeux », en tout cas les siens.
    Joseph Tonda est professeur de sociologie à l'Université Omar Bongo de Libreville. Il a publié, chez Karthala, La guérison divine en Afrique centrale (2002) et Le souverain moderne. Le corps du pouvoir en Afrique centrale (2005). Il est aussi l'auteur de romans, dont Chiens de foudre (Éditions ODEM, 2013) et Tuée-tuée mon amour (Éditions CLE Yaounde, 2015).

  • Les élections de 2017 en France nous donnent le pouvoir de changer l'histoire de notre pays. Mais aussi celle du monde où il prend place. Prenons nos responsabilités. Qu'ils le veuillent ou non, tous les êtres humains sont confrontés aux mêmes urgences : le changement climatique, la destruction de l'écosystème, la contagion de la misère, l'accumulation insensée de la richesse et du pouvoir dans quelques mains, la ruine de la démocratie jusque dans son berceau, dans cette Europe qu'il faut changer ou quitter. Nous sommes tous impliqués. Ferons-nous nos choix sous l'emprise de la peur et du chacun pour soi ? Ou bien opterons-nous raisonnablement pour l'intérêt général humain ? Cet avenir en commun, voila ce que propose de construire tout de suite le programme de la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

  • À la suite du Brexit et à l'heure du plan de relance européen, quel bilan dresser des changements à la tête des institutions et de l'administration de l'Union européenne au cours de la mandature 2014-2019 ? Cet ouvrage analyse les membres, les conseillers et l'ensemble de l'encadrement supérieur et dirigeant de la Commission Juncker, du Parlement européen sous la législature 2014-2019, du Conseil européen présidé par Donald Tusk, de la Banque centrale européenne de Mario Draghi, du Service européen pour l'action extérieure de Federica Mogherini mais aussi, à Luxembourg, des Cours de justice et des comptes, et d'organes moins connus comme l'Office européen de sélection du personnel ou l'École européenne d'administration.
    Au sein de la polyarchie européenne, la question classique de la science politique « qui gouverne ? » est envisagée ici selon trois acceptions : Quels lieux - institutionnels et administratifs - pèsent davantage dans le rééquilibrage des pouvoirs depuis 2014 ? Au sein de ceux-ci, quelles fonctions et positions sortent renforcées ? Qui occupe ces positions et quels sont leurs dispositions (profils, appartenance nationale et parcours) ?
    Ce hors-série de la RFAP traite, par ailleurs, des transformations de la fonction publique européenne ainsi que de la place qu'occupe les Français au sein des institutions européennes. Non exclusivement centré sur les capitales de l'Union (Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg et Francfort), il aborde ceux qui, de François Hollande à Emmanuel Macron, conduisent et gèrent les affaires européennes en France (Paris-Bruxelles) et, depuis Londres, les acteurs du Brexit.
    Il s'interroge en conclusion sur le départ des Britanniques des institutions européennes et sur la composition des nouvelles équipes dirigeantes de l'Union européenne : Ursula von der Leyen, Charles Michel, Josep Borrell et Christine Lagarde.
    Michel MANGENOT est directeur de l'Institut d'études européennes de l'université Paris VIII, professeur de science politique, membre du Centre de recherches sociologiques et p olitiques de Paris (CRESPPA-LabToP, UMR CNRS 7217) et secrétaire général de l'Association française de science politique (AFSP).

  • Nous vous proposons de passer l'été en compagnie de La Fontaine, Diderot, Sade et d'autres auteurs sulfureux de la littérature française.
    Vous aurez aussi le plaisir de comprendre la passion de Mona Ozouf pour 1789.

  • Homme d'affaires, politicien, animateur de télé-réalité, « artiste » (comme il aime à se définir) : le personnage de Donald Trump est multiple. Cependant, toutes ses facettes se résument en quelques mots : un expert en marketing. Il sait, à l'instinct et sans scrupules, analyser le marché potentiel pour un produit donné, identifier ses cibles (consommateurs ou électeurs), et se positionner afin d'optimiser ses parts de marché (ou le nombre de votes en sa faveur).
    Ce que l'histoire retiendra de Donald Trump, c'est que, le temps d'un mandat, il aura transformé la Maison Blanche, la Bible, sa femme, les Mexicains, les Afro-américains, la communauté LGBTI+, le drapeau des États-Unis, le désarroi d'une classe moyenne en déclin, et la misère crasse d'une classe ouvrière droguée aux opiacés, en outils marketing de conquête du pouvoir.
    Paradoxalement, si de nombreux ouvrages ont été publiés sur ce personnage hors normes, aucun n'a pris Trump a son propre piège : en conduisant une analyse marketing du marketeur.
    L'exercice, pourtant, pourrait être salutaire : Trump n'est ni le premier ni le dernier des populistes ; et une considération rapide des « méthodes com' » utilisées par Boris Johnson, Jair Bolsonaro, Marine Le Pen, Recep Tayyip Erdogan, ou Viktor Orbán, mettrait à jour de nombreux points communs dans leurs stratégies.
    Cet ouvrage, écrit par un enseignant-chercheur en marketing, tente de combler cette lacune, avec l'espoir que les pièges marketing ici exposés serviront à éviter, dans un pays comme la France, l'accession au pouvoir d'un populisme du même acabit.
    Zeil a reçu un doctorat d'Arizona State University (États-Unis), un MBA de l'Université du Texas à Austin (États-Unis), et un mastère de Grenoble École de Management. Auteur de divers articles académiques sur le comportement du consommateur, il a été enseignant-chercheur aux États-Unis (où il résida durant 16 ans), en France, au Canada, aux Caraïbes, et au Moyen-Orient. Il est l'auteur de Sup de Cons (Éditions de la Différence 2017) et du Manuel d'anti-marketing (Éditions Hermann, à paraître, 2021). Il est directeur général associé d'Alasala College of Business.

  • Barack Obama a-t-il l'étoffe d'un président de guerre ? Parmi tous les périls qui planent sur son mandat, la guerre d'Afghanistan est sans doute le défi le plus important qu'il ait à relever. Au lendemain de sa victoire, l'ancien candidat "anti-guerre" a dû endosser l'habit du commandant en chef pour sortir l'Amérique du bourbier dans lequel George W. Bush l'avait précipitée. C'est cette mue que raconte Bob Woodward, poursuivant son exploration des coulisses du pouvoir américain. Fort d'un accès privilégié aux documents les mieux gardés et des confidences des personnalités les plus haut placées à Washington, il décrit sous un jour nouveau les deux premières années de l'administration Obama et dresse un portrait inédit du 44e président des États-Unis. Dans Les guerres d'Obama, on assiste ainsi à son premier briefing par les services de renseignement - où il apprend que la CIA entretient une véritable armée clandestine au Pakistan -, on suit au jour le jour la constitution de l'équipe chargée de la sécurité et de la politique extérieure des États-Unis - notamment comment Barack Obama a convaincu Hillary Clinton, pourtant son adversaire, de le rejoindre - et on est plongé dans la véritable guerre de tranchées qui voit s'affronter la Maison Blanche et le Pentagone sur la conduite à tenir en Afghanistan. Car c'est bien à une guerre dans la guerre que Barack Obama a été confronté, avec le risque de voir les militaires prendre le pas sur le pouvoir civil. Au-delà des événements cruciaux qu'il est le premier à évoquer, Bob Woodward nous permet ainsi de mieux comprendre comment Barack Obama pense, décide et agit.

  • Au xxie siècle, les échelles mondiales et locales disputeront à la dimension nationale la suprématie que celle-ci a imposée aux xixe et xxe siècles. Dès lors, les collectivités territoriales, institutionnalisation de la réalité locale, vont devoir relever le défi :
    o Quelles sont leurs modalités de fonctionnement et de financement et permettent-elles de faire face à ces nouvelles responsabilités ?
    o Les nouvelles techniques de communication accroîtront-elles la démocratie participative et amélioreront-elles la démocratie représentative ?
    o Comment les collectivités territoriales vont-elles prendre place dans la mondialisation et l'intégration européenne ?
    o Faut-il modifier leur nombre et leur ressort territorial ?
    o Les réformes en cours, l'acte III de la décentralisation après l'acte I et l'acte II, apportent-elles les réponses à ces interrogations ?
    Ce livre donne des pistes de réflexions par une approche institutionnelle mais aussi territoriale, économique et financière de la réalité des collectivités territoriales.
    Cette synthèse s'adresse aux étudiants en droit, science politique, géographie, aménagement ainsi, bien sûr, qu'aux élus et administrateurs locaux.

  • Formant un État fédéral, grâce à la volonté de cheikh Zayed Ibn Sultan el Nahyan, les Émirats arabes unis ont réussi à acquérir rapidement une place de poids et de choix dans le Golfe arabe et dans la géopolitique régionale. Fermement engagé contre la menace des groupes politico-religieux extrémistes, ce pays stable et prospère, à la pointe des nouvelles technologies, est devenu une puissance dans une région du monde qui reste un centre névralgique et stratégique de stabilité internationale.

    Une réflexion prospective sur le rôle de ce pays dans le nouvel équilibre du monde est à ce titre nécessaire. C'est l'objet de cet ouvrage. Il s'agit de présenter ici d'une manière objective et complète les principaux aspects de la géopolitique des Émirats arabes unis à travers son histoire, ses institutions, sa société, son action contre l'extrémisme religieux, son développement économique, sa politique étrangère, ses enjeux régionaux, et les questions de défense et de sécurité.

  • Cet ouvrage a été spécialement conçu pour les étudiants (Droit, IEP, AES) et les candidats aux concours administratifs. Mais il s'adresse également à tous ceux qui veulent connaître l'essentiel sur les institutions politiques françaises.
    o Comment s'exerce le contrôle du Parlement sur le Gouvernement ?
    o Quels sont les pouvoirs du Premier ministre et du chef de l'État ?
    o Quel est le rôle du Conseil constitutionnel ?
    o À quoi sert le Conseil supérieur de la magistrature ?
    o Quelles sont les fonctions du Conseil économique, social et environnemental ?
    o Quelles sont les réformes proposées en ce qui concerne le mode de scrutin législatif et la procédure législative ?
    o Faut-il réduire le nombre de parlementaires ?
    Toutes ces questions - et bien d'autres - sont abordées par l'auteur à partir de nombreux exemples pris dans la pratique constitutionnelle de la Ve République.




  • Démocratisation, émancipation, ouverture... autant d'incantations pour la culture à partir de 1968 jusqu'à aujourd'hui. Mais dire suffit-il pour agir ?
    Il faut interroger la façon dont l'action culturelle parlent de (ou tait) sa relation au politique.
    Ce texte court plaide pour remettre le politique au coeur de l'action culturelle.
    Pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration de Villeurbanne, un collectif de chercheurs et de professionnels du monde culturel et artistique s'est formé pour se saisir de la question de la politisation par la culture à partir du point de rupture de 1968 mais aussi dans son actualité la plus vive. Dans la tourmente sociale qui bouleverse la France, l'Europe, et au-delà, il est nécessaire et urgent de bousculer les savoirs établis. Cet ouvrage, manifeste contemporain, réunit les synthèses d'un colloque organisé à Lyon et Villeurbanne, dans les murs mêmes du TNP, ex-théâtre de la Cité de Villeurbanne, les 12 et 13 décembre 2018. Une parole contrastée, vivante, non consensuelle, s'est exprimée lors de ces deux journées, à partir d'un dialogue exigeant entre les chercheurs français, mais aussi belges, serbes et canadiens, spécialistes de la médiation culturelle, de la socio-économie de la culture, des études théâtrales, en synergie avec les praticiens représentant les secteurs du spectacle vivant, du patrimoine, des arts numériques, invités pour discuter et débattre. Ces interventions ont défendu ensemble une intelligence polémique, fruit des regards croisés des champs scientifiques et pratiques.


  • Coédition Karthala - IRMC Tunis.

    L'Algérie n'est pas l'exception autoritaire illisible que l'on présente parfois. En combinant les apports de l'observation sociologique et de la théorie critique, ce livre s'efforce de dépasser les fictions qui suggèrent l'existence d'un « Système » omnipotent, impersonnel et corrupteur, en décortiquant les transformations de l'ordre politique algérien au cours des trois premiers mandats d'Abdelaziz Bouteflika. Rendue à la fois possible et nécessaire par la crise qui a touché le pays à partir de la fin des années 1980, cette mise à jour s'est faite en accord avec des tendances globalisées qu'elle imite ou précède, avec en arrière-fond le spectre d'une catastrophe qui menacerait de replonger le pays dans la guerre civile.

    Cet ouvrage part du postulat que l'Algérie est confrontée à une crise toujours latente. Le souvenir de la décennie noire (1992-1999) nourrit ainsi l'idée d'une menace existentielle pesant sur le pays, orientant les politiques gouvernementales et les stratégies des acteurs. Cette situation a une dimension objective, puisqu'elle fait écho à une contestation fragmentée mais néanmoins permanente ainsi qu'aux contradictions internes du cartel qui tient l'État algérien. Elle a aussi une dimension subjective dans la mesure où les discours catastrophistes irriguent l'espace public, annonçant un bouleversement sans cesse repoussé. La crise latente est donc devenue une ressource qui justifie les dispositifs sécuritaires, mais aussi les réformes politiques et économiques.

    Par ailleurs, ce livre étudie aussi la violence symbolique qui accompagne la suspension de la catastrophe. L'incertitude brouille les cartes, questionne le passé et hypothèque l'avenir ; elle touche de plein fouet l'image de la communauté imaginaire, sans invalider totalement l'idéal de sainteté politique sur lequel l'ordre politique algérien a été bâti après 1962. La recherche de sens conduit néanmoins à des discours imputant la responsabilité des problèmes du pays à la population. Les déséquilibres structurels et les choix politiques s'effacent devant l'image d'une société prétendument malade et/ou pré-moderne. Dès lors, le « Système », aussi corrompu et violent qu'il puisse paraître, est naturalisé. Les dirigeants, mais aussi certains de leurs opposants les plus critiques, endossent alors un rôle disciplinaire pour contrôler une masse anarchique et manipulable.


  • À un an de l'élection présidentielle américaine, Gilles Winckler et René Chasset proposent avec Le dernier homme de revenir sur les ressorts qui ont permis la victoire inattendue de Donald Trump en 2016. Déplorant que les électeurs du candidat républicain soient souvent présentés de manière caricaturale comme intolérants et influençables, ils décortiquent les erreurs successives qui ont conduit le camp démocrate à la défaite, ainsi que l'abandon par la gauche de ses racines républicaines et universalistes au profit de théories absurdes et dangereuses. L'outrance de Trump serait-elle le retour de bâton d'une autre forme d'obscénité et de violence ? Post-colonialisme, fluidité du genre, animalisme et transhumanisme : les deux auteurs étrillent méthodiquement les nouvelles lubies des élites américaines, dont ils démontrent au passage la dimension religieuse. Gilles Winckler et René Chasset signent un essai sans concession, qui apporte un éclairage nouveau sur les campagnes électorales passées et à venir, aux États-Unis mais aussi sur celle d'Emmanuel Macron en France.



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