Entreprise, économie & droit

  • Soixante-dix ans de combats. Soixante-dix ans de passion et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.
    Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d’un destin assigné par son genre et son rêve ardent de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association, « Choisir la cause des femmes » ; et bien sûr ses grands combats pour l’avortement, la répression du viol, la parité.
    La dernière grande héroïne féministe aura vécu une vie de pionnière, insoumise et passionnée. D’une farouche liberté.
    Face aux questions posées par Annick Cojean en personne, Françoise Gillard, sociétaire de la Comédie Française, se glisse à nouveau dans la peau de Gisèle Halimi, après avoir de nombreuse fois incarné cette vibrante personnalité au théâtre.
    L’enregistrement est suivi de la lecture intégrale du plaidoyer du Procès de Bobigny, déclamé en 1972 par Gisèle Halimi pour défendre les droits d’une jeune femme ayant avorté à la suite d’un viol. Un formidable exemple d’éloquence, et un fait d’arme décisif dans le combat mené pour les droits de la Femme.
    © et (P) Audiolib, 2020
    © Éditions Grasset & Fasquelle, 2020 © Me Gisèle Halimi, avec l'autorisation de ses ayants-droits
    Durée : 3h21

  • « Abandonner le dessin de presse qui gratte où ça dérange, c'est abandonner aux tristes passions le rire de raison. »
    Xavier Gorce

    Le 19 janvier 2021, quelques heures après la publication dans « Le Brief du Monde » d'un dessin de Xavier Gorce de la série « Les Indégivrables », la rédaction du « Monde » exprimait publiquement ses excuses auprès des abonnés que ce dessin aurait pu heurter ; il aurait pu être compris « comme une relativisation de la gravité des faits d'inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres ». Xavier Gorce décida de cesser sa collaboration avec le journal, débutée en 2002.

    Estimant que ces excuses, et les raisons qui les ont motivées, constituent une nouvelle manifestation de dangereux glissements de notre société, Xavier Gorce prend, dans cet essai vif, argumenté et illustré, la défense d'un dessin de presse incisif et ironique, où l'humour s'affirme comme l'une des figures de la raison - réponse distanciée à l'indignation émotionnelle et aux particularismes d'exclusion ou d'assignation.

  • Femmes puissantes

    Lea Salame

    " On dit des femmes qu'elles sont belles, charmantes, piquantes, délicieuses, intelligentes, vives, parfois dures, manipulatrices ou méchantes. "Hystériques' lorsqu'elles sont en colère. "Arrivistes' lorsqu'elles réussissent. Mais on dit rarement d'elles qu'elles sont puissantes.
    Chez un homme, la puissance est légitime. Chez une femme, elle paraît suspecte, contre-nature. J'ai voulu savoir pourquoi, et j'ai entamé un voyage dans les mystères du pouvoir au féminin.
    On se construit en se confrontant à d'autres vies que la sienne. J'ai rencontré des femmes dont j'admirais le courage, la liberté et la singularité. Écrivaine, médecin, femme politique, cheffe d'entreprise, rabbine, sportive, jeunes ou plus âgées, de droite ou de gauche... elles ont toutes un point commun : leur force intérieure et leur influence dans la société, en un mot, leur puissance. Elles m'ont transformée, profondément. Ont fait voler en éclats mes préjugés. Mais surtout, comme à beaucoup d'auditrices, elles m'ont fait du bien. "

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ?
    Fruit de quinze ans de recherches et parcourant trois siècles et plus de vingt pays, cette étude renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.
    Un best-seller mondial accessible à tous dans cette version audio lue avec passion et clarté par Christophe Brault.
    Note de l'éditeur :
    L’édition audio rend compte des principales données de chaque tableau et graphique cités. Il n’est pas nécessaire de les avoir sous les yeux pour comprendre le propos du livre. Cependant, nous vous indiquons leur numérotation afin que vous puissiez les consulter en ligne si vous souhaitez approfondir le sujet. Les tableaux et les graphiques ont des numérotations distinctes.
    Une fois sur le site piketty.pse.ens.fr/fr/capital21c, cliquez sur le lien intitulé « l’ensemble des graphiques et tableaux » pour y avoir accès.
    Voici deux formules mathématiques élémentaires qui sont souvent utilisées dans l’ouvrage :
    α = r × β (soit alpha égal r multiplié par bêta)
    Loi selon laquelle la part du capital dans le revenu national est égale au produit du taux de rendement du capital et du rapport capital/revenu.
    β = s/g (soit bêta égal s divisé par g)
    Loi selon laquelle le rapport capital/revenu est égal dans le long terme au rapport entre le taux d’épargne et le taux de croissance.
    Table des matières : 
    Avant-propos
    Introduction
    Première partie : revenu et capital
    Chapitre 1. Revenu et production
    Chapitre 2. La croissance : illusions et réalités
    Deuxième partie : la dynamique du rapport capital/revenu
    Chapitre 3. Les métamorphoses du capital
    Chapitre 4. De la vieille Europe au Nouveau Monde
    Chapitre 5. Le rapport capital/revenu dans le long terme
    Chapitre 6. Le partage capital-travail au XXIe siècle
    Troisième partie : la structure des inégalités
    Chapitre 7. Inégalités et concentration : premiers repères
    Chapitre 8. Les deux mondes
    Chapitre 9. L’inégalité des revenus du travail
    Chapitre 10. L’inégalité de la propriété du capital
    Chapitre 11. Mérite et héritage dans le long terme
    Chapitre 12. L’inégalité mondiale des patrimoines au XXIe siècle
    Quatrième partie : réguler le capital au XXIe siècle
    Chapitre 13. Un État social pour le XXIe siècle
    Chapitre 14. Repenser l’impôt progressif sur le revenu
    Chapitre 15. Un impôt mondial sur le capital
    Chapitre 16. La question de la dette publique
    Conclusion
    Remerciements

    © Éditions du Seuil, 2013
    © et (P) Audiolib, 2020
    durée : 26h45

  • Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.

    Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
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    Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun.

  • On n'est plus le même quand on a frôlé la mort : dans ce récit intime et universel d'une renaissance, Michel Drucker parle à chacun de nous.
    L'été dernier, Michel Drucker éprouve un coup de fatigue. Une forte fièvre s'installe. En quelques jours, son état se dégrade. Il est admis d'urgence à l'Hôpital européen Georges-Pompidou. Un germe, un streptocoque, attaque sa valve mitrale. Michel Drucker bascule dans le dédale éperdu des maladies cardiaques graves. Les complications s'accumulent. Sa vie est en jeu. En pleine pandémie, l'hôpital se referme sur lui pour plusieurs mois, dans l'isolement, l'incertitude, l'épuisement, l'angoisse...La boîte noire de son épreuve raconte la course contre la montre de professeurs émérites, des équipes et des soignants salutaires, le bloc, les opérations, la réa, la souffrance... À 78 ans, l'inoxydable homme de télévision, symbole national de la bonne forme, par un sale coup du sort, se voit diminué, fini.À la fois apeuré et déterminé, peu à peu, il va revenir vers la lumière. Ce récit où il se juge condamné, devient, au fil des semaines, celui de sa renaissance. Une ode à notre santé publique. Un espoir pour tous ceux qui affrontent la maladie. Avant, contre toute attente, un retour ému à l'antenne.

  • Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
    Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du «présumé coupable», précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
    Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l'enquête, avant d'assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
    © Éditions du Seuil, août 2016
    © et Audiolib, 2017
    Durée : 11h12

  • Un livre iconoclaste, véritable phénomène figurant sur la liste des best-sellers du New York Times pendant de longues semaines. Saluée par la critique comme l'une des plus brillantes économistes hétérodoxes, figure de proue de la Théorie moderne de la monnaie (TMM) - la nouvelle théorie économique la plus importante depuis des décennies -, Stéphanie Kelton livre une analyse radicale qui renverse toutes nos idées reçues sur le déficit, et au-delà, sur la pensée économique contemporaine.

  • " Tout est vrai dans ce livre, même le moins vraisemblable ", nous promet son auteur. On comprendra néanmoins que vous puissiez en douter, tant la vie de Marc Francelet est d'une intensité romanesque qui devrait rendre jaloux tous les auteurs du genre.Son destin bascule en 1963 : grâce à un scoop époustouflant sur le général De Gaulle, Francelet " entre " à
    Paris Match à l'âge de seize ans. La suite est un tourbillon, où se mêlent des tableaux volés et pas des moindres, des amitiés célèbres, des services rendus, des fêtes, un soupçon de folie, une bonne dose de courage, et surtout cette volonté de vivre toutes voiles dehors. Photographe à ses débuts mais journaliste dans l'âme, Francelet avoue avoir parfois trahi sa vocation, y revenant toujours, pour épuiser sa passion du métier comme pour brasser des affaires aux quatre coins du globe.
    Ne craignant ni les criminels ni les puissants, ne briguant jamais la gloire à laquelle il préfère " le travail bien fait ", Francelet a connu la fortune puis ses revers - entre lesquelles la guerre et les prisons.
    De la Madrague de Bardot aux palais de Saddam, l'auteur nous entraîne derrière les figures françaises des cinquante dernières années ainsi que dans les coulisses ambiguës de la Ve République. Lucide, sans regrets, assagi peut-être mais encore au coeur de bien des secrets, l'ami ô combien intime de Johnny Hallyday et de Belmondo, le confident de Sagan et de tant d'autres, nous emporte dans sa vie comme on embarque l'Aventure - la vraie.

  • Un anti-manuel de réussite, pour arriver au sommet même en nageant à contre-courant.
    Le succès est propre à chacun et à la portée de tous. Moi, je me suis beaucoup plantée. Je me suis mariée, j'ai divorcé (deux fois), j'ai fait des bourdes en plein direct, je suis partie au bout du monde et, de coup de bol en coup de blues, j'ai fini par savoir qui j'étais. J'entends souvent dire que ça n'arrive qu'aux autres. J'en vois trop abandonner ou même ne pas essayer. Alors, j'ai eu envie de vous raconter mon chemin, pas tout à fait droit, pas vraiment exemplaire, mais qui peut-être fera écho en vous. Ce livre, je l'ai écrit pour vous parler de la réussite. La mienne, et à travers elle : la vôtre. Bienvenue dans mon grand huit !

  • 33 ans avec vous

    Jean-Pierre Pernaut

    Ce n'est pas sans un énorme pincement au coeur qu'on quitte la présentation d'un journal télévisé comme " Le 13 heures ", devenu un rendez-vous quotidien pour des millions de Français avec 8 500 journaux présentés, 115 000 reportages tournés jusque dans les plus petits villages de France, 15 000 magazines sur les cultures régionales et l'immense patrimoine d'un pays que j'aime tant.
    Aujourd'hui, j'éprouve de la fierté mais aussi ce curieux sentiment d'abandonner ceux avec qui j'ai déjeuné chaque jour durant toutes ces années à 12 h 58 très exactement, au point que j'avais l'impression de faire partie de leur vie...
    Maintenant que j'ai décidé de tourner la page, avec la faiblesse de croire que mon " 13 heures " n'est pas un JT comme les autres, je veux raconter la passion que j'ai mise dans ce métier qui me l'a rendu au centuple, toutes les aventures vécues ensemble, sans omettre ni d'où je viens, ni les galères, ni ceux qui m'ont permis de garder les pieds sur terre.
    Une façon de vous faire partager mon bonheur d'avoir passé 33 ans avec vous.
    Jean-Pierre Pernaut

  • Ce qu'il reste de nos rêves est un voyage sur les traces d'Aaron Swartz, cette figure quasi-christique qui a voulu changer la démocratie, et en creux le portrait d'une femme qui réfléchit depuis son premier roman sur la question du pouvoir, de l'engagement, de la résistance, dans un monde qui se prétend libre.
    Brillant programmeur à la vision politique acérée, pour les pionniers du web, Aaron Swartz est un génie, pour les progressistes un sauveur, pour les autorités américaines, l'homme à broyer. Internet, miroir aux alouettes dans lequel l'humanité se noiera, doit rester un outil de contrôle des populations. Il faut arrêter Aaron.
    Pris en tenaille sur Lee Street, il tombe de vélo, se retrouve couché sur le capot, mains dans le dos, ferré comme un criminel. Le gouvernement dégaine l'arme nucléaire : trente-cinq ans de prison, un million d'amende, l'interdiction de toucher à un ordinateur à vie. Aaron refuse toute négociation, veut un procès, laver son honneur et exposer l'injustice. Il est retrouvé pendu dans sa chambre à Brooklyn, à quelques semaines de l'ouverture de son procès, le 11 janvier 2013.

  • Fabriquer de toutes pièces des micro-organismes n'ayant jamais existé pour leur faire produire de l'essence, du plastique, ou absorber des marées noires ; donner un prix à la pollinisation, à la beauté d'un paysage ou à la séquestration du carbone par les forêts en espérant que les mécanismes de marché permettront de les protéger ; transformer l'information génétique de tous les êtres vivants en ressources productives et marchandes... Telles sont quelques-unes des " solutions " envisagées aujourd'hui sous la bannière de la transition écologique, du Pacte vert européen ou du
    Green New Deal pour répondre tout à la fois à la crise climatique, au déclin de la biodiversité et à la dégradation de la biosphère. Sont-elles vraiment en mesure de préserver la planète ?
    En disséquant les ressorts idéologiques, techniques et économiques de ce nouveau régime de " croissance verte ", Hélène Tordjman montre que ses promoteurs s'attachent plutôt à sauvegarder le modèle industriel qui est la cause de la catastrophe en cours. Alors que de nouvelles générations de carburants " biosourcés " intensifient une logique extractiviste et contreproductive et que l'élargissement du droit de la propriété intellectuelle à toutes les sphères du vivant permet à quelques firmes de s'approprier l'ensemble de la chaîne alimentaire, l'attribution de prix aux " services écosystémiques ", le développement de dispositifs de compensation écologique ou les illusions d'une finance prétendument verte stimulent un processus aveugle de marchandisation de la nature.
    Loin d'opérer la rupture nécessaire avec le système économique qui nous conduit à la ruine, ce mouvement témoigne en réalité d'une volonté de maîtrise et d'instrumentalisation de toutes les formes de vie sur Terre et d'une foi inébranlable dans les mécanismes de marché. Refuser cette fuite en avant est le premier pas à engager pour tracer enfin une autre voie.

  • Voici un livre capital, best-seller au États-unis - plus de 100 000 exemplaires - et en Grande-Bretagne, en cours de traduction dans plus de dix pays, commis par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times, initiateur d'Occupy Wall Street à New York.
    Un livre qui remet en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans et développe une approche totalement nouvelle. Il démontre magistralement que le système de crédit précède la naissance de la monnaie et que la dette a donc toujours structuré nos systèmes économiques et nos rapports sociaux.
    Il montre également que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » et « rédemption ») est issu en grande partie de ces affrontements antiques sur la dette, et qu'il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal. Sans en avoir conscience nous livrons toujours ces combats.
    Un essai passionnant et essentiel qui nous permet de mieux comprendre l'histoire de notre passé, celui de la crise des crédits en cous ainsi que l'avenir de notre économie.
    David Graeber enseigne l'économie et l'anthropologie à l'université de Londres. Il sera à Paris en septembre pour défendre son livre devant les médias. 

  • Sodoma

    Frédéric Martel

    " L'homosexualité dans le clergé est une question très sérieuse qui me préoccupe. " Pape François
    Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels ; la démission du pape Benoît XVI ; la misogynie du clergé ; la fin des vocations sacerdotales ; la fronde contre le pape François : un même secret relie toutes ces questions. Ce secret a longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma. La ville biblique de Sodome aurait été détruite par Dieu en raison de l'homosexualité de ses habitants. Or, aujourd'hui, c'est au Vatican que l'on trouve l'une des plus grandes communautés homosexuelles au monde. Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et mené l'enquête sur le terrain dans une trentaine de pays. Il a interrogé des dizaines de cardinaux et rencontré des centaines d'évêques et de prêtres. Ce livre révèle la face cachée de l'Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu'au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l'homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l'Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu'il soit homosexuel en privé. " Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie. " En prononçant ces mots, le pape François nous a confié un secret que cette enquête vertigineuse révèle pour la première fois.Sodoma paraît simultanément dans vingt pays.

  • État des lieux de la société de consommation, cet ouvrage analyse et dénonce les innombrables pratiques d'intrusion des marques au coeur de nos vies quotidiennes et expose les formes de résistance qui se mobilisent aujourd'hui pour combattre leur emprise prédatrice.

  • Après L'Infiltré.

    " Ces dernières années, on a vu de magnifiques photos, des saisies de drogue gigantesques. Les ministres successifs nous assuraient que de grands coups étaient portés aux trafics. Et on découvre aujourd'hui que l'Office des stups et son premier responsable sont allés chercher en Espagne le plus gros trafiquant français. Cet homme, on l'a enrichi. En utilisant ses réseaux, en protégeant ses livraisons, on lui a permis de transporter au moins vingt tonnes par mois. Ça signifie que, pendant des années, le premier importateur de drogue dans ce pays était l'État français. "Ce livre est le fruit de la rencontre du journaliste Emmanuel Fansten et d'Hubert Avoine, ancien informateur de l'Office des stups. Levant le voile sur les méthodes troubles de la lutte antidrogue, le témoignage de ce dernier a provoqué un séisme au sein de la police et entraîné l'ouverture d'une information judiciaire. Ces révélations ont aussi servi de point de départ à une enquête au long cours entre la France et l'Espagne, au fil de laquelle l'auteur a découvert des documents accablants et rencontré les témoins clés d'un système qui, au motif de lutter contre le trafic, a favorisé pendant des années l'importation massive de drogue. Un scandale policier d'une ampleurinédite, dont les ramifications remontent jusqu'au sommet de l'État.

  • Comprenez enfin les rouages de l'économie et de la finance et leur impact concret sur notre quotidien et le destin du monde...

    D'où vient l'argent que me prête la banque ? Qu'appelle-t-on la dette ? Qu'est-ce qu'une obligation ? Pourquoi les États veulent-ils absolument « sauver » les banques ? Quel est le rôle des économistes au sein de la société ? Quelle relation entretiennent-ils avec les politiques ? Et pourquoi est-il crucial que nous, citoyens, comprenions les principes de l'économie
    et de la finance ?
    Avec pédagogie et humour, en s'appuyant sur des infographies éclairantes, Gilles Mitteau nous explique tout d'un système omniprésent dans nos vies. Une lecture nécessaire pour mieux appréhender les enjeux actuels - emprise de la finance, crise écologique, dépendance énergétique - afin d'interroger les règles que le capitalisme a érigées en lois immuables et qu'il est urgent de remettre en cause aujourd'hui.
    Après avoir été trader à Wall Street, Gilles Mitteau est devenu vulgarisateur afin de combattre les préjugés sur l'économie et la finance. Soucieux de former le grand public à ces deux disciplines réputées ardues et impopulaires, il crée en 2015 une chaîne YouTube baptisée Heu?reka, qui connaît un véritable succès et compte plus de 200 000 abonnés.

  • L'espérance de vie aux États-Unis a récemment baissé : du jamais-vu en Occident depuis 1918. Durant les deux dernières décennies, les morts par suicide ou dues à la consommation de drogue ou l'alcoolisme n'ont cessé d'augmenter. Anne Case et Angus Deaton ont été les premiers a tiré la sonnette d'alarme face à ce phénomène qui affecte la classe ouvrière blanche. Ils expliquent comment le système économique et sociale ruine les espoirs de ces Américains, autrefois portés par l'« American Dream » qui leur promettait réussite et prospérité.
    Ce livre dresse le portrait d'une Amérique désormais exclusivement préoccupée de l'enrichissement toujours plus grand des riches, qui abandonne à leur sort les non-diplômés, condamnés à mourir de souffrance et de désespoir. La fin d'un rêve à laquelle ont conduit les excès du capitalisme. Des pistes aussi pour enrayer cette spirale mortifère.

    Publication originale : Princeton University Press, 2020
    Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Les mémoires sensibles et décalés d'un utopitre
    Le 16 juin 1950, saint Pierre ouvre violemment la porte du bureau des naissances. -; Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? J'apprends que vous comptez faire naître Marc Jolivet demain à seize heures ? -; Oui. -; Montrez-moi la fiche ! Un ange l'apporte en toute hâte. Saint Pierre la scrute. -; Mais c'est criminel ! Il n'est pas du tout fini ! -; Pas fini ? Il a quand même deux bras, deux jambes et une tête, le minimum, quoi. -; Qu'est-ce que je lis ? À partir de vingt ans, il ne prendra plus l'avion ? Plus jamais ? Conscience écolo ? -; Non, peur. Furieux, saint Pierre brandit la liste. -; Quoi ? Et en plus, il ne monte pas dans les ascenseurs, il a peur du bateau et il n'ose pas manger des moules ? En haut lieu, ils nous demandent de concevoir un héros, et vous nous livrez un petit bonhomme hyperphobique, hyperactif... ! Un long silence. -; Comment avons-nous pu en arriver là ? -; La grève des anges, saint Pierre. Humoriste, comédien, clown, metteur en scène, réalisateur, écolophile et europhile, Marc Jolivet nous raconte, avec sincérité et humour, sa belle existence d'" artist'ocrate " - son enfance difficile, ses étés animés au Club Med, ses années " Récho et Frigo " avec son frère Pierre, ses engagements pour la planète, ses amours et désamours... Au fil d'anecdotes souvent cocasses, toujours drôles, il nous entraîne à la rencontre d'une foule de personnalités : Jeanne Moreau, Daniel Balavoine, Coluche, Raymond Devos, François Mitterrand, Nicolas Hulot, Serge Lama, Daniel Auteuil, Michel Drucker, le fantôme de Jean Jaurès et tant d'autres...

  • Une histoire méconnue de la grande délinquance en France.
    Ils ont monté les plus gros braquages, ont pris part à des casses retentissants, se sont livrés au racket dans les beaux quartiers, ont trempé dans des règlements de comptes, la prostitution ou le trafic international de stupéfiants. Originaires des faubourgs de Tunis, d'Oran ou de Kabylie, ou bien fils d'immigrés venus chasser leur misère en France, ils ont laissé une empreinte profonde sur le " milieu " français, que l'on retrouve de la guerre d'Algérie au narcobanditisme des cités, de la chute des Corses à Pigalle à la mort de Francis le Belge sur les Champs-Élysées, de l'élimination du clan Zemour aux premiers millionnaires de la came. À coups de calibre, ils ont pris le contrôle du monde de la nuit, ont transformé le proxénétisme de rue en une industrie et sont devenus les maîtres des jeux clandestins. Ce livre est une plongée en eaux profondes, à la découverte de la pègre hexagonale issue de l'immigration. Fruit de vingt ans d'enquêtes sur les faits divers et de rencontres avec des témoins qui se confient pour la première fois, Maghreb Connection dévoile un pan inexploré du grand banditisme où se côtoient voyous hauts en couleur, tueurs, flics à l'ancienne et indics et où apparaissent des liens sulfureux avec les cercles dirigeants algériens et tunisiens.

  • Dans ce récit intime, Moundir livre une facette méconnue de sa personnalité, très éloignée du candidat de téléréalité que le grand public connaît.Il rend ici hommage à son père, Ali Zoughari, et aux valeurs que ce dernier lui a transmises. Arrivé à Paris avec seulement quelques sous en poche, il n'eut de cesse de montrer, toute sa vie, le chemin du respect, de la sagesse et de la persévérance à ses six garçons. Un héritage qui, pour Moundir, vaut tout l'or du monde. Aujourd'hui père de trois enfants, Moundir souhaite à son tour poursuivre dans cette voie.Cet ouvrage est aussi celui d'une génération déchirée entre deux pays, se sentant française en Algérie, algérienne en France, mais riche de cette double culture.Moundir reversera ses droits d'auteur sur ce livre à l'association Cékedubonheur, qui oeuvre pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.

  • ALERTE ! est une collection ouverte aux lanceurs d'alerte désireux de poser les bonnes questions à travers un véritable travail de journaliste ou de chercheur. Dirigée par Jean-Pierre Guéno, elle se veut un lieu refuge contre lapensée formatée à travers des titres forts, des ouvrages fluides et percutants.Dans Médias, le grand errement, Nicolas Vidal cherche à analyser la raison d'être de la défiance d'une grande partie des Français à l'égard des médias dans leur ensemble et la responsabilité de son interprofession dans ce domaine.
    Il cherche à évaluer le déficit de côte d'amour ou de crédibilité des supports d'information qui constitue un symptôme inquiétant pour la démocratie.
    Il stigmatise la chimère de l'innovation, le mythe d'une mutation forcenée de la forme qui est censée s'adapter aux nouvelles modes et aux nouveaux modes de communication. Il déplore la désagrégation des contenus de qualité, la perte de sens et la raréfaction, la désaffection des lecteurs.
    Les récents conflits sociaux, tant ceux engendrés par les gilets jaunes que ceux qui accompagnent la réforme des retraites révèlent des antagonismes très forts entre la grande presse nationale parisienne et la France des territoires.
    Certains médias auraient-ils succombé aux sirènes de l'endogamie et de l'entre-soi, laissant à l'écart de l'information une grande partie des Français ?
    Faut-il aller jusqu'à incriminer une presse dogmatique et doctrinaire, en proie aux idéologies, et qui se serait déconnectée d'une France périphérique qu'elle aurait méprisé? Nicolas Vidal cherche à décrypter ce grand errement et mettre en garde contre ses conséquences.

  • La théorie de la destruction créatrice, élaborée par Schumpeter au début du XXe siècle, est considérée par de nombreux économistes comme la plus subtile et intelligente explication de l'évolution et des mues permanentes du capitalisme. Selon cette théorie, les innovations dans les économies capitalistes fragilisent la position des entreprises bien établies en même temps qu'elles ouvrent des voies inédites de croissance économique. Un éclairage très précieux sur le chaotique capitalisme globalisé.

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