Sciences sociales / Société

  • Cet ouvrage est un recueil d'une vingtaine d'articles écrits par Jean Peneff entre 1967 et 2018, rassemblés par Alain Blanc, sur les sujets représentatifs du travail du sociologue, et significatifs de son approche particulière du terrain.
    L'intérêt de l'ouvrage, son caractère original tiennent justement dans ce regroupement de textes portant sur des thématiques et des techniques d'observation du terrain diverses.
    Il permet ainsi de mettre en lumière les idées-forces et les grands apports de Jean Peneff à la discipline, tout en donnant à voir un échantillon de sa couleur personnelle, unique, de son approche des sujets, grâce à des textes courts, vifs, faciles à appréhender.

  • Une réflexion sur un temps long pour mesurer l'évolution.
    L'ouvrage rassemble des textes écrits entre 1995 et 2019 sur l'insertion professionnelle des personnes handicapées. Tous présentent une réflexion sur le handicap, le travail et l'action publique, avec des différences de formes : textes plus ou moins longs, recours à des données de natures différentes (quantitatives ou qualitatives), etc.
    Au final, cet assemblage s'inscrit dans une double démarche : aborder la question du travail des personnes handicapées selon trois niveaux interagissant (le droit, les acteurs, les employeurs) et mobiliser les concepts qui en découlent sous l'angle des sciences sociales.

  • Comment crée-t-on du patrimoine ? Qui sont les acteurs et les instances en présence ? Le « tout patrimonial » qui sévit actuellement invite à s'interroger sur les raisons de cet engouement et sur les conséquences pratiques et effets pervers des processus de patrimonialisation.
    Pour arriver à ce constat et cerner concrètement les enjeux de la patrimonialisation, l'ouvrage s'appuie sur de nombreuses études de cas, en France et à l'étranger.
    Son regard pluridisciplinaire permet de traiter de patrimoines et de processus de patrimonialisation très divers : culturels (cinéma, chanson, musique), alimentaires (mouton, vin), urbains (politiques publiques), linguistiques (langues régionales), ethnographiques (traditions, coutumes), etc.

  • - « On ne naît pas femme ou homme, on le devient » Simone de Beauvoir.
    - Comment la société attribue aux individus masculins et féminins des rôles déterminés, différenciés, hiérarchisés et inégalitaires ?
    Ce petit manuel s'appuie sur 50 années de recherche sur les rela- tions entre hommes et femmes, un sujet d'études universel, com- mun à toutes les disciplines (sciences du vivant comme sciences humaines et sociales).
    - Il permet d'aborder les études sur le genre dans toutes leurs dimensions : sociales, économiques, politiques, professionnelles, éducatives, etc.
    - Il identifie les facteurs sociaux qui entretiennent, parfois de manière inconsciente, les inégalités : les médias, la littérature, l'école, les jouets, l'orientation professionnelle, la famille, les dif - férences salariales, la pornographie...
    - Il propose des outils pour oeuvrer en faveur d'une reconstruction égalitaire des relations hommes-femmes.

  • Le corps et la communication corporelle au centre de la construction de l'identité humaine.
    Cet ouvrage propose une réflexion engagée à partir de recherches en anthropologie du corps et des émotions. La connaissance du corps, nécessaire pour l'émancipation, repose sur un dialogue entre la connaissance réflexive et la pratique des arts corporels, notamment ceux qui engagent le toucher.
    La crise sanitaire du COVID-19, en perturbant les usages sociaux qui impliquent la proximité avec autrui et favorisent la communication corporelle, paraissent menacer ces derniers - comment les réinventer pour préserver la construction harmonieuse de l'identité ? Ensuite, à rebours du nouveau culte voué au « dieu corps », tant par les puissances du capitalisme que par les discours qui, en prétendant résister à ce dernier, constituent de nouveaux bastions, comment accorder au corps ce qui lui est nécessaire, sans s'enfermer dans un nouveau narcissisme ?

  • La France représente pour l'histoire sociale de l'industrie en Europe occidentale un objet d'étude central.
    C'est après une crise sanitaire (l'épidémie de choléra de 1832), sociale et politique profonde, celle des années 1830, que les travailleurs de l'industrie imposent leur présence dans la société contemporaine. Cette présence s'affirme pendant un siècle et la question ouvrière se confond bientôt avec la question sociale. C'est ce qu'illustre les grèves de 1936 qui sont en grande partie la réponse des travailleurs de l'industrie (et des services) à la grande crise économique des années 1930.
    A partir d'une double relecture - celle de la question du développement industriel et celle de l'histoire des catégories sociales -, ce livre s'appuie sur les avancées de l'historiographie dans les domaines de l'histoire des entreprises, des mobilités sociales et géographiques, des territoires, des risques sanitaires et industriels, de l'environnement et du genre, pour proposer une nouvelle vision de cette période de l'histoire sociale de l'industrie.

  • Régulièrement embauchés en CDD, souvent assujettis à la saison sportive, fréquemment mobilisés sur des horaires atypiques, les salariés du monde sportif souffrent durablement de conditions de travail précaires.
    Ils sont depuis 2005 protégés par une convention collective supposée améliorer leur sort. Pour autant, est-ce véritablement un mieux ? Comment en est-on arrivé à cette convention ? Qui sont les acteurs ?
    L'auteur nous fait rentrer dans les coulisses des accords collectifs entre organisations professionnelles et l'État et à la naissance d'une convention collective, celle qui prévaut dans le monde sportif.

  • - Cet ouvrage s'adresse en priorité aux intervenants sociaux et personnes qui souhaitent oeuvrer dans le champ social. L'approche présentée vise à venir en aide aux personnes ou collectivités en difficulté, en les aidant à devenir acteurs de leur propre change- ment.
    - Des impacts délétères tels l'infantilisation ou la double victimi- sation peuvent ainsi être évités. Il n'est alors plus question de projet « pour » mais de projet « avec » : c'est une dynamique d'af- franchissement et non d'adaptation qui est impulsée.

  • Une analyse édifiante sur la place du handicap dans notre société.
    La circulaire de 2017 du gouvernement a tout déclenché, en ordonnant la fermeture progressive des établissements spécialisés du secteur médico-éducatif pour les enfants handicapés. Elle constitue une évolution majeure dans l'histoire de l'accompagnement des enfants handicapés en France. De quoi s'agit-il exactement ?
    D'une politique d'intégration de ces enfants en milieu ordinaire ou d'une désintégration du secteur médico-social ?
    L'auteur s'empare de l'actualité de la réforme, interroge les professionnels, les enseignants, les parents pour comprendre les enjeux qui se cachent derrière cette promesse de nouveau régime de protection sociale.

  • Avec la réforme du 23 mars 2019, la France est l'un des treize pays européens à ouvrir le droit de vote à toutes les personnes vivant avec un handicap. Elle redonne ainsi leurs voix à 300 000 personnes en tutelle.
    Cyril Desjeux en décortique les conséquences. En repositionnant les personnes vivant avec un handicap non plus comme des objets de soins, mais comme des sujets de droits, cette réforme les réhabilite dans toutes les dimensions de leur citoyenneté.
    Ce livre aborde la façon dont l'expérience des handicaps réinvente des manières de faire avec les normes électorales. Au-delà, il propose une analyse plus globale de la citoyenneté en général. Il montre ainsi que ces nouvelles dispositions offrent l'opportunité de construire une société reposant sur une éthique de la responsabilité, s'intéressant au vivre ensemble et à la manière dont chacun est connecté aux autres.

  • Pourquoi la recherche est-elle un enjeu dans la l'autonomie de l'université ? Après trente ans de combat pour construire un couple universitérecherche fort, Jean-Marc Monteil prend la plume pour défendre sa vision.
    Eloignée des universités étrangères et notamment des universités allemandes qui font une place centrale à la recherche scientifique, l'Université française a éprouvé longtemps de grandes difficultés à construire une indépendance stratégique, alors même que son désir d'autonomie ne date pas d'hier.
    Dans ses rapports directs ou indirects avec la recherche, avec ses partenaires et avec les territoires, des grandes écoles aux organismes de recherche, la voie de l'université est demeurée étroite.
    Dans cet ouvrage, l'auteur, témoin engagé au long cours, décrit la marche de l'université dans la quête de son autonomie. Par de courtes incursions derrière le décor de ses trente dernières années et, en notant les défis scientifiques, économiques et sociaux de nos sociétés, il s'attache, en lui donnant toute sa place, à souligner la liberté et la responsabilité de l'Université pour les relever.

  • La violence est un phénomène qui concerne l'ensemble des insti- tutions sanitaires, sociales et médico-sociales. La lutte contre les maltraitances suscite de nombreuses questions sur les pratiques professionnelles : comment définir un seuil de maltraitance ? Y a-t-il des compromis possibles ? Comment faire évoluer les pratiques ?
    L'enquête menée par l'auteur dévoile comment les professionnels de terrain gèrent au quotidien les situations de violence auxquelles ils sont confrontés. Face à une situation identique, elle révèle qu'un traite- ment différent sera appliqué selon les établissements, en fonction du degré d'interprétation de violence de chaque professionnel. Certaines pratiques, parfois interdites, sont tolérées par les uns et jugées inacceptables par les autres. À partir de nombreux exemples terrain et d'entretiens avec ces professionnels, les thèmes de bientraitance, d'éthique et de démarche qualité sont abordés dans cet ouvrage.

  • La « théorie du lotissement » est une idée neuve qui repose sur un concept simple : ma maison a d'autant plus de valeur que la maison de mon voisin a de la valeur ! Par extension, Loïck Roche propose une théorie selon laquelle plutôt que de rabaisser mon concurrent, je dois au contraire souhaiter que celui-ci soit le plus fort possible pour que la qualité de son établissement entraîne le mien vers le haut.
     En 80 pages, il propose une façon radicalement nouvelle d'envisager les relations entre les entreprises, entre les partis politiques, entre les organisations, entre les personnes. Objectif : créer une valeur d'ensemble forte qui permettra de gagner en compétitivité, de créer de la croissance, de l'emploi et in fine de sortir de la crise.
     L'auteur propose un changement profond de notre manière de penser : ne plus se réjouir du malheur des autres, ne plus se positionner par rapport aux faiblesses de son concurrent, mais se réjouir de la réussite de ses confrères ; la clé pour réussir dans le monde de demain.

  • Qu'est-ce qu'une prothèse ? Comment fonctionne-t-elle ? Comment entre-t-elle en interaction avec notre corps ? Dans quels contextes utilise-t-on une prothèse ? À quoi sert-elle ?
    Sociologues, philosophes, médecins, roboticiens, kinésithérapeutes mais aussi patients et personnes implantées tentent de répondre à ces questions avec leur regard de scientifique, de professionnel ou d'usager.
    Qu'il s'agisse de prothèses auditives, de prothèses de membres ou encore d'appareils pour faciliter l'écriture ou la parole, l'ouvrage apporte un éclairage nouveau, pragmatique et réaliste, sur la relation corps-technologie et ses enjeux dans les situations de soin et les usages quotidiens.

  • Grenoble s'est progressivement transformée, révolutions industrielles après révolutions industrielles, de capitale du Dauphiné en métropole scientifique et technique. Toujours à la conquête de nouveaux savoirs et de savoir -faire, son développement, qui reposait initialement sur les ressources locales liées à la « houille blanche », se fonde désormais pour une large part sur les technologies avancées et leurs applications dans des domaines aussi variés que l'information, la communication, l'énergie et la santé.
    Grenoble, ville construite sur l'immigration est aussi une ville dont les habitants ont toujours su inventer pour survivre, quelle que soit leur origine géographique et leur diversité culturelle. Les « abeilles » grenobloises, butineuses, industrieuses, disséminatrices ont su trouver le chemin de réussites de niveau international, en même temps que Grenoble attirait tout à la fois des universitaires et des chercheurs de renommée internationale, des entreprises de rang mondial avec leurs centres de recherche et développement, ainsi que des « grands instruments » scientifiques européens. Cet ouvrage explore les différentes facettes de l'expérience grenobloise, avec ses paradoxes et ses controverses.
    Cet ouvrage s'achève en proposant, face à la mondialisation de l'économie, aux menaces climatiques, aux risques de fracture sociale, aux rapports nouveaux entre science et société, quelques briques pour la construction de projets d'agglomération, incluant des propositions innovantes et concrètes pour l'éducation et la formation, la culture, le développement économique, l'urbanisme et la promotion d'un développement urbain durable et respectueux de l'environnement.

  • Le sujet de cet ouvrage s'intéresse aux parents dont l'enfant est déficient intellectuel et plus particulièrement aux mécanismes cognitifs qu'ils déploient pour atténuer leur ressentiment face à l'altérité. Personne ne souhaite avoir un enfant ne correspondant pas aux critères sociaux établis, mais lorsque l'anormalité nous atteint, il faut bien continuer à vivre. Cette situation parentale extrêmement difficile à vivre impulse en contrepartie un ré-enchantement de l'espace familial. De même, à la vue de tous, les parents doivent pouvoir continuer à vivre et faire comme si leur existence n'en était pas affectée. Ici, les outils de persuasion et de dissuasions sociales vont leur permettre de faire une place sociale à la fois pour leur enfant, mais aussi pour eux-mêmes. Les parents usent de mauvaise foi, parfois mentent, mais surtout ils se donnent de bonnes raisons pour avancer dans la vie.
    Ces bonnes raisons deviennent les causes de leurs actions : c'est parce qu'ils croient que tout demeure possible qu'ils vont être à même de dépasser leur situation de souffrance. Le handicap les a relégués et claustrés pour un temps dans un monde social particulier : ils apparaissent, pour le commun des mortels, comme prisonniers d'un cercle particulièrement rigide. Les parents vivent alors leur existence, non pas uniquement en fonction d'un statut imposé par la société, mais aussi selon les représentations qu'ils ont de leur situation présente. L'univers parental avec en son sein une déficience est décrypter : les individus sont pris dans un monde liminaire, de l'entre deux, côtoyant à la fois le monde de la normalité et le monde de l'anormalité. Ils déploient des stratégies afin d'atténuer leur rapport de souffrance au monde. Ils ne sont pas inscrits uniquement dans un contexte les obligeant à agir en fonction d'une rationalité limitée par les possibilités de l'enfant. Les parents se dotent de moyens cognitifs qui vont leur permettre de transcender les contraintes exercées par la déficience. Ils n'agissent pas par pure irrationalité, mais sont tout à fait rationnels et cohérents au regard de leur situation singulière. Ils doivent parvenir à détruire l'image de l'enfant idéal afin de se reformuler un parcours possible avec un enfant n'intégrant pas les critères sociaux normatifs. Ce contexte contraignant, par le biais de leurs croyances en la normalité, va pouvoir être dépassé et s'ouvrir sur les autres. L'auteur privilégie les capacités d'actions qu'ont les acteurs sociaux à pouvoir agir sur le monde et, dans le cadre du handicap à le ré-enchanter pour le rendre vivable. Les parents sont considérés comme de véritables professionnels du handicap : leur connaissance de la déficience en fait de véritables experts ; expertise étayée sur les expériences et les inventions déployées face à un enfant qui grandit mal.

  • Des conduites de discrimination et de violation de droits fondamentaux caractérisent souvent les rapports entre groupes sociaux, ethniques, nationaux ou culturels. Selon certains il s'agirait même de caractéristiques inhérentes à ces rapports. Or beaucoup de sociétés actuelles se proclament en faveur du respect des principes de droits universels qui condamnent ces conduites. Les recherches rapportées dans ce livre portent sur ce paradoxe, elles ne se contentent pas uniquement d'analyser des situations de fait, mais aussi des attitudes à l'égard des principes de droit, comme ceux incorporés dans les déclarations de droits universels qui visent à construire un monde plus juste. L'auteur, s'adressant à tous les étudiants et les enseignants en psychologie sociale, décrit ici pour la première fois comment ses travaux sur les relations entre les groupes et sur les droits humains ont trouvé leur origine dans ses expériences personnelles.

  • Ghetto

    Wirth


    juif allemand, louis wirth émigre aux etats-unis à l'âge de quatorze ans.
    en 1925 alors à l'université de chicago, il écrit le ghetto. a travers l'histoire de la diaspora, c'est d'abord la permanence et la spécificité du ghetto qu'il recherche. territoire d'une minorité, communauté-type, l'isolement du ghetto est à la mesure de cette configuration originale de pratiques et d'institutions qu'il abrite. mais wirth, membre fondateur de l'ecole de chicago, s'intéresse aussi aux phénomènes d'interaction, aux transformations culturelles, à la mobilité des groupes dans le processus de croissance urbaine.
    la monographie du ghetto de chicago abonde en anecdotes et en récits de vies d'immigrants. en étudiant sur trois générations les processus d'isolement, d'assimilation, puis de conscience de soi, wirth pose d'emblée le problème des minorités dans une perspective dynamique, absente souvent des débats sur la question. la traduction de ce classique de la sociologie américaine livre au public français une mine d'informations sur les communautés et les traditions juives.
    elle offre aussi une réflexion d'une grande modernité sur les mécanismes de la ségrégation et leur dimension historique.

  • Voilà 10 ans que la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a été promulguée. Qu'en est-il de la situation des handicapés depuis cette loi symbolique, qui a porté de nombreux espoirs ?
     Ce livre établit une sorte d'état des lieux, dix ans après. Il aborde la question de l'accessibilité dans les préoccupations quotidiennes : la formation, l'emploi, la culture, etc.
     L'ouvrage aborde à la fois sur des aspects concrets (le poste de travail ou l'accès au bâti), et plus généraux (l'intégration des enfants handicapés à l'école)  Accessibilité, inclusion, capabilités, l'ouvrage questionne ces thèmes à la lumière de la loi de février 2005 afin de montrer comment elle agit sur l'accessibilité au sens large du terme mais aussi quel chemin il reste à parcourir.

  • Fasse au taux de suicide qui ne cesse d'augmenter, aux dépressions qui touchent de plus en plus de personnes, à la violence de plus en plus marquée chez les jeunes enfants, la santé publique porte un intérêt croissant à la santé mentale. Les programmes de prévention fleurissent au prétexte de l'amélioration du bien-être de la population. Mais qu'en est-il exactement de cette bienveillance ?
     L'auteur propose dans cet ouvrage une analyse critique des dispositifs de prévention de santé publique. D'une part, parce qu'ils prétendent définir les bons comportements et les bonnes méthodes notamment dans le domaine de la parentalité (formation aux bonnes pratiques parentales) et d'autre part parce qu'ils sont systématiquement élaborés dans l'urgence, pour demain, alors qu'il s'agit avant tout de pratiques à mettre en place sur plusieurs générations.
     L'auteur croise trois points de vue disciplinaires complémentaires : statistiques, sociologiques et épistémologiques, une première !

  • Mais que fait la police en montagne ? Les opérations de secours en montagne sont mises sur le devant de la scène par les médias et les institutions. Pourtant, elles ne sont que la partie immergée de l'iceberg, face à la diversité des missions policières en milieu montagnard. Par exemple, la montagne a été un haut lieu d'expérimentation des contrôles migratoires, mais aussi un laboratoire du rôle social du policier. Elle constitue un véritable terreau d'innovations pour les polices, en termes de professionnalisation comme de spécialisation.
     En remontant le cours de l'histoire du 18e siècle à nos jours, en s'appuyant sur de nombreux entretiens avec des hommes de terrain et sur la consultation d'archives, en faisant appel à des auteurs de différentes disciplines (histoire, politique, droit, sociologie, littérature, etc.), l'ouvrage revisite les questions de l'ordre, de la sécurité et du secours en montagne.
     L'ouvrage parcourt de nombreux espaces montagnards tout en se centrant sur l'ouest des Alpes (des vallées suisses aux Alpes maritimes) et le massif algérien.

  • « La condition handicapée est une façon d'être au monde, d'être avec les autres ». Telle est la vision de l'auteur dans cet ouvrage qui ne définit pas ce qu'est le handicap mais l'envisage comme lorsque l'on évoque la condition ouvrière ou la condition des femmes.
    A l'origine, cet ouvrage avait l'ambition de regrouper des textes de l'auteur autour du thème de la condition handicapée. Parfois publiés dans des revues aujourd'hui introuvables, ces textes, repris par l'auteur, redevenaient ainsi accessibles et trouvaient un second souffle. Mais au-delà de cette reprise, l'auteur y a développé une réflexion véritablement nouvelle sur la place du handicap, toujours très ambivalente (ni exclu, ni intégré) dans la société contemporaine.
    Remettant fortement en cause les classifications de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), il s'interroge sur l'avenir de la contribution sociale du handicap : il milite pour que les handicapés s'emparent véritablement des débats sociétaux afin d'apporter leur pierre à la construction de la société du point de vue de leur condition : la condition handicapée.

  • La transgression traverse et interroge toutes les époques et toutes les sociétés. Le concept recouvre quantité de pratiques diverses au point d'être utilisé souvent extensivement et abusi- vement. Les choses pourtant paraissent simples. Transgresser, c'est aller au-delà de limites juridiquement, politiquement et socialement établies ; c'est aussi s'aventurer hors du territoire dessiné par le code moral de chacun. Au-delà de cette définition sommaire - qui n'intègre pas, par exemple, le vertige enivrant et libérateur qui peut accompagner la transgression, cet « éclair dans la nuit » dont parlait Michel Foucault - comment définir en toute rigueur, à partir de cas précis, ce que transgresser veut dire ?
    L'atelier « Sociétés en guerre » qui, au sein du laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, réunit chercheuses et cher- cheurs qui croisent fréquemment les pratiques transgressives dans leur travail, s'est attelé à cette tâche. La question de savoir ce que la notion de transgression désigne et implique se pose, en effet, de manière particulièrement aiguë en temps de guerre.
    D'où le parti d'aborder cette expérience de la transgression dans une perspective pluridisciplinaire à partir d'une observa- tion sur le temps long, de la Grèce antique à l'expérience contemporaine de la guerre civile au Rwanda.
    Les éléments de réponse que l'ouvrage apporte mettent en lumière le fait que la transgression est chose exigeante et, sou- vent, plus difficile à vivre et à admettre qu'on ne le croit.

  • - Cet ouvrage appréhende les pratiques d'accompagnement par les pairs (de personne handicapée à personne handicapée) pour les individus en situation de handicap ou vivant avec des troubles de la santé mentale.
    -Il dresse un panorama des différentes pratiques, explicite les effets des relations entre pairs, qualifie la fonction de pair-ac- compagnant. Il en mesure les enjeux et les intérêts, apporte des éclaircissements sur les savoirs issus de l'expérience des situa- tions de handicap et le type d'expertise qui peut en découler. Cet ouvrage situe également l'action contemporaine des politiques publiques en termes d'institutionnalisation de ces pratiques.
    - Enfin, il met en avant la parole de l'usager dans les institutions sanitaires et sociales et permet une réflexion sur l'articulation de ces pratiques avec celles des professionnels.

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