Psychologie / Psychanalyse

  • Dan Ariely, Boris Cyrulnik, Antonio Damasio, Howard Gardner, Daniel Kahneman, Edgar Morin, Tobie Nathan et bien d'autres encore parlent de la connerie humaine.
    Un monde sans connards est possible !

    En fait, non. Désolés.

    Mais ça n'empêche pas d'y réfléchir.

    La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C'est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécialistes du comportement humain, n'ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l'objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d'avance.

    Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine. C'est une première mondiale.

    /> Et peut-être une dernière, profitez-en !

  • Voici des textes inédits d'Alexandra David Neel, retrouvés par Marie-Madeleine Peyronnet et Marc de Smedt dans sa maison de Digne où elle termina ses jours en 1969. Ce recueil est d'autant plus intéressant qu'il couvre tout le champ de son existence aventureuse, de la Belgique à la Tunisie, de la Corée au Japon, du Sikkim à l'Indochine, de l'Inde au Tibet. Toute sa philosophie se trouve exposée ici, ainsi que sa réflexion spirituelle alimentée par la rencontre de grands maîtres et ermites en Orient et par les textes sacrés qu'elle traduisait ellemême.
    A la suite de ces vingt-deux écrits essentiels, on lira le vibrant hommage posthume qu'adressa l'actuel Dalaï-Lama en 1982 à cette grande dame de l'esprit.

  • S'inquiétant de voir la psychothérapie de plus en plus altérée pour des raisons d'ordre économique, et appauvrie par des formations allégées, Irvin Yalom a voulu s'adresser aux nouvelles générations de thérapeutes et de patients. Dans cet ouvrage, construit en une sorte d'inventaire libre et généreux, il aborde les thèmes propres à la thérapie existentielle. En s'appuyant sur son expérience et ses talents de conteur, il y explore les différentes approches et pratiques présentes dans toute thérapie, offrant à ses lecteurs un enseignement précieux, une plongée au coeur de l'entreprise thérapeutique, sa complexité et ses incertitudes.Un demi-siècle de savoir-faire : à la fois manifeste psychanalytique et interpellation philosophique, florilège d'anecdotes vécues et confession essentielle, ce livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister. Dominique Mathieu-Nazaire, Télérama.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Damour.

  • La vérité sur l'inceste et la pédophilie est-elle insoutenable au point qu'il soit préférable de la nier ?
    A la fin du siècle dernier, à l'heure des premières révélations sur ces pratiques, la société hésite entre déni et banalisation, partagée entre le désir de dénoncer et celui de taire des actes qui remettent en cause ses fondements mêmes. Aujourd'hui, après la prise en considération, dans les années quatre-vingt, des ravages provoqués par l'inceste et la pédophilie, après la scandaleuse affaire Dutroux, on voit se ranimer la suspicion à l'égard des victimes.
    Catherine Bonnet, médecin, psychiatre, psychanalyste et spécialiste de la maltraitance, tente ici de comprendre ce phénomène et apporte son témoignage afin d'éviter que la chape de plomb, une fois de plus, ne retombe. Comparant le syndrome post-traumatique des enfants victimes d'abus sexuels à celui des victimes de la guerre, elle démontre par des faits précis - dessins, propos, comportements - que la majorité de ces enfants sont crédibles. Incitant à ne négliger aucun symptôme, elle évoque la manière d'aborder la question avec l'enfant, le rôle des parents, la stratégie de l'agresseur.
    Fondé sur de rigoureux rappels historiques et d'impressionnantes données cliniques, l'ouvrage de Catherine Bonnet est un cri d'alarme et de protestation face à une situation dangereuse et paradoxale : alors que les professionnels signalent leurs soupcons de violences sexuelles envers des enfants, la parole des victimes et des adultes qui tentent de les protéger est de plus en plus refusée.

  • En novembre 2019, Paul Preciado s'exprime devant 3500 psychanalystes lors des journées internationales de l'Ecole de la Cause Freudienne à Paris. Devant la profession qui l'a diagnostiqué « malade mental » et « dysphorique du genre », il s'appuie sur Kafka et son Rapport pour une académie, dans lequel un singe parlant discourt devant une assemblée de scientifiques. Loin de toute émancipation, le singe parlant de Kafka explique que son apprentissage du langage ne fut qu'un passage d'une cage à une autre  : des barreaux de fer à la subjectivité humaine.
    Depuis sa cage de «  mutant  », il ne s'agit pas pour Preciado de parler de l'homophobie ou la transphobie des pères fondateurs de la psychanalyse, mais de montrer la complicité de celle-ci avec une idéologie de la différence sexuelle datant de l'ère coloniale, aujourd'hui rendue obsolète par les moyens dont nous disposons pour influer sur nos corps et notre façon de procréer.
    Surtout, le philosophe lance un appel à la transformation des discours et des pratiques psychologiques et psychanalytiques  : dans les années à venir, nous devrons élaborer collectivement une épistémologie capable de rendre compte de la multiplicité des vivants, sans réduire le corps à sa force reproductive hétérosexuelle, et qui ne légitime pas la violence hétéro-patriarcale et coloniale.
    La conférence provoque un séisme dans l'auditoire et depuis les associations psychanalytiques se déchirent. Filmé par des smartphones, le discours est mis en ligne et des fragments sont retranscrits, traduits et publiés sur internet sans souci d'exactitude. Afin d'élargir le débat, il importait de publier ce texte dans son intégralité.


  • Freud
    L'Interprétation du rêve
    Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
    " L'Interprétation du rêve a d'abord été négligée par ses destinataires. Elle évoque à ce titre la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Mais il n'y avait pas ici – bien au contraire – l'alibi épistémologique de l'obscurité du discours. L'une des formes de cette négligence fut un accueil critique de l'intention générale, du sens du travail : un symptôme qui signalait en fait la dimension totalement innovante de celui-ci. Et effectivement, dans le souci méthodique obstiné de prendre en compte toutes les objections, mais aussi dans son horizon théorique et culturel, et par la qualité même de son écriture, elle évoque surtout Le Capital de Karl Marx et L'Origine des espèces de Charles Darwin.
    D'où un paradoxe qui intéresse notamment le traducteur : un livre d'auteur, apparemment lisse, articulé, systématique, linéaire, aujourd'hui encore identifié à ce que Stefan Zweig appelait une "heure étoilée de l'humanité', à une création géniale, mais qui se présente aussi comme un défi déroutant à l'édition scientifique tant il est le produit d'un atelier bourdonnant de lectures, de batailles, de reprises, de contacts avec les patients, de rapports plus ou moins allusifs avec un public. Paradoxe quasi onirique, objectivement inévitable, dont l'écriture est un acteur essentiel. Métaphore, aussi, de ce que la traduction affronte. "
    J.-P. L.
    Jean-Pierre Lefebvre est titulaire de la chaire de littérature allemande à l'École normale supérieure. Ses traductions de Hegel, Marx ou Paul Celan ont fait date.

  • Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à son enfant dans cet espace matriciel à laquelle elle-même, petite, fut livrée. Ce serment se perpétue ainsi, secrètement, de mères en filles et en fils, jusqu'à l'étouffement et parfois même le meurtre, si de la différence ne vient pas en ouvrir le cercle, et briser l'enchantement. C'est ce serment, que doit rompre l'enfant pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, son désir. Le risque qu'il affronte, pour pouvoir aimer, c'est d'abandonner la mère à la mélancolie et de traverser la peur d'être lui-même abandonné.
    Comment des individus exposés avec une violence particulière à cette sauvagerie s'en sortent-ils ?
    Pourquoi la parole et l'écoute psychanalytique peuvent elles ouvrir un nouvel espace de vie chez ces êtres menacés d'ensevelissement ?

  • Les pratiques les plus étranges de la psychologie et du développement personnel testées et (dés)approuvées par le directeur du best-seller Psychologie de la connerie
    La psychologie fourmille de pratiques diverses et variées et parfois, il faut l'avouer, à la limite du loufoque. Jean-François Marmion, psychologue et ancien rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy, n'a écouté que son courage et en a testé pour vous ! Ainsi a-t-il hypnotisé des inconnus en pleine rue, testé l'écriture automatique, confié ses problèmes à un robot thérapeute ou bien encore traversé une expérience de mort éminente... Au total, huit expérimentations propices à l'introspection, mais qui n'ont jamais tourné comme prévu.

    Ce livre à la fois drôle et instructif, écrit dans un style enlevé, vous permettra d'entrer au cœur des thérapies et expériences psychologiques les plus extrêmes tout en restant bien au chaud dans votre canapé... ou votre divan.

  • L'échiquier politique : ses fous, ses rois, ses pions.
    Par le directeur des ouvrages Psychologie de la connerie et Histoire universelle de la connerie.

    Nous aimons la politique autant que nous détestons ceux qui l'incarnent. Ils ne nous semblent jamais à la hauteur de nos espérances et des circonstances. Humains, trop humains... ou trop peu, parfois. Mais à trop noircir le trait, c'est la démocratie que l'on rature. Et les torts sont partagés. Car après tout, quel est le pire : gouverner ou voter comme des cons ? Ce livre collectif ne se veut ni un bêtisier ni une énième entreprise de dénigrement systématique de la politique, mais un ensemble de réflexions sur la responsabilité des gouvernants, des électeurs et des médias dans les crises de confiance à l'égard du pouvoir qui jalonnent notre histoire et culminent à notre époque.

  • Sur le rêve
    " Je me suis rendu compte un jour, à ma grande surprise, que ce n'était pas la conception médicale du rêve, mais la conception profane à moitié prisonnière encore de la superstition qui s'approchait de la vérité. Je suis parvenu en effet à de nouvelles lumières sur le rêve en lui appliquant une nouvelle méthode qui m'avait rendu d'excellents services pour résoudre les phobies, les idées obsessionnelles, délirantes, etc., et qui depuis sous le nom de "psychanalyse' a trouvé un accueil auprès de toute une école de chercheurs. "
    Sigmund Freud
    Traduit de l'allemand par Jean-Pierre Lefebvre
    Présentation, notes et bibliographie par Fabien Lamouche

  • La fabrique des surdoués : dangers et impostures du marché de l'intelligence Nouv.

    Les surdoués n'ont jamais été « diagnostiqués » aussi nombreux. Les enseignants n'ont jamais eu autant de jeunes génies dans leurs classes. Toute une littérature psychologique « spéciale zèbres » explique à ces humains, si différents des autres depuis leur naissance, de quelle manière ils fonctionnent, pourquoi ils sont incompris et malheureux, et comment ils peuvent enfin conquérir le bonheur. Cet univers du QI, ce monde et cette mode des surdoués, pourraient faire simplement sourire, s'ils ne possédaient des travers et conséquences dangereuses.
    Derrière l'imposture de la psychométrie et de sa prétention à quantifier scientifiquement l'intelligence, derrière la psychologie spéciale surdoués, apparaît un autre paysage, où domine la souffrance de très nombreux enfants ainsi affublés d'un diagnostic-étiquette qui provoque surtout, entre eux et les autres (y compris dans leur famille), entre leurs parents et les enseignants, malentendus, exigences démesurées et exclusions.
    Ce livre nécessaire nous ouvre les yeux sur ce phénomène de société, et propose des ouvertures pour accueillir et prendre soin de toutes les intelligences.

  • Nous avons tous peur de quelque chose : de déranger, d'échouer, de décevoir, d'entrer en conflit. Et, plus spécifiquement, de rougir, de conduire, de téléphoner... Ces multiples peurs du quotidien qui nous empêchent de vivre relèvent de quatre catégories qui concernent tout le monde :
    La peur de grandir, ou la difficulté à assumer un réel statut d'adulte autonome. La peur de s'affirmer, c'est-à-dire de se définir, de définir son rôle et sa place. La peur d'agir qui se traduit par la difficulté à se projeter et à construire un sens à sa vie. La peur de se séparer : ou la difficulté à faire confiance aux relations affectives.
    Dans ce livre très éclairant, Eudes Séméria nous aide à identifier et à comprendre ces peurs qui nous emprisonnent. Et il nous offre des outils pour nous libérer et vivre pleinement.

  • Parents toxiques

    Susan Forward

    Réussir à s'en libérer.
    Qu'est-ce qu'un parent « toxique » ?
    Il s'agit d'un père ou d'une mère qui a été dominateur, critique, manipulateur, parfois démissionnaire ou, pire encore, violent physiquement.
    Ces attitudes, ces paroles, ces gestes ont pu causer des traumatismes émotionnels avec lesquels, une fois adulte, il faut apprendre à vivre. Ces blessures, modelant la personnalité, peuvent avoir des répercussions dans la vie familiale, sentimentale et même professionnelle. Heureusement, il existe de nombreux moyens de s'en sortir. L'auteure, grâce à sa longue expérience en clinique, analyse de nombreux cas d'adultes victimes de tels parents et propose les méthodes qui ont fait leurs preuves pour se libérer.

  • La parution de Je pense trop a été (et est encore !) une aventure extraordinaire : Je n'avais jamais reçu autant de mails, de posts, de textos et de lettres à propos d'un de mes livres ! Vous m'avez fait part de votre enthousiasme, de votre soulagement et bombardée de questions : sur les moyens d'endiguer votre hyperémotivité, de développer votre confiance en vous, de bien vivre votre sur efficience dans le monde du travail et dans vos relations amoureuses... Vous avez abondamment commenté le livre. Je me suis donc appuyée sur vos réactions, vos avis, vos témoignages et vos astuces personnelles pour enrichir ce nouvel ouvrage. Je pense trop est devenu le socle à partir duquel j'ai élaboré avec votre participation active de nouvelles pistes de réflexions pour mieux gérer votre cerveau.Je pense mieux est un livre-lettre, un livre-dialogue, destiné aux lecteurs qui connaissent déjà Je pense trop et qui en attendent la suite.Ce livre vous donnera de nouvelles pistes pour comprendre votre fonctionnement mental et l'optimiser. Être torturé par son cerveau n'est pas une fatalité. Il est possible d'être heureux et paisible, même en étant sur efficient ! C'est ce que vous propose de découvrir Je pense mieux.Christel Petitcollin est Conseil et formatrice en communication et développement personnel, conférencière et écrivain. Formée à la PNL, à l'Analyse transactionnelle et à l'hypnose éricksonnienne, elle consulte à son cabinet de Montpellier, mais aussi par téléphone et par skype sur le monde entier. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues, dont les best-sellers : Échapper aux manipulateur et Je pense trop.

  • La vie est une cascade ininterrompue de séparations. Il s'agit à chaque étape de tourner une page pour en commencer une nouvelle.
    La séparation représente toujours une épreuve dans les trois sens du terme : elle est souffrance d'abord, ressentie telle une déchirure, test ensuite, révélant les failles et la solidité de l'individu, passage initiatique enfi n, occasion privilégiée de se reconstruire.
    Pourquoi une rupture sentimentale, un licenciement, le départ des enfants devenus grands, la retraite, une perte d'argent ou celle d'un proche sont-ils vécus parfois si douloureusement ? Pourquoi certains s'enferment-ils dans des dépendances affectives ou addictions diverses : la nourriture, le sexe, les médicaments, les jeux vidéo... ?
    Moussa Nabati montre, grâce aux riches témoignages de ses patients, que ces blocages ont pour origine l'échec de l'attachement premier à la mère ; la rupture de cette relation fondatrice maintient le sujet dans la fusion, l'empêchant de se lier aux autres de façon équilibrée ou de les quitter dans la sérénité. Toute angoisse de séparation, d'abandon, de solitude provient dès lors de la survivance des blessures anciennes. Seuls le retour à son intériorité, la pacifi cation de son passé et la réhabilitation de sa mère intérieure permettent de réussir à tisser enfi n des liens adultes.
    Moussa Nabati est psychanalyste. Docteur en psychologie, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Le Bonheur d'être soi (Fayard, 2006-Prix Psychologies 2007 ; Le Livre de poche, 2008), Guérir son enfant intérieur (Fayard, 2008 ; Le Livre de poche, 2009) et Renouer avec sa bonté profonde (Fayard, 2016 ; Le Livre de poche, 2017).

  • À la lumière de la psychologie des profondeurs, de la tradition chrétienne et de la merveilleuse richesse de la langue hébraïque, le livre de l'Exode, qui n'était pour beaucoup que le récit légendaire de la sortie d'Égypte du peuple hébreu, se révèle ici un véritable livre de vie. Les chiffres deviennent symboles, les mots et les noms déploient des trésors de sens, et les dix plaies qui s'abattent successivement sur le pays de Pharaon, pour l'obliger à laisser partir le peuple juif, sont autant d'épreuves proposées à l'homme sur le chemin de sa libération, de sa Pâque intérieure.À travers cette lecture vivante d'un livre de la Bible, débarrassée des interprétations banalisantes, moralisatrices ou historicistes, Annick de Souzenelle nous invite à redécouvrir notre patrimoine sacré.

  • Nous sommes tous assoiffés d'amour, nous vivons dans l'idée romantique que l'amour va nous tomber dessus sans crier gare. Et si nos relations amoureuses échouent, c'est bien souvent parce que " nous n'avons pas trouvé la bonne personne ".
    Pour Erich Fromm, éminent psychanalyste d'après-guerre, l'amour, qu'il soit parental, fraternel, érotique ou amour de soi, est un art. Et comme tout art, il s'apprend et se cultive. Apprendre à aimer, c'est prendre conscience de sa place dans la société ; c'est comprendre qu'en se tournant vers l'autre, on explore ses propres ressources ; c'est aussi, paradoxalement, réaliser que c'est en s'aimant soi-même qu'on se rend libre.
    Accessible, profondément humaniste,
    L'Art d'aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable, plus que jamais en résonance avec notre époque.

  • Une mère possessive, un conjoint jaloux, un fils adulte qu'il faut sans cesse soutenir, une soeur instable... Dans ces diverses situations, où un proche en dépendance affective vous « bouffe la vie », se cache une forme de harcèlement encore méconnue. Non pas un harcèlement moral, mais un harcèlement fusionnel. Les demandes répétées et le besoin d'aide permanent d'un adulte affectivement dépendant constituent en effet un harcèlement du « faible » sur le « fort » qui fait de lui un persécuteur qui s'ignore. À partir de nombreux exemples, Eudes Séméria, psychologue clinicien et psychothérapeute, aborde les répercussions de la dépendance affective sur l'entourage, jusqu'ici peu pris en compte. Surtout, il décrit les ressorts du harcèlement fusionnel tout en montrant comment les « aidants » et leurs proches peuvent ensemble se libérer de ce cercle vicieux.

  • " La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux "puissances célestes', l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? "
    Sigmund Freud
    Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary
    Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil

  • Le mot « création » est en général appliqué à une oeuvre dont l'homme est à l'origine. Ici, Marie-Madeleine Davy parle de la création de l'homme par lui-même, non pas pour faire de lui un chef-d'oeuvre qu'il contemplerait dans le miroir de Narcisse, mais pour conquérir sa condition d'homme total. Spécialiste de la pensée cistercienne et proche de la spiritualité orientale, l'auteur nous invite à découvrir l'histoire de toute personne qui, refusant de faire le jeu des événements dans un monde où les valeurs s'effondrent, tente de découvrir le fond de son être.Cette édition est complétée par Un itinéraire, biographie spirituelle rédigée après avoir frôlé la mort, et qui illustre de façon éclatante comment Marie-Madeleine Davy a mis en oeuvre concrètement le programme deL'Homme intérieur et ses métamorphoses.

  • Freud est l'incarnation même d'une révolution. Avec l'avènement de la psychanalyse, c'est toute une vision du sujet humain qui est remise en question. Même si on parle aujourd'hui du déclin de la psychanalyse, la figure de Freud suscite les débats les plus passionnés, même aujourd'hui.
    Le but de cet ouvrage est de vulgariser la pensée de Freud à travers les éléments biographiques qui ont jalonné son existence. Il permet au lecteur de (re)-découvrir ou comprendre Freud et la psychanalyse, et surtout pourquoi cette science ne peut être remplacée par les dérives neuroscientifiques (notamment la prescription  abusive médicamenteuse). 

  • Empathie : évocateur d'altruisme, voire d'amour, ce mot a de quoi séduire en ces temps où nous cherchons des raisons d'espérer.
    Pourtant, l'empathie est menacée, notamment par des manipulations qui en brouillent les enjeux. Ainsi, l'empathie pour la souffrance d'autrui est exploitée à des fins malhonnêtes ; l'idéalisme généreux des adolescents est détourné par des extrémistes ; de nouveaux systèmes économiques exonèrent les acteurs de la maltraitance de leurs responsabilités ; des fabricants d'objets plus ou moins utiles cherchent à détourner notre empathie naturelle à leur profit...
    D'où l'alerte lancée par Serge Tisseron, psychanalyste et psychiatre. L'auteur de L'empathie au coeur du jeu social nous invite à réfléchir à nos bonnes intentions et aux pièges auxquels elles peuvent nous conduire. L'empathie peut être un terrain miné, un champ de manipulations et même un terrain de luttes idéologiques. Attention : danger !

  • Nous nous parlons tous à nous-mêmes. Nous passons au moins le quart de notre temps en débat silencieux, avec des monologues dans la tête. Nos voix intérieures sont là, apaisantes, drôles, hésitantes, culpabilisantes, méchantes, angoissantes... Ce flux d'impressions, d'idées et d'expressions qui constitue notre dialogue intérieur nous aide à réfléchir.

    Dans cette lumineuse exploration, Charles Fernyhough part de ses recherches sur les relations entre le langage et la pensée et s'appuie sur de multiples références culturelles, historiques, scientifiques. Du rêve éveillé aux voix dans notre tête, de Virginia Woolf aux entendeurs de voix, il nous entraîne ainsi à la découverte de la nature de la pensée comme dialogue avec soi-même. Et transforme notre compréhension de cette conversation silencieuse qui est l'une des principales caractéristiques de la pensée humaine et détermine notre créativité.

    Psychologue et romancier, Charles Fernyhough est professeur à l'université de Durham, au Royaume-Uni. Il dirige Hearing the Voice, un projet pluridisciplinaire de recherche sur les voix intérieures.

  • La musique peut nous émouvoir jusqu'au tréfonds de notre être, nous inciter à danser, ou nous rendre tristes et nostalgiques. Quand on est un neurologue aussi compétent qu'Oliver Sacks, ouvert, comme lui, à bien d'autres disciplines, et surtout mélomane de longue date, comment peut-on comprendre et décrire ce pouvoir ?
    Plus d'aires cérébrales sont affectées au traitement de la musique qu'à celui du langage : l'homme est donc véritablement une espèce musicale. Bien des exemples le montrent, évoqués par Sacks avec la force et le talent qu'on lui connaît, depuis ce chirurgien frappé par la foudre qui devient soudain pianiste à l'âge de quarante-deux ans jusqu'au frère de Wittgenstein, pianiste et manchot, en passant par les handicapés mentaux mélomanes.
    La musique est médicalement bienfaisante : elle anime des parkinsoniens incapables de se mouvoir, apaise des patients atteints de la maladie d'Alzheimer et parvient même à restituer des souvenirs à certains amnésiques.
    Notre dimension musicale est ici décrite dans son étendue et sa profondeur, d'un point de vue scientifique, philosophique, et spirituel.
    Oliver Sacks est médecin ; il est l'auteur de dix livres, notamment L'Éveil, dont l'adaptation cinématographique fut plusieurs fois nominée au x Oscars, et L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau. Il vit à New York, où il enseigne la neurologie et la psychiatrie à l'université Columbia, au Medical center et à l'University Artist. On peut en savoir plus sur son travail en visitant son site www.oliversacks.com.
    Traduit de l'anglais par Christian Cler.

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