Sciences du langage

  • Comment envisager le monde nouveau qui nous emporte ? sur quels concepts essentiels devons-nous fonder notre compréhension du futur ? sur quelles bases théoriques pouvons-nous nous appuyer pour considérer et surmonter les immenses ruptures qui s'accroissent ? a la demande - et avec l'aide - de l'unesco, edgar morin propose ici le viatique minimal pour nous aider à regarder l'avenir en face.
    Ce petit texte lumineux, synthèse de toute une oeuvre et de toute une vie, a d'ores et déjà été diffusé dans plusieurs pays du monde. il a aidé d'innombrables hommes et femmes à mieux affronter leur destin et à mieux comprendre notre planète.

  • écrits sur le signe

    Charles S. Peirce

    • Seuil
    • 1 Novembre 1978

    Au travers des textes de peirce (1839-1914) se fait jour une démarche tout à fait originale, au carrefour de ce que nous appellerions logique, phénoménologie ou sémiologie.
    Il s'agit bien du signe, mais sa théorie s'organise selon des catégories très différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, et ces catégories ne sont établies qu'après une minutieuse enquête sur les phénomènes. il en résulte une classification et une description oú peirce met l'accent sur la façon dont le signe agit et s'ouvre sur une chaîne d'interprétants qui peut être infinie. peirce a ainsi donné à la sémiologie anglo-saxonne son orientation propre, très distincte du programme saussurien.
    Il y a là, pour les lecteurs français, la possibilité de renouveler et d'approfondir leur conception du signe, de son interprétation et de son action.

  • Ce titre dans son inscription grecque se veut un rappel muet des débuts occidentaux du savoir sur le signe et le sens. La sémiotique, ici, se propose comme le lieu depuis lequel s'articulera une théorie générale des modes de signifier. Visant en même temps à interroger ou à refondre les systèmes linguistiques et logiques par les analyses du sujet et de l'histoire appelées par Freud et Marx, elle se désigne comme une sémanalyse.L'élaboration de la sémanalyse déplaçant les limites du signe, du sens, de la structure, devait nécessairement trouver pour point de départ un " objet exclu de l'ordre du savoir puisque soulignant ses bords: "la littérature" ".

  • Parmi les milliers de langues qui existent ou ont existé, il semble qu'il y en ait toujours eu une qui ait été plus « prestigieuse » que ses contemporaines. Le latin fut en ce sens une langue dominante jusqu'au XVIIIe siècle, le français en devint une à son tour jusqu'au XXe siècle et l'anglais a incontestablement acquis le statut de langue mondiale depuis lors. L'exemple antique du bilinguisme latin/grec des Romains cultivés montre que la langue dominante n'est pas nécessairement la langue du pays le plus puissant économiquement ou militairement (comme la situation contemporaine tendrait à le faire croire), mais que la hiérarchisation linguistique repose sur des processus spécifiques que ce livre met au jour.

    Le bilinguisme, la diglossie (l'usage au sein d'une même communauté de deux idiomes remplissant des fonctions communicatives complémentaires) et, dans le champ littéraire international, les traductions d'ouvrages sont de précieux indicateurs de ce phénomène.

    À travers le cas exemplaire du français, de ses transformations, des formes de domination qu'il a exercées, de l'évolution de son statut, des commentaires que son rôle et sa place ont occasionnés, Pascale Casanova propose un cadre d'analyse novateur des mécanismes de la domination linguistique.

  • Les hommes ne se contentent pas de parler les langues, ils les rêvent aussi ; et ces rêves prennent des formes diverses : quête chimérique d'une langue primitive mythique (la lingua adamica) ; création utopique d'une langue parfaite, expression pure de la pensée, ou encore de langues universelles que parleront les sociétés idéales de l'avenir ; innombrables fictions proposant des langues imaginaires se situant en des temps ou des espaces lointains ; fantasmes enfin des spirites et des sectes fondamentalistes qui croient communiquer avec les autres mondes ou parler le langage des anges.

    C'est de tous ces rêves, dont certains ont tourné au cauchemar, que Marina Yaguello fait ici l'histoire, rêves qui contredisent l'Histoire mais s'y intègrent, qui s'opposent à la science mais la rejoignent aujourd'hui à travers la théorie des universaux du langage.

  • Les méthodes d'apprentissage de la lecture sont au centre de controverses récurrentes. S'il est devenu courant d'imputer l'échec de nombreux élèves à l'école primaire aux ravages de la méthode « globale » et de prôner un retour à la « syllabique », force est de constater que les pratiques actuelles empruntent à l'une comme à l'autre. Cette querelle des méthodes passe en réalité à côté de choix pédagogiques plus profonds qui ont durablement compromis la démocratisation de l'un des savoirs premiers les plus déterminants pour la réussite scolaire ultérieure.
    Ce livre montre comment, au nom d'une conception savante et idéalisée de la « vraie lecture », les aspects pratiques et techniques de cet apprentissage fondamental ont progressivement été déniés et délégitimés. Il décrit la manière dont les enseignants ont été dépossédés de leur savoir pédagogique et ont peu à peu tendu à reporter sur les enfants eux-mêmes et leur milieu culturel les difficultés qu'ils constataient, favorisant une médicalisation et une psychologisation croissantes de l'échec scolaire.
    Enfin, à partir d'une expérimentation conduite auprès de deux classes de CP, l'ouvrage met en évidence les effets positifs d'une pédagogie basée sur l'enseignement explicite du déchiffrage en matière de réduction des inégalités sociales d'accès à l'écrit.

  • Ce numéro explore un paradoxe inhérent à la notion de pauvreté : sa complexité analytique est étouffée par son omniprésence dans le débat public et diluée par l'apparente banalité du phénomène. En s'intéressant à différentes figures de la pauvreté et aux processus qui la produisent, les contributions rassemblées sous la direction de Nicolas Duvoux et de Jacques Rodriguez font apparaître combien et comment la lutte contre la pauvreté, qui est affichée comme orientation politique explicite, tant par les gouvernements nationaux que par les institutions internationales, occulte souvent l'hétérogénéité du phénomène et s'accommode, à bien des égards, de la reproduction, voire de l'augmentation des inégalités.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • «Elle est vraiment grave, la nouvelle prof», se plaint votre fille.

    «Je milite sur le treizième», annonce votre voisin.

    «Il faut dégraisser le mammouth», proclame le ministre.

    «Je me suis permise de vous appeler», dit la dame trop polie.

    «Il appelle genre trois fois par jour», s'étonne votre amie.

    «Mon ordinateur a encore planté», se lamente votre fils.

    Conçu dans le même esprit que En écoutant parler la langue (Le Seuil, 1991), dont il se présente comme une suite, ce recueil de vingt-quatre essais explore de Petits Faits de langue - lexicaux, syntaxiques, stylistiques ou phonétiques - qui constituent autant d'indices de l'évolution du français aujourd'hui. Le sentiment dominant en France est de considérer le changement linguistique comme une décadence. Position illogique et absurde puisqu'une langue ne survit que par le mouvement qui l'anime.

  • En écoutant parler la langue au quotidien, le linguiste repère à chaque instant des petits faits apparemment insignifiants, dont l'accumulation fait sens. A travers la parole des locuteurs, la langue nous raconte comment elle va, comment elle vit, d'où elle vient et où elle va.

  • Le pouvoir rhétorique : apprendre à convaincre et à décrypter les discours Nouv.

    Savoir convaincre, c'est posséder un pouvoir sur les autres. Un grand pouvoir. Celui d'atteindre les individus, d'infléchir leurs pensées, d'orienter leurs comportements. Celui de faire glisser un bulletin dans l'urne plutôt qu'un autre, aussi. Or qui possède ce pouvoir dans notre société ? Sommes-nous certains qu'il soit également réparti entre tous les citoyens ?
    Le reprendre, ce pouvoir, le partager, voici ce que propose Clément Viktorovitch, fidèle à son travail de décryptage des discours pour lequel il s'est fait remarquer sur les plateaux télévisés (« Les points sur les i »). Dans ce traité à l'usage de tous, le brillant pédagogue donne les clefs pour apprendre à convaincre. Car c'est possible. Cet art n'est ni totalement inné ni totalement inexplicable.Il a même un nom : la rhétorique. Comme tout art, il s'adosse à une tech-nique, avec des procédés, des outils qui nous permettent d'optimiser l'argumentation. En moins de dix chapitres, l'auteur les partage pour faire de son lecteur non seulement un individu doté de cette force persuasive utile au quotidien - une crise de couple, c'est de la rhétorique ! - mais aussi un citoyen qui saura analyser les discours qu'on lui tiendra. Car ce manuel est autant dédié à la critique qu'à la pratique de la rhétorique. Concret, applicable, bourré d'exemples parfois amusants, l'ouvrage est à mettre, démocratiquement, entre toutes les mains.

empty