FeniXX réédition numérique (Economica)

  • Aujourd'hui, dit Marc Rousset, « Une Europe hybride cherche sa voie ». Et si cette voie passait par la redécouverte de l'identité « franque », du temps de son unité ? La question est posée dans les pages qu'on va lire, avec une audace intellectuelle qui nous change des sempiternels rabâchages. De quoi alimenter un débat fort opportun, à l'heure où l'on commence à comprendre que, si l'on n'y prend garde, l'élargissement de l'Europe risque de conduire à la dilution de son énergie. Alain Peyrefitte (extrait de la préface)

  • Objet de toutes les craintes et de toutes les convoitises, l'islam serait en train de devenir l'ennemi de l'Occident en s'imposant comme principal outil de contestation non seulement des régimes en place dans le monde musulman, mais aussi de la domination occidentale à l'échelle mondiale. L'ambition de ce livre est de défaire cette perception réductrice, figée dans la vision schématique d'une « guerre des civilisations », en montrant les enjeux nationalistes, impérialistes ou économiques de conflits politiques variés, trop souvent décrits à travers le seul prisme islamique. Avec la fin des clivages Est/Ouest, des leaderships, qui semblaient incontestables tels celui de l'Arabie saoudite, ont été concurrencés, au Pakistan ou en Indonésie, par des forces jusque-là plus discrètes. La solidarité des musulmans se porte sur des lieux comme la Palestine, la Bosnie ou l'Afghanistan, tandis que, conséquence de vagues migratoires, l'islam s'impose au coeur des sociétés occidentales. Rechercher les logiques politiques à l'oeuvre dès que l'islam intervient comme référent explicatif, dans un contexte de mondialisation et de crise des idéologies et des territoires, devient de plus en plus légitime et efficace.

  • Cet ouvrage intéressera tous ceux qui croient que l'égalité professionnelle est un facteur clef de développement des entreprises. Il s'adresse en particulier aux entreprises, aux responsables de la gestion des ressources humaines et aux représentants du personnel qui entendent mieux maîtriser ce domaine, ainsi qu'aux conseils d'entreprise qui souhaitent intégrer la dimension de l'égalité des chances dans leur pratique. Il est également conseillé aux étudiants de gestion, droit social et économie du travail.

  • La recherche marketing est aujourd'hui un moyen fondamental pour la définition de la stratégie marketing et le développement des produits, des services et des marques de l'entreprise. Utilisée avec succès dans les grandes entreprises de bien de grande consommation, elle se diffuse aujourd'hui dans les entreprises industrielles, les banques, les PME-PMI et les services publics. Le principal avantage de la recherche marketing réside pour l'entreprise dans l'amélioration de sa maîtrise stratégique mais également opérationnelle. Ce livre répond aux questions que chacun se pose sur la recherche marketing : Quelles sont les relations entre recherche marketing et développement ? - Quand et comment employer les études ? - Comment faire une étude qualitative, quantitative, documentire ? - Que peut-on faire soi-même et quand faut-il sous-traiter la recherche marketing ? - Où et à qui faut-il s'adresser pour réussir ? - Comment introduire la recherche marketing dans une entreprise qui n'en a jamais fait ?

  • Depuis 1973, les cours de change fluctuent librement, ce qui ne permet pas aux particuliers et aux entreprises réalisant des opérations à l'étranger de connaître à l'avance la contrepartie en francs des flux en devises qu'ils doivent recevoir ou verser dans le futur. Ce risque supplémentaire dénommé le risque de change (de transaction) peut remettre en question des projets jugés a priori intéressants. Aussi, les entreprises et les particuliers vont devoir gérer ce risque de change, par exemple, en essayant de garantir aujourd'hui les cours auxquels ils convertiront les flux futurs en devises. L'objet de cet ouvrage est de présenter les différentes techniques de gestion du risque de change.

  • La France s'interroge-t-elle vraiment sur son déclin ? Elle est la seule des principales puissances industrielles à connaître une forte détérioration de ses positions mondiales et de ses échanges industriels, à avoir des entreprises globalement en manque de fonds propres et des exportations dominées par les ventes de produits à faible contenu technologique. Conséquence dramatique : la France reste à l'écart de la création d'emplois. Pourtant, depuis quelques années, les firmes françaises se sont profondément restructurées, de grands groupes se lancent dans des opérations d'envergure mondiale, le partenariat européen innovatif devient un axe stratégique majeur... Alors ? le déclin de l'industrie, qui conditionne la santé de l'économie tout entière, est plus complexe qu'on veut bien le penser et ses paradoxes apparents ne doivent pas nous servir de prétexte pour sombrer dans une auto-flagellation morbide ou un optimisme béat. Ce livre met à nu les causes de ces difficultés. Il définit et favorise l'émergence de priorités fondamentales et cohérentes qui, seules, pourront donner à la France les moyens de sa survie à l'aube du XXIe siècle.

  • Si, dans l'institution judiciaire, le meilleur coexiste souvent avec le pire, il est incontestable que son potentiel humain permet tous les progrès. Le constat dressé par la commission pourra effrayer ; il va en effet bien au-delà des cris d'alarmes lancés chaque année au Parlement à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances, selon un rituel qui a prouvé son inefficacité. Les solutions préconisées appellent une véritable révolution dans les mentalités et les habitudes. Il doit désormais être acquis que toute autre démarche ne serait que faux-semblant. Il est urgent d'agir. Avec raison, les Français s'impatientent. Puissent les responsables politiques, les magistrats et l'ensemble des professions de justice leur apporter la réponse qu'ils sont en droit d'exiger.

  • Cet ouvrage présente l'ensemble du processus de mise en oeuvre des budgets locaux. Traitant à la fois des questions budgétaires et comptables tout en intégrant des développements sur la réforme de la comptabilité locale, il appréhende les fondements mêmes de cette exécution (séparation des ordonnateurs et comptables, obligation de dépôt...) et ses mécanismes, ainsi que les différentes formes de contrôle afférentes. Complété par d'utiles informations statistiques et par un système de questionnement figurant en annexe, cet ouvrage s'adresse aux étudiants de l'enseignement supérieur, aux candidats aux concours administratifs mais aussi à tous ceux qui sont intéressés et/ou concernés par la gestion des affaires locales, les élus locaux en premier lieu.

  • Au moment où. l'économie internationale n'en finit pas d'hésiter à redémarrer et semble se satisfaire d'une vitesse de sustentation minimum, la finance internationale, quant à elle, prospère. Un méga marché financier aux extraordinaires capacités de mobilisation de fonds est en train de se constituer. Avec la déréglementation et la montée d'une économie de titres négociables (« titrisation »), on assiste à un véritable foisonnement d'opérations nouvelles qui ont d'emblée une dimension internationale et correspondent à l'entrée en scène de nouveaux acteurs venant bousculer « l'establishment » bancaire. Cependant, au lieu de seulement s'attacher à une simple description technique (Swaps, options, futures, facilités de prises fermes renouvelables, etc.), c'est à une ample tentative d'interprétation systématique de la révolution financière actuelle que se livre l'auteur. À travers les problèmes du dollar et de la finance internationale, il fait apparaître l'extraordinaire plasticité et, simultanément, l'unité profonde du Système monétaire et financier international. Dans cette nouvelle synthèse, H. Bourguinat montre aussi que quelles que soient les performances de la nouvelle finance internationale, celle-ci appelle une reprise en mains. Si l'on veut en particulier la faire sortir de sa « bulle » spéculative et éviter de succomber au vertige de la nouvelle alchimie qu'elle pourrait véhiculer, il convient d'envisager d'urgence une réforme des paiements internationaux dont l'auteur explore avec précision les voies et moyens.

  • Dans le courant des années quatre-vingt, le classement par ordre décroissant des inégalités de salaires pour l'ensemble des salariés est, pour les principaux pays de l'Est et de l'Ouest, le suivant : 1. les États-Unis ; 2. la France ; 3. la Belgique, le Royaume-Uni, la Pologne, l'URSS (tous à peu près au même niveau) ; 7. la Hongrie et la RFA ; 9. la Tchécoslovaquie ; 10. le Danemark. Ainsi, les différences à l'intérieur de chaque système apparaissent-elles au moins aussi importantes qu'entre les deux systèmes. Bien plus, les déterminants des inégalités de salaires sont souvent les mêmes. II s'agit du niveau de formation des salariés, de la discrimination à l'égard des femmes, du pouvoir des entreprises les plus concentrées qui, dans les deux systèmes, versent des salaires relativement élevés. Cependant, certaines différences « systémiques » peuvent être mises en évidence. Elles s'expliquent tout d'abord par le modèle de croissance suivi par les économies de type soviétique qui privilégie les salariés de certaines industries lourdes (mines, sidérurgie). Finalement la justification des similitudes dégagées par l'analyse statistique ne trouve pas tant ses racines dans la convergence des conceptions du salaire selon les théories du marché et de la planification, que dans les modalités de l'organisation du travail et des politiques salariales suivies par les entreprises des deux systèmes.

  • Le XXe siècle finissant aurait-il banalisé le tragique ? Pour les années les plus récentes, quel bilan provisoire peut-on établir en termes juridiques et géopolitiques des grandes crises « militaro-humanitaires » qui, depuis 1991, sur de multiples terrains, notamment du Kurdistan au Rwanda en passant par la Somalie et l'ex-Yougoslavie, ont largement renouvelé la place et le rôle de l'aide humanitaire internationale dans la société internationale contemporaine ? Il importe d'abord d'étudier les modalités concrètes de l'assistance qui contribuent à sa définition juridique et à sa délimitation. Malgré les développements importants qu'elle a connus, l'aide humanitaire est cependant aujourd'hui en procès. Elle a suscité maintes polémiques notamment celle qui porte sur son régime juridique, celle qui concerne sa signification politique... Au total, si l'aide humanitaire internationale a pu apparaître comme un terrain de consensus, elle n'en demeure pas moins un objet de controverses. * Fruit d'un travail collectif élaboré dans un cadre original, ce livre s'inscrit dans un continuum de plus de quatre années qui a permis au Centre d'Études et de Recherches Internationales et Communautaires (CERIC) d'Aix-en-Provence de réunir dans des contextes divers, colloques, séminaires, enseignements spécialisés de troisième cycle, les différentes catégories d'acteurs et certains grands témoins de l'aide humanitaire internationale. Ces personnalités ont bien voulu, dans ces différents cadres, enrichir les analyses des universitaires en apportant leurs expériences, réflexions et conclusions. Qu'elles soient ici remerciées pour tous ces apports.

  • Les Assurances mutuelles agricoles, connues aujourd'hui sous le nom de Groupama, ont une histoire vieille de près de cinq siècles.

  • Cet ouvrage s'adresse à ceux qui veulent comprendre l'évolution de l'économie française depuis la crise de mai 1968 jusqu'à nos jours. Il insiste particulièrement sur les politiques économiques qui ont été successivement mises en oeuvre en analysant leur contenu ainsi que leurs résultats. Il retrace ainsi les grandes lignes du débat de politique économique qui oppose depuis de nombreuses années la gauche à l'actuelle opposition. Il montre clairement pour quelles raisons, en dépit de ses efforts, la gauche n'est pas parvenue à atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés. De cette analyse, l'auteur tire des enseignements qui lui permettent d'indiquer dans quelles directions devra s'engager la France pour opérer son redressement économique.

  • Une grande crise économique comme celle qui sévit depuis une dizaine d'années n'est pas seulement conjoncturelle elle n'est même pas principalement structurelle, elle est avant tout fonctionnelle et institutionnelle. Elle est le résultat d'une grave déficience du fonctionnement et par conséquent de l'organisation de l'économie. Elle impose donc un réexamen des conditions théoriques et pratiques de la croissance équilibrée. Pour cette recherche, en 1985, il n'y a plus de modèle. Aujourd'hui, dans ce domaine comme dans d'autres, il ne suffit pas d'actualiser quelque conception ancienne ou d'imiter quelque pratique étrangère. Il s'agit avant tout d'innover. Puisque la stagflation manifeste clairement l'inefficience simultanée des mécanismes du marché et des interventions de l'État, il faut inventer un nouveau mode de régulation de l'économie, qui seul peut assurer une véritable issue à la crise actuelle. Une telle innovation doit être fondée sur une réinterprétation des dérèglements permanents du système économique et des défaillances répétées de la politique économique, car, de tout temps, le principal obstacle à la réalisation de la croissance équilibrée n'a pas été la réalité elle-même, mais la vision traditionnelle que la science économique avait de cette réalité. C'est dans cette perspective que l'auteur a élaboré : une nouvelle analyse de l'instabilité économique et en particulier de l'inflation chronique ; une critique générale de la stabilisation étatique tant néoclassique que post-keynésienne ; et, finalement, une méthode simple et opérationnelle pour rétablir et assurer en permanence l'expansion dans la stabilité.

  • L'Agence de Coopération Culturelle et Technique et le Centre d'Études Juridiques et Politiques du Monde Africain de l'Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, en collaboration avec le Centre de Recherches et d'Études Canadiennes, ont voulu en savoir plus sur : - l'histoire de la Francophonie - l'action des hommes d'État et des personnalités politiques - la genèse et les objectifs des Sommets des Chefs d'État et de Gouvernement de la Francophonie - l'état et les perspectives de la coopération multilatérale francophone.

  • La stratégie de la diversification énergétique constitue une préoccupation d'actualité. Sur le plan technologique, grandes compagnies et états sont contraints d'effectuer des choix pressants, lorsque, par exemple, ils s'intéressent tout à la fois, au charbon, au pétrole, au nucléaire et aux métaux non ferreux. Mais, plus ancienne, la diversification géographique des approvisionnements continue d'être également pratiquée par les grandes compagnies énergétiques et les états consommateurs, et cela quotidiennement. Cette diversification-là, pour traditionnelle qu'elle soit, constitue la trame permanente de toute la diplomatie économique internationale. À travers des concepts économiques et stratégiques, Pierre-Maurice Clair tente, dans cet essai consacré aux approvisionnements pétroliers, de préciser les ambitions, les voies et les limites de cette politique fondamentalement offensive, qui est l'une des « tendances lourdes » de la diplomatie française, et plus largement européenne.

  • Qu'était déjà le secteur public avant ces nationalisations ? Quelles ont été les péripéties de la bataille politique et juridique à l'issue de laquelle les nationalisations ont été décidées ? Comment les nationalisations ont-elles été opérées ? Comment sont fixées les indemnisations ? Quelles sont les règles d'organisation et de contrôle retenues pour les entreprises nationalisées ? Que représentent ces entreprises dans l'économie française, et dans l'économie internationale ? Seront-elles, et si oui à quelles conditions, des instruments du progrès social et de l'efficacité économique nationale ? Telles sont les questions que se posent tous les citoyens, car l'enjeu est l'avenir de leur pays. À ce débat capital, les auteurs apportent les données nécessaires et des éléments objectifs de jugement.

  • Pourquoi les flux d'investissements directs à l'étranger se sont-ils renversés dans les années 1980, faisant des États-Unis le premier pays de destination des firmes multinationales ? Les firmes japonaises et européennes ont choisi, dans la période récente, d'investir aux États-Unis alors que les décennies précédentes étaient marquées par la domination des multinationales nord-américaines qui s'implantaient en Europe. Cette modification fondamentale dans les rapports de force entre les nations a des conséquences importantes que l'opinion nord-américaine commence à percevoir. Ce phénomène s'inscrit en effet dans un contexte de déficit du commerce international des États-Unis et les liens entre ces deux manifestations de la perte de compétitivité des entreprises nord-américaines sont nombreux. Les caractéristiques de la concurrence entre les firmes japonaises, européennes et nord-américaines seront donc, de plus en plus, celles d'un affrontement dont les armes sont simultanément les flux commerciaux et les choix de localisation des productions.

  • D'Est en Ouest et du Nord au Sud, les observateurs curieux peuvent découvrir en franchissant les limites de l'espace national, les contrées du mimétisme technologique. L'identité nationale s'efface, alors que s'étendent des procédés, qui reproduisent des produits similaires. Le danger de l'asservissement technologique est à long terme celui de l'uniformisation des modes de vie. Le mimétisme technologique est identifié en trois dimensions : effets pervers du nationalisme économique, attraction des hautes densités économiques et méconnaissance des contraintes d'environnement. Ces tendances sont illustrées par de nombreux schémas et tableaux statistiques, présentant l'émergence des nouvelles puissances économiques et scientifiques. Le plaidoyer en faveur de techniques appropriées aux besoins de base de la population, aux contraintes d'environnement et au niveau de chômage découle de l'observation des échecs et demi-échecs du transfert des technologies avancées. La critique du « maximalisme technologique » du Moyen-Orient pétrolier ou celle de la « nationalisation technologique » [Algérie, Amérique Latine] est aujourd'hui illustrée par la déstabilisation et les ruptures du tiers-monde [révolution iranienne, atermoiements de la Chine, crise financière mexicaine] et celles des économies socialistes européennes [Pologne, Roumanie].

  • Un ensemble de contributions sur le Japon contemporain dont la réussite économique est souvent citée en exemple.

  • Première lame du Tarot, le bateleur représente l'intelligence et l'habilité créatrice, l'esprit qui transcende la matière. Actif, rapide, il dispose de toutes les potentialités pour réussir. Homme de synthèse, il sait choisir ses moyens pour diriger les forces matérielles et intellectuelles afin de les rendre fécondes. C'est pourquoi il illustre la première page de ce livre consacré à une analyse des formes et des enjeux de l'investissement dans l'intelligence. Aujourd'hui, la connaissance devient progressivement la ressource première et l'une des clés du développement des individus, des entreprises comme des nations. Construire l'avenir implique alors que l'on investisse non seulement dans les domaines matériels, mais aussi dans l'immatériel, l'intellectuel, dans toutes les activités que l'on qualifie habituellement d'intelligentes : la recherche-développement, la formation, le développement commercial, les logiciels et systèmes experts, les nouvelles formes d'organisation et la pensée stratégique. Toutes ces activités possèdent deux points en commun. D'une part la volonté délibérée de valoriser l'homme et ce qu'il porte en lui d'unique, son intelligence, faite de raisonnement, d'intuition, de capacités créatrices. D'autre part, l'importance des enjeux économiques, stratégiques et sociaux liés à la capacité de reconnaître les efforts consentis en ces domaines comme des investissements et à faciliter leur mise en oeuvre et la mesure de leurs fruits. C'est cela investir dans l'intelligence. Et si le bateleur est parfois perçu comme un escamoteur, c'est précisément parce qu'il enseigne que l'exercice de l'intelligence ne vaut que par les valeurs auxquelles il se réfère.

  • L'exploitation agricole se transforme aujourd'hui en entreprise. Se libérant de la tutelle de la propriété foncière, l'exploitant organise son unité de production, accroît ses investissements, accéléré la rotation des capitaux. À mesure de l'émergence de l'entreprise, les pas-de-porte se développent. Malgré la prohibition légale, les exploitants qui se retirent ne se contentent plus de la valeur résiduelle de leurs investissements ; ils exigent un prix de cession d'entreprise. Un « patrimoine d'entreprise » surgit. Comment le financer ? Les futurs exploitants peuvent-ils y parvenir sans faire appel à des capitaux extérieurs, créant ainsi le risque d'une dépendance de leur future activité ? On conçoit qu'ils s'emploient à maintenir la prohibition du pas-de-porte agricole, au risque de bloquer le développement de l'entreprise. L'entreprise agricole naît du conflit de deux dynamiques : l'une d'ouverture à l'investissement, l'autre de contrôle personnel de l'exploitant sur ses moyens de production.

  • Pour l'auteur, l'indépendance énergétique ne peut être atteinte que par la mise en place d'une économie de la polyénergie. Il propose une série de 100 questions où sont définis les concepts et présentées les méthodes, et où sont données des réponses pratiques.

  • L'enseignement supérieur fait encore trop rarement en France l'objet d'analyses scientifiques approfondies à l'instar de celles qui sont menées dans des pays étrangers qui se réclament plus fièrement que nous d'une solide tradition universitaire. En cette fin du XXe siècle, où plus du tiers de la jeunesse et une proportion croissante d'adultes seront appelés à bénéficier d'un enseignement postscolaire, il importe de faire connaître aux Français, aujourd'hui contribuables et usagers, et peut-être demain clients et donateurs, ce que sont les enseignements supérieurs, leur organisation et leur coût. Il faut aussi expliquer ce qui conditionne leur efficacité, décrire la nature de leurs liens avec le gouvernement, l'administration, l'école, les professions et ces grands arsenaux technologiques comme le CNRS où se déroulent concurremment à l'Université une grande part des activités de recherche... Bref, analyser avant de juger, d'énoncer un diagnostic postopératoire ou d'établir une notice nécrologique. La France a voulu réformer ses enseignements supérieurs. Mais notre pays a-t-il profité des circonstances en 1968 et 1984 pour fonder une véritable Université qui concilie l'ordinateur et la toge, c'est-à-dire assume toutes ses responsabilités vis-à-vis de la Société, des étudiants et des employeurs tout en poursuivant sans remords l'idéal d'une quête désintéressée et toujours inachevée de la vérité ? C'est à cette question que l'auteur s'est proposé de répondre.

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